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Sunday, December 02, 2012

Déménagement

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Je ne suis plus ici, je suis maintenant .

Saturday, October 13, 2012

Samedi matin

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 Il a gelé cette nuit.  Ce matin, l'air est clair, brillant, joyeux.


Juste avant de me réveiller, j'ai rêvé que je devais partir quelque part et mon amoureux (c'était mon Jeune Homme - en fait, nous étions très jeunes tous les deux) me serrait longuement, longuement dans ses bras.  Cette longue étreinte silencieuse était tellement intense, tellement pleine de tendresse que je suis sortie du sommeil encore enveloppée de sa douceur.  Le soleil à ma fenêtre a fini de me persuader que commençait une belle journée.



Monday, September 17, 2012

Projet du weekend




J'ai récupéré un bureau (grâce à Freecycle, une mane si on prend le temps de jeter un coup d'oeil sur les messages régulièrement).  Assez bon état, mais jaune pisseux et surtout terrible odeur de renfermé, racontant un long séjour dans une cave.  Je l'ai lavé, récuré, intérieur et extérieur, j'ai délogé quelques araignées qui y avaient élu domicile, j'ai décollé quelques vieux stickers, mais rien à faire: l'odeur de moisi est tenace.  J'ai fini par acheter une bombe de peinture pour peindre l'intérieur des tiroirs, et mon grand garçon s'en est donné à coeur joie.  On verra si ça marche ...


Puis il m'a aidée à repeindre l'extérieur.


Nous y avons passé des heures, mais je suis assez fière du résultat.  Moi dont la main imprécise fait immanquablement des bredouillis de peinture, je me suis appliquée, j'ai patiemment corrigé chaque erreur, j'ai attendu que la première couche sèche avant de passer la deuxième ...  Comme quoi, on change en vieillissant!  (et on aurait tort de toujours donner raison aux idées arrêtées que véhiculent "les autres" sur nous: ma légendaire maladresse, mon incapacité à faire quoi que ce soit de manuel ...)



Et je vous le montrerai complètement fini...

Monday, June 25, 2012

Since October (1)

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J'avais perdu le cordon de mon vieil appareil photo.  Je viens de le retrouver, exactement là où il aurait dû se trouver - encore un coup de ces objets apparaissant-disparaissant qui me jouent des tours (just checking if you were paying attention).
90 photos - depuis octobre.  Pas les plus importantes, j'ai le nouvel appareil pour celles-là, mais celles, en marge, que je prends quand je n'ai sous la main que le petit qui traîne dans mon sac.  Retour en arrière sur quelques mois durant lesquels ma vie a pris des tournants abrupts (non, en fait: durant lesquels j'ai fait basculer ma vie et celle de ceux qui m'entourent de manière abrupte.  Pas de regret, mais pas sûr qu'un jour je me pardonne).



Octobre - Dans le jardin de cette maison qui n'est plus la nôtre.  Leurs longs et mystérieux jeux-conciliabules. 
Il n'est pas dit que je puisse leur montrer ces photos sans qu'ils se mettent à pleurer. Je m'abstiendrai, pour le moment.

Un matin d'automne de ma fenêtre - mon ancienne fenêtre.

Décembre - Où?  Des lumières dans l'obscurité du mois le plus sombre.  Je ne les situe plus.

Avril - Après le déménagement et tous les bouleversements.  Sur le chemin de l'école, nous traversons le playground des petits.

 Avril - Premières glaces.

Avril - Paolo, transformé, joue les stars.  Il ramène de bonnes joues de son séjour en France (ma mère est une excellente cuisinière...).  Il a temporairement laissé tomber les attaques, l'agressivité, la colère et retrouvé le sourire.


