Monday, March 30, 2009

The "did-it!" list

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La fin des vacances, c'est toujours l'occasion d'une litanie de "j'aurais dû, je voulais, j'avais juré, mais j'ai pas fait". Bah, j'ai encore quelques lamentations, cette fois-ci:
- Je n'ai pas rangé mon bureau, ni trié mes papiers;
- Je ne me suis pas occupée de la paperasse administrative;
- J'ai peu avancé dans mes préparations de cours et pas assez corrigé de copies;
- Je n'ai toujours pas appris à me servir d'un gadget de cuisine chic et cher (mais en même temps, ça fait presque deux ans qu'il est dans un placard, il peut y rester un peu plus...)

Mais la nouveauté, c'est que pendant ces vacances, j'ai inversé la vapeur et j'ai une liste beaucoup plus longue de ce que j'ai accompli. Pas peu fière. Allez, quelques preuves par l'image (liste non exhaustive)

Je me suis promenée dans un jardin de scultures, en plein NYC.

J'ai ouvert des cartons et enfin retrouvé mes cadres. Toujours pas accrochés au mur, mais au moins ils prennent l'air.
J'ai aussi retrouvé mes livres de cuisine. Et un maillot de bain.

J'ai assisté (avec enthousiasme) à des matchs de foot et de basket passionnants.

J'ai fait des cupcakes avec Paolo.

J'ai couru derrière des deux-roues.

J'ai fait de la balançoire.

J'ai fait des moelleux au chocolat (et un crumble à la tomate, mmmh) pour nos amis de Barcelone qui sont venus passer le week-end ici. C'était bien de les revoir, même avec le jet-lag, même si j'ai passé une journée à nettoyer/ranger/cuisiner/faire des lessives pour que tout soit prêt et beau à leur arrivée. L'homme, fatigué de toute l'énergie que je déployais, a fait la sieste toute l'après-midi. Mais bon, il s'est fort bien sorti du steak mariné au barbecue. Dudie a retrouvé son meilleur copain et a pleuré quand il est parti ("Mais je ne peux pas attendre cinq mois avant de le revoir, moi!").

J'ai fini de repeindre ma cuisine...

Thursday, March 26, 2009

Entre les murs


Finalement vu Entre les murs, hier. Et j'ai été projetée 7 ans (7 ans et demi) en arrière, au moment où j'ai mis les pieds dans le collège J-C dans la banlieue ouest de Paris. Je suis arrivée là comme une bleue, absolument pas préparée à ce qui m'attendait. Et j'ai pris une immense claque dans la gueule, l'une des plus violente que j'ai jamais reçue.
Et là, hier, m'y revoilà.

Avez-vous vu ce film? Vos impressions? Qu'en avez-vous pensé?

[Sur la photo, c'est autre chose: New York, New York...]

Tuesday, March 24, 2009

A cat's game

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Notre chat de vacances est revenue nous tenir compagnie. Elle connaît la maison, ses habitants (elle se méfie comme de la peste des zigotos qui cherchent à l'attraper - "pour jouer, maman, pour jouer"), les horaires, la tentation du frigo. Elle nous aide à ne pas gacher nos journées de vacances en s'assurant que nous nous levons de bonne heure: 7h30, nous poussons le bouchon un peu loin quand même. Elle passe à l'action. Phase un: elle se met devant nos portes et pousse de longs miaulements tristes pour nous communiquer sa solitude. Phase deux (lorsque nous sommes trop comateux pour la chasser et fermer la porte): elle saute sur la commode et pousse délicatement, du bout de la patte, un des objets qui s'y trouvent (elle n'a que l'embarras du choix, vu le bazar...). Ledit objet finit par s'écraser par terre, et s'il n'a pas fait assez de bruit, elle recommence avec un autre plus gros. Jusqu'à ce que l'un de nous, exaspéré, bondisse du lit en jurant qu'il va lui arriver malheur. Elle a réussi, elle se moque des menaces. Trop heureuse, elle dévale l'escalier en trois bonds et attend sereinement dans la cuisine, ronronnant d'avance. Elle veut des câlins, de l'attention, de l'animation, et aussi un petit peu de cette pâtée dans le frigo. Elle se roule dans une flaque de soleil, sa journée commence bien.

