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Friday, June 22, 2012

Le 21 juin

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Hier, j'ai écrit un billet un peu insignifiant sur les légumes (mais j'aimais vraiment les photos).  J'ai tourné et retourné, effacé et réécrit, sans parvenir à dire ce que je voulais dire.
Ce matin d'insomnie, alors que je me tournais et retournais dans mon lit d'inconfort, j'ai finalement reconnu mon échec.  Et compris pourquoi je ne pouvais écrire, ce que je ne pouvais écrire, hier.

Le 21 juin, c'était le quinzième anniversaire de notre mariage.  Et probablement le dernier.  Comme celui de mes parents, mon mariage aura duré quinze ans. 
Une sorte de lenteur, de lourdeur au creux du ventre.  De regrets, non, je n'en ai pas.  De la nostalgie, oui.  Mais ce qui est passé ne reviendra pas, jamais.  La douleur de l'échec, notre vie qui se défait.  Mais de regrets, non.  Qu'il est difficile d'avancer.  Mais impossible, et inenvisageable, de revernir en arrière. 
L'année dernière, encore sous le même toit, nous avions tenté de ne pas nous souvenir de la date.  l'année d'avant, j'avais fui, très loin, cette semaine-là.  Et l'avais payé à mon retour.  Il y a trois ans, il y a cinq ans, nous avions fait la fête - j'avais voulu une fête.  Dans une autre vie?

Tuesday, January 24, 2012

Le coeur gros

...
A vous tous (toutes?) qui m'avez envoyé tant de messages chaleureux, merci.  Merci du fond du coeur, que vous m'avez réchauffé, quand par ailleurs j'avance si difficilement dans mon long hiver. 

Bien sûr, je n'ai jamais eu autant envie d'écrire, d'écrire pour vous, de vous écrire que ces derniers jours.  Raconter le déménagement, l'entassement dans le petit appartement, le moment où il a fallu tourner le dos à l'homme et à la maison, la dernière fois...  La douleur aiguë qui me prend de temps en temps.  La peur de ce qui m'attend.  La fatigue qui m'étreint.  Le découragement parfois.
Mais surtout, surtout, les amis extraordinaires qui m'ont entourée, épaulée, qui ont été là pour moi, qui ont empaqueté mes verres, hébergé le surplus qui ne rentre pas dans le tout petit appart, porté mes cartons, déballé mes assiettes, remonté mon lit.  Je les aime, ceux-là, tellement!  En plus de l'aide concrète qu'ils m'ont offerte, ils m'ont redonné un peu confiance en moi.  Si j'ai des amis aussi merveilleux, c'est qu'ils doivent trouver, quelque part, que je vaux la peine d'être fréquentée... 

J'ai le coeur gros, oui.  J'ai tant perdu, ces derniers mois, tant laissé derrière moi.  Mais j'ai aussi le coeur rempli de l'amitié, de l'affection qui m'arrivent de toutes parts.  Alors encore: merci.

I'll be back.  Take good care of yourselves.

Saturday, January 07, 2012

Farewells

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C'est la semaine des adieux.
Adieu à la maison dont nous avions rêvé, celle qui avait tout pour nous (3 ans et demi ensemble).
Adieu à mon mariage (14 ans et demi).
Adieu au père de mes enfants (16 ans de vie commune).

Au revoir à ce blog (5 ans et demi), auquel je n'ai plus l'énergie de me consacrer, et qu'il vaut mieux, pour de multiples raisons, mettre en sommeil quelque temps.

J'ai traversé bien des tempêtes ces dernières années, mais là vraiment je trouve la traversée périlleuse.  Je vous remercie de m'avoir accompagnée et fait des signes depuis la terre ferme.  Je vous retrouverai quand j'aurai fini mon périple en eaux dangereuses.  D'ici là, n'hésitez pas à me donner des nouvelles.
Je vous embrasse,

Lola

Wednesday, September 28, 2011

Confused and conflicted

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J'attendais un message de mon correspondant - et c'est d'un autre qu'il m'en est arrivé un, avec, étrangement, des mots qui semblaient empruntés à celui qui m'écrit maintenant si régulièrement.

je pense beaucoup, tout le temps, à toi

Je ne sais que te répondre.  Notre histoire en pointillés, tes interminables silences, nos faciles retrouvailles et tous nos rendez-vous manqués, tout cela ne s'additionne pas en quelque chose de très défini.  Que sommes-nous, au juste, l'un pour l'autre?  Difficile à dire, surtout si tu te tais.
Je n'arrive pas à me débarrasser du sentiment poignant de culpabilité qui m'étouffe.  Je ne supporte pas de te faire souffrir, tout en ne sachant pas exactement ce que tu ressens.  De la colère?  De la déception?  De l'amertume?  Si seulement tu m'en disais plus.  Si seulement tu m'en avais dit plus, avant, avant qu'un autre se mette à m'écrire, souvent, puis quotidiennement.  Celui-là a pris toute la place, et je l'ai laissé faire.
As-tu seulement idée de qui je suis?  Tu ne sembles guère te poser la question.  Cette ombre de Lola adolescente, de Lola à 21 ans qui a été, pour une saison, ton amoureuse, paraît te suffire.  Je ne sais pas, si seulement tu me disais?
Ton silence me jette dans le doute et les questionnements infinis.

