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Saturday, September 29, 2012

D'ici et de là

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Trois jours d'affilée, ici et là.

D'ici: Anniversaire.




De là-bas: un petit nouveau dans la famille!

 Arrivé le lendemain des 12 ans de Paolo, qui s'est exclamé: "On va bien s'entendre" (c'est le fils de son "oncle" - mon cousin en réalité - préféré).  Dire que des mois vont s'écouler avant que je puisse prendre ce petit bonhomme dans mes bras...

D'ici:  Une fin d'après-midi à New York, pour une réception réservée aux Français du coin.



Et en sortant...


Ah, New York, quand même...






Monday, June 25, 2012

Since October (2)

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Avril - L'entrée brutale dans l'adolescence agressive et contestataire (on ne dirait pas, à le voir...).  Mon garçon, mon premier né, a commencé à se raser.  Il ne laissera pas grandir l'ombrette de moustache sur son beau visage.  J'encaisse le passage à l'étape suivante.


Avril - De passage à New York.  Avec qui?  J'y suis allée cette année plus souvent que les précédentes.  Chaque fois une nouvelle rencontre. 
En automne: Christie et Nicolas, mon Correspondant.
En hiver: Myosotis, les copines d'ici, mon père.
Au printemps: Milky, ma cousine, mon ancienne élève danseuse. 
C'est l'été, il est temps que j'y retourne.
(Je crois que ces photos ont été prises le jour où j'ai rencontré Milky en coup de vent, entre un workshop et un retour précipité dans le New Jersey pour arriver avant la fermeture du bureau de vote - premier tour des présidentielles.  On a quand même eu le temps de discuter boutique, éducation nationale et enseignement dans le cadre privilégié d'une école privée américaine).

 Mai - Visite de ma cousine.  Balade avec l'Architecte dans L'ville. 


 Juin - Insomnies et exacerbation des tensions entre frères.  Le plus jeune préfère dormir sur le canapé.

Juin - Drôle de photo (ratée) du jour de "graduation" de l'aîné. On entrevoit son beau costume, sa fleur à la boutonnière, mais il préfère montrer ses chaussettes en tire-bouchon et cacher sa mauvaise humeur derrière ses genoux repliés.  Photo prise par son frère, dans mon bureau, alors qu'ils m'attendaient tous deux (je suis arrivée juste à temps pour éviter le pugilat).

C'est la dernière du rouleau.  J'aurais aimé finir sur mieux.  Peut-être demain m'offrira-t-il un meilleur angle, une meilleure perspective?  J'ai l'optimisme chevillé au corps, je continue à y croire.

Sunday, May 20, 2012

Ces jours-ci

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Une comédie musicale avec du Dudie dedans (rôle de figuration).

Une visite de ma cousine et une invitation à dîner chez l'Architecte.

Toujours avec ma cousine, les résultats des élections à NYC.

Un nouveau voisin (et sa petite famille).



Un anniversaire.


Un concert.

Et aussi ...
Une grande fatigue.
Un beau soleil.
Un zona.
Un prof à embaucher.
Des soucis professionnels.
Un exam AP terminé.
La solitude des samedis soirs.
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Thursday, December 22, 2011

Sorrow

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J'ai l'impression d'avoir beaucoup perdu dans ce mois de décembre.  Tout ce qui m'a quittée, que j'ai dû laisser derrière moi, dans un passé qui ne reviendra jamais, sauf en rêve.  Je ne grandis plus, je vieillis.  Le chagrin m'enveloppe, j'avance quand même avec à côté de moi l'ombre des absents - et tous ces présents qui me sont d'autant plus chers.

En une semaine, j'ai perdu mon correspondant, qui a unilatéralement et sans aucune méchanceté et définitivement mis fin à notre relation.  Et quelques jours après, j'ai perdu une des figures les plus chères de mon enfance, ma référence, celle qui, après ma grand-mère, était le ciment de notre famille, son coeur vibrant.  Ma tante est partie sans m'attendre, elle qui me demandait au téléphone: "Quand est-ce que tu arrives?", encore et encore, elle pour qui, exceptionnellement, je faisais le voyage - j'espérais pouvoir lui dire adieu.

Mardi, sous la pluie qui n'en finissait pas, nous l'avons installée dans sa dernière demeure, face à sa chère montagne.

