Sunday, February 27, 2011

It's gonna get better

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It's gonna get better. It has to get better.
But right now - right now -, it's really hard.
All around me and inside of me, everything is grim, painful. Everything hurts.

It's gonna get better.

Friday, February 25, 2011

Conjugaisons

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Dudie a décidé que nous allions remplacer les exercices de français du samedi par de la conjugaison impromptue, des petits quizzes "as we go". Il croit fermement que ça suffit pour parfaire sa maîtrise de la grammaire française (et je dois reconnaître qu'il n'est pas mauvais, l'animal!)
Cependant ce matin, dans la voiture, il bloque sur "Je n'aurais pas dû". Si le conditionnel est sagement enclos dans un système hypothétique
(Si + impft, conditionnel ou Si + pqp, conditionnel passé),
ça lui va, mais là, la forme le prend au dépourvu. Paolo, du siège arrière, propose son aide: "C'est le passé compliqué!"
Tu as raison, mon cœur, O combien! C'est le passé compliqué, celui des regrets.

[C'est Paolo, bien sûr, qui m'a laissé ce petit mot sur mon bureau. Il a, contrairement à son aîné, une approche très créative de l'orthographe et de la grammaire française.]

Wednesday, February 23, 2011

Des nouvelles du temps

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Le père de mes enfants m'a souvent fait remarquer avec mépris que ma mère, quand il l'avait au téléphone, lui demandait toujours des nouvelles du temps qu'il fait.
C'est pourtant un de nos sujets préférés, à elle et à moi. Pas parce que nous n'avons rien d'autre à nous dire - nous passons près d'une heure au téléphone chaque weekend -, mais parce que nous raconter la météo nous permet de nous dire beaucoup plus que des banalités. Nous partageons un peu de nos vies éloignées. Elle vérifie souvent les prévisions pour le New Jersey ("Vous allez avoir une tempête! Pas d'école mardi?"), je regarde presque quotidiennement mes montagnes à travers la webcam fixée sur la façade de l'école du petit village où vit ma tante. Tiens, ils ont beaucoup moins de neige que nous. Il a plu, aujourd'hui, ils n'ont pas dû sortir.

Alors, des nouvelles du temps, chez moi.

Jeudi, le ciel est joyeux et ensoleillé. Je file, je m'échappe pour aller déjeuner en ville entre deux cours (un plaisir coupable, l'impression de faire l'école buissonnière). Court trajet, musique à fond dans la voiture et fenêtres entr'ouvertes, pour la première fois depuis des semaines. Finalement, finalement, les températures remontent. La neige s'effiloche en mille ruisseaux étincelants. J'ai mis une jupe. Ce soir, c'est le début d'un long weekend, yeah!

Vendredi commence gris et plombé. Au lieu de me réjouir des quatre jours à venir, je me sens accablée par tout ce que je dois faire et les obligations que je me suis collée. Je passe de l'une à l'autre, sans prendre le temps de respirer. Vers midi ça se lève et je commence à me sentir un peu mieux. De là où je suis assise chez mon amie barcelonaise, une fenêtre me rappelle étrangement notre appartement à San Francisco.

Plus tard, je vais faire seule un tour en ville. Il fait soudain si chaud, la ville est envahie, il est difficile de se garer, les trottoirs sont noirs de monde, bruyants, joyeux. Les gens sont en t-shirts, il fait 22°. Partout dans les rues des plaques de neige persistent, n'ayant pas encore eu le temps de fondre, prises au dépourvu par ce brusque détour printanier au milieu de la litanie de l'hiver.

Samedi est venteux, avec brutalité. Nous tenons à deux mains nos bonnets en sortant de la voiture pour aller à la patinoire. Sur le chemin du retour, des branches ça et là sur la route. L'après-midi s'assombrit, il est temps que je parte.

Dimanche est gris et j'ai du mal à me mettre au travail. J'avance trop lentement et me laisse distraire trop facilement. Je finis par trouver un bon coin, dans le salon rouge d'Else, où le soleil vient finalement s'installer.

