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Sunday, January 30, 2011
Scènes de la vie hivernale
...
Vous prendrez bien un petit rafraîchissement?

C'était une bonne idée de laisser les vélos dormir dehors, le soir de la tempête. Maintenant, avant de pédaler, il faudra creuser...
Même les feux rouges ont leur petit bonnet de neige.
Un peu d'ambiance gothique, à l'heure entre chien et loup. On se croirait un peu à Hogwarts, non?
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Friday, January 28, 2011
Snow day, oh yeah!
...
Même si Garance Doré m'a piqué le titre de mon billet, je ne crois qu'elle ait pris sa photo hier. Peut-être avant-hier, mais pas hier. J'en veux pour preuve la photo du jour de son amoureux ...
Hé oui, un snow day, un vrai!!




Beaucoup beaucoup de neige, du sommeil en plus, des copies corrigées, un peu de ménage, du temps avec les garçons, un gâteau (poire-chocolat), et et ... C'était bien, c'était parfait, c'était le bon moment.


Les garçons ont continué à récupérer de leurs gros rhumes (ils sont même sortis jouer dans la neige ... pas trop longtemps), ils ont un peu travaillé, ils étaient heureux et moi aussi!
Et puis un peu d'exercice...
Avant:
... et après:
J'ai bien travaillé!
Hé oui, un snow day, un vrai!!
Beaucoup beaucoup de neige, du sommeil en plus, des copies corrigées, un peu de ménage, du temps avec les garçons, un gâteau (poire-chocolat), et et ... C'était bien, c'était parfait, c'était le bon moment.
Les garçons ont continué à récupérer de leurs gros rhumes (ils sont même sortis jouer dans la neige ... pas trop longtemps), ils ont un peu travaillé, ils étaient heureux et moi aussi!
Et puis un peu d'exercice...
Avant:
Wednesday, January 26, 2011
Sous le signe de la neige
...
Je les ai laissés dormir - tous les deux, finalement, parce que même celui qui n'avait plus de fièvre était bien mal en point - et je suis partie à l'école préparer ma journée d'absence. Les photocopies et les livres pour ma remplaçante, une réunion à toute vitesse avec mon chef, le tour des collègues pour s'assurer que même sans moi, tout roule (Les cimetières sont remplis de gens indispensables, je devrais pourtant m'en convaincre... )
[Ma rue sans l'ombre d'un chasse-neige]
Bon, c'était une mauvaise idée. Il neigeait en continu et les routes n'avaient pas été déblayées. Je me suis fait quelques frayeurs à l'aller et j'ai eu très peur au retour. J'ai mis 45 minutes pour rentrer chez moi (15 en temps normal) et j'ai trouvé sur la Grand Route plusieurs voitures coincées, les roues patinant sur la glace (bien cachée sous l'épaisse couche de neige), incapables d'avancer ou de reculer. Ma brave petite voiture a sagement fait le tour, sans s'arrêter (peur de m'embourber moi aussi). Les virages sont les pires (j'ai beau tourner le volant, les roues vont tout droit...) C'était le jour ou jamais de fermer les écoles (d'ailleurs tous les parents qui sont allés dans le fossé, et il y en a eu plus d'un, sans accident grave à ma connaissance, ne me contrediront pas...)
[Où est passée ma route?]
Quand enfin je suis revenue à la maison, j'y ai trouvé mes loulous en plein lego, pas du tout à l'article (alors qu'hier soir ... Typique!)
Le temps s'écoule, à regarder la neige tomber, à négocier des demi-heures de devoirs contre des demi-heures de wii, à faire quelques interros au coin du feu, à jeter des coups d’œil à mes copies à corriger en me disant que, plus tard, oui, tout à l'heure, en pliant le linge propre et en faisant un pumpkin bread (au gingembre confit).
Un vieux petit monsieur, un voisin qui ne nous parle jamais, vient nous dégager le driveway. Il a fait ainsi presque toute la rue, avec sa machine qui avale la neige et la recrache sur le côté. Je sors pour le remercier, il fait mine de ne pas m'entendre.
Et puis, il est l'heure de préparer le dîner, comment, déjà?, mais où est passée ma journée, j'ai encore tant à faire!
Très bizarre, nous avons eu un orage, sous la neige, avec éclairs et tonnerre. Je n'avais jamais vu ça!
Après le dîner, j'ai accepté de lire - malheureuse, dans quoi te lances-tu! - le premier chapitre du Hobbit à Paolo (et à Dudie qui l'a déjà lu plusieurs fois mais ne s'en lasse pas). Tous les trois devant le feu, blottis sous une couverture (histoire qu'ils me refilent leurs miasmes, au cas où ce ne serait déjà fait...) Et c'est là que je me rends compte qu'un chapitre de ce livre, c'est interminable. J'allais revenir sur ma parole et annoncer que je m'arrêtais en plein milieu, anticipant les cris et lamentations inévitables, lorsque le téléphone a sonné pour nous annoncer un delayed opening: comme la circulation sera très mauvaise demain matin, l'école ouvrira non à 8h mais à 9h30. C'est toujours ça de pris. Et me voilà donc finissant le chapitre, distribuant pshitt dans la gorge, bisous et cuillerées de miel, et faisant mes adieux à l'espoir de faire quoi que ce soit de ma soirée.
Il continue à neiger. Je vais me coucher en espérant que les quintes de toux vont se calmer. Il n'y a pas d'autre bruit, aucune voiture. La neige enveloppe tout de son chuchotement.
Bon, c'était une mauvaise idée. Il neigeait en continu et les routes n'avaient pas été déblayées. Je me suis fait quelques frayeurs à l'aller et j'ai eu très peur au retour. J'ai mis 45 minutes pour rentrer chez moi (15 en temps normal) et j'ai trouvé sur la Grand Route plusieurs voitures coincées, les roues patinant sur la glace (bien cachée sous l'épaisse couche de neige), incapables d'avancer ou de reculer. Ma brave petite voiture a sagement fait le tour, sans s'arrêter (peur de m'embourber moi aussi). Les virages sont les pires (j'ai beau tourner le volant, les roues vont tout droit...) C'était le jour ou jamais de fermer les écoles (d'ailleurs tous les parents qui sont allés dans le fossé, et il y en a eu plus d'un, sans accident grave à ma connaissance, ne me contrediront pas...)
Quand enfin je suis revenue à la maison, j'y ai trouvé mes loulous en plein lego, pas du tout à l'article (alors qu'hier soir ... Typique!)
Et puis, il est l'heure de préparer le dîner, comment, déjà?, mais où est passée ma journée, j'ai encore tant à faire!
Très bizarre, nous avons eu un orage, sous la neige, avec éclairs et tonnerre. Je n'avais jamais vu ça!
Après le dîner, j'ai accepté de lire - malheureuse, dans quoi te lances-tu! - le premier chapitre du Hobbit à Paolo (et à Dudie qui l'a déjà lu plusieurs fois mais ne s'en lasse pas). Tous les trois devant le feu, blottis sous une couverture (histoire qu'ils me refilent leurs miasmes, au cas où ce ne serait déjà fait...) Et c'est là que je me rends compte qu'un chapitre de ce livre, c'est interminable. J'allais revenir sur ma parole et annoncer que je m'arrêtais en plein milieu, anticipant les cris et lamentations inévitables, lorsque le téléphone a sonné pour nous annoncer un delayed opening: comme la circulation sera très mauvaise demain matin, l'école ouvrira non à 8h mais à 9h30. C'est toujours ça de pris. Et me voilà donc finissant le chapitre, distribuant pshitt dans la gorge, bisous et cuillerées de miel, et faisant mes adieux à l'espoir de faire quoi que ce soit de ma soirée.
Il continue à neiger. Je vais me coucher en espérant que les quintes de toux vont se calmer. Il n'y a pas d'autre bruit, aucune voiture. La neige enveloppe tout de son chuchotement.
Tuesday, January 25, 2011
Comme un mardi (17)
...
Un enfant fiévreux le lundi, deux enfants malades le mardi.