Qu'est-ce qu'on aime, vraiment, quand on aime?  N'aime-t-on jamais que la projection qu'on se fait d'un être sur ce qu'il est vraiment, une ombre posée en transparence qui fait écran, pour toujours?

Est-ce que je ne peux aimer que parce qu'on m'aime?  Depuis mon amour malheureux, mes 16 ans à guetter qui ne voulait pas vraiment de moi, et mes 18 à vouloir donner à qui ne demandait rien, plus aucun homme ne m'a fait chavirer le cœur qui ne m'avait déjà dans le sien.  Ça a d'ailleurs été l'origine de cette malheureuse trajectoire croisée sur laquelle est bâtie l'histoire avec mon jeune homme: il m'aimait tellement que j'ai fini, non sans hésitation et résistance, par me laisser aller dans ses bras.  Et m'y trouver si bien qu'en quelques mois je suis devenue complètement, irrémédiablement amoureuse, dépendante, accrochée, addict.  Et lui, pendant ce temps, parcourait le chemin inverse, se détachait peu à peu, ne m'abandonnait pas parce que j'étais alors si fragile, mais laissait s'estomper l'intensité de ses sentiments - jusqu'à les reporter sur une autre, mon image inversée, mon opposée point à point, ma meilleure amie.  Mais c'est encore une autre histoire.

Moi et mes bagages.  L'homme, qui ne sera bientôt plus l'Homme de la Maison, parce que de maison il n'y aura plus, m'a prédit un jour de grande colère que je finirai seule.  Seule.  C'est bien possible.  En attendant, je me demande comment il est possible que les sentiments dormants pendant tant d'années se réveillent soudain tous en même temps autour de moi.  Je me demande si j'ai changé.  Je me demande si, ou plutôt comment je vais payer ces temps de haute intensité.

Confusion.  Je suis déconcertée, désorientée, désarçonnée.  En même temps, je ne peux m'empêcher de penser que changer de route est la meilleure chose qui pouvait m'arriver.  L'étendue devant moi est vaste, à moi d'y tracer mon chemin.  Il y a une certaine exaltation à ce dépaysement.  Même si la peur et l'inquiétude sont du voyage.

Wednesday, June 22, 2011

Comme un mardi (37)

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Ma main sans bague, exactement 14 ans après mon mariage. Toute une journée à traîner mon épuisement, comme une peine dont on ne se débarrassera jamais. A quand la fin de la tristesse?

Monday, May 02, 2011

Le dernier jour d'avril

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Avril a été long, pluvieux et froid. L'année dernière, le jour des poissons avait été celui des classes en plein air, au soleil, des glaces après l'école. Cette année, il a neigé à gros flocons, le premier avril. Les tempêtes qui ont ravagé le sud n'ont été chez nous que des trombes d'eau. De l'eau qui s'infiltre partout, s'invite dans la cave juste au moment où on essaie de vendre la maison.
Nous avons eu du mal à laisser tomber les manteaux - il y a quelques jours encore, il faisait 3° au démarrage de la journée.
Mais finalement, finalement, avril a tourné la page.

Le dernier jour d'avril, j'étais d'astreinte à l'école toute la matinée. Nouveaux élèves, nouveaux parents, nouvelles questions, tests et évaluations: ou comment transformer un samedi matin en un autre jour de la semaine.

Le dernier jour d'avril, c'était aussi la Fête de la Communauté à Smalltown. Que les garçons ne rateraient pour rien au monde, même s'il faut faire la queue 20 minutes pour une glace, 25 minutes pour une barquette de frites (c'est pour ça que Paolo en a acheté deux d'un coup, pour ne pas avoir à recommencer la queue, m'a-t-il dit...), même si les stands sont tenus par les commerçants, les églises, les clubs de sport, les associations diverses et variées de Smalltown, qui essaient tous de vous convaincre d'acheter, de vous inscrire, vous affilier, de devenir membre.

Consommez, consommez! Des hot dogs, de l'art, des boucles d'oreilles, de la foi, des chaises en bois précieux, de la barbe à papa, de la bonne conscience...

(Moi, c'est un sorbet chocolat noir-noix de coco...)

Une heure et demie, pas plus. D'ailleurs, ils ne le disent pas vraiment, mais les garçons aussi en ont assez. Trop de monde, un peu trop de déjà-vu. 2 collègues, 5 élèves, 1 parent, c'est bon, j'ai mon quota. Mon intolérance de la proximité forcée qu'imposent les petites villes ressurgit vite.
(Je m'aperçois que j'avais déjà parlé de cette fête, ici, et ici, deux photos de l'année dernière.)