Lundi se réveille sous la neige. Pas beaucoup, juste une mince couche qui fond rapidement. Mais il fait froid, froid dedans et dehors, je n'arrive pas à me réchauffer.

Mardi la neige nous accompagne pour notre retour à l'école après le long weekend. Il fait -5° quand nous quittons la maison et la radio annonce que les écoles sont fermées à Philadelphie où il a neigé plus qu'ici (les garçons râlent: on devrait habiter en Pennsylvanie!)

Aujourd'hui je me dis que cette neige était peut-être la dernière de l'hiver. Tant de choses se terminent, en ce moment.
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Tuesday, February 22, 2011

Comme un mardi (21)

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Il a encore neigé cette nuit. Juste du saupoudrage. Personne n'a envie de reprendre la routine après un long weekend. Sur le chemin de l'école, mon copilote est aux abonnés absents: il lit. Comme d'habitude.

Friday, February 18, 2011

Dans 10 ans

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[Cliquez sur la photo pour voir en plus grand]

Et moi, dans 10 ans, où serai-je? Avec qui? Les deux garçons auront quitté le nid (ahah, bel exemple de futur antérieur, c'est justement la leçon du jour), je serai peut-être de retour en France. A quoi ressemblera ma vie? A quoi ressemblera le monde?

Dans 10 ans, je pense que je serai un père.
Dans 10 ans, je travaillerai chez une firme qui s'occupe avec le design ou l'architecture. (...) Ma sœur sera une scientifique célèbre et je la verrai souvent. Je serai la fille la plus contente du monde.
Dans 10 ans, je voyagerai autour le monde et je ferai ça que j'aime.
Dans 10 ans, je serai journaliste au Boston globe.
Dans 10 ans, je serai une psychologiste pour les enfants qui ont des problèmes.
Dans 10 ans, je vivrai à Paris.
Dans 10 ans, je serai un écrivain.

Ils en ont de beaux projets, mes élèves...

Tuesday, February 15, 2011

Comme un mardi (20)

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Le temps se réchauffe, la neige commence à fondre, le soleil nous accompagne sur le chemin du retour. La journée a été longue - j'ai remplacé deux de mes collègues, assuré mes quatre cours et mon study hall (permanence), rassemblé mes petites chéries pour l'advisory hebdomadaire et fini la journée par un cours particulier certes lucratif mais qui m'a achevée. La fatigue et les sacs pèsent, les devoirs à faire à la maison nous alourdissent, mais devant nous un rayon trace le chemin.
Une fenêtre en or pur, la lune prise aux branches, nos ombres allongées loin devant nous, touchant la neige. Une fin d'après-midi en février.

Monday, February 14, 2011

La chance que j'ai (2)

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J'ai toujours détesté la Saint Valentin, et pourtant aujourd'hui, paradoxalement, elle ne m'a pas pesé. J'ai porté la petite broche "I am loved" (en version française, cela va de soi) que distribuait le prof de physique. Et je n'avais même pas l'impression de mentir, parce que oui, si ma vie sentimentale est un champ de ruines, je suis aimée, pourtant, toujours et beaucoup.

Dimanche soir, sur le parking d'un supermarché où je m'étais arrêtée pour acheter (à la dernière minute, comme souvent) des bonbons (pour que Paolo puisse distribuer à toute sa classe ses valentines, il faut se conformer aux moeurs des autochtones), j'ai rencontré le père d'une de mes anciennes élèves, une de mes "filles", la plus chère, la plus douée. Elle a dû lui dire ce qui se passait chez moi, il y a fait allusion et j'ai eu l'impression que mon cœur tombait à mes pieds en mille petits morceaux. Combien de fois un cœur peut-il ainsi exploser? Je me demande si j'en perds des petits bouts, à chaque fois, si je les perds à jamais.