Monday, September 19, 2011

Un petit bout de dimanche matin

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Il n'a pas fait beau longtemps, mais tant que ça a duré, j'en ai profité.  J'ai écrit à celui avec qui je voudrais passer mon temps (au lieu de traîner en essayant vaguement mais vainement de travailler), je lui ai écrit un message ensoleillé et puis les nuages sont arrivés.  Ma semaine va être interminable.  Deux soirées passées à l'école, l'une en tant que parent, l'autre en tant que prof, et la fatigue qui commence à peser sur mes épaules (déjà?)
Il m'est de plus en plus difficile d'écarter les tracasseries du quotidien à grands coups de moments heureux.  J'y étais arrivée jusqu'à aujourd'hui, mais là je déclare un peu forfait.  La magie s'estompe...

C'était aujourd'hui l'anniversaire de mon frère.  Dix-huit ans ...  Et je n'ai pas pu trouver un moment pour l'appeler, enchaînant cours et réunion.  Je me souviens, il y a dix-huit ans, de la merveilleuse journée d'été indien durant laquelle j'avais parcouru le Marais avec ma cousine - journée du Patrimoine.  Et mon frère, minuscule, au prénom de poète, que j'étais allée voir en fin de journée.  Maintenant, il faut qu'il se plie en deux pour m'embrasser, il dépasse mon père, cette grande perche!  Je ne sais pas s'il a fait beau à Paris, aujourd'hui.  J'espère que oui, pour tous ceux que j'aime et qui s'y trouvent.

Saturday, September 03, 2011

Mon été

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Je ne sais comment parler de mon été.

A vrai dire, je ne sais plus vraiment comment écrire ici.
Juste avant de partir en France, je me suis dit que j'allais, pour de bon, fermer ce blog. Le sens qu'il y aurait à continuer à écrire ici m'échappe. Plusieurs conversations avec des gens que j'estime - et qui ignorent tout de mon jardin secret - m'ont presque fait honte. Quelle idée de s'exposer ainsi, pour qui et pour quoi? Et puis, mes garçons sont à l'âge où les mises en garde sur les dangers du www deviennent nécessaires. En leur répétant: rien ne s'efface, on ne peut pas revenir en arrière, tout ce que vous mettez de personnel sur le web peut être utilisé contre vous, je pense à moi et mon exhibitionnisme, ici même. Et je ne me contente pas de me montrer, je les ai enrôlés dans mon show, eux aussi, sans qu'ils le sachent.
Oui, j'ai honte.

En même temps, je sais ce que m'a apporté cet endroit, qui est à la fois une sorte de journal, compte-rendu des humeurs, des hauts et des bas que je traverse, et un exutoire où épancher ma tristesse, ma frustration, mes peurs. Le petit cercle qui au fil des ans s'est formé autour de ces pages m'est devenu précieux. Pourtant, quand je me suis retrouvée à Paris, en juillet, toute engluée dans une détresse paralysante, je n'ai pu appeler aucune de ces bienveillantes commentatrices. J'avais besoin de me détacher de mon blog. Et je ne savais comment établir le contact entre la vraie vie et celle d'ici (là). Je me rends compte à quel point je me sens peu libre: c'est comme si, dès que je mets le pied en France, tout mon entourage, famille, amis, avait le droit de revendiquer mon temps, tout mon temps. Je m'y prête de bonne grâce, je dois le reconnaître. Mais il m'est difficile d'échapper à leur vigilance pour avoir un peu de temps pour moi. Je ne m'étais jamais rendu compte à quel point pouvait être pesante cette affection sans relâche. Je croyais que mon manque de liberté venait de l'homme qui m'accompagnait - c'était vrai, mais ce n'était qu'une partie du tableau.

Maintenant que j'aimerais aller et venir à ma guise, partir pour un weekend sans rendre de compte, rencontrer qui bon me semble sans en rien dire à personne, je m'aperçois que c'est illusoire: ma vie entière semble être constamment sous le regard de quelqu'un. D'où le délicieux frisson de cette correspondance secrète, qui m'enchante depuis plusieurs semaines. Mais si elle aboutit un jour à un voyage, comment le dire à ceux qui attendent de moi que je sois exactement là où ils pensent que je dois être?