Quand le frigo reste fermé à ses suppliques, elle l'attaque. Elle a choisi Nina l'ananas comme bouc émissaire. Elle y revient chaque fois qu'elle est contrariée. Nina l'ananas est quand même gonflée de regrimper sur le frigo alors qu'elle la terrasse de manière répétée. Dès que l'envie lui vient, en fait. Tout de même.


Monday, March 23, 2009

Mars

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Vendredi matin...

Samedi:

Mars: la dernière neige, les premières fleurs.
Il fait beau, un soleil reluisant comme un sou neuf, et le froid pince les joues. Les arbres frissonnent, encore tout nus, et je guette mes plantations de l'automne. La lumière change de couleur.

A la moitié des vacances, je viens d'épuiser mes provisions d'énergie et de bonne humeur (celles que j'avais faites à New York). Je n'ai plus envie de remuer la poussière et de me débarrasser du provisoire qui habite cette maison depuis 9 mois. Je laisse tomber l'un après l'autre mes projets de rangement. Mes humeurs sombres reviennent jeter leur ombre.
Il est temps que le printemps s'installe vraiment, dans ma tête aussi.

Wednesday, March 18, 2009

Trois jours à New York

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Comme l'année dernière, Else et moi avons commencé notre spring break par un petit séjour à New York. Mais cette fois nous y sommes restées trois jours au lieu de deux.
Comme l'année dernière, le Prince Charmant nous a prêté son appartement. Mais cette fois, il s'est installé, c'est vraiment chez lui. Et il a un balcon avec une vue magnifique.
Comme l'année dernière, nous avons déjeuné avec lui. Mais cette fois, nous avons rencontré sa Princesse.

Pas encore tout à fait le printemps. Mais j'aime j'aime j'aime marcher dans New York!

L'année dernière, nous avions vu une pièce sur Broadway. Cette fois, nous avons vu un film en avant-première, avec le metteur en scène qui s'est soumis gentiment aux questions (parfois complètement ineptes) des spectateurs.

Je me suis consolée de ne pas voir Paris. Je suis allée me faire couper les cheveux chez Jean-Louis David, je me suis acheté une veste chez H&M, une très jolie robe (mon nouveau coup de foudre) chez Zara et le Prince Charmant nous a entraînées pour un autre déjeuner avec lui à Mon Petit Café...

Saturday, March 14, 2009

Des signes certains

.* Il y a des choses qui habitent dans mon frigo et dont je ne sais ni quand ni comment elles sont arrivées là.

* Les piles de linge propre et de linge sale prennent racine là où elles ont été déposées. Souvent, les vêtements propres sont portés sans jamais passer par la case rangement. Heureusement, ça n'arrive pas encore pour les vêtements sales.

* J'ai autant de mal à sortir les enfants du lit, le matin, qu'à me sortir de la douche. Yeux fermés, douloureux, tête cotonneuse, nos gestes machinaux nous poussent d'une tâche à l'autre - s'habiller, déjeuner, préparer les affaires, se brosser les dents, mettre les manteaux, sortir les cartables, grimper dans la voiture. Le changement d'heure nous oblige à nouveau à nous réveiller en pleine nuit. Nous ressemblons à des taupes, ces derniers matins. Et nous ne sommes guère aimables.

* La voiture connaît le chemin de l'école, désormais. Tant mieux, parce que je ne suis guère en état de conduire. Pilote automatique, ça me va bien.

* La table de la salle à manger est presque invisible. Les tas de "trucs" à ranger s'empilent. Dudie pousse des machins pour se faire une petite place à l'heure des devoirs. Mon bureau, lui, a complètement disparu. C'était quand, la dernière fois que j'ai eu le temps de ranger cette maison?

