[Ohlala, je viens de m'apercevoir que j'ai deux lundis numéro 7... Et personne ne m'a rien dit. Bon, tant pis, je ne vais pas renier mon bégaiement bloguesque.]
Monday, November 30, 2009
Comme un lundi (11)
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De l'autre côté de la vitre et de l'autre côté de la pluie - mon bureau, avec son mur bleu et sa lampe allumée.
[Ohlala, je viens de m'apercevoir que j'ai deux lundis numéro 7... Et personne ne m'a rien dit. Bon, tant pis, je ne vais pas renier mon bégaiement bloguesque.]
[Ohlala, je viens de m'apercevoir que j'ai deux lundis numéro 7... Et personne ne m'a rien dit. Bon, tant pis, je ne vais pas renier mon bégaiement bloguesque.]
Saturday, November 28, 2009
Thanksgiving Break
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Ni dinde, ni belle-famille cette année. La dinde de l'année dernière était trop sèche et finalement personne n'en était très content. Ma belle-mère, malgré notre ferme invitation pour Thanksgiving, a décidé de débarquer à Noël. On a évité de peu l'incident diplomatique. Il faudra donc composer avec sa présence dans nos festivités de fin d'année.
Nous quatre, donc, et un gros jambon doré au miel - oh, tellement tellement meilleur que le volatile traditionnel!
Je devrais travailler non stop, mais au lieu de cela, je me laisse vivre. Je lis, je regarde des films, je passe deux heures au café avec ma fille préférée, je patine, je fais des lessives, des gâteaux, du rangement, des promenades, des câlins au chat temporairement en pension chez nous. J'ai même nettoyé à fond mon frigo (tactique d'évitement typique: je déteste nettoyer le frigo, mais moins qu'écrire les bulletins trimestriels). C'est pas sérieux tout ça. Je prévois de passer en mode panique d'ici quelques heures (samedi après-midi - c'est dans 3 heures, à peu près). Tous les bulletins m'attendent, mais je suis encore, pour peu de temps, sereine. C'est les vacances, après tout.



Nous quatre, donc, et un gros jambon doré au miel - oh, tellement tellement meilleur que le volatile traditionnel!
Tuesday, November 24, 2009
Before Thanksgiving
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Le dernier jour a toujours le même goût, festif, brouillon. L'effervescence des préparatifs, l'emploi du temps bouleversé pour laisser la place à l'assemblée, l'excitation pré-vacances et le dernier jour du trimestre: il faut être créatif, si on veut enseigner, ce jour-là.
Le matin, la première festivité de la journée, c'était l'assemblée de l'école primaire, à laquelle j'ai pu assister parce que je n'avais, par bonheur, pas cours de 8 à 9h. Mon Paolo qui m'a vue tout de suite dans l'obscurité du théâtre. Son sourire pour me dire: "Je sais que tu es là". Il a lu un texte, de sa voix un peu embrumée. Et puis, tous les élèves de 3rd grade (CE2) ont dansé une danse des "Colonial times" (c'est ce qu'ils étudient en ce moment): "C'est comme dans Pride and Prejudice, maman, tu vas voir!"

J'adore voir mes élèves sur leur 31. Le dernier jour d'école avant Thanksgiving est un "dress-up day". Il n'y en a pas tellement, dans l'année, alors l'école est très stricte sur l'observance de cette règle. Les garçons en chemise-veste-cravate, les filles en robes (courtes, courtes...) ou pantalon habillé, maquillées, cheveux lissés, les profs échangeant des compliments sur leurs atours d'apparat (qui ont tendance à être les mêmes d'année en année, nous n'avons pas les moyens de nos élèves pour nous payer une nouvelle tenue chaque saison).
Pendant l'assemblée qui clôt la journée (et traîne en longueur, de discours en lecture édifiante, heureusement que la musique vient interrompre les parleurs), je regardais les pieds de mes voisines (terminales), et de celles de l'autre côté de l'allée (troisièmes), et je constatais, une fois de plus, que pas une n'était chaussée d'autre chose que de talons hauts - très hauts. Dès le collège, les filles savent marcher perchées à des hauteurs vertigineuses (les collégiennes doivent respecter la règle qui leur impose une hauteur maximum, mais elles essaient toujours de gruger). Où apprennent-elles? Existe-t-il des cours du talon haut, ou bien apprend-on à l'école des Bonnes Manières (véridique, mes enfants ont été "invités" à s'inscrire à ces cours hors de prix, où on apprend à saluer les adultes en les regardant dans les yeux, à danser la valse et à manger avec distinction)? Visiblement, toutes les demoiselles n'ont pas suivi l'apprentissage: si la plupart évolue avec fluidité et un naturel déconcertant (pour moi qui trouve le moyen de me tordre les chevilles sur des talons minuscules), quelques unes avancent avec la grâce de jeunes éléphanteaux.
