Wednesday, February 27, 2008

Augustana

Trouvé ça et là, et dernièrement chez Versac, un petit jeu où le hasard vient rencontrer mes secrets... J'aime bien.
Vous pouvez jouer, vous aussi.

Voilà les règles:

Album Cover Generator
1.
http://en.wikipedia.org/wiki/Special:Random
Le premier article de la page est le nom de votre groupe.
2. http://www.quotationspage.com/random.php3
Les 4 derniers mots de la dernière citation seront le titre de votre album.
3. http://www.flickr.com/explore/interesting/7days/
La 3ème photo, quelle qu'elle soit, sera votre pochette d'album!


PS: Z'avez-vu ma nouvelle bannière? Pas mon oeuvre, oh non, mais celle d'une petite fée des ordinateurs qui s'est penchée sur mes problèmes de perspective déformée, et d'un coup de clavier magique, hop là!, a fabriqué exactement l'image qui me fallait. Merci Camille!

PPS: Je m'aperçois qu'on ne peut guère lire le titre de mon premier album, c'est quand même dommage! Mais comme je viens de passer une heure à bidouiller cette pochette d'album (avec beaucoup de difficulté), je ne vais pas sur le métier remettre mon ouvrage.
Le nom de mon groupe est AUGUSTANA et le titre est :
On a day with no 'Y' in it.

Saturday, February 23, 2008

Finalement!!!

!Yep! It is a SNOW DAY!!!
YEAAAAHHHHHHHHH!!!

Un vrai, avec coup de téléphone à 5h30 du matin, retour au lit tout chaud jusqu'à 9h et Dudie qui débarque dans ma chambre tout ensuqué: "Mais maman, on a oublié de se réveiller!"


Un Snow Day, un vrai, avec pancakes au petit déjeuner...


une matinée de luge...


et chocolat chaud, bien sûr.

J'ai même réussi à caser 3 heures et demie de boulot et un dîner avec Else et sa fille, je suis assez fière de moi! Il faut dire (pour ceux, malheureux, qui n'ont jamais eu le bonheur d'en connaître un) que les Snow Days ont une particularité unique: ils sont extensibles. Ils laissent du temps pour tout. Ils rendent heureux.
Today, the snow made my day.

Monday, February 18, 2008

Valentines (suite)

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Même si on est passé de la fête des amoureux à la fête de j'aime-tout-le-monde (avec avalanche de bonbons), il n'en reste pas moins que les hommes sont ici tenus de ne pas oublier leur chère et tendre en ce jour bordé de rose. (Voire leurs filles, s'ils en ont. Ou leur secrétaire. Ou n'importe quelle représentante de la gente féminine avec laquelle ils sont amenés à être tant soit peu en contact).
Mais le plus important, donc, c'est d'honorer la femme qui partage leur vie. Jeudi soir, après l'école, je croyais en avoir fini avec toutes ces mièvreries, mais que nenni. Au supermarché du coin où j'étais allée faire trois courses, j'ai trouvé le parking étonnamment rempli d'hommes. Tous un bouquet à la main. Et à l'intérieur, ils étaient venus, ils étaient tous là.

Le papa et son fiston encore en kimono de karaté, qui attendent patiemment (le gamin frissonnait) que la vendeuse finisse d'emballer les fleurs avec les rubans et les coeurs appropriés.
Le beau gosse, son portable à l'oreille, qui triture les roses blanches (la fleur de l'amour, ici, c'est l'oeillet rouge. Mais, lui, visiblement too cool for school, il ne peut pas faire comme les autres), en prend une, la repose, en prend une autre...
Celui qui avait oublié (comment peut-il?...), et qui, l'air très contrarié, choisit le bouquet le plus cher en espérant que ