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Voilà, c'est fini pour cette année, fini pour les mardis.
Ils me sont venus moins facilement que les lundis. Mais j'ai fait le tour de l'année, semaine après semaine. La récapitulation... quand j'aurai le temps (dans une autre vie?)
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Tuesday, October 04, 2011
Tuesday, September 27, 2011
Comme un mardi (51)
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C'était aujourd'hui l'anniversaire de quelqu'un qui m'est cher, mon correspondant de ces dernières semaines, mon compagnon d'escapade vers la Nouvelle Espérance. Je le savais seul, dans un lieu dans lequel chaque pas le conduisait vers une vie irrémédiablement, irréversiblement morte pour lui, mais dont il n'est pas encore complètement détaché. Et je suis si loin ... Nos mots, à mi-chemin entre nous, tissent jour après jour des liens nouveaux - mais j'aimerais quand même être un peu plus près de lui. Très près, en fait.
Par une de ces coïncidences qui semblent se multiplier ces derniers temps, mes advisees avaient décidé aujourd'hui de fêter l'anniversaire de l'une d'entre eux (vous ai-je dit que pour la première fois j'ai dans mon groupe un garçon? Oui, oui! Je ne peux plus dire "mes filles", mais je me régale à dire "My girls and my boy"...) Ils sont venus décorer mon bureau avant notre meeting hebdomadaire. Je les ai laissé faire. Une fois la surprise révélée, les cupcakes dévorés, les miettes de brownies dument écrasées sur la moquette, ils sont tous repartis en classe et j'ai remis mon bureau un peu en place. En regardant la photo, je m'aperçois que cet espace est un vrai capharnaüm, et dire que je pensais avoir mis un peu d'ordre ...
Voilà comment je me suis retrouvée à célébrer un anniversaire aujourd'hui, même si c'est l'homme qui fête aujourd'hui ses 42 ans, et non la jeune fille de 16 ans qui occupait mes pensées.
Happy birthday, my dearest!
C'était aujourd'hui l'anniversaire de quelqu'un qui m'est cher, mon correspondant de ces dernières semaines, mon compagnon d'escapade vers la Nouvelle Espérance. Je le savais seul, dans un lieu dans lequel chaque pas le conduisait vers une vie irrémédiablement, irréversiblement morte pour lui, mais dont il n'est pas encore complètement détaché. Et je suis si loin ... Nos mots, à mi-chemin entre nous, tissent jour après jour des liens nouveaux - mais j'aimerais quand même être un peu plus près de lui. Très près, en fait.
Par une de ces coïncidences qui semblent se multiplier ces derniers temps, mes advisees avaient décidé aujourd'hui de fêter l'anniversaire de l'une d'entre eux (vous ai-je dit que pour la première fois j'ai dans mon groupe un garçon? Oui, oui! Je ne peux plus dire "mes filles", mais je me régale à dire "My girls and my boy"...) Ils sont venus décorer mon bureau avant notre meeting hebdomadaire. Je les ai laissé faire. Une fois la surprise révélée, les cupcakes dévorés, les miettes de brownies dument écrasées sur la moquette, ils sont tous repartis en classe et j'ai remis mon bureau un peu en place. En regardant la photo, je m'aperçois que cet espace est un vrai capharnaüm, et dire que je pensais avoir mis un peu d'ordre ...
Voilà comment je me suis retrouvée à célébrer un anniversaire aujourd'hui, même si c'est l'homme qui fête aujourd'hui ses 42 ans, et non la jeune fille de 16 ans qui occupait mes pensées.
Happy birthday, my dearest!
Tuesday, September 20, 2011
Comme un mardi (50)
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21h30. La journée est enfin finie, j'ai fait le tour des profs de mes enfants, me partageant entre les deux emplois du temps, choisissant un peu les classes qui me plaisaient (oh, le bonheur d'écouter parler la prof de théâtre, qu'est-ce que je l'admire, cette femme-là!)
Sur mon bureau, je retrouve une poire (pour la soif?) et je me dis que cette journée dominée par la colère (la mienne surtout, mais aussi celle des autres) aurait bien besoin de finir sur une pointe de douceur.
C'est à moi de la trouver, cette douceur, à moi seule de faire advenir l'apaisement qui me permettra de continuer sereinement, l'énergie qui me mettra du vent dans les voiles. La route est longue!
21h30. La journée est enfin finie, j'ai fait le tour des profs de mes enfants, me partageant entre les deux emplois du temps, choisissant un peu les classes qui me plaisaient (oh, le bonheur d'écouter parler la prof de théâtre, qu'est-ce que je l'admire, cette femme-là!)
Sur mon bureau, je retrouve une poire (pour la soif?) et je me dis que cette journée dominée par la colère (la mienne surtout, mais aussi celle des autres) aurait bien besoin de finir sur une pointe de douceur.