Mais quand même. Quand même. Je suis aimée. Je me retourne sur mon weekend et je me rends compte. Stop. Drop everything and think: do you know how lucky you are? J'ai posé mon stylo, mes copies, l'ordinateur pourtant greffé à mes doigts (ça fait peur, parfois, cette dépendance...), mes soucis, et j'ai compté.

Un. Vendredi matin, cette conversation que je redoutais, repoussais, avec Isa, qui s'en va, c'est maintenant sûr, qui quitte l'école à la fin de l'année. Mon cœur se serre tellement que je préfère ne pas y penser. Sa main sur mon bras: "Mais nous restons dans le coin, au moins encore un an, nous nous verrons."

Deux. Un thé vendredi après-midi, avec brownie, chez A. , avant la leçon d'espagnol du grand. Notre temps à nous pendant que les garçons, disparus à l'étage, entretiennent leurs liens à eux. Tout ce que nous nous disons, et la pudeur qui nous retient de dire le reste, que nous comprenons, quand même, un peu.

Trois. Samedi matin, Karine et ses deux filles sur le pas de ma porte. C'est l'heure de leur leçon de français - j'en profite pour obliger mes garçons à en faire un peu, eux aussi. Ils s'en débarrassent à toute vitesse, sans application ni difficulté. Les filles, plus jeunes, ont plus de mal avec le vocabulaire. Je n'ose imaginer ce que la dictée aurait donné si Paolo l'avait faite en même temps que la petite ... Mais je range vite les cahiers, parce que c'est l'heure de la récompense et j'ai quatre patineurs dans la voiture. Ce sont les premiers pas de la cadette sur la glace. Sa mère m'avait prévenue: "une chouineuse". Pas du tout. Déterminée, courageuse, et douée, par dessus le marché. Tandis que son aînée m'interpelle: "Regarde, je saute, regarde, je patine sur un pied!" et que mes garçons whiiizzzzent à nos oreilles, elle avance, petit pas à petit pas, glissade après glissade. Quand le zamboni nous chasse, je déchausse, donne des snacks, récupère les bottes, essuie les patins... Mère de quatre enfants, c'est rigolo une demi-journée mais à temps plein je ne m'y vois pas vraiment. Je ne comptais que déposer les patineuses, mais apparemment il y a un plat de pâtes qui nous attend, alors nous restons, et un puis un thé avec un carré de chocolat, et encore un peu de temps pour parler, jusque dans le milieu de l'après-midi.

Quatre. Samedi soir, je débarque chez Else, en retard (mais elle a l'habitude). Je lui avais téléphoné ce matin, pour lui demander le gite et le couvert. En échange, j'apportais ma poule au pot (à croire que je ne sais cuisiner autre chose...) Me voilà donc, pelant carottes et clouant (de girofles) un bel oignon, verre de vin à la main, papotant le temps que chuinte la cocotte minute (bêtasse que je suis, je me suis trimballé la cocotte-minute sans son bitoniau...), retrouvant la facile familiarité qui nous a échappé ces derniers mois.

Cinq. Dimanche matin, je me réveille dans ce lit contre la fenêtre qui commence à devenir mon lit des weekends et je me rends compte que j'ai passé la fin de la nuit dans mon village, en été, avec l'ami de mes vingt ans. La neige par la fenêtre est boueuse - février dans le New Jersey. Matinée passée à travailler. Else vaque à ses occupations, je reste clouée à ma chaise et enchaînée à mes copies. Elle s'en va, le chat à l'eau me tient compagnie. Le soleil apparaît un instant. Milieu de l'après-midi, Else revient, je m'en vais. Notre manière d'être ensemble m'a manqué, ces derniers temps. Mais je ne peux forcer ses barrages - elle a du mal à faire face à mes décisions et mes virages. Je ne comprends pas bien son entêtement. Nous nous retrouvons quand même, quand il s'agit de s'asseoir devant un bon repas, un bon verre, une pile de copies à corriger. Nous n'avons même pas besoin de nous l'expliquer, parce que nous nous comprenons si facilement - ou alors pas du tout, mais c'est encore clair pour nous deux.