Et une après-midi à la maison, à travailler (plus ou moins efficacement...) au coin du feu, pendant que mes petits malades jouent sur la wii ou lisent à côté de moi (en toussant, mouchant, éternuant, histoire de justifier la journée sans école...)
Demain, il va encore falloir jongler entre les horaires de l'un et de l'autre, celui qui retourne à l'école, celui qui reste à la maison, et moi qui vais essayer d'enseigner au moins un cours. Et il doit recommencer à neiger, par-dessus le marché.
Et une après-midi à la maison, à travailler (plus ou moins efficacement...) au coin du feu, pendant que mes petits malades jouent sur la wii ou lisent à côté de moi (en toussant, mouchant, éternuant, histoire de justifier la journée sans école...)
Demain, il va encore falloir jongler entre les horaires de l'un et de l'autre, celui qui retourne à l'école, celui qui reste à la maison, et moi qui vais essayer d'enseigner au moins un cours. Et il doit recommencer à neiger, par-dessus le marché.
Monday, January 24, 2011
J'ai ...
- J'ai perdu le cordon de mon appareil photo.
- J'ai froid - il faisait -20° ce matin, quand nous sommes partis à l'école, et -8° à 2 heures de l'après-midi, au meilleur de la journée.
- J'ai emmené à l'école un enfant qui "ne se sentait pas bien". La règle étant: pas de fièvre, tu vas à l'école. Allez hop, un petit gargarisme à l'eau salée, une petite vitamine C, tu verras, tu vas vite aller mieux. Pas le choix, les élèves de maman l'attendent.
- J'ai ramené à la maison un enfant fiévreux. Pas d'école pour lui demain et une journée compliquée pour moi, avec un certain nombre d'aller-retours.
- J'ai envie d'être ailleurs.
- J'ai besoin de nouveaux pulls (chauds!), mais pas le budget pour. D'ailleurs, les magasins déploient leurs collections de printemps (c'est vrai que les ballerines et les petites robes fleuries, quand il fait -20°, c'est tout à fait ce qu'il nous faut...)
- J'ai trop peu de temps et trop peu d'énergie pour m'attaquer à ce qui m'attend. Cela va me retomber dessus, je le sens.
- J'ai mal au genou, mal aux dents, mal au dos. Je vieillis à toute vitesse, en hiver.
- J'ai de bons souvenirs de cet été, pour continuer à me tenir chaud.
Tuesday, January 18, 2011
Comme un mardi (16)
...
Icy day.
A la neige sont venues s'ajouter les pluies verglaçantes du petit matin. Il faut pourtant aller à l'école - mais les bourrasques hivernales nous ont offert une heure et demie de vacances en plus: on commence à 9h30 au lieu de 8h, le temps de laisser les chasse-neige et les sableuses rendre les routes navigables. Je me suis fait peur, pourtant, deux ou trois fois, la voiture qui glisse, se met en travers... Brrr.
Le reste de la journée est une belle pagaille, emploi du temps bouleversé, périodes écourtées et élèves la tête ailleurs.
Il est temps de passer à demain.
A la neige sont venues s'ajouter les pluies verglaçantes du petit matin. Il faut pourtant aller à l'école - mais les bourrasques hivernales nous ont offert une heure et demie de vacances en plus: on commence à 9h30 au lieu de 8h, le temps de laisser les chasse-neige et les sableuses rendre les routes navigables. Je me suis fait peur, pourtant, deux ou trois fois, la voiture qui glisse, se met en travers... Brrr.
Le reste de la journée est une belle pagaille, emploi du temps bouleversé, périodes écourtées et élèves la tête ailleurs.
Il est temps de passer à demain.
Monday, January 17, 2011
Chocolat
....
Noël tristounet, mais chocolat guilleret!
Avant et après les vacances, j'ai trouvé devant ma porte, déposés par ma factrice qui bravement se fraie un chemin dans la neige, des paquets qui m'ont réchauffé le cœur. Dites-moi, ça s'entend tant que ça que j'ai besoin de chocolat, en ce moment?