Le dernier jour d'avril, l'un d'entre nous a réalisé son rêve. Malgré l'arrière-goût amer, il faut reconnaître que c'est un beau rêve (rouge).

Avril est terminé, qu'est-ce qui nous attend en mai?

Thursday, November 11, 2010

Je sors trop

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Depuis que je suis rentrée de France, mi-août, je suis beaucoup sortie.

Une fois au cinéma (j'ai entraîné un petit groupe de copines pour voir L'Arnacoeur, pas un grand film, c'est sûr, mais nous avons passé un bon moment).

Une fois au restau (Else m'a invitée il y a quinze jours).

Une fois à l'école (pour voir la pièce de théâtre de l'automne, Almost Maine, dans laquelle jouaient plusieurs de mes élèves. C'était vraiment bien et comme d'habitude j'ai été très impressionnée par le niveau de professionnalisme de ces petits jeunes).

Bon, ce qui a fait explosé les statistiques, c'est le week-end dernier où je suis sortie vendredi ET samedi soirs. Oui, je sais, j'exagère.

Un concert vendredi soir (mon amie S. avait un billet pour un concert Gershwin - super -, Weill - assez indigeste, surtout avec les gens assis derrière nous qui râlaient très audiblement - et Brahms - très beau), avec petit restau dans la foulée (j'ai dû trouver un baby-sitter pour ce coup-là).

Et une pièce de théâtre samedi soir. Je voulais absolument emmener mon fils aîné voir cette pièce dont tout le monde disait le plus grand bien, alors, même si je n'étais pas sûre qu'il accroche, même si les places les moins chères l'étaient déjà beaucoup trop pour moi, même si jusqu'au dernier moment je me suis demandé ce que j'allais faire du cadet, je me suis obstinée. Finalement, le père est resté avec Paolo, et Dudie et moi avons eu notre soirée en tête à tête. Il a aimé la pièce - pourtant ce n'était pas évident, un homme seul sur scène racontant quelques scènes clé de l'Illiade -, mais l'acteur/conteur était fabuleux, le jeu de lumière impressionnant, la musique (une contrebasse au balcon) poignante et les parallèles avec des situations historiques ou présentes très pertinentes. J'étais vraiment heureuse de m'être entêtée et d'avoir réussi à l'emmener.
Après, je l'ai invité au restau (je sais, deux soirs de suite, c'est carrément indécent). Malheureusement, nous avons été placés à la table à côté des parents d'un de mes élèves; la maman, charmante mais intarissable, m'a tenu la jambe tout le repas. Dudie a vite plongé le nez dans son bouquin et moi qui espérais une conversation avec mon garçon, j'en ai été pour mes frais. Ah, la malediction des petites villes provinciales, où on ne peut sortir sans rencontrer quelqu'un qu'on connaît (et qui a envie de vous parler...)

Allez, je promets que je ne sortirai plus avant Noël. En même temps, il y a peu de chance que j'ai le temps de faire quoi que ce soit dans les semaines qui viennent.

Mon petit bonheur du moment, c'est de voir Dudie dévorer l'Odyssée (il a déjà fini l'Illiade). Chacun son truc, moi ça me met le coeur en joie de le voir passionné par Homère.

[Au restau, absorbé.]

Tuesday, May 25, 2010

Serendipity

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Je voudrais bien croire à une magique coïcindence, même s'il y a de nombreuses façons logiques d'expliquer la concommitance...

Un dimanche soir, un soir de tempêteuse colère où, m'étant mal réveillée d'une mauvaise sieste, je me suis mis la rate à l'envers pour trois fois rien et ai continué à m'enferrer dans mon exaspération, j'ai quitté la maison précipitamment. M'enfuir, quitter ce piège où m'engluent mon impatience et mon ressentiment.
Sur une route déserte, toute droite, j'ai commencé à sentir le calme retomber en moi. Et puis, du coin de l'oeil sur ma droite, je l'ai vue. Ses couleurs tranchaient sur la palette des tons poudrés du paysage ensommeillé.

Le temps que je m'arrête sur le bas-côté pour prendre une photo, elle s'était déjà éloignée. Majestueuse et féérique à la fois dans la tranquillité d'un soir de mai, la montgolfière semblait me défier: "Tu n'y crois pas, hein? Tu as tort de sous-estimer le pouvoir de la magie sur les humeurs chagrines!"

J'ai repris mon chemin. Le coeur plus léger, soulevé par ce ballon, voyageur magnifique. Et au stop suivant, j'ai dû m'y reprendre à plusieurs fois pour faire confiance à mes yeux.