Avril - Ces mois si difficiles ont été ceux du renforcement de mon amitié avec l'Architecte.  Il a pris la place qu'Else a délaissée.  Il est devenu, depuis l'été dernier, mon confident (presque le seul qui soit au courant de mon aventure avec le Correspondant - et je n'oublierai pas sa réaction à l'annonce de "It's over, you know."  Il a posé sa main sur mon bras, il m'a regardée bien en face et il m'a dit: "It didn't work out.  It didn't work out, but it doesn't mean he is not a good guy.  Remember that.  You had that."  J'ai acquiescé.  Et nous n'en avons plus reparlé.)
Nos déjeuners du samedi dans "notre" restau.  Nos verres du vendredi soir chez Térésa.  Il m'a aidée à traverser ces temps durs.  J'ai été là pour lui, aussi.

(A suivre...)





Monday, June 18, 2012

Burn out

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L'année scolaire est finie.  Ces dernières semaines ont été épuisantes, stressantes, elles m'ont vidée.  Je n'arrive plus à travailler, je n'arrive plus à accomplir la moindre des tâches qui m'attendent et deviennent urgentes au fur et à mesure que le temps passe sans que je ne m'y attaque.  Il faut que je retrouve l'énergie de boucler l'année, mais je n'y arrive pas, je n'y arrive pas.  Tant à faire.
Je ne sais toujours pas si je pourrai rester l'année prochaine dans cet appartement qui ne devait être qu'une solution temporaire, mais qui finalement nous convient bien, même s'il est tout petit.  Je ne me vois pas déménager, maintenant. 
La paperasse s'amoncelle.  Juste faire le tour de tout ce que je dois faire me serre le cœur.  J'aurais tant besoin que quelqu'un s'assoie à côté de moi, m'accompagne pas à pas dans le défrichage.
La fatigue physique qui me plombe ne semble pas s'estomper, même si je recommence à dormir normalement.  La semaine dernière, une série de petites nuits et de journées non-stop m'a mise sur les genoux.  J'ai fini les bulletins vendredi.  Et depuis, j'essaie de reprendre le collier - en vain. 

L'été est là, juste là.  Je l'attendais pourtant depuis tellement longtemps.

Sunday, May 27, 2012

Encore le Québec

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Ils sont beaux, ces gens, beaux leurs sourires, leur énergie, leur marche joyeuse et délibérée.

L'envie de voyager là-bas grandit...  Ce n'est (paraît-il) qu'à 6 heures de chez moi en voiture.  Mais la conductrice peu sûre d'elle que je suis hésite.  Un de ces jours, sans doute...

Wednesday, March 21, 2012

Aujourd'hui - Au pied de mon lit

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Des livres, toujours des livres.  Lus, à lire, en train, relus.  Offerts, achetés, prêtés.  Des doutes, des attentes, une bonne surprise, la peur d'être déçue.
Toujours des livres, une pile qui se casse la gueule, qui prend la poussière, et soudain - je suis en vacances après tout! - qui diminue.  Je lis.  Je me suis remise à lire.  Enfin.  Ça faisait trois mois.
Au pied de mon lit, ce qui me tient la tête hors de l'eau.

PS: Ce qu'il en restera dans un an - l'inquiétude, l'angoisse, par capillarité.  La tristesse, qui me cloue au sol, quand je voudrais déployer mes ailes dans l'air du printemps.  Ma mère habite à 5 minutes (3, selon mapquest) de l'immeuble où est retranché une créature au sang glacé.  Je n'ai pu m'empêcher de regarder son visage.  Et de me dire, que vraiment...  Vraiment.  Qu'en restera-t-il dans un an, quand d'autres atrocités, d'autres drames, frappant plus loin, plus près, auront remplacé celle-là?

Saturday, March 10, 2012

MBQ (Questionnaire de Milky)

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Milky pose des questions pour fêter son anniversaire.  J'aime bien ses questions, j'y réponds pour lui et me faire plaisir.