Cultural differences: les talons, le patin à glace, le chant. Tous ces talents développés naturellement dès le plus jeune âge ici.
Au milieu de la chorale de Middle School, ce garçon un peu petit, avec des lunettes et des cheveux bouclés qui chante, cette année, de tout son coeur: mon Dudie m'a vue avant que je l'ai repéré. Il me sourit, discrètement.
Après America the Beautiful, nous sommes libérés. La bousculade joyeuse de la sortie. C'est parti pour 5 jours de vacances. Je sens que je vais m'effondrer, moi.
[Ce billet est anti-daté, je sais ... Commencé il y a plusieurs jours, mais j'ai traîné et il faut le publier avant la fin des vacances, tout de même - qui s'approche à grands pas, hélas, hélas!]
Le matin, la première festivité de la journée, c'était l'assemblée de l'école primaire, à laquelle j'ai pu assister parce que je n'avais, par bonheur, pas cours de 8 à 9h. Mon Paolo qui m'a vue tout de suite dans l'obscurité du théâtre. Son sourire pour me dire: "Je sais que tu es là". Il a lu un texte, de sa voix un peu embrumée. Et puis, tous les élèves de 3rd grade (CE2) ont dansé une danse des "Colonial times" (c'est ce qu'ils étudient en ce moment): "C'est comme dans Pride and Prejudice, maman, tu vas voir!"
Pendant l'assemblée qui clôt la journée (et traîne en longueur, de discours en lecture édifiante, heureusement que la musique vient interrompre les parleurs), je regardais les pieds de mes voisines (terminales), et de celles de l'autre côté de l'allée (troisièmes), et je constatais, une fois de plus, que pas une n'était chaussée d'autre chose que de talons hauts - très hauts. Dès le collège, les filles savent marcher perchées à des hauteurs vertigineuses (les collégiennes doivent respecter la règle qui leur impose une hauteur maximum, mais elles essaient toujours de gruger). Où apprennent-elles? Existe-t-il des cours du talon haut, ou bien apprend-on à l'école des Bonnes Manières (véridique, mes enfants ont été "invités" à s'inscrire à ces cours hors de prix, où on apprend à saluer les adultes en les regardant dans les yeux, à danser la valse et à manger avec distinction)? Visiblement, toutes les demoiselles n'ont pas suivi l'apprentissage: si la plupart évolue avec fluidité et un naturel déconcertant (pour moi qui trouve le moyen de me tordre les chevilles sur des talons minuscules), quelques unes avancent avec la grâce de jeunes éléphanteaux.
Cultural differences: les talons, le patin à glace, le chant. Tous ces talents développés naturellement dès le plus jeune âge ici.
Au milieu de la chorale de Middle School, ce garçon un peu petit, avec des lunettes et des cheveux bouclés qui chante, cette année, de tout son coeur: mon Dudie m'a vue avant que je l'ai repéré. Il me sourit, discrètement.
Après America the Beautiful, nous sommes libérés. La bousculade joyeuse de la sortie. C'est parti pour 5 jours de vacances. Je sens que je vais m'effondrer, moi.
[Ce billet est anti-daté, je sais ... Commencé il y a plusieurs jours, mais j'ai traîné et il faut le publier avant la fin des vacances, tout de même - qui s'approche à grands pas, hélas, hélas!]
Monday, November 23, 2009
Sunday, November 22, 2009
Fall
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Fin octobre, je me demandais où était passé mon automne. Aussi peu d'été indien que de printemps, cette année. La pluie, le gris, mais que sont les couleurs devenues? Terne, le ciel livide, ternes, les feuilles frippées qui tombent sans éclat, terne la lumière qui peine à éclairer nos journées.
Et puis, dans le tourbillon des trois jours épuisants des Parent-Teacher conferences, alors que j'en étais à mon énième trajet de la journée entre la maison et l'école, j'ai levé le nez, et j'ai vu que mon chemin s'était illuminé d'or et de feu.

Ah, bien sûr, pas le temps d'en profiter, mais on se rattraperait le week-end. Mais non, un déluge s'est abattu sur nous dès le samedi matin, et quand la pluie s'est arrêtée (quelques jours plus tard?), les couleurs s'étaient fanées. Voilà comment je suis passée à côté de l'automne, cette année.
Ces jours-ci, il fait doux par intermittence, le soleil filtre à travers les doigts crochus des arbres nus et nous ratissons les feuilles mortes et mouillées.
Paolo s'est pris un coup de rateau - typique, il a marché sur les dents du rateau dont le manche est venu l'assommer. Il n'en rate pas une, le pauvre.