* Après des semaines de conduite exemplaires, Paolo recommence à déraper. Le maître m'a à nouveau convoquée. Cette fois, c'est surtout un problème de langage. Il paraît que les autres enfants sont choqués de l'entendre dire "F***" et "Sh**". Ah?

* Je me suis emmêlé les pinceaux deux fois cette semaine: j'ai oublié de poster les questions sur un poème à étudier à la maison (On ne savait pas ce qu'il fallait faire, avec ce poème). C'est vrai que Louise Labé sans filet, c'est périlleux.
Et j'ai donné des devoirs sur une leçon pas encore enseignée (et les braves petits n'ont pas moufté, qui se sont lancés dans les adverbes sans formation préalable.
Vous ne pouviez pas m'envoyer un e-mail, non? Vous vous êtes bien rendu compte qu'on n'avait pas encore étudié les adverbes?
Are you yelling at us because we studied the lesson by ourselves and did extra homework?
Hum.
D'abord, je ne criais pas. Je m'interrogeais, juste).

* Je réponds de plus en plus souvent en français quand on me parle. Mais j'utilise trop l'anglais avec mes élèves. Mon logiciel de bilinguisme a des ratés.

Pas de doute: il est temps que les vacances arrivent. Les voilà, d'ailleurs.

Sunday, March 08, 2009

A night out - and what else?

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Je suis sortie, hier soir. Seule, encore une fois.

Je n'en avais plus envie - l'endoudounage d'hiver* (et ne vous fiez pas à la photo, c'est un miroir menteur, tricheur, flatteur) et mon inefficacité de la journée (des heures passées à fixer mon écran et à peine 6 bulletins rédigés...).

Mais j'y suis allée. Et je me suis bien amusée - comment faire autrement? Je sors si peu, toute occasion est bonne à prendre. J'ai même un peu dansé, ce qui ne m'était pas arrivé depuis des lustres.
Et puis je suis rentrée. Je me suis regardée dans la glace menteuse, que dire?

Tu as trente-sept ans, ma fille, tu crois que tu peux encore t'habiller comme une minette (pour qui?), et tes seules occasions de sortir sont les soirées organisées par l'école, à l'école, avec tes collègues et les parents de tes élèves. Pathétique, non?
C'est quoi cette vie envahie, dévorée par le boulot, pour gagner même pas l'équivalent des frais de scolarité que paient les parents qui envoient deux de leurs enfants à l'école où tu travailles? Rien, en dehors du travail: absence totale de vie sociale. C'est excitant, n'est-ce pas, d'aller boire un mojito trop sucré et délayé dans trop d'eau en faisant des amabilités aux parents de Bidule, à qui tu viens de coller un C ?
Des amis, quels amis? Des collègues, bah oui. Des conversations sympa. "Tu as fini tes bulletins, toi? M'en parle pas, j'en suis même pas à la moitié. Tu as vu Trucmuche, le e-mail qu'elle a posté? Tu enseignes Machin? Tu sais la dernière qu'il a faite?"
Etc. Etc.

Je retourne à mes bulletins. Bon dimanche.

* (plus de piscine depuis des mois + beaucoup trop de chocolat = des épaisseurs supplémentaires)

Monday, March 02, 2009

Snooooow Daaayyyy Yeaaaaahhhh!!

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On croyait que c'était fini, les oiseaux aussi, qui commençaient à revenir et à piailler (hier, il y en avait un qui se baladait dans le supermarché, et faisait des trilles en faisant ses courses). On croyait que cette longue et pénible semaine à venir allait traîner péniblement ses longs jours un à un. Mais voilà...



Et elle ne peut pas mieux tomber, la neige... J'ai encore des copies à corriger, une cinquantaine de bulletins à écrire (et pas des "Bon trimestre, continuez" ou "Peut mieux faire"... Non, deux paragraphes minimum par élève) et mon blabla pour le poste de Calife à rédiger...
Allez, au boulot!
(Meanwhile ... Il y en a d'autres, dans ma maison, qui se la coule douce!)