1. Si on vous offrait une 25ème heure par jour, qu'en feriez-vous ?
Je lirais et j'écrirais.

2. Quelque chose que vous avez dû ou décidé d'arrêter de faire, et qui vous manque beaucoup moins que prévu ?
 Je pensais qu'on ne pouvait pas vivre sans passer l'aspirateur, le balai, le chiffon à poussière, la serpillière régulièrement, quasiment à heures fixes.  Je n'ai plus le temps, je fais le ménage quand je peux, par petits bouts, et ni mes enfants ni moi ne nous en portons plus mal.  En revanche, je suis toujours aussi maniaque de la lessive, je n'arrive pas à vivre en toute sérénité à côté d'un panier à linge sale qui déborde.  Chaque chose en son temps, j'y arriverai...

3. Copiez-collez le lien vers un de vos clips préférés.
Ici.  Et .

4. Un anglicisme que vous trouvez bien pratique, et que vous n'aimez pas remplacer par du bon français ? 
Malheureusement, vivant et pensant, et même rêvant très souvent en anglais, j'ai plein d'anglicismes dont j'ai du mal à me débarrasser.  Il y a d'abord les intraduisibles: "Awkward!", "I am confused".
Et puis les tics de langage: "Are you kidding me?", "JK!", "Seriously?".
Enfin les pratiques: "Don't get me started!", "Aww, come on!".

5. À quel(s) moment(s) avez-vous bien plus la sensation d'être un animal, plutôt qu'un être doué de pensée, de bon sens et de culture ?
Quand mon désir s'emballe, sans que rien ne puisse le retenir...  Je ne me reconnais plus, dans ces moments-là (mais que c'est bon!).

4. Le meilleur souvenir qu'un prof vous ait laissé ?
J'ai adoré ma prof de philo de terminale, tous ses cours, du début à la fin de l'année, sa voix, sa manière de parler.  Pas de souvenir précis, juste une grande admiration et affection (qui m'ont amenée à me spécialiser en philo, ce qui n'était pas, en fin de compte, une très bonne idée...)
Un autre souvenir, celui-là très ponctuel: un commentaire de ma prof de lettres en Khâgne, sur une de mes copies "Je sais que vous écrirez un jour..."

5. Vous ne vous décidez pas à vous débarrasser de... 
Tout.  J'ai du mal à me débarrasser de mes vieux vêtements, des livres que je relirai jamais, des morceaux de papier sur lesquels sont griffonnés quelques mots, des t-shirts trop petits de mes enfants...  Tout ce qui m'évoque un souvenir est précieux.  Je ne sais pas jeter.

6. Quelle est la dernière coïncidence amusante que vous avez rencontrée ?
Hier, pendant que j'étais au téléphone avec mon amie A., un livreur de pizzas égaré a sonné à ma porte.  Après l'avoir envoyé dans la bonne direction, j'ai repris ma conversation avec A., qui m'invitait à venir dîner chez elle.  Elle avait décidé de commander des pizzas.  Le livreur est arrivé ... c'était le même.  Sa tête quand il m'a vue,  à demi-heure d'intervalle et de l'autre côté de la ville!

7. Vous faites partie des rares personnes qui aiment... 
L'odeur du pain un peu brûlé. Dormir seule. Le cartilage sur les os de poulet. 

Bon anniversaire, Milky (so young!)!

Saturday, February 25, 2012

Aujourd'hui - moi je

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Moi je voudrais bien m'oublier.  Moi j'aimerais passer à autre chose que moi, mon vieux moi, que j'ai de plus en plus de mal à supporter.  Me voir encore et encore commettre les mêmes erreurs, suivre les mêmes ornières pour atterrir dans les mêmes bourbiers, contempler, impuissante, la situation dans laquelle je me suis mise.  Je n'aime pas me regarder.
Moi je suis un peu dans l'impasse.
Moi j'attends le printemps - et de renaître.

366 réels à prise rapide

Thursday, February 16, 2012

Aujourd'hui - liste à faire demain sans faute

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Demain, pas d'école.  Demain il faut ...