Alors, pour commencer, un paquet venu de Berlin, avec 3 genres de pain d'épices (j'ai un gros faible pour le pain d'épices...) et plein d'autres merveilleuses surprises.
Et puis mes parents, sans s'être concertés, ont décidé de me dorloter à distance.
A gauche, les chocolats de mon papa, à droite, dans les belles boîtes en métal, ceux de ma maman ...
... qui sait que j'adore les mendiants!
Et finalement, de Bruxelles, un si gentil paquet vient de m'arriver. Avec une surprise très inattendue: il a été "goûté"... Souris ou écureuil?? En plus la bestiole a choisi de s'attaquer au chocolat au speculoos! Mais bon, en ces temps de fête et d'abondance, il faut être généreux et savoir partager (par bonheur la tablette au gingembre frais est intacte, ouf!)

Merci, merci, à celle qui me connaît si bien!!
Tous ces paquets plein de douceurs, une lettre qui m'est allée droit au cœur, tous ceux qui en pensée ont traversé l'Atlantique et sont venus jusqu'ici, m'ont fait un plaisir immense. Et j'ai suffisamment de chocolat pour traverser l'hiver sans dépression saisonnière, permettez-moi de vous le dire!
(Bon, évidemment, ne croyez pas que je sois la seule à en profiter, j'ai des amateurs de vrai bon chocolat dans la maison. Au point que je suis obligée de planquer mes provisions dans ma chambre, pour éviter les descentes intempestives dans mes réserves...)
A mon tour maintenant d'envoyer mes petits paquets. Allez, je me donne une semaine. (A quoi sert un blog? A vous obliger à tenir votre parole...)

Noël tristounet, mais chocolat guilleret!
Et finalement, de Bruxelles, un si gentil paquet vient de m'arriver. Avec une surprise très inattendue: il a été "goûté"... Souris ou écureuil?? En plus la bestiole a choisi de s'attaquer au chocolat au speculoos! Mais bon, en ces temps de fête et d'abondance, il faut être généreux et savoir partager (par bonheur la tablette au gingembre frais est intacte, ouf!)
Tous ces paquets plein de douceurs, une lettre qui m'est allée droit au cœur, tous ceux qui en pensée ont traversé l'Atlantique et sont venus jusqu'ici, m'ont fait un plaisir immense. Et j'ai suffisamment de chocolat pour traverser l'hiver sans dépression saisonnière, permettez-moi de vous le dire!
(Bon, évidemment, ne croyez pas que je sois la seule à en profiter, j'ai des amateurs de vrai bon chocolat dans la maison. Au point que je suis obligée de planquer mes provisions dans ma chambre, pour éviter les descentes intempestives dans mes réserves...)
A mon tour maintenant d'envoyer mes petits paquets. Allez, je me donne une semaine. (A quoi sert un blog? A vous obliger à tenir votre parole...)

Thursday, January 13, 2011
Mon chemin
...
J'avance. A défaut de progresser, j'avance.
Le temps perdu est le seul qui m'aide à retrouver ce dont j'ai besoin. Je veux le croire (sinon, désespérance - j'accumule tant et tant de temps perdu).
Hier, snow day tant attendu, pas d'école, jour gratuit, offert, au milieu de la semaine.

Et ... voilà, je n'en ai rien fait.
Soit je me tape la tête contre les murs (tu es trop conne, ma fille, tout ce retard dans tes corrections et tu n'as passé qu'une DEMI-HEURE à corriger tes copies?), soit je me dis que j'en ai profité.
Allez, on va dire que j'ai passé une bonne journée.

Je n'ai pas fait de crumble. Ni de pain d'épices aux airelles (depuis le temps que je l'ai à l’œil, celui-là!). Je n'ai pas trié ma paperasse. Je n'ai pas corrigé les projets que mes élèves m'ont rendus avant les vacances de Noël (shame, shame...)
Tant pis.
La neige était tellement belle, au petit matin. Et les joues rouges glacées de mes garçons, après avoir joué dehors. Et l'odeur du feu dans la cheminée.
