Tuesday, August 30, 2011

Comme un mardi (47)

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Comme un mardi (46)

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Jour de voyage, pas de photos.
Alors je triche et j'emprunte à mercredi: le jour suivant, j'ai reçu un merveilleux paquet, de qui me connaît si bien sans m'avoir jamais rencontrée. A cette amie, qui a adouci un retour difficile: merci, merci ...
(23, enfin 24 août)

Comme un mardi (45)

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De ma fenêtre, au réveil.
J'ai peu dormi, cet été.

Je portais, ce jour-là, une longue jupe blanche. C'était le jour de la clôture, de la courette, c'était un jour doux-amer.
(16 août)

Comme un mardi (44)

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Un peu de sérénité, finalement.
Et le début d'une correspondance qui m'est devenue si précieuse.
(9 août)

Comme un mardi (43)

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The day after.
Plus rien ne sera jamais comme avant.
(2 août 2011)

Comme un mardi (42)

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Chez mon père. Sous la pluie.
(26 juillet)

Monday, August 29, 2011

Irène, mes valises et moi

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Irène est passée par chez moi et a été clémente. Alors qu'autour de moi, je n'entends parler que coupure d'électricité, inondation, arbres en travers des routes, je ne peux me plaindre que d'une nuit un peu angoissée et d'un peu d'eau dans la cave (avant d'entendre les récits des autres, je disais "Cave inondée!"; maintenant je relativise).

Oui, j'ai, comme tout le monde, couru partout vendredi pour faire le plein de bouteilles d'eau (3 supermarchés avant d'arriver à dénicher un pack, l'avant-dernier du rayon), de boîtes de conserve, de paquets de chips et autres nourritures non périssables. Pas moyen de mettre la main sur des lampes de poche, les magasins avaient été dévalisés. Tant pis, on en a deux ou trois. En fin de compte, nous sommes parmi les rares dans le coin qui n'avons pas eu de coupure d'électricité et internet a tenu le coup sans défaillir, ce qui m'a permis de rassurer ma famille et de continuer la correspondance secrète qui m'enchante, ces derniers temps.
Oui, j'ai rempli ma baignoire et toutes les casseroles, bols, bassines d'eau, en prévision d'une coupure qui nous gênerait pour nous laver et pour tirer la chasse (trrrrrès embêtant). Pas de coupure, j'ai pu ce matin vider la baignoire et ranger les casseroles.
Oui, j'ai scotché du carton sur les fenêtres des chambres des garçons.
Oui, j'ai passé une (courte) nuit un peu difficile, installée par terre dans le den avec Dudie, parce que les deux gros arbres de l'autre côté des murs de nos chambres bougeaient un peu trop. Une poignée d'heure à dormir, quelques unes à s'inquiéter, et tout le reste à éponger la cave.
Oui, j'ai écouté les vents violents, la pluie incessante, le grondement du ruisseau devenu torrent, en bas de notre jardin, en me disant qu'un ouragan, par définition, passe et va voir ailleurs s'il y a mieux à détruire.
Et voilà, c'est fini, Irène est passée et nous sommes parmi les chanceux qu'elle n'a pas trop embêtés. Quelques heures d'épongeage, de serpillage et de séchage, et la cave est redevenue elle-même.
Ma semaine de pré-rentrée (4 jours pleins de réunions et séminaires) s'est transformée en "temps pour moi" (non, j'exagère, j'ai tellement de boulot en retard... Disons "période de rattrapage"): l'école est sans électricité, fermée jusqu'à la semaine prochaine. Les réunions ont été réduites à presque rien, la rentrée est décalée d'un jour.
Du coup, j'ai plus de temps pour ranger mes valises, qui traînent depuis presque une semaine, et c'est tant mieux.

Après le tremblement de terre qui nous a longuement retenus dans l'aéroport de Montréal, l'ouragan qui nous a accueillis à peine arrivés, je peux dire: I luvvvve NJ! Maintenant quoi? Une tempête de neige?

Merci de tous vos mots gentils. Je reviens bientôt - je ne sais pas encore sous quelle forme, mais je reviens. Merci encore d'être là.