[Comme d'habitude, cliquez sur la photo pour voir en plus grand]

Alors, bien sûr, il est très simple de trouver un lien, une explication. Mais je préfère penser que ce soir-là, une bonne fée des courants d'air s'est chargée de dissiper mes nuages.

Notes en bas de page:
1. La première photo était une tentative pour saisir la montgolfière tout en conduisant. A éviter (non seulement parce qu'on ne peut pas cadrer, mais en plus parce que c'est très dangereux).

2. Montgolfière se dit en anglais "Hot air balloon".

Oui, je sais, vous savez sans doute. Mais au cas où (mon histoire, hélas, perdrait son sens si vous l'ignoriez).

Monday, September 07, 2009

Punition

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Je le voulais trop. De manière répétitive, capricieuse. Trop visible mon désir.
J'avais décidé, l'année dernière, que j'irais désormais à la plage pour mon anniversaire. J'avais été heureuse, pour la première fois depuis longtemps, en ce jour si important pour moi. J'avais annoncé, clamé: "Nous irons encore à la plage le jour de mon anniversaire". Nul ne l'ignorait.
Oui, mais voilà.
Il paraît que la nouvelle voiture avait besoin d'être réparée juste ce jour-là. Pas le lendemain, non. Elle roulait pourtant. J'ai encaissé. Un anniversaire sans plage, puis sans bougie, sans champagne (le gâteau, c'est moi qui me le suis fait, et je l'ai trouvé sans goût). J'ai encaissé, mais j'ai commencé à bouder. C'est ma spécialité, depuis toute petite, et je suis très forte. Je peux bouder très longtemps.
Le lendemain, l'homme, réalisant tout à coup mais trop tard son erreur, propose d'aller à la plage. Mais je ne veux plus, toute à ma déception, rancoeur, colère.
Plus tard, j'ai relancé le projet. Mais, pour une raison ou pour une autre, nous n'y sommes jamais allés.

Alors, quand Else est rentrée de vacances, j'ai fixé la date. La veille, j'ai annoncé à l'homme que j'emmenais les enfants à la plage, avec Else. Longue et violente discussion. On passe.
Dimanche, nous avons chargé la voiture - serviettes, couverture, pique-nique, crème solaire ... Mais Else n'était pas prête. Puis nous avons rencontré de nombreux embouteillages. Attente sous un ciel de plus en plus gris. Arrivés finalement à l'océan, il a fallu se rendre à l'évidence: il faisait mauvais. Et quand nous avons payé l'entrée (les plages du New Jersey sont payantes), on nous a annoncé que la baignade était interdite pour cause de courants dangereux. Les garçons ont commencé à pleurer.
Bien fait pour moi, qui espérais tant cette journée sur la plage. Il faisait froid, vraiment froid, beaucoup de vent et de lourd nuages sombres pesaient au-dessus de nous. Bien fait pour moi, qui rêve trop haut et avec trop d'aplomb.

Une fois la déception digérée et le pique-nique en train (il fallait se méfier des mouettes qui lorgnaient sans vergogne nos sandwiches), les garçons ont tombé les pulls et se sont lancés dans des travaux de construction éphémères au bord de l'eau. Ils ont "sauvé" un grand nombre de sea fleas, ramassé un petit bout de méduse (sans se faire piquer, je ne sais comment), creusé, sauté dans l'écume du bord de mer et passé une après-midi somme toute heureuse.

Nous sommes repartis gelés, mais personne ne se lamentait. Le dernier week-end de l'été a été le premier de l'automne - et j'ai dormi seule, une fois de plus.

Tuesday, November 25, 2008

Unfortunately

...Les week-ends se suivent et ne se ressemblent pas. Mon obsession à me fixer des missions impossibles, elle, ne varie pas d'un iota.
Donc, le week-end dernier, comme d'hab, je me suis donné pour objectif de finir TOUTES les corrections de copies (bien obligée, c'est la fin du trimestre). J'avais bien m'intention de ne rien faire d'autre. Sauf: aller chercher les médailles des garçons (la saison de foot est finie, et c'est tant mieux parce qu'il fait horriblement froid); trouver une veste pour Dudie (il fallait être "bien habillé" pour la cérémonie de Thanksgiving à l'école, et les collégiens devaient donc porter veste-chemise-cravate; il nous manquait la veste...); et aller assister à une mini-représentation de Casse-Noisette, dans laquelle une de mes advisees était la Reine des Neiges (c'était juste une courte "preview", pour inciter les gens à venir au spectacle). Il me semblait que tout cela rentrait parfaitement dans mon samedi, en laissant de la place à une bonne pile de compositions. Wishful thinking!

En fait, tout s'est passé de travers. Allez, jouons au jeu des "shoulda, woulda":
- J'aurais dû accepter que nous prenions la voiture de l'homme pour aller chercher les médailles, au lieu de refuser ("parce qu'elle pue trop la clope, ta bagnole"). J'aurais dû le laisser conduire la mienne. J'aurais dû regarder où j'allais, au lieu de chercher à voir le bonhomme aux médailles.
Si ..., si..., si...., je ne me serais pas pris le trottoir, je n'aurais pas crevé un pneu (presque neuf), je n'aurais pas dû subir la rage de l'homme et l'exposé exhaustif de son point de vue sur ma manière de conduire. Je n'aurais pas été obligée d'apprendre à changer un pneu par -7° (je ne rigole pas), avec un cric rouillé, des enfants impatients dans la voiture et un homme à bout de nerfs. Je n'aurais pas perdu mon après-midi à patienter en attendant que le garage nous installe un nouveau pneu.
- J'aurais dû partir avec l'adresse du magasin de vêtements d'occase. Si je l'avais eu sous la main, ça m'aurait éviter de tourner en rond, avec les trois grognons gelés derrière moi, pour finalement renoncer. Personne n'avait l'air de savoir où il se trouve, cet endroit qui, m'avait-on garanti, regorge de vestes habillées pour garçons de 10 ans. Et Else ne décrochait pas son téléphone. Dommage. Il a donc fallu aller faire un tour au centre commercial (bleuuuuuurrgghhhh) pour dignement vêtir le fiston. Et accessoirement nourrir la tribu, parce qu'il était 2 heures de l'après-midi, et que personne n'avait déjeuné. J'avais l'estomac trop noué par mon incident de pneu pour avoir faim. Pendant que l'homme faisait la queue pour des hamburgers, je me suis acheté 3 pulls et un pantalon. Bah oui, c'était justement le moment de claquer du fric, parce que dans la semaine, nous avions dû payer (très cher) les réparations de la voiture de l'homme (au bout du rouleau, mais il faut qu'elle tienne encore un peu) et nous avons signé un contrat pour une nouvelle chaudière (la vieille semble décidée à ne pas passer l'hiver). Nous voilà donc plus endettés que jamais, et moi qui suis si peu dépensière, j'ai trouvé le moyen de tomber dans une frénésie d'achat. C'est triste. Shouda 've known better. En revanche, pas moyen de mettre la main sur une veste décente pour Dudie.
Le pneu n'étant toujours pas disponible, nous sommes allés faire les courses de la semaine, pour patienter. En faisant un petit tour par Target (où je vais quasiment tous les 15 jours), j'ai mis la main sur non seulement une veste, mais un pantalon habillé. La bonne taille, pas de rayures, pas trop cher et tout et tout. De joie, je me suis acheté un autre pull (pourquoi s'arrêter en si bon chemin...) (et je manquais cruellement de pulls, de toute façon). Bien sûr, j'aurais dû penser à Target en premier pour chercher la veste. L'homme l'avait suggéré, mais Mme JeSaisTout (moi) avait répliqué d'un ton péremptoire qu'on n'y trouve pas ce genre de vêtements. Shoulda 've shut my mouth.
- Evidemment, nous sommes arrivés à la représentation de Casse-Noisette juste quand elle venait de se terminer (après avoir - finalement - récupéré et payé mon nouveau pneu, il a fallu le mettre sur la voiture, rentrer à la maison, décharger les courses, repartir...) Comme ça se passait dans une librairie, j'ai offert des livres aux garçons (pour les remercier d'avoir supporté avec tant de constance les aléas de cette journée pourrie) (et aussi parce que j'avais une carte-cadeau donnée par ma chef lors des PTC). J'en ai profité pour faire réparer les lunettes de Paolo (finalement retrouvées le vendredi précédent, après une absence d'un bon mois, et cassées illico lundi, alors que l'enfant essayait de plier la branche "pour qu'elles tiennent mieux"). Et puis, comme ils étaient sages avec leurs nouveaux bouquins, je suis allée faire un tour chez Anthropologie, normalement hors de portée pour ma bourse, mais j'avais une autre carte-cadeau, celle-là donnée par Else pour avoir gardé son chat à Paques. Je me suis donc acheté une robe...

Et nous sommes rentrés à presque 21h.
J'ai dû travailler toute la journée de dimanche, toute la soirée de dimanche, et même un peu de lundi (je me suis couchée à 2 h du mat') pour finir mes copies. Mais, hé, j'ai FINI.

Bon, maintenant il va falloir se mettre aux bulletins.

Ce qui me ronge le plus, dans le récit de ce misérable week-end, c'est que je ne peux m'en prendre qu'à moi, à moi seule, à moi-même. Samedi soir, malgré mes 4 pulls, mon pantalon, ma robe, je me serais tapé la tête contre les murs de rage contre moi-même.

Monday, October 27, 2008

Week-end en célibataire


J'avais tellement de projets. J'allais faire une méga fête, inviter plein plein de monde, profiter de l'absence de l'homme pour rattraper le temps perdu en matière de vie sociale. Je l'attendais avec impatience, ce week-end sans lui.