Demain sera un autre jour, et les copies ne s'impatientent guère (les élèves, oui, mais la patience est une vertu que je me fais fort de leur enseigner...)
Le temps perdu est le seul qui m'aide à retrouver ce dont j'ai besoin. Je veux le croire (sinon, désespérance - j'accumule tant et tant de temps perdu).
Et ... voilà, je n'en ai rien fait.
Soit je me tape la tête contre les murs (tu es trop conne, ma fille, tout ce retard dans tes corrections et tu n'as passé qu'une DEMI-HEURE à corriger tes copies?), soit je me dis que j'en ai profité.
Allez, on va dire que j'ai passé une bonne journée.
- J'ai fait des pancakes pour le petit dej (tradition des snow days), avec du bacon pour les amateurs.
- J'ai cuisiné parce que ledit copain clame à qui veut bien l'entendre que je suis un cordon bleu (je ne le savais pas, mais il s'avère qu'il goûte à presque toutes les gamelles que je prépare pour le lunch box de mon fils) (il m'a demandé si j'avais suivi des cours dans une école de chefs - là, je trouve qu'il en fait un peu trop). En dessert, bananes flambées aux pépites de chocolat fondues. Je crois que j'ai marqué des points.
- Deux lessives.
- Quelques copies (donc). Et une interro préparée pour le lendemain matin.
- Un e-mail depuis longtemps repoussé.
- Une conversation difficile, mais finalement assez productive.
- Beaucoup trop de traînaillage sur internet (qui me perdra, mon vice le plus chronophage).
- Une poule au pot préparée avec amour (pour le lendemain soir).
Je n'ai pas fait de crumble. Ni de pain d'épices aux airelles (depuis le temps que je l'ai à l’œil, celui-là!). Je n'ai pas trié ma paperasse. Je n'ai pas corrigé les projets que mes élèves m'ont rendus avant les vacances de Noël (shame, shame...)
Tant pis.
La neige était tellement belle, au petit matin. Et les joues rouges glacées de mes garçons, après avoir joué dehors. Et l'odeur du feu dans la cheminée.
Tuesday, January 11, 2011
Comme un mardi (15)
...
Ce matin, sur le chemin de l'école, je me suis arrêtée à la poste - qui venait juste d'ouvrir, 7h30. Moi j'étais déjà en retard mais les postières venaient d'arriver, elles n'étaient pas pressées...
Un paquet de Paris, que j'ai mis dans le coffre avec les cartables. Pas besoin d'ouvrir, je sais déjà ce que c'est...
Je l'emporte avec moi dans mon bureau, le contenu serait gelé s'il passait la journée dans la voiture. Sur le chemin, entre le parking et l'entrée de l'école, nous nous amusons, avec Dudie, à nous filer des petites trouilles: "En fait, c'est peut-être des chaussettes.
- Oui, parce qu'ils se disent, il fait froid, il neige, tout ça... Des chaussettes bien chaudes.
- Oui, des chaussettes dans une boîte de chocolat. Tu imagines, tu ouvres la boîte et là, aaaahhhh ... des chaussettes!
- Aaaaahhhhh!"
Et ce soir, chemin inverse, le paquet revient avec nous à la maison. Nous l'ouvrons religieusement. La boîte est encore plus grande que d'habitude. Et les chocolats sont toujours les meilleurs du monde. Il nous gâte, mon papa...
Un paquet de Paris, que j'ai mis dans le coffre avec les cartables. Pas besoin d'ouvrir, je sais déjà ce que c'est...
Je l'emporte avec moi dans mon bureau, le contenu serait gelé s'il passait la journée dans la voiture. Sur le chemin, entre le parking et l'entrée de l'école, nous nous amusons, avec Dudie, à nous filer des petites trouilles: "En fait, c'est peut-être des chaussettes.
- Oui, parce qu'ils se disent, il fait froid, il neige, tout ça... Des chaussettes bien chaudes.
- Oui, des chaussettes dans une boîte de chocolat. Tu imagines, tu ouvres la boîte et là, aaaahhhh ... des chaussettes!
- Aaaaahhhhh!"