- emmener les garçons à perpettes les canards pour une playdate;
- aller déjeuner avec ma copine S. que je n'ai jamais le temps de voir d'habitude;
- faire une ou deux lessives;
- (commencer à) corriger les essais de ma classe AP (Yes I can!);
- ranger les vêtements qui traînent ici et là;
- prendre ma dose d'antibiotiques (méchante sinusite!);
- rapporter un DVD à la bibli;
- regarder Billy Elliot avec les garçons (est-ce que ça leur plaira?);
- manger un chocolat (ou deux) de la grande boîte envoyée par mon père.

Sunday, February 12, 2012

Aujourd'hui l'imprévu

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Ma vie est désormais toute remplie de prévu.  Prévue, l'impossibilité d'accomplir tout ce que j'avais sur ma liste.  Prévue, l'accumulation des tâches ménagères.  Prévue, la soirée passée à corriger les copies, pour éviter de commencer la semaine encore plus sous l'eau que je ne suis déjà.  Prévue l'odeur de cigarette dans les cheveux des garçons qui reviennent de passer la journée avec leur père.  Prévue la déception, non, ce n'est toujours pas aujourd'hui que j'aurai le temps de lire. 
Je voudrais tant un peu d'imprévu - un message inattendu, par exemple, d'un qui n'écrit plus.

(Un nouveau projet, 366 réels à prise rapide, pour me remettre à écrire - peut-être.)

Tuesday, January 24, 2012

Le coeur gros

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A vous tous (toutes?) qui m'avez envoyé tant de messages chaleureux, merci.  Merci du fond du coeur, que vous m'avez réchauffé, quand par ailleurs j'avance si difficilement dans mon long hiver. 

Bien sûr, je n'ai jamais eu autant envie d'écrire, d'écrire pour vous, de vous écrire que ces derniers jours.  Raconter le déménagement, l'entassement dans le petit appartement, le moment où il a fallu tourner le dos à l'homme et à la maison, la dernière fois...  La douleur aiguë qui me prend de temps en temps.  La peur de ce qui m'attend.  La fatigue qui m'étreint.  Le découragement parfois.
Mais surtout, surtout, les amis extraordinaires qui m'ont entourée, épaulée, qui ont été là pour moi, qui ont empaqueté mes verres, hébergé le surplus qui ne rentre pas dans le tout petit appart, porté mes cartons, déballé mes assiettes, remonté mon lit.  Je les aime, ceux-là, tellement!  En plus de l'aide concrète qu'ils m'ont offerte, ils m'ont redonné un peu confiance en moi.  Si j'ai des amis aussi merveilleux, c'est qu'ils doivent trouver, quelque part, que je vaux la peine d'être fréquentée... 

J'ai le coeur gros, oui.  J'ai tant perdu, ces derniers mois, tant laissé derrière moi.  Mais j'ai aussi le coeur rempli de l'amitié, de l'affection qui m'arrivent de toutes parts.  Alors encore: merci.

I'll be back.  Take good care of yourselves.

Saturday, January 07, 2012

Farewells

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C'est la semaine des adieux.
Adieu à la maison dont nous avions rêvé, celle qui avait tout pour nous (3 ans et demi ensemble).
Adieu à mon mariage (14 ans et demi).
Adieu au père de mes enfants (16 ans de vie commune).

Au revoir à ce blog (5 ans et demi), auquel je n'ai plus l'énergie de me consacrer, et qu'il vaut mieux, pour de multiples raisons, mettre en sommeil quelque temps.

J'ai traversé bien des tempêtes ces dernières années, mais là vraiment je trouve la traversée périlleuse.  Je vous remercie de m'avoir accompagnée et fait des signes depuis la terre ferme.  Je vous retrouverai quand j'aurai fini mon périple en eaux dangereuses.  D'ici là, n'hésitez pas à me donner des nouvelles.
Je vous embrasse,