Mon été, donc, puisque j'ai décidé d'en parler, a été un bizarre échafaudage, une superposition hétéroclite de bons et de mauvais moments, que j'ai grimpé sans savoir où j'allais arriver. Le plus étrange, dans cette construction, c'est que je n'arrive pas bien à en mettre en ordre les strates temporelles: les événements s'empilent sans séquence chronologique, les rencontres se télescopent, il y a comme un décalage que je ne m'explique pas bien. J'ai passé, depuis que je suis revenue, beaucoup trop de temps à essayer de mettre en ordre mes souvenirs, et je ne crois pas y être bien arrivée.
Au cœur de mon été, il y a eu la maladie et un passage trop près de la mort qui ne se laissera pas oublier. Il y a eu la volonté de vivre, insufflée encore et encore, un effort commun. La découverte que la famille peut être chargée de ce devoir de veille: rempart contre le malheur, nous tous serrés les uns contre les autres, conscients des failles dans notre barrage, mais faisant face, bravement. Que je suis heureuse d'avoir été là, avec eux!
Et puis, les rencontres. Celles que j'attendais, qui se sont parfois produites, mais à côté desquelles je suis le plus souvent passée. Frustration de l'interminable attente, déception des communications défaillantes. Tu m'entends? Non, décidément pas. Celles que je n'attendais pas, celles que j'ai provoquées (j'ai eu de l'audace, cet été, et je ne parle pas seulement des escaliers de pierre à deux heures du matin). Quelques mots lancés dans le vide pour voir s'ils atterriraient quelque part. Ils ont visiblement traversé le gouffre et ont été récupérés, de l'autre côté. Un fil ténu, auquel je m'accroche désormais un peu trop.

Voilà, tout cela est vraiment trop sibyllin, volontairement sans doute. Pour ma mémoire.
Je reviendrai quand je pourrai, c'est promis.

Tuesday, August 30, 2011

Comme un mardi (43)

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The day after.
Plus rien ne sera jamais comme avant.
(2 août 2011)

Wednesday, June 22, 2011

22

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Another golden birthday - après 13 ans le 13 mai, voilà 22 ans le 22 juin.
Pour la fille de mon cœur, ma petite sœur.
Bon anniversaire, ma belle!

Monday, March 14, 2011

Histoires

Mes histoires - mes petits soucis, mes vrais tourments, ma laborieuse traversée du jour le jour, mes inquiétudes renouvelées, tout ce qui m'attend -, mon histoire - ce qui fait que je suis qui je suis - et puis, l'Histoire.

Vendredi était le dernier jour avant les vacances. Un grand soulagement de venir à bout de cette semaine trop remplie. La nervosité d'accueillir un candidat pour un poste bientôt vacant, quand personne n'est prêt, quand un collègue, remportant une fois de plus la palme de l'inefficacité et du non-professionnalisme, déclare forfait sans me prévenir, quand je dois laisser ma classe pour balader ledit candidat de rendez-vous en rendez-vous. L'anxiété de ce qui m'attend pendant ces deux semaines de "repos".

Et puis ce coup de fil de Ninette, "Ca pourrait aller mieux... "
- Pourquoi, qu'est-ce qui se passe?
- Tu te souviens où est mon mari cette semaine?
- Au Japon ... Oh, merde!"
Il a fini par rentrer dimanche, après avoir passé trois jours à l'aéroport. Plus de peur que de mal. Mais je sais l'angoisse de Ninette, qu'elle ne porte jamais en breloque, pendant ces longues journées. Et elle me dit: "J'ai la culpabilité de ceux qui ont eu de la chance". Et les autres, tous les autres, ceux qui n'en ont pas eu...

La grand-mère de mes enfants est Japonaise, leur père est né dans ce pays, même s'il n'en a parle pas la langue. Je ne sais si la famille qu'il a là-bas (qu'il ne connaît pas et avec qui il n'est pas en contact) va bien.
Ma belle-mère n'a pas vraiment transmis sa culture à ses fils. Elle le regrette maintenant et a fait des tentatives avec ses petits-fils. J'ai ces petits objets, ces origamis, ces algues séchées et ces petits biscuits salés qu'elle envoie régulièrement au milieu de tas de "trucs" (des brosses à dents, de la confitures, des stylos, des coupures de journaux, des biscuits sans sucre, des biscuits hyper-sucrés, des gants de jardinage, des chocolats, des chaussettes, du café, des torchons ...) Mais depuis quelques mois, la communication avec son fils est coupée. Alors je ne sais rien, mais j'imagine son bouleversement. Je n'ai jamais été proche d'elle, mais je sais bien ce que je ressentirais si une catastrophe survenait en France. L'impuissance, la culpabilité de l'éloignement, la peur, le chagrin. Elle est, contrairement à moi, très religieuse, elle doit prier beaucoup ces jours-ci. Je me contente de me balader avec cette boule d'angoisse au creux du ventre, ce nœud entrelaçant des fils qui viennent de l'Histoire, de mon histoire, de mes histoires.