Mais, ah!, j'avais oublié les rendez-vous parent-prof mercredi, jeudi, vendredi, qui m'ont laissé complètement à plat. Je n'avais pas compté avec la pluie diluvienne. J'avais négligé la tonne de boulot qui m'attendait (m'attend toujours), les copies à corriger par dizaines, les préparations de cours (toujours ce maudit disque dur, qui, en oblitérant tout mon travail des années précédentes, me rend la tâche si difficile). J'avais ignoré les corvées de ravitaillement, de rééquipement (un cartable a lâché cette semaine, et je ne peux plus faire semblant de ne pas voir les trous aux genoux des jeans), de rangement, de bibliothèque, de foot, de lessive. Et aussi, je n'avais pas bien regardé mon calendrier: mon frère arrive lundi.

J'ai réussi à barrer de ma "to do" beaucoup beaucoup de choses (des dizaines de lessives faites, séchées, rangées; le foot sous la pluie, les courses sous la pluie, le déchargement des courses sous le déluge; un dimanche entier en compagnie de mes copies; ma semaine de boulot planifiée; un gâteau aux poires, une soupe au potiron; et quelques autres choses. Laissé tomber la bibli, on ira un autre jour. Les cartables sont achetés - un chacun, pas moyen de faire autrement -, les jeans aussi, et de nouvelles bottes pour moi que je ne suis pas sûre de garder. Les devoirs de Dudie ont été vérifiés.) Je me suis couchée à minuit et demie, après le retour de l'homme. Pas tout à fait fini ci et ça, mais bon...

J'ai donc passé un week-end comme les autres. Un peu plus paisible, peut-être.

Monday, September 29, 2008

Retour des orages


Depuis plusieurs jours - semaines - l'air est électrique. Ce week-end, le tonnerre gronde sourdement. Quelques éclairs. Et puis l'explosition. Déchaînement pendant une heure et demie. Des cris, des larmes (les miennes). Et les enfants, à nous entendre, qui s'y mettent aussi.

Comme d'habitude, nous n'avons pas avancé d'un iota. Rien n'a été dit - crié - qui ne l'a déjà été. Je suis immensément fatiguée de tourner en rond sur ce manège, fatiguée de la corde qui me bride et me cisaille, fatiguée du même paysage. Fatiguée.

Temps gris. L'orage est passé, mais l'atmosphère est pesante. Il faut bien continuer.
Mes yeux me pèsent, la peau de mon visage tire, je me sens si vieille, si vieille.

Une angoisse montante, insidieuse comme une eau sale qui passe sous la porte. Toute la journée, je l'ai senti arriver. Cette après-midi, j'ai essayé: une promenade seule pendant que les garçons étaient à la piscine, une glace qui m'a plus écoeurée que réconfortée. Et sur le retour, après avoir acheté la peinture pour demain et fait les courses en deux fois - j'en ai oublié la moitié la première fois -, j'ai pris conscience de mes orteils tous recroquevillés, de mes mains crispées sur le volant, de mes muscles douloureux. Tout moi, tendue jusqu'au point de rupture.

Partout où je vais me suit la pile des choses à faire qui commence l'escalade - l'année scolaire a vraiment commencé. Welcome to Stressland, y'all!

Wednesday, August 06, 2008

Retour

Qu'il est difficile de rentrer. Le retour a exactement le même goût que les céréales que j'ai retrouvées, à leur place, dans leur emballage habituel, un peu passées, un peu "éventées": elles ont perdu leur fraîcheur, et je ne peux m'empêcher de leur trouver un arrière-goût de poussière, même si je sais que c'est dans ma tête (comment, en trois semaines, la poussière pourrait-elle s'être infiltrée a l'intérieur d'une boîte bien fermée?...)

L'homme a travaillé comme un damné en notre absence, et presque tous les murs de la maison (y compris l'intérieur des placards) sont peints. Il me fait remarquer que c'est du travail quasi-professionnel (je veux bien le croire, vu le temps qu'il a passé sur chaque mètre carré ...) et s'agace de mon manque d'enthousiasme délirant. Je m'attendais à des bordures rouges dans le couloir (il m'avait consultée par téléphone) et je les retrouve blanches sans crier gare. Il me fait admirer le superbe luminaire qu'il a acheté pour notre chambre, et je grimace parce qu'il a choisi une ampoule "économie d'énergie" qui projette la lumière crue et glaçante d'un néon. Et puis je vois qu'il n'a pas - du tout - fait le ménage depuis notre départ, et que tout est sale... Je ne dis rien, mais ça doit se voir sur mon visage (bon, il faut aussi dire que je me suis levée à 4 heures du mat' pour prendre l'avion, que j'ai supporté 8 heures de vol avec mes deux loulous qui n'ont bien sûr pas fermé l'oeil une seconde, que nous sommes restés coincés dans les embouteillages en revenant de l'aéroport, qu'il m'a dit d'un ton désinvolte "Y'a rien à manger à la maison", ce qui fait que je me suis payé un petit tour au supermarché avant même d'avoir pu mettre les pieds chez moi... Bref, j'ai des circonstances atténuantes qui expliquent mon incapacité à feindre l'éblouissement devant l'amplitude du travail accompli). Nous finissons exaspérés l'un par l'autre et boudeurs, et nous le restons pendant deux jours.

Le jet-lag m'a frappée fort cette année. Il m'a fallu 4 bons jours pour me remettre d'aplomb et cesser de me traîner. Je supporte de moins en moins de quitter la France, je crois. Chaque fois, le contraste est plus violent. Les paysages ternes, les fruits insipides, les manies et les tics des gens d'ici me heurtent de plein fouet. 5 jours après, je me suis réhabituée, il n'y paraît plus. La France me manque de manière abstraite, c'est un sentiment que je range dans ma panoplie d'expatriée, et plus une douleur physique qui me fait répéter "Je me sens mal, je me sens mal" à longueur de journée (et l'homme exaspéré de lever les yeux au plafond - peint à la perfection, sans aucune dégoulinade).

Je suis de retour - et repars bientôt. L'été me file entre les doigts.

Thursday, July 10, 2008

Ce qu'on emporte ...

... de maison en maison

* nos messages/images/mirages de frigo

* nos quelques certitudes et principes établis en commun (certains sont branlants, mais l'ensemble se tient encore)


* Nos rancoeurs, nos regrets, nos réserves. Nos non-dits, nos non-faits, nos pas-encore accomplis. Nos projets. En commun et séparés. Tout ce qui nous sépare et nous rassemble. Tout ce qui nous assemble et nous ressemble.


* La forme de nos rêves

Tuesday, March 25, 2008

The secret life of the mind

Ce qui se fait en douce...

J'ai fait une liste, au début des vacances. Pleine d'espoir, et aussi par avance désespérée de savoir que je ne m'y tiendrai pas. Absolument pas. Comme si je pouvais me bercer d'illusions quant au week-end précédent la rentrée (dans quatre jours, aarrgghh...): oui, je serai devant mes copies, ravagée de colère contre moi-même, de stress à l'idée de n'avoir pas terminé à temps, d'accablement devant mon incapacité à échapper à la malediction de la procrastination.


J'ai quand même un peu avancé (pas beaucoup). Et puis, il y a ces choses qui se sont faites - ou défaites - toutes seules.

Je n'ai pas pris de décision. Mais je n'ai pas eu besoin de lui dire que je restais, que je ne partais pas. Il en a senti l'évidence comme moi. Je ne suis pas sûre que ce soit une bonne chose, cette évidence. Il vaut toujours mieux que rien ne soit gagné d'avance.

Maintenant, j'attends la suite. Et j'espère encore rayer de ma liste les tâches accomplies. J'espère encore.

Thursday, March 13, 2008

Après la tempête

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Il reste des débris. Les plus grosses branches ont été balayées, enlevées de la route qu'elles entravaient, et la circulation de la vie quotidienne a repris son cours. Mais il reste ça et là, et surtout devant chez moi, les traces du grand vent de la semaine dernière.
Qu'est-ce qui m'a pris de secouer ainsi les fondations de ma vie-telle-qu'elle-est? Lui me répète et répète que ma vie-telle-que-je-la-rêve n'est qu'une illusion. Il a sans doute raison. Mais est-ce une raison pour me contenter des choses en l'état?

L'étrange calme après la tempête, les bruits atténués, l'éclat plus lumineux du quotidien, n'a pas duré. Il a mal compris mes avances, a cru que je me rendais. Et nous voilà repartis pour un tour.

Wednesday, December 12, 2007

The world is a mess

Ce n'est pas moi qui le dis -l'écris-, ni même moi qui le lui ai soufflé. Il a vécu ici, lui aussi, ces dernières semaines, dans la tension croissante, l'explosion violente, les cris, le silence et le chagrin.

Je m'en veux de ne pas savoir les protéger, lui et son frère, du malaise qui est le nôtre, adultes, et qui devrait d'une manière ou d'une autre être "contenu".
De tous les reproches qui m'ont été faits, j'ai du mal à accepter celui de mon inefficacité et de mon "débordement". Overworked is not an excuse, everybody is overworked. You just have to become more efficient or give up something. Oui, mais voilà, je ne suis pas prête à lâcher quoi que ce soit. Adulte, disais-je? Si peu. Je veux tout à la fois, et je pique une crise quand confrontée au principe de réalité.

Ce mois-ci, les garçons se lèvent plus volontiers, grâce à la Maison de l'Avent. Non seulement ça me simplifie la vie (j'ai tellement de mal moi-même, trop peu de sommeil, la tête lource), mais ça me rassure sur ma capacité à préserver leur part d'enfance. Quand même.