Lola

Monday, October 17, 2011

Moving forward - and what's left behind

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Je connais peu de choses aussi tristes qu'une histoire d'amitié qui sombre.  Un amour qui finit est déchirant, douloureux, insupportable, la brutalité du bouleversement que ce changement entraîne fout tout en l'air.  Une histoire d'amitié qui s'achève est juste triste - triste à pleurer, triste à mourir.
Je n'arrive pas bien à comprendre, je ne cherche pas non plus beaucoup en fait.  Peut-être ai-je peur de trouver quelque chose de simple et trop trivial.  Peut-être, bien que je m'en défende, suis-je en partie à l'origine de l'éloignement, vite transformé en gouffre.  A partir du moment où je n'ai plus joué le jeu, j'ai perdu mon droit de cité.  J'ai été exclue - et remplacée.  Ha!  Par celui-là même qui avait fait l'objet de tant et tant de nos conversations.  
Je ne retrouverai jamais ce que j'ai perdu, cette familiarité, cette aisance, cette proximité.  Cette entente. Je suis surprise d'être blessée - et triste -, mais pas bouleversée.  C'est là que je vois que je suis véritablement en train de reconstruire ma vie, sur de toutes autres bases.  Je commence à peine.  Autour de moi, ces nouveaux visages, ces énergies positives, l'envie de découverte, de voyages, plus rien ne me retient.

Tout a un prix, ma métamorphose y compris.  J'y ai perdu une amie.

 

Tuesday, October 04, 2011

Comme un mardi (52)

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Voilà, c'est fini pour cette année, fini pour les mardis.
Ils me sont venus moins facilement que les lundis.  Mais j'ai fait le tour de l'année, semaine après semaine.  La récapitulation... quand j'aurai le temps (dans une autre vie?)

Wednesday, September 28, 2011

Confused and conflicted

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J'attendais un message de mon correspondant - et c'est d'un autre qu'il m'en est arrivé un, avec, étrangement, des mots qui semblaient empruntés à celui qui m'écrit maintenant si régulièrement.

je pense beaucoup, tout le temps, à toi

Je ne sais que te répondre.  Notre histoire en pointillés, tes interminables silences, nos faciles retrouvailles et tous nos rendez-vous manqués, tout cela ne s'additionne pas en quelque chose de très défini.  Que sommes-nous, au juste, l'un pour l'autre?  Difficile à dire, surtout si tu te tais.
Je n'arrive pas à me débarrasser du sentiment poignant de culpabilité qui m'étouffe.  Je ne supporte pas de te faire souffrir, tout en ne sachant pas exactement ce que tu ressens.  De la colère?  De la déception?  De l'amertume?  Si seulement tu m'en disais plus.  Si seulement tu m'en avais dit plus, avant, avant qu'un autre se mette à m'écrire, souvent, puis quotidiennement.  Celui-là a pris toute la place, et je l'ai laissé faire.
As-tu seulement idée de qui je suis?  Tu ne sembles guère te poser la question.  Cette ombre de Lola adolescente, de Lola à 21 ans qui a été, pour une saison, ton amoureuse, paraît te suffire.  Je ne sais pas, si seulement tu me disais?
Ton silence me jette dans le doute et les questionnements infinis.

Qu'est-ce qu'on aime, vraiment, quand on aime?  N'aime-t-on jamais que la projection qu'on se fait d'un être sur ce qu'il est vraiment, une ombre posée en transparence qui fait écran, pour toujours?

Est-ce que je ne peux aimer que parce qu'on m'aime?  Depuis mon amour malheureux, mes 16 ans à guetter qui ne voulait pas vraiment de moi, et mes 18 à vouloir donner à qui ne demandait rien, plus aucun homme ne m'a fait chavirer le cœur qui ne m'avait déjà dans le sien.  Ça a d'ailleurs été l'origine de cette malheureuse trajectoire croisée sur laquelle est bâtie l'histoire avec mon jeune homme: il m'aimait tellement que j'ai fini, non sans hésitation et résistance, par me laisser aller dans ses bras.  Et m'y trouver si bien qu'en quelques mois je suis devenue complètement, irrémédiablement amoureuse, dépendante, accrochée, addict.  Et lui, pendant ce temps, parcourait le chemin inverse, se détachait peu à peu, ne m'abandonnait pas parce que j'étais alors si fragile, mais laissait s'estomper l'intensité de ses sentiments - jusqu'à les reporter sur une autre, mon image inversée, mon opposée point à point, ma meilleure amie.  Mais c'est encore une autre histoire.