Et ce soir, chemin inverse, le paquet revient avec nous à la maison. Nous l'ouvrons religieusement. La boîte est encore plus grande que d'habitude. Et les chocolats sont toujours les meilleurs du monde. Il nous gâte, mon papa...
Monday, January 10, 2011
Iced tea
...
J'ai laissé ma tasse passer la nuit dans la voiture.
Il fait froid, oui! -9° cette nuit. Mes amis barcelonais, que j'ai accueillis hier à leur retour de vacances, n'en croyaient pas leurs bouts de doigts gelés.
C'est normal, c'est l'hiver - mais il ne neige que pendant les vacances ou le week-end, c'est ballot.
[La cour du collège, ce matin. Ils vont en faire, des glissades, pendant la récré!]
Il fait froid, oui! -9° cette nuit. Mes amis barcelonais, que j'ai accueillis hier à leur retour de vacances, n'en croyaient pas leurs bouts de doigts gelés.
C'est normal, c'est l'hiver - mais il ne neige que pendant les vacances ou le week-end, c'est ballot.
Tuesday, January 04, 2011
Comme un mardi (14)
...
Il est 21h30 et je quitte l'école presque déserte - encore quelques groupes de parents qui traînent, espérant happer le conférencier pour l'entretenir de leur propre conception du parenting. Je ne regrette pas d'être revenue ce soir: l'homme est un excellent orateur, maître de l'anecdote significative et de la digression qui, sans en avoir l'air, vous amène exactement à la conclusion de l'argument plus haut avancé. Typiquement américain, efficace et drôle, et - ce que j'apprécie tout particulièrement - sans soucis de prendre son audience à rebrousse-poil, malgré sa gentillesse et ses manières attentives et amicales. J'ai adoré qu'il dise à tous ces parents, pour la plupart issus de la couche sociale la plus privilégiée, l'importance de respecter les règles de l'école, même quand l'école est privée et qu'ils paient très très cher la scolarité de leurs enfants (Un certain nombre de parents pensent en effet que les règles de l'école sont flexibles à loisir en ce qui LES concerne, qu'il s'agisse de partir en famille en dehors des vacances ou d'essayer de persuader un prof de changer la note de fiston ou fifille, parce que ladite note ne fait pas joli sur le dossier pour les universités... Et il va sans dire que ce genre de parents respectent aussi peu les profs, ni plus ni moins des domestiques, que les règles de l'établissement.)
Ferme mais tellement chaleureux, il a répété quelques vérités qui dérangent un peu, il a gentiment bousculé quelques certitudes (certain(e)s n'en démordront pas: LEUR manière d'éduquer leurs enfants est évidemment supérieure), il a mis en place des concepts et des cadres que je trouve très utiles et bons à rappeler, à défaut d'être originaux.
J'avais assisté, dans l'après-midi, à sa conférence pour les profs - différent focus, il nous a parlé de la vie sociale des élèves et de son impact sur ce qui se passe dans nos classes. Je l'ai trouvé moins convaincant; mais il faut dire aussi qu'il sortait d'une heure devant tous les élèves du collège, à leur parler d'amitié, de popularité, d'exclusion et de "bullying" (existe-t-il une traduction pour ce mot?)
Ce soir, pour les parents, la question était "Comment élever des enfants responsables?" (il a lui-même immédiatement critiqué un titre si présomptueux). Tout ce qu'il dit me parle.
Je suis contente d'y être allée, même si, à 21h30, devant l'école presque déserte, avec sur mon chemin des plaques de neige un peu boueuse et le froid qui me mord le bout des doigts, je me sens soudain immensément fatiguée.
Je vais essayer de trouver le temps de lire les livres de cet homme; s'ils reflètent l'humanité et l'humour du personnage, ils ne devraient pas me décevoir.
Ferme mais tellement chaleureux, il a répété quelques vérités qui dérangent un peu, il a gentiment bousculé quelques certitudes (certain(e)s n'en démordront pas: LEUR manière d'éduquer leurs enfants est évidemment supérieure), il a mis en place des concepts et des cadres que je trouve très utiles et bons à rappeler, à défaut d'être originaux.