C'est à moi de la trouver, cette douceur, à moi seule de faire advenir l'apaisement qui me permettra de continuer sereinement, l'énergie qui me mettra du vent dans les voiles. La route est longue!
Tuesday, September 13, 2011
Tuesday, September 06, 2011
Comme un mardi (48)
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Un vrai temps de pré-rentrée ...
Demain, c'est pour de vrai, on entre dans l'arène. C'est reparti jusqu'en juin!
Un vrai temps de pré-rentrée ...
Demain, c'est pour de vrai, on entre dans l'arène. C'est reparti jusqu'en juin!
Tuesday, August 30, 2011
Comme un mardi (46)
Comme un mardi (45)
Comme un mardi (44)
Sunday, July 24, 2011
Pas de mardi (41)
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Mardi est le seul jour de la semaine dernière où je n'ai pas pris de photo.
Mardi à Paris, mardi gris, mardi pluie.
J'aurais tellement, tellement aimé être heureuse d'être là, profiter, marcher dans les rues, voir des amis et d'autres qui le sont presque, boire un verre en terrasse, raconter des bêtises jusque tard dans la nuit - mais voilà, un voile sombre couvre tout et je n'ai qu'une hâte, partir. L'angoisse gagne insidieusement, et je plie. A part un mercredi au Louvre, promis depuis un an, je n'ai rien pu faire de mon passage à Paris. Une courte visite à un nouveau-né m'a presque fait défaillir d'anxiété. J'ai acheté des pyjamas - pour les garçons et aussi un pour moi -, des pulls - il fait froid, et puis j'ai rebroussé chemin.
Tout ce que je pensais laisser derrière moi, je l'ai retrouvé en fait ici.
L'année dernière, je n'attendais rien de mon été, j'étais arrivée complètement vidée - d'énergie, d'espoir, de perspective - et je suis repartie tellement plus forte. Tout ce qui m'avait alors accueillie, entourée, regonflée, je l'attendais cette année, j'y comptais. Hélas, rien de cela. La tristesse, la souffrance, la peur - une juste continuation de mon année.
Et la pluie, le froid, pour s'accorder avec l'humeur du moment.
Mardi est le seul jour de la semaine dernière où je n'ai pas pris de photo.
Mardi à Paris, mardi gris, mardi pluie.
J'aurais tellement, tellement aimé être heureuse d'être là, profiter, marcher dans les rues, voir des amis et d'autres qui le sont presque, boire un verre en terrasse, raconter des bêtises jusque tard dans la nuit - mais voilà, un voile sombre couvre tout et je n'ai qu'une hâte, partir. L'angoisse gagne insidieusement, et je plie. A part un mercredi au Louvre, promis depuis un an, je n'ai rien pu faire de mon passage à Paris. Une courte visite à un nouveau-né m'a presque fait défaillir d'anxiété. J'ai acheté des pyjamas - pour les garçons et aussi un pour moi -, des pulls - il fait froid, et puis j'ai rebroussé chemin.
Tout ce que je pensais laisser derrière moi, je l'ai retrouvé en fait ici.
L'année dernière, je n'attendais rien de mon été, j'étais arrivée complètement vidée - d'énergie, d'espoir, de perspective - et je suis repartie tellement plus forte. Tout ce qui m'avait alors accueillie, entourée, regonflée, je l'attendais cette année, j'y comptais. Hélas, rien de cela. La tristesse, la souffrance, la peur - une juste continuation de mon année.
Et la pluie, le froid, pour s'accorder avec l'humeur du moment.
Tuesday, July 05, 2011
Comme un mardi (39)
Tuesday, June 28, 2011
Comme un mardi (38)
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Cela faisait des mois que je n'avais pas nagé. Mon corps a retrouvé facilement, presque avec surprise, les lisses mouvements, l'étirement, l'enveloppement de l'eau.
Dimanche dernier, alors que je me sortais avec difficulté d'une mauvaise torpeur, une gluante déprime, j'avais décidé de me botter les fesses et d'emmener les garçons à la piscine. Ha! C'était sans compter Paolo, qui n'a rien trouvé de mieux que de se coincer le doigt dans la portière de la voiture. Au lieu de passer l'après-midi à la piscine, nous l'avons passée aux urgences... Rien de cassé, mais une douleur terrible (il est pourtant résistant). Du coup, c'était aujourd'hui notre premier plongeon de la saison.
Dimanche dernier, alors que je me sortais avec difficulté d'une mauvaise torpeur, une gluante déprime, j'avais décidé de me botter les fesses et d'emmener les garçons à la piscine. Ha! C'était sans compter Paolo, qui n'a rien trouvé de mieux que de se coincer le doigt dans la portière de la voiture. Au lieu de passer l'après-midi à la piscine, nous l'avons passée aux urgences... Rien de cassé, mais une douleur terrible (il est pourtant résistant). Du coup, c'était aujourd'hui notre premier plongeon de la saison.
Wednesday, June 22, 2011
Comme un mardi (37)
Tuesday, June 14, 2011
Comme un mardi (36)
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J'ai ce soir retrouvé cette photo dans mon appareil et je me suis un instant demandé à quel moment de la journée je l'avais prise. Et qu'est-ce que je faisais en ville, au juste?
Symptomatique de ces journées de bouclage d'année scolaire, tellement remplies que j'ai du mal à en distinguer les jointures. J'ai l'impression de ne jamais dormir, d'enchaîner les unes après les autres les tâches à accomplir, de toujours - no matter what - me laisser déborder. Pas eu le temps de déjeuner ce matin, encore des bulletins à rédiger en buvant mon thé, un baiser à mes enfants endormis, ils sont en vacances, eux, à peine arrivée à l'école une interview par skype (c'est magique, la technologie), encore des bulletins à finir, j'ai dépassé l'échéance de deux heures, mais ça y est, je les ai envoyés, tellement de petits problèmes à régler, emplois du temps, summer reading, teaching assignments, et les livres de classe à commander, encore une fois je suis en super retard, c'était dû vendredi à midi... Il est finalement 11h et demie et je mange une pomme, qui traînait sur mon bureau depuis une semaine (mais elle n'est pas mauvaise) en me disant que j'irai bientôt déjeuner en ville, juste avant mon rendez-vous avec le Tuesday Man. Le Grand Organisateur des Emplois du Temps râle contre moi, j'ai encore changé ses plans avec mes profs que je veux faire enseigner au collège et au lycée, c'est quoi ce bazar. Il faut, il faut, j'ai promis, écrire cette lettre de recommandation pour A., et rapidement l'envoyer. Ah, et puis il faut que je rappelle ce type qui veut me parler de la candidature de S. dans son école.
Il est deux heures et quart, je suis en ville et je vais enfin pouvoir manger.
Je dois passer par la banque, plus un rond dans mon porte-monnaie, et puis j'ai cette lettre à poster, une réponse à une invitation de mariage, RSVP avant le 31 mai, je suis en retard (ça devient lassant, ce refrain).
C'est à ce moment-là que j'ai dû prendre la photo.
Et cette photo ressemble à ma vie en ce moment, fouillis, circulation, des gens qui traversent, "NO STOPPING OR STANDING", et cet orage qui noircit dans le fond, entre les arbres.
Symptomatique de ces journées de bouclage d'année scolaire, tellement remplies que j'ai du mal à en distinguer les jointures. J'ai l'impression de ne jamais dormir, d'enchaîner les unes après les autres les tâches à accomplir, de toujours - no matter what - me laisser déborder. Pas eu le temps de déjeuner ce matin, encore des bulletins à rédiger en buvant mon thé, un baiser à mes enfants endormis, ils sont en vacances, eux, à peine arrivée à l'école une interview par skype (c'est magique, la technologie), encore des bulletins à finir, j'ai dépassé l'échéance de deux heures, mais ça y est, je les ai envoyés, tellement de petits problèmes à régler, emplois du temps, summer reading, teaching assignments, et les livres de classe à commander, encore une fois je suis en super retard, c'était dû vendredi à midi... Il est finalement 11h et demie et je mange une pomme, qui traînait sur mon bureau depuis une semaine (mais elle n'est pas mauvaise) en me disant que j'irai bientôt déjeuner en ville, juste avant mon rendez-vous avec le Tuesday Man. Le Grand Organisateur des Emplois du Temps râle contre moi, j'ai encore changé ses plans avec mes profs que je veux faire enseigner au collège et au lycée, c'est quoi ce bazar. Il faut, il faut, j'ai promis, écrire cette lettre de recommandation pour A., et rapidement l'envoyer. Ah, et puis il faut que je rappelle ce type qui veut me parler de la candidature de S. dans son école.
Il est deux heures et quart, je suis en ville et je vais enfin pouvoir manger.
Je dois passer par la banque, plus un rond dans mon porte-monnaie, et puis j'ai cette lettre à poster, une réponse à une invitation de mariage, RSVP avant le 31 mai, je suis en retard (ça devient lassant, ce refrain).
C'est à ce moment-là que j'ai dû prendre la photo.
Et cette photo ressemble à ma vie en ce moment, fouillis, circulation, des gens qui traversent, "NO STOPPING OR STANDING", et cet orage qui noircit dans le fond, entre les arbres.
Tuesday, June 07, 2011
Comme un mardi (35)
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Ce matin, quand je suis entrée dans sa chambre, il avait déjà les yeux ouverts. C'est rare - extrêmement rare un jour d'école. Je me suis assise sur le bord de son lit et je lui ai parlé doucement. Et une immense, insurmontable angoisse m'a envahie. Il a fallu que j'attende, en respirant comme je pouvais, que disparaisse la tentation de sombrer, l'évanouissement.
Aujourd'hui était le dernier jour d'école de Paolo.
Dernier jour de l'année scolaire.
Dernier jour de l'école primaire.
Il est arrivé au bout, il a réussi, oui! C'était vraiment un "group effort", sa maîtresse, la "dame" du jeudi, les visages bienveillants à l'école, moi, un peu aussi, mais surtout lui, qui a tenu, qui a appris, qui a atteint le dernier jour de la dernière année de l'école primaire.
Pour presque tous les autres enfants de 4th grade qui étaient au centre de la cérémonie d'aujourd'hui, c'était une fête, même si certains étaient nostalgiques (une petite fille s'est mise à sangloter sur l'estrade en serrant la main du directeur et des instits, je crois qu'elle a mis les larmes aux yeux de la moitié de l'assemblée).
Pour Paolo, c'est une victoire, parce qu'il est passé bien près de l'exclusion une fois ou deux. Il a réussi à se prouver, et à prouver au directeur qui l'avait mis sur une voie de garage l'année dernière, qu'il pouvait finir ses années d'école élémentaire, malgré son refus des règles et règlementations, malgré son indépendance d'esprit et sa main trop leste, qui rend le coup de poing avant même d'avoir réfléchi aux conséquences de son geste.
Il était beau, aujourd'hui, et aussi un peu nerveux. Il a été parfait, il a bien chanté, bien joué du violoncelle, et il n'a même pas perdu sa chaussure en chemin (J'ai cherché la trace de l'incident, mais mon blog n'en a rien gardé: pourtant Dudie, il y a trois ans, a défilé sa chaussure à la main. Oui, une chaussure au pied et l'autre à la main.)
Paolo m'a dit, soulagé: "C'est fini". Oui, c'est fini, mon cœur. Jusqu'en septembre. Jusqu'à la rentrée au collège. Et là, là, les choses vont redevenir intéressantes...
Aujourd'hui était le dernier jour d'école de Paolo.
Dernier jour de l'année scolaire.
Dernier jour de l'école primaire.
Il est arrivé au bout, il a réussi, oui! C'était vraiment un "group effort", sa maîtresse, la "dame" du jeudi, les visages bienveillants à l'école, moi, un peu aussi, mais surtout lui, qui a tenu, qui a appris, qui a atteint le dernier jour de la dernière année de l'école primaire.
Pour Paolo, c'est une victoire, parce qu'il est passé bien près de l'exclusion une fois ou deux. Il a réussi à se prouver, et à prouver au directeur qui l'avait mis sur une voie de garage l'année dernière, qu'il pouvait finir ses années d'école élémentaire, malgré son refus des règles et règlementations, malgré son indépendance d'esprit et sa main trop leste, qui rend le coup de poing avant même d'avoir réfléchi aux conséquences de son geste.
Il était beau, aujourd'hui, et aussi un peu nerveux. Il a été parfait, il a bien chanté, bien joué du violoncelle, et il n'a même pas perdu sa chaussure en chemin (J'ai cherché la trace de l'incident, mais mon blog n'en a rien gardé: pourtant Dudie, il y a trois ans, a défilé sa chaussure à la main. Oui, une chaussure au pied et l'autre à la main.)
Paolo m'a dit, soulagé: "C'est fini". Oui, c'est fini, mon cœur. Jusqu'en septembre. Jusqu'à la rentrée au collège. Et là, là, les choses vont redevenir intéressantes...
Tuesday, May 31, 2011
Comme un mardi (34)
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Petits pois frais, chaleur lourde et humide, fatigue pesante, deux lessives et une chute de vélo. Des écorchures partout, un petit trou dans le bras et un vélo plié.
Avant de dormir, 10 minutes de lecture (toujours The Fellowship of the Ring, on avance doucement), tous les trois dans mon lit, le blessé au milieu, l'écosseur à droite et moi à gauche (comme le cœur, toujours à gauche).
C'était ma soirée du mardi. Bien heureuse qu'elle soit finie.
Avant de dormir, 10 minutes de lecture (toujours The Fellowship of the Ring, on avance doucement), tous les trois dans mon lit, le blessé au milieu, l'écosseur à droite et moi à gauche (comme le cœur, toujours à gauche).
C'était ma soirée du mardi. Bien heureuse qu'elle soit finie.
Tuesday, May 24, 2011
Comme un mardi (33)
Tuesday, May 17, 2011
Comme un mardi (32)
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