Tuesday, November 30, 2010

Comme un mardi (9)

...
Demain décembre déjà.
La nuit prend des couleurs festives (la nuit ... à 5 heures et demie de l'après-midi, ne nous y trompons pas).

Je vous laisse, j'ai encore des bulletins à finir pour demain matin dernier délai. La soirée va être longue et la nuit courte.

Sunday, November 28, 2010

Sunday morning

...
Dernier jour de mes vacances-convalescence. Je n'ai pas fini mes bulletins et je vois mal comment je vais y parvenir à temps. Toujours lestée par cette grande fatigue (post-opération? Pourtant ce n'était pas grand chose...), je m'imagine mal reprendre les cours. Il faudra bien, pourtant.

[Regardant la photo] Quelqu'un veut venir m'aider à nettoyer mes vitres?

C'est aujourd'hui l'anniversaire de deux personnes que j'aime beaucoup beaucoup. J'ai pensé à eux deux souvent aujourd'hui, me demandant quelle fête et quand et qui était là et ...

[J'ai été obligée de réactiver la modération des commentaires, désolée. Je préfèrerais ne pas, mais bon.]

Thursday, November 25, 2010

Thankfully

...
Je n'ai jamais reçu autant de fleurs que ces derniers jours. C'est pourtant une toute petite opération. Mais celles qui savent et celles qui ne savent pas que j'ai besoin de leur soutien au-delà de cet épisode médical m'entourent pareillement. Celle qui m'a accompagnée à l'hôpital, qui m'a téléphoné tous les jours, texté plusieurs fois par jour, qui m'a apporté des bouquets et des gâteaux; celle qui est venue me chercher après l'opération, qui a récupéré mes enfants et est allée me chercher les médicaments à la pharmacie; celle qui m'a apporté un pot de thym, de sauge et de romarin et qui a pris les garçons pour toute une après-midi (avec un match du Barça en plus, et 8-0 pour couronner le tout!); celle qui m'a envoyé 3 cartes en 3 jours (et un e-mail); mon chef qui a fait livré un bouquet orange et blanc.
Else aussi est passée, avec un bouquet et un panettone, parce qu'elle sait que j'adore ça. La distance qu'elle a mise entre nous depuis quelques semaines se maintient malgré tout.

Alors, maintenant que Thanksgiving est passé, je fais le tour de tous ces gestes, de tous ces mots, les leurs, les vôtres, et je me dis que j'ai de la chance.
Traditionnellement, au repas de Thanksgiving, on demande:
What are you thankful for
?

Cette année, l'atmosphère était pesante, l'aspect vaguement festif maintenu bizarrement par celui qui a toujours proclamé qu'il détestait les traditions en tous genres, et la conversation avançait prudemment pour éviter les écueils. Personne n'a posé la question.

I am thankful for my friends, who, over the years, have been there for me again and again, even when I didn't know it, when I didn't realize it. Now that I need them, they are around me, they hold me up above the water. I am so thankful for my friends. Where would I be without you?

Tuesday, November 23, 2010

Comme un mardi (8)

...
Pour une fois, c'est sans moi qu'ils partent à l'école. Toute la rue se prépare à commencer la journée - et moi, une fois qu'ils seront dans la voiture de ma collègue, je rentrerai dans ma maison et je fermerai la porte sur une absence - ni bruit, ni mouvement, pas même une respiration endormie - inhabituelle. Pour une fois.

Sunday, November 21, 2010

Tante Léonie

...
C'est moi! Tisane, gâteau, médicaments. Déplacements réduits, précautionneux. Bon, Tante Léonie avait Eulalie pour la tenir au courant de ce qui se passait au-delà de sa chambre, moi j'ai le téléphone et internet.

J'ai moi aussi un petit garde-malade dévoué, qui vient me voir à intervalles réguliers pour vérifier que tout va bien et que je n'ai besoin de rien. Paolo a beaucoup moins d'égards et plus d'irritation envers mon état ralenti et souffreteux, mais Dudie assure - il mûrit, mon grand garçon!

Friday, November 19, 2010

Ce qui m'attend

...
La semaine dernière, Dudie s'est rendu compte que la date de la sortie du premier volet de Harry Potter 7 coïncidait avec la date de mon opération. Catastrophe, je ne pourrai pas l'emmener au cinéma le jour de la sortie du film. Il m'a bien demandé si je pouvais déplacer l'intervention (Mais oui, mon chéri, ça ne fait qu'un mois que c'est programmé, j'ai tout organisé pour mes remplacements à l'école et pour vos trajets matin et soir, pourquoi pas tout annuler, juste pour aller se mêler à la foule de ceux-qui-l'ont-vu-le-premier-jour?), mais il n'a pas insisté (il devient bon pour détecter le sarcasme - et pour le manier aussi).