Sunday, February 13, 2011

Tartine au miel

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Parfois je me souviens combien j'aime le pain grillé avec du miel.
La question est: pourquoi est-ce que je l'oublie si souvent?

La chance que j'ai (1)

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J'ai de la chance, tellement de chance. J'ai des amis.
En même temps (et je pense à celui qui n'en a pas), je me la suis faite, cette chance. Je me la suis fabriquée, je les ai patiemment tissés, ces réseaux fragiles, ces liens évanescents qui s'épaississent et se solidifient à force d'en prendre soin.
J'ai la chance d'être entourée. Je ne m'en rends pas forcément compte, prise dans la multiplication épuisante des choses-à-faire, le nez dans le guidon, égoïcentriquement focalisée sur ah-ce-que-je-n'ai-pas-encore-fait. Mais juste au bon moment m'arrivent tous ces petits signes, ces petites plumes qui volètent sur mon chemin - une lettre, un colis, un coup de téléphone, un message, un "Mais bien sûr que je t'emmène!", un thé, une conversation debout entre deux portes, un regard en passant, un sourire.

Cette semaine, pile poil au bon moment (oui, il faisait -10° au démarrage de la journée, mains gelées sur le volant et bonnet enfoncé sur les oreilles, jusqu'à ce que la voiture se réchauffe), m'est arrivé un home-made cadeau venu de Germanie.

[Vous voyez? Mmh, mes talents de photographe - et ma sainte horreur du flash - rendent le cadeau difficile à apercevoir.]

[Ah, c'est mieux, non? Et le super kitsch papier peint de ma salle de bains en arrière-plain, vous aimez, ou pas?]

Pas sûre que je la mérite, cette amitié-là qui commence à petits pas, parce que je ne suis pas une bonne correspondante. Mais je vais m'améliorer (parce que des cadeaux comme ça, hein, tout chaud, tout doux et juste la bonne couleur!) Peut mieux faire, mais en bonne voie. A propos, ces paquets qui devaient trouver le chemin de la poste il y a, ahem, TROIS semaines?...

[Et notez bien que c'est du crochet, hein, pas du tricot. Du tricot, pff, n'importe quoi, qui aurait l'idée de dire que c'est tricoté? (moi, peut-être...)]

Tuesday, February 08, 2011

Comme un mardi (19)

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Pour une fois, nous sommes rentrés à la maison avant la nuit.

Sunday, February 06, 2011

One of those weekends...

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Vendredi empêtré dans mes mouchoirs, mon mal de gorge et ma tête comme une coucourde.
Dans l'après-midi, message de l'infirmière à tous les profs:
I saw a couple of students today that clearly should not have been sent to school. I suspect they have the flu so remember the drill - wash your hands frequently, don't touch your face, and send anyone to me who does not look well. Stay well and have a great weekend.
Je vais la voir en fin de journée: petite fièvre. Bon.

Samedi grippé. Mais je suis vaccinée pourtant! Ah, du coup, j'ai la version atténuée. Mais avec quand même frissons, courbature, maux de tête et jambes qui se dérobent. Je passe la journée au lit.

Nuit agitée. Mon estomac sécrète un poison qui me tord les tripes pendant deux heures. Quand il se calme, je suis chiffon.