Monday, January 17, 2011

Chocolat

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Noël tristounet, mais chocolat guilleret!

Avant et après les vacances, j'ai trouvé devant ma porte, déposés par ma factrice qui bravement se fraie un chemin dans la neige, des paquets qui m'ont réchauffé le cœur. Dites-moi, ça s'entend tant que ça que j'ai besoin de chocolat, en ce moment?

Alors, pour commencer, un paquet venu de Berlin, avec 3 genres de pain d'épices (j'ai un gros faible pour le pain d'épices...) et plein d'autres merveilleuses surprises.

Et puis mes parents, sans s'être concertés, ont décidé de me dorloter à distance.

A gauche, les chocolats de mon papa, à droite, dans les belles boîtes en métal, ceux de ma maman ...

... qui sait que j'adore les mendiants!

Et finalement, de Bruxelles, un si gentil paquet vient de m'arriver. Avec une surprise très inattendue: il a été "goûté"... Souris ou écureuil?? En plus la bestiole a choisi de s'attaquer au chocolat au speculoos! Mais bon, en ces temps de fête et d'abondance, il faut être généreux et savoir partager (par bonheur la tablette au gingembre frais est intacte, ouf!)

Merci, merci, à celle qui me connaît si bien!!

Tous ces paquets plein de douceurs, une lettre qui m'est allée droit au cœur, tous ceux qui en pensée ont traversé l'Atlantique et sont venus jusqu'ici, m'ont fait un plaisir immense. Et j'ai suffisamment de chocolat pour traverser l'hiver sans dépression saisonnière, permettez-moi de vous le dire!
(Bon, évidemment, ne croyez pas que je sois la seule à en profiter, j'ai des amateurs de vrai bon chocolat dans la maison. Au point que je suis obligée de planquer mes provisions dans ma chambre, pour éviter les descentes intempestives dans mes réserves...)

A mon tour maintenant d'envoyer mes petits paquets. Allez, je me donne une semaine. (A quoi sert un blog? A vous obliger à tenir votre parole...)

Tuesday, January 11, 2011

Comme un mardi (15)

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Ce matin, sur le chemin de l'école, je me suis arrêtée à la poste - qui venait juste d'ouvrir, 7h30. Moi j'étais déjà en retard mais les postières venaient d'arriver, elles n'étaient pas pressées...
Un paquet de Paris, que j'ai mis dans le coffre avec les cartables. Pas besoin d'ouvrir, je sais déjà ce que c'est...
Je l'emporte avec moi dans mon bureau, le contenu serait gelé s'il passait la journée dans la voiture. Sur le chemin, entre le parking et l'entrée de l'école, nous nous amusons, avec Dudie, à nous filer des petites trouilles: "En fait, c'est peut-être des chaussettes.
- Oui, parce qu'ils se disent, il fait froid, il neige, tout ça... Des chaussettes bien chaudes.
- Oui, des chaussettes dans une boîte de chocolat. Tu imagines, tu ouvres la boîte et là, aaaahhhh ... des chaussettes!
- Aaaaahhhhh!"
Et ce soir, chemin inverse, le paquet revient avec nous à la maison. Nous l'ouvrons religieusement. La boîte est encore plus grande que d'habitude. Et les chocolats sont toujours les meilleurs du monde. Il nous gâte, mon papa...

Friday, August 13, 2010

Farewell

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J'ai quitté mon village ce soir, avec beaucoup de peine et de larmes. L'impression de m'arracher à moi-même. L'impression de m'abandonner pour aller retrouver qui? quoi? et où? Si loin. Et tellement, tellement loin de moi.

Else m'a écrit "Be more yourself". Mais comment? Si loin du seul endroit où je me sens vraiment moi?