Trois jours après, Paolo a tenté le coup - il avait, lui, une réunion de lego robotics qu'il ne voulait pas manquer et qui n'était pas compatible avec mes plans. Moins raisonnable que son frère, il a piqué une grosse colère et m'a dit que je ne pensais qu'à moi. Tu l'as depuis longtemps, ce truc, tu n'es pas obligée de le faire réparer maintenant!

J'ai parfois du mal à choisir entre la tristesse et la colère, et puis finalement je laisse couler. J'en aurais été incapable, il y a quelques temps, mais là, voilà, il y a trop de sable dans mon petit camion, alors ...

Demain donc (ou plutôt aujourd'hui, il est plus de minuit), je vais passer sur le billard. Oh, pas grand chose, une petite réparation, je ne resterai même pas à l'hôpital (ici, on pratique beaucoup le in-and-out). Ces derniers jours, ces dernières semaines même, ont été tellement débordés que je n'ai pas eu le temps de m'inquiéter (en fait je me suis inquiétée avant de savoir ce que j'avais). Maintenant, je redoute moins l'opération que l'après, l'immobilisation, l'interdiction de faire des efforts, de soulever quoi que ce soit (ma mère, qui possède un répertoire inépuisable de catastrophes et de malheurs, arrivés à la mère de l'amie d'une amie d'une amie, m'a promis les pires conséquences - exemples "vécus" à l'appui - si je ne respectais pas les consignes du docteur). Je vais avoir du mal à supporter de ne pouvoir rien faire dans la maison. Et, aaarrrgghh, ne pas pouvoir me faire à manger moi-même!!! (Heureusement, j'ai prévu le coup, j'ai fait des soupes que j'ai congelées, j'en ai pour quelques jours...)

Mais cette petite bosse sur ma route, c'est surtout un moyen de ne pas fixer les yeux sur la montagne qui s'élève derrière. Une fois passé cet épisode médical, il faudra faire face au reste, à tout le reste. Je ne sais pas si j'en aurai la force.
(peut-être aussi que si je dormais, j'aurais plus de courage et d'énergie. Je suis rentrée de l'école à 23 heures, ce soir, après avoir tout bouclé, tout mis en ordre - c'est la fin du trimestre -, tout organisé pour mes remplaçantes. Et une fois arrivée à la maison, où tout le monde dormait déjà, je me suis mise à faire mille choses plutôt que d'aller me coucher. Quelle idée d'être encore debout à cette heure indue, alors que tout mon corps crie DODO!!!)

Tuesday, November 16, 2010

Comme un mardi (7)

Un mardi sous la pluie.
Un mardi à faire des aller-retours entre l'école et la maison.

Un trajet pour nous amener, Paolo et moi, à l'école.
Un trajet pour aller chercher l'aîné que j'ai laissé dormir ce matin, parce qu'il avait été bien malade hier.
Un trajet pour ramener à la maison le même enfant parce que l'infirmière ne veut pas le voir à l'école - 24 heures à la maison sans symptomes avant de revenir en classe. (Et je ne peux même pas prétendre qu'il n'a pas vraiment été malade, puisque c'est à l'infirmerie qu'il a vomi abondamment lundi après-midi...) Il va mieux, pourtant. Il râle un peu de devoir rater une répétition deux jours d'affilée, mais il n'est pas mécontent de passer l'après-midi tout seul à la maison - une première.
Retour à l'école pour finir mes cours de la journée et attendre Paolo qui se déclare "not feeling too good", mais insiste pour aller à son club de lego robotics. Comme quoi, il a le sens des priorités, cet enfant.
Dernier trajet, il fait nuit, nous rentrons à la maison. Paolo me fait remarquer qu'il n'a pas vu son frère de la journée (Dudie dormait quand nous sommes partis ce matin), ce qui n'arrive jamais. Je lui demande s'il lui a manqué, mais j'anticipe la réponse: "Je suis sûr que moi, en tout cas, je ne lui ai pas manqué!"
Et puis nous nous disputons à propos de la session de lego robotics de vendredi à laquelle il ne pourra pas assister - Mais il y aura des pizzas! Et le voilà qui crie et pleure dans la voiture. Je me tais, il se calme.
Il ne nous reste que quelques minutes avant d'arriver. Nous écoutons la pluie tout autour de la voiture en silence.
...

Thursday, November 11, 2010

Je sors trop

...
Depuis que je suis rentrée de France, mi-août, je suis beaucoup sortie.

Une fois au cinéma (j'ai entraîné un petit groupe de copines pour voir L'Arnacoeur, pas un grand film, c'est sûr, mais nous avons passé un bon moment).

Une fois au restau (Else m'a invitée il y a quinze jours).

Une fois à l'école (pour voir la pièce de théâtre de l'automne, Almost Maine, dans laquelle jouaient plusieurs de mes élèves. C'était vraiment bien et comme d'habitude j'ai été très impressionnée par le niveau de professionnalisme de ces petits jeunes).

Bon, ce qui a fait explosé les statistiques, c'est le week-end dernier où je suis sortie vendredi ET samedi soirs. Oui, je sais, j'exagère.