Je me demande ce que me réserve l'hiver.
Et puis, dans le tourbillon des trois jours épuisants des Parent-Teacher conferences, alors que j'en étais à mon énième trajet de la journée entre la maison et l'école, j'ai levé le nez, et j'ai vu que mon chemin s'était illuminé d'or et de feu.
Ces jours-ci, il fait doux par intermittence, le soleil filtre à travers les doigts crochus des arbres nus et nous ratissons les feuilles mortes et mouillées.
Saturday, November 21, 2009
Dommages collatéraux
Friday, November 20, 2009
Revenez, mon cher Vicomte, revenez!
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Obligée de conclure avec Valmont et Merteuil - nous avons passé tout le premier trimestre ensemble, et je sais grâce à mes chers élèves d'avoir tenu le coup aussi longtemps. Alors, pour finir en beauté, j'ai ajouté à la traditionnelle dissertation de fin d'unité (quelque chose sur la manipulation) un projet un peu plus sexy, utilisant - mais oui, recyclage! - wordle. Ils ont beaucoup aimé. Moi aussi.


Monday, November 16, 2009
Sunday, November 15, 2009
En quelques mots
[Cliquez pour voir en plus grand]Akinou s'est servi de Wordle pour se livrer à une analyse comparative du contenu véritable de deux blogs (très instructif!), et moi je m'amuse à regarder dans ce miroir le nuage de mes pensées bloguesques, ces derniers temps... C'est un peu poétique, et très très nombriliste!
[En y regardant de plus près, je me rends compte que le temps - qui passe -, et les repères temporels m'occupent beaucoup!]
Saturday, November 14, 2009
Avoid the week-ends
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Le week-end dernier: attendu, espéré, et tout entier consacré au boulot (ah non, en fait, j'ai fait une petite pause, le temps de ravitailler le frigo et de faire 4 ou 5 lessives. Super relaxant). Dimanche, journée portes ouvertes à l'école, et en ma qualité de calife je dois bien sûr être présente. Et faire une présentation pour les clients potentiels (je veux dire les prospective parents). Evidemment, comme c'était la première fois, je me suis mis la pression, et je suis arrivée beaucoup trop préparée (j'y ai passé tout le samedi, après tout, alors j'avais du discours à débiter!). Bref, j'ai passé 5 heures de mon dimanche à l'école, j'en suis ressortie lessivée et frustrée (qui m'a volé mon week-end?).
Dimanche soir, explosions en tout genre, j'aime beaucoup les engueulades à deux heures du matin, merci bien. La semaine s'annonce formidable.
Et la semaine a tenu ses promesses bien sûr. Réunions à gogo, une autre soirée Portes Ouvertes (jusqu'à 21h30, un mercredi soir. Parfait pour pomper le peu d'énergie qui me restait). Se traîner jusqu'à vendredi. Mettre un jean, et se dire que c'est vendredi, la journée que j'aime tant.
Oui mais voilà. Cette fois, je n'ai pas eu à attendre pour que le week-end m'explose à la gueule: dès vendredi soir, feu d'artifice. Ah ah, voilà qu'en plus des semaines éreintantes, j'affiche maintenant des week-ends toxiques. Qu'est-ce que j'aime ma vie, en ce moment.
Dimanche soir, explosions en tout genre, j'aime beaucoup les engueulades à deux heures du matin, merci bien. La semaine s'annonce formidable.
Et la semaine a tenu ses promesses bien sûr. Réunions à gogo, une autre soirée Portes Ouvertes (jusqu'à 21h30, un mercredi soir. Parfait pour pomper le peu d'énergie qui me restait). Se traîner jusqu'à vendredi. Mettre un jean, et se dire que c'est vendredi, la journée que j'aime tant.
Oui mais voilà. Cette fois, je n'ai pas eu à attendre pour que le week-end m'explose à la gueule: dès vendredi soir, feu d'artifice. Ah ah, voilà qu'en plus des semaines éreintantes, j'affiche maintenant des week-ends toxiques. Qu'est-ce que j'aime ma vie, en ce moment.
Thursday, November 12, 2009
A pois
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Je n'aime pas les petits pois. Je ne les déteste pas, comme je déteste les lentilles ou les choux de bruxelles, mais si je peux les éviter, je ne m'en porte pas plus mal. Sauf s'il sont frais.
J'ai acheté une jupe à pois à la Redoute il y a 7 ou 8 ans de cela. Je l'aime d'amour - mais je la porte finalement assez peu. Pour qu'elle dure peut-être?... On me complimente quand je la porte.