Cela faisait des années que je n'avais pas passé autant de temps dans mon village. J'y ai retrouvé ma famille, toute ma famille, et mes amis d'adolescence. Jeudi, nous nous sommes entassés dans une des maisons où nous avons tant fait la fête (jadis) pour regarder de vieilles photos des années 80, et nous nous sommes souvenus de notre folle jeunesse (j'apparais sur une photo, petite fille aux yeux verts avec un grand foulard bleu dans les cheveux, un peu floue, tournant presque le dos au photographe.) La nuit précédente, nous avions fait les fous dans le village, comme au temps de nos gamineries. Comment oublier?

Depuis hier, Apollinaire et son Adieu m'obsèdent.

J'ai cueilli ce brin de bruyère
L'automne est morte souviens-t'en
Nous ne nous verrons plus sur terre
Odeur du temps Brin de bruyère
Et souviens-toi que je t'attends


N'essayez pas de remplacer 'bruyère' par 'lavande' et 'automne' par 'été', vous perdriez rime et rythme (et pourriez y lire une des raisons de mes larmes, vendredi après-midi).

So difficult it is to say goodbye.
Farewell, my loves, farewell.

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Thursday, July 29, 2010

Comme un lundi (45)

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Chez mon père.

Re-connectée

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Après moultes péripéties informatiques, caprices de mon ordinateur, défaillance des réseaux internet, lâches défections des chargeurs mac et une rondelette somme d'euros déboursés pour trouver une solution, me revoilà sur le www! Pas peu fière d'y être arrivée, même si j'y ai laissé le budget réservé aux achats parisiens (= pas de shopping cette année) (de toute façon, les soldes sont finies) (et je n'ai trouvé qu'un pantalon et une chemise, trois fois rien) (je les ai achetés, d'ailleurs, juste avant la carte 3G qui m'a coûté un bras et deux jours avant le chargeur pour lequel j'ai laissé un oeil). Hello there, I am baaack! Et contente de retrouver mon petit coin internautique.

Re-connectée, donc. Avec mon pays, ma ville, ma langue, ma culture, ma famille, mes amis (les anciens et les nouvellement croisé(e)s en chair et en os). Ma facilité à me reglisser dans mes vieux vêtements m'étonne et m'émerveille. Deux ans: ce n'est rien. Tout est toujours en place, à quelques ronds dans l'eau près, quelques vaguelettes, des traces sur les visages, des enfants grandis - je me mets dos à dos contre la fille de ma cousine, 13 ans, dans quelques mois tu me dépasses! -, des pierres déplacées. Mais les intonations sont les mêmes, les regards identiques, je vous retrouve, je n'ai même pas besoin de vous reconnaître, vous êtes là de tout temps avec moi, en moi, partie de moi.

Mes enfants ont plus de mal. Ils ne sont plus habitués à cette large et bruyante famille, se courroucent de devoir bisouiller tout le monde ("Encore il faut les embrasser!"). Ils se perdent dans les cousinages et baissent la tête quand on s'approche d'eux. Dudie se contente de ne pas sourire, comptant sur son visage de marbre pour rafraîchir les tentatives intempestives de familiarité, mais Paolo a parfois des débordements de mauvaise humeur sans tact. Il me faut, inlassablement, reprendre les règles de la vie en bonne entente avec l'entourage. Je me rends compte que ces enfants "sauvages" (dixit ma mère, qui n'hésite pas à les secouer) vivent trop isolés et que leur savoir en matière de relations sociales est des plus limité. C'est l'été de leur apprentissage. Ils renouent avec la vie en communauté, tant mieux pour eux, même si c'est loin d'être évident.

Allez, j'ai encore quelques semaines en France, je reviendrai. J'ai deux lundis en retard, je m'y mets tout de suite.

Hope you are all well!

Saturday, May 22, 2010

Nos yeux

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Mon fils aîné a les yeux bleux - les yeux de mon père.

Le second a les yeux bruns - dorés ou très foncés selon la lumière et selon son humeur.

Et moi, j'ai les yeux verts. Comme mon grand-oncle italien.

Et nous sommes tous les trois myopes (voire très très myopes, en ce qui me concerne). Ils sont nés avec les yeux de bébés japonais - il leur en reste un peu le dessin.
Des traces de notre histoire familiale sur notre visage.