Dimanche accidenté. Le grand soleil me redonne des forces. Et puis Dudie qui a oublié son livre de science, indispensable pour les devoirs, m'oblige à m'habiller pour le conduire à l'école. Et de là, le supermarché n'est pas loin, les courses pour la semaine... L'après-midi est bien entamée quand nous revenons à la maison. Après avoir nourri les fauves et mis de force l'aîné devant son lab report, je décide de laver tous les draps de la maison avant de m'attabler pour faire face à mes propres devoirs. Tiens, je me sens fiévreuse à nouveau (l'effet des copies, ça ne rate jamais).
Vers 6h et demie, j'envoie Paolo à la douche (avec promesse de pouvoir jouer sur mon ipad après). De joie, il se casse la figure dans la douche (il paraît qu'il tournait sur lui même pour se laver plus vite?) et s'ouvre le menton. Il ne crie pas, mais le vacarme de la chute me fait monter quatre à quatre les escaliers. Le voilà dégoulinant de sang, suppliant qu'on ne lui fasse surtout pas de points de suture... Son frère, il y a deux ans et demi, s'est ouvert le menton exactement au même endroit (lui faisait des glissades sur coussins sur le parquet). Je sèche et j'habille l'enfant le plus vite possible, je mets un pansement sur la plaie et nous voilà partis tous les trois pour les urgences. Dudie avait eu 6 points de suture, Paolo finit avec 7 (toujours renchérir sur son frère...) Ce qui a de bien dans cette histoire, c'est que nous avons pu un peu participer à la grand messe qui rassemble toute la nation étazunienne ce soir, que nous ignorons d'habitude superbement: cette fois, je peux dire quelles étaient les équipes en lice pour le Superbowl (Pittsburg et Green ..., ah j'ai déjà oublié, pourtant ce sont eux qui ont gagné, Green quelque chose, du Minnesota). Les télés sont partout, dans la salle d'attente, au pied de tous les lits de la salle des urgences. Pendant que la gentille interne recoud le menton de Paolo, je me concentre sur le jeu (je n'ai jamais rien compris, ni, il faut être honnête, jamais rien voulu comprendre au football américain).

Concentrés sur leur jeu, ils ne regardent même pas celui des footballeurs!

Et moi, j'ai apporté de quoi m'occuper (mais nous avons très peu attendu, je n'ai pas beaucoup avancé).

Nous sommes rentrés à 9h. Les garçons sont affamés, les lits sont tous à faire et mes copies attendent toujours. Je pare au plus pressé: le dîner, les lits, un peu du Hobbit, serrés tous les trois dans mon grand lit.
Il est 11h. Ils dorment enfin, je peux me mettre à travailler. Mais je crois que non, finalement.

Le weekend est terminé, il m'aura fait voir les pierres, il est temps que je me repose. Une nouvelle semaine peut commencer!

Tuesday, February 01, 2011

Comme un mardi (18)

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Il y a des soirs où je me couche en ayant l'impression de n'avoir rien accompli, entre l'arrivée à la maison et la couette. Je me maudis et me lamente d'être si inefficace, j'ai pourtant (attention, refrain) tellement de travail...

Et puis il y a des soirs où j'arrive, sans savoir comment, à abattre une belle besogne. Comme ce soir. Deux lessives (lavées, séchées, pliées - pas rangées), une poule au pot pour demain, une soupe de légumes pour ce soir, une demi-heure de lecture aux garçons (toujours The Hobbit), la lettre de recommandation/ épée de Damoclès enfin terminée. La cuisine est rangée, les enfants nourris, douchés, couchés, devoirs faits et dents brossées. Les poubelles sont rentrées (jour du recyclage).
Bon, je ne me suis pas vraiment posée, non plus.
Entre 17h et 23h. Héhé, pas mal (auto-congratulation de rigueur) (If I don't pat myself on the back, who will?)

La maison est toujours un désastre, ma chambre une catastrophe, la poussière envahit tout, je n'ai rien corrigé (même pas aéré les copies), mais tant pis. Toute la maison sent la poule au pot (pas sûre que j'apprécierai au petit matin...), les garçons parlent déjà du bouillon de demain soir (vermicelles ou perles du Japon?) et je me dis que j'ai au moins deux dîners tout prêts.

On attend des pluies verglaçantes cette nuit, mais rien de pire. La tempête qui s'abat sur le mid-ouest est arrêtée par les montagnes, elle ne viendra pas jusqu'à nous.