Thursday, November 29, 2007

Tough days

Heureusement que j'ai pris un peu d'avance, la semaine dernière. Sans cette "réserve" (de repos, de calme), je me demande comment j'aurais tenu, cette semaine.

I don't want / I can't talk about it. Just a few questions:

- What is "home"?

- Comment définiriez-vous l'enfer? Et Satan? (Attention, si votre réponse ne comporte pas une citation de Deleuze - pas de Sartre, duh -, vous avez tout faux).

- Peut-on être à la fois une adolescente attardée, geignarde et perpétuellement insatisfaite, un tyran et un dictateur? [La réponse est bien évidemment oui. Et n'allez pas chercher bien loin pour en trouver un exemple]

- Combien de replis mystérieux recèle encore le for intérieur de mon fils aîné? Arriverai-je à bout de ses méandres? Va-t-il se laisser un jour reconnaître?

A part ça, c'est bientôt le week-end, je vais pouvoir bosser non-stop (c'est-à-dire remplir mes bulletins sans être interrompue par l'enseignement - les cours et les élèves me prennent trop de temps, il faut bien le dire. Ah, on me signale que les 3 jours de vacances de la semaine dernière étaient faits pour ça - remplissage de bulletins. Désolée, pas reçu le message. J'ai fait autre chose à la place.)

Tuesday, November 20, 2007

I-pod

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I stand in the middle of the kitchen, frozen. I hold my tea cup in one hand. I have a hard time finishing to swallow the bread that I was eating when he caught me. He yelled "I am not done", so I stopped. I didn't look at him, not once. I stay there and listen. It lasts forever.

"You are growing plastic out of your ears!", he says. Which is almost funny. Especially because he is the one who gave me this i-pod (the idea was mine, but he went and bought it).
There is nothing untrue in what he says. Yes, I do plug myself out of my daily life. Yes, I cut myself from what's going on in here. No, I don't want to listen to his guitar. Yes, I want to be elsewhere.

I wait and wait. Listen and listen. I don't move, this time, until he tells me he is done. I am getting better at not fighting back (lack of energy, maybe). Later, he comes to see me to - not apologize, but rephrase more calmly. Once again, I don't say a word. This time, I think I am listening to the music in my head (no plastic in my ears, don't need it), but I nevertheless can hear "I feel genuinely sorry that you are not happy". It is just a part of a long sentence in which it turns out that I am responsible for my unhappiness. But still.

I am building a wall around myself. Un mur du son.

Wednesday, September 05, 2007

Un samedi selon mon coeur

Il y a des jours comme ça où tout glisse. Tout se déroule comme prévu, avec une facilité extrême, presque déconcertante (j'attends toujours le moment où tout ça va se casser la gueule, il n'est pas possible que tout se passe si bien...) Bien sûr, je sais que c'est une question d'état d'esprit tout autant (plus?) que de chance. Le hasard mérite qu'on lui fasse confiance. Je dois être un peu trop viscéralement sceptique, mais ces jours-là m'arrivent bien peu souvent. Et j'apprécie d'autant plus.

Samedi, j'avais l'impression d'avoir décroché une étoile. Tout, depuis le matin, depuis le moment où je me suis levée tôt, sans effort, avant tout le monde, jusqu'aux petites heures qui m'ont vue regagner mon lit fourbue et rayonnante, tout est allé dans mon sens. Même le timing, qu'en général je ne maîtrise pas du tout, a été respecté. Après les courses matinales (en un temps record), la piscine étincelante au soleil de midi, l'après-midi dans la cuisine, aux fourneaux, la table mise sur la terrasse à la nuit tombée, les invités sont arrivés et la soirée a commencé...
Je l'ai eu, ma fête d'anniversaire, ma pendaison de crémaillère, ma célébration du début d'année! J'ai même soufflé mes bougies (je les ai préparées moi-même, j'ai bien compris après nos discussions qu'on n'est jamais mieux fêté que par soi-même, je m'en souviendrai!)
Les prédictions de l'homme ne se sont jamais réalisées ("Tu ne peux pas inviter ces gens-ci avec ces gens-là, ils ne vont pas du tout ensemble"; "Je vais trop faire cuire le saumon sur le barbecue, et puis avec ces herbes que tu veux y mettre, ça ne va pas aller du tout"; "Tu as fait trop de gâteaux"...) et il a fini par reconnaître que nous avons passé une très bonne soirée ("Mais bon, c'est la dernière avant un bon moment, parce que maintenant ça suffit, enough socializing!") Il a même joué de la guitare devant une audiance attentive (surtout une jeune fille de deux ans et quatre mois, qui, à minuit et demi, s'est mise à danser...)

Je l'ai eue, ma fête, je peux arrêter de bouder. J'ai fini la soirée avec un grand soleil dans le coeur, et même toute la vaisselle à laver n'en a pas assombri l'éclat.