Aujourd'hui encore: "J'aime votre jupe, madame", de la part d'un de mes élèves de terminale ("Merci, moi aussi je l'aime"). Quant à la question: comment dois-je recevoir les compliments des jeunes hommes que j'enseigne?... Hum, je l'évite aussi. Comme les petits pois.
[C'était ma participation au Self-Portrait du jeudi - thème: à pois!]
Monday, November 09, 2009
Comme un lundi (8)
Saturday, November 07, 2009
Vendredi après-midi et soir
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Vendredi, c'est le jour où je quitte l'école en coup de vent. Je récupère trois enfants au lieu de deux - je m'impatiente parce que l'aîné traîne et que les deux autres attendent que nous venions les chercher. Vendredi, c'est le jour où j'ai trois enfants qui parlent français dans ma voiture - et celui qui me raconte en détail sa journée, et même sa semaine, est le seul qui n'est pas mon fils. Vendredi, c'est le jour de la piscine.
Vendredi, c'est mon heure de balade solitaire dans Smalltown. Passages obligés (la bibliothèque, la banque, la boulangerie, parfois la poste - aujourd'hui, je suis arrivée trop tard), je ne vais "en ville" qu'une fois par semaine. Vendredi, je regarde les vitrines, les gens. Je m'arrête parfois au café. Je finis toujours par courir pour récupérer mes loulous tout mouillés et jamais habillés, même quand j'arrive en retard. Aujourd'hui, il y avait la queue devant la cabine qu'ils occupaient et je les entendais se disputer à l'intérieur. Un jeu qui a mal tourné et l'aîné a flanqué un coup de poing au petit. Qu'est-ce qu'ils ont, ces deux-là, avec leur manie de laisser partir leurs poings avant même d'avoir le temps de se demander ce qu'ils font?
Vendredi, c'est le jour où je m'habille comme j'aime.
Vendredi, c'est le début des lessives du week-end. Je fais des tas dans la buanderie - noir, froid clair, tout venant couleur... Dimanche soir, j'aurai les mêmes piles, propres, pliées (les bons jours), à ranger.
Vendredi, c'est ma soirée. Du vin, du chocolat et un film. Les nageurs, douchés et sustentés, jouent dans leurs chambres. J'ai allumé le feu. Vendredi, il est facile de croire que j'ai tout le week-end devant moi.
Vendredi, c'est mon heure de balade solitaire dans Smalltown. Passages obligés (la bibliothèque, la banque, la boulangerie, parfois la poste - aujourd'hui, je suis arrivée trop tard), je ne vais "en ville" qu'une fois par semaine. Vendredi, je regarde les vitrines, les gens. Je m'arrête parfois au café. Je finis toujours par courir pour récupérer mes loulous tout mouillés et jamais habillés, même quand j'arrive en retard. Aujourd'hui, il y avait la queue devant la cabine qu'ils occupaient et je les entendais se disputer à l'intérieur. Un jeu qui a mal tourné et l'aîné a flanqué un coup de poing au petit. Qu'est-ce qu'ils ont, ces deux-là, avec leur manie de laisser partir leurs poings avant même d'avoir le temps de se demander ce qu'ils font?
Vendredi, c'est le jour où je m'habille comme j'aime.
Vendredi, c'est ma soirée. Du vin, du chocolat et un film. Les nageurs, douchés et sustentés, jouent dans leurs chambres. J'ai allumé le feu. Vendredi, il est facile de croire que j'ai tout le week-end devant moi.
Wednesday, November 04, 2009
Ce n'est pas moi qui le dis!
...
Cliquez pour mieux voir.
(Mais c'est quand même moi qui ai montré la vidéo...)
[C'est dommage, je ne la retrouve pas en entier, mais on peut voir l'essentiel là.]
(Mais c'est quand même moi qui ai montré la vidéo...)
[C'est dommage, je ne la retrouve pas en entier, mais on peut voir l'essentiel là.]
Monday, November 02, 2009
Sunday, November 01, 2009
Halloween
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Des citrouilles.



Des graines de citrouille (grillées et salées).
Des biscuits aux épices en forme de citrouille.
Un défilé à l'école (les grands...
... et les petits qui se bousculent!)
Mon Paolo toujours à la traîne.
Des déguisements que la pluie finira par bien abimer.
Halloween est terminé pour cette année, et je n'en suis pas mécontente. J'ai rangé mes décorations, mes petits emporte-pièces, les sacs de bonbons. J'attends que les écureuils viennent grignoter nos Jack O'Lantern...
Halloween est terminé pour cette année, et je n'en suis pas mécontente. J'ai rangé mes décorations, mes petits emporte-pièces, les sacs de bonbons. J'attends que les écureuils viennent grignoter nos Jack O'Lantern...
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