J'avais assisté, dans l'après-midi, à sa conférence pour les profs - différent focus, il nous a parlé de la vie sociale des élèves et de son impact sur ce qui se passe dans nos classes. Je l'ai trouvé moins convaincant; mais il faut dire aussi qu'il sortait d'une heure devant tous les élèves du collège, à leur parler d'amitié, de popularité, d'exclusion et de "bullying" (existe-t-il une traduction pour ce mot?)
Ce soir, pour les parents, la question était "Comment élever des enfants responsables?" (il a lui-même immédiatement critiqué un titre si présomptueux). Tout ce qu'il dit me parle.
Je suis contente d'y être allée, même si, à 21h30, devant l'école presque déserte, avec sur mon chemin des plaques de neige un peu boueuse et le froid qui me mord le bout des doigts, je me sens soudain immensément fatiguée.
Je vais essayer de trouver le temps de lire les livres de cet homme; s'ils reflètent l'humanité et l'humour du personnage, ils ne devraient pas me décevoir.
Monday, January 03, 2011
Cuttlefish and octopus
...
Aujourd'hui, c'était la rentrée des profs - les élèves avaient un jour de rab.
Le fils aîné a passé la nuit et la journée chez un copain. Le plus jeune est allé à la garderie. J'ai animé la réunion de tous les profs de langue de l'école (17 en tout).
J'avais plein de projets pour la fin d'après-midi (ranger les décorations de Noël, continuer à corriger les copies qui auraient dû l'être pendant les vacances, recoudre des gants ...), mais Dudie m'a tout flanqué par terre. D'abord, il a repoussé l'heure à laquelle je devais venir le chercher. Et puis quand je suis arrivée, il m'a tendu, ravi, un sac plein de trucs gluants et m'a annoncé: "Voilà le dîner!"
Right.
J'ai remercié la mère du copain, qui, elle, ne travaille pas et a une femme de ménage, de nous offrir ainsi des céphalopodes - trop généreux de sa part. Les deux garçons, passionnés de biologie marine, l'avaient convaincue d'aller à la poissonnerie leur acheter des trucs à disséquer. Elle a obtempéré, ils ont bien disséqué, et voilà, elle m'a livré les restes de leurs expérimentations, pour que j'en nourrisse ma famille.
Arrivée chez moi, il a donc fallu apprendre à nettoyer et préparer un poulpe et une seiche. Pas évident, le nettoyage (ni l'odeur après). Mais le repas, même si j'y ai consacré beaucoup trop de temps, n'était pas mauvais du tout.
Il est bien trop tard, je devrais déjà dormir.
C'est reparti pour un tour.
Le fils aîné a passé la nuit et la journée chez un copain. Le plus jeune est allé à la garderie. J'ai animé la réunion de tous les profs de langue de l'école (17 en tout).
J'avais plein de projets pour la fin d'après-midi (ranger les décorations de Noël, continuer à corriger les copies qui auraient dû l'être pendant les vacances, recoudre des gants ...), mais Dudie m'a tout flanqué par terre. D'abord, il a repoussé l'heure à laquelle je devais venir le chercher. Et puis quand je suis arrivée, il m'a tendu, ravi, un sac plein de trucs gluants et m'a annoncé: "Voilà le dîner!"
Right.
J'ai remercié la mère du copain, qui, elle, ne travaille pas et a une femme de ménage, de nous offrir ainsi des céphalopodes - trop généreux de sa part. Les deux garçons, passionnés de biologie marine, l'avaient convaincue d'aller à la poissonnerie leur acheter des trucs à disséquer. Elle a obtempéré, ils ont bien disséqué, et voilà, elle m'a livré les restes de leurs expérimentations, pour que j'en nourrisse ma famille.
Arrivée chez moi, il a donc fallu apprendre à nettoyer et préparer un poulpe et une seiche. Pas évident, le nettoyage (ni l'odeur après). Mais le repas, même si j'y ai consacré beaucoup trop de temps, n'était pas mauvais du tout.
Il est bien trop tard, je devrais déjà dormir.
C'est reparti pour un tour.
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