Moi et mes bagages.  L'homme, qui ne sera bientôt plus l'Homme de la Maison, parce que de maison il n'y aura plus, m'a prédit un jour de grande colère que je finirai seule.  Seule.  C'est bien possible.  En attendant, je me demande comment il est possible que les sentiments dormants pendant tant d'années se réveillent soudain tous en même temps autour de moi.  Je me demande si j'ai changé.  Je me demande si, ou plutôt comment je vais payer ces temps de haute intensité.

Confusion.  Je suis déconcertée, désorientée, désarçonnée.  En même temps, je ne peux m'empêcher de penser que changer de route est la meilleure chose qui pouvait m'arriver.  L'étendue devant moi est vaste, à moi d'y tracer mon chemin.  Il y a une certaine exaltation à ce dépaysement.  Même si la peur et l'inquiétude sont du voyage.

Tuesday, September 20, 2011

Comme un mardi (50)

...

21h30.  La journée est enfin finie, j'ai fait le tour des profs de mes enfants, me partageant entre les deux emplois du temps, choisissant un peu les classes qui me plaisaient (oh, le bonheur d'écouter parler la prof de théâtre, qu'est-ce que je l'admire, cette femme-là!)
Sur mon bureau, je retrouve une poire (pour la soif?) et je me dis que cette journée dominée par la colère (la mienne surtout, mais aussi celle des autres) aurait bien besoin de finir sur une pointe de douceur.
C'est à moi de la trouver, cette douceur, à moi seule de faire advenir l'apaisement qui me permettra de continuer sereinement, l'énergie qui me mettra du vent dans les voiles.  La route est longue!

Monday, September 05, 2011

Des papillons

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J'ai des papillons partout en moi.  Jusqu'au bout des doigts.  Je ne me reconnais pas.  Pourtant, c'est moi, c'est bien moi - et je devrais le savoir, depuis cet été et même le précédent, je devrais savoir que je suis capable de suivre mon cœur, de me laisser porter par ce qui me soulève - des papillons, en l’occurrence, qui tourbillonnent jusqu'à me donner le vertige.
La rentrée, demain.  Mais je suis le mouvement sans vraiment m'inquiéter.  Je suis déjà ailleurs.

Playlist du matin (pourtant au hasard):
We have finally decided to grow...
***
Je n'aime que toi...
***
Tout peut changer aujourd'hui est le premier jour du reste de ta vie...
***
Cher ami à bientôt...
***
C'est d'accord, je t'accueille, moi je dors le fauteuil...
***
Le souvenir qui nous pèse
Plutôt que le laisser pourrir
Se rendre en haut de la falaise
Et là jeter tout à la mer
Des containers de vieilles affaires
Des rancunes et des pardons
Envoyés par dix mètres de fond
Tout ce qui m'a touché, coulé
Tout ce que j'ai choyé, noyé
De ce naufrage, ce Trafalgar,
Toi seule sera rescapée
Je ne sauve que notre histoire
Tout le reste peut bien sombrer...

Saturday, September 03, 2011

Mon été

...
Je ne sais comment parler de mon été.

A vrai dire, je ne sais plus vraiment comment écrire ici.
Juste avant de partir en France, je me suis dit que j'allais, pour de bon, fermer ce blog. Le sens qu'il y aurait à continuer à écrire ici m'échappe. Plusieurs conversations avec des gens que j'estime - et qui ignorent tout de mon jardin secret - m'ont presque fait honte. Quelle idée de s'exposer ainsi, pour qui et pour quoi? Et puis, mes garçons sont à l'âge où les mises en garde sur les dangers du www deviennent nécessaires. En leur répétant: rien ne s'efface, on ne peut pas revenir en arrière, tout ce que vous mettez de personnel sur le web peut être utilisé contre vous, je pense à moi et mon exhibitionnisme, ici même. Et je ne me contente pas de me montrer, je les ai enrôlés dans mon show, eux aussi, sans qu'ils le sachent.
Oui, j'ai honte.