Un concert vendredi soir (mon amie S. avait un billet pour un concert Gershwin - super -, Weill - assez indigeste, surtout avec les gens assis derrière nous qui râlaient très audiblement - et Brahms - très beau), avec petit restau dans la foulée (j'ai dû trouver un baby-sitter pour ce coup-là).

Et une pièce de théâtre samedi soir. Je voulais absolument emmener mon fils aîné voir cette pièce dont tout le monde disait le plus grand bien, alors, même si je n'étais pas sûre qu'il accroche, même si les places les moins chères l'étaient déjà beaucoup trop pour moi, même si jusqu'au dernier moment je me suis demandé ce que j'allais faire du cadet, je me suis obstinée. Finalement, le père est resté avec Paolo, et Dudie et moi avons eu notre soirée en tête à tête. Il a aimé la pièce - pourtant ce n'était pas évident, un homme seul sur scène racontant quelques scènes clé de l'Illiade -, mais l'acteur/conteur était fabuleux, le jeu de lumière impressionnant, la musique (une contrebasse au balcon) poignante et les parallèles avec des situations historiques ou présentes très pertinentes. J'étais vraiment heureuse de m'être entêtée et d'avoir réussi à l'emmener.
Après, je l'ai invité au restau (je sais, deux soirs de suite, c'est carrément indécent). Malheureusement, nous avons été placés à la table à côté des parents d'un de mes élèves; la maman, charmante mais intarissable, m'a tenu la jambe tout le repas. Dudie a vite plongé le nez dans son bouquin et moi qui espérais une conversation avec mon garçon, j'en ai été pour mes frais. Ah, la malediction des petites villes provinciales, où on ne peut sortir sans rencontrer quelqu'un qu'on connaît (et qui a envie de vous parler...)

Allez, je promets que je ne sortirai plus avant Noël. En même temps, il y a peu de chance que j'ai le temps de faire quoi que ce soit dans les semaines qui viennent.

Mon petit bonheur du moment, c'est de voir Dudie dévorer l'Odyssée (il a déjà fini l'Illiade). Chacun son truc, moi ça me met le coeur en joie de le voir passionné par Homère.

[Au restau, absorbé.]

Tuesday, November 09, 2010

Comme un mardi (6)

...
Dudie est à nouveau dans la pièce de théâtre du collège (un petit rôle, comme l'année dernière, probablement muet, mais cette année il doit danser... Je n'en sais pas plus, c'est un secret. Maman, je t'ai vue en haut du théâtre. Mais, s'il te plaît, ne viens plus voir les répétitions, ce sera une surprise le soir de la représentation.)

J'attends avec impatience le 3 décembre pour voir mon fils danser.

Monday, November 08, 2010

L'acrobate du dimanche

...
Il est très fier de son agilité de ninja. Bientôt, il envisage de marcher au plafond.

Tuesday, November 02, 2010

Comme un mardi (5)

...
Sur la route, en revenant à l'école après une visite chez le docteur (encore!)

Rude journée, mes petits hommes se font les dents sur moi. Et ce soir, pendant que je lui lis un livre, Paolo me caresse les cheveux comme personne avant lui. C'est le même enfant qui a piqué crise de colère sur accès de rage depuis ce matin, qui a réduit en bouillie son petit déj (pancake au chocolat fondu, quand même) à grands coups de cuillère rageurs, qui m'a dit NON un nombre incalculable de fois, qui a clamé que j'étais méchante, méchante et que tout était injuste EVERYTHING IS SO UNFAIR, qui est parti se cacher au moment de quitter l'école, sachant que j'avais hâte de rentrer... Je continue?
Mais il fait si beau, un temps magnifique, limpide et glacé. Demain est un autre jour.

Monday, November 01, 2010

Halloween - suite


Le soir même...

Certaines maisons ne lésinent pas dans la déco thématique!

Les Ninjas étaient super prêts depuis une semaine pour partir vadrouiller à la chasse aux bonbons. Mais le soir même, le coeur n'y était qu'à moitié. Nous avons rejoint des amis dans la petite ville voisine, plus animée que notre village. Ils se sont mis une peignée dès le début, insultes de l'un, coup de poing dans le ventre de l'autre - j'ai failli rembarquer tout le monde dans la voiture et repartir immédiatement. Finalement, nous avons continué, un peu en traînant les pieds. Nous ne sommes pas allés dîner chez les amis. Sur le chemin du retour, je les ai déposés au début de notre rue, le long de laquelle, de porte en porte, ils ont fini de remplir leurs sacs. Arrivés à la maison, ils ont fait une expo de bonbons. Mais il y avait école le lendemain, alors la soirée ne s'est pas prolongée.
Ce soir, en rentrant (à 19h30: c'était le dernier match de foot de la saison pour Dudie), nous avons pu constater que les écureuils avaient commencé à ronger les grosses citrouilles. Même pas peur!