En même temps, je sais ce que m'a apporté cet endroit, qui est à la fois une sorte de journal, compte-rendu des humeurs, des hauts et des bas que je traverse, et un exutoire où épancher ma tristesse, ma frustration, mes peurs. Le petit cercle qui au fil des ans s'est formé autour de ces pages m'est devenu précieux. Pourtant, quand je me suis retrouvée à Paris, en juillet, toute engluée dans une détresse paralysante, je n'ai pu appeler aucune de ces bienveillantes commentatrices. J'avais besoin de me détacher de mon blog. Et je ne savais comment établir le contact entre la vraie vie et celle d'ici (là). Je me rends compte à quel point je me sens peu libre: c'est comme si, dès que je mets le pied en France, tout mon entourage, famille, amis, avait le droit de revendiquer mon temps, tout mon temps. Je m'y prête de bonne grâce, je dois le reconnaître. Mais il m'est difficile d'échapper à leur vigilance pour avoir un peu de temps pour moi. Je ne m'étais jamais rendu compte à quel point pouvait être pesante cette affection sans relâche. Je croyais que mon manque de liberté venait de l'homme qui m'accompagnait - c'était vrai, mais ce n'était qu'une partie du tableau.

Maintenant que j'aimerais aller et venir à ma guise, partir pour un weekend sans rendre de compte, rencontrer qui bon me semble sans en rien dire à personne, je m'aperçois que c'est illusoire: ma vie entière semble être constamment sous le regard de quelqu'un. D'où le délicieux frisson de cette correspondance secrète, qui m'enchante depuis plusieurs semaines. Mais si elle aboutit un jour à un voyage, comment le dire à ceux qui attendent de moi que je sois exactement là où ils pensent que je dois être?

Mon été, donc, puisque j'ai décidé d'en parler, a été un bizarre échafaudage, une superposition hétéroclite de bons et de mauvais moments, que j'ai grimpé sans savoir où j'allais arriver. Le plus étrange, dans cette construction, c'est que je n'arrive pas bien à en mettre en ordre les strates temporelles: les événements s'empilent sans séquence chronologique, les rencontres se télescopent, il y a comme un décalage que je ne m'explique pas bien. J'ai passé, depuis que je suis revenue, beaucoup trop de temps à essayer de mettre en ordre mes souvenirs, et je ne crois pas y être bien arrivée.
Au cœur de mon été, il y a eu la maladie et un passage trop près de la mort qui ne se laissera pas oublier. Il y a eu la volonté de vivre, insufflée encore et encore, un effort commun. La découverte que la famille peut être chargée de ce devoir de veille: rempart contre le malheur, nous tous serrés les uns contre les autres, conscients des failles dans notre barrage, mais faisant face, bravement. Que je suis heureuse d'avoir été là, avec eux!
Et puis, les rencontres. Celles que j'attendais, qui se sont parfois produites, mais à côté desquelles je suis le plus souvent passée. Frustration de l'interminable attente, déception des communications défaillantes. Tu m'entends? Non, décidément pas. Celles que je n'attendais pas, celles que j'ai provoquées (j'ai eu de l'audace, cet été, et je ne parle pas seulement des escaliers de pierre à deux heures du matin). Quelques mots lancés dans le vide pour voir s'ils atterriraient quelque part. Ils ont visiblement traversé le gouffre et ont été récupérés, de l'autre côté. Un fil ténu, auquel je m'accroche désormais un peu trop.

Voilà, tout cela est vraiment trop sibyllin, volontairement sans doute. Pour ma mémoire.
Je reviendrai quand je pourrai, c'est promis.

Tuesday, July 05, 2011

Comme un mardi (39)

...
Sous-titres possibles:
  • Pas encore sortie de l'auberge
  • A moitié
  • Encore une fin d'après-midi à la piscine
  • Mais où est passé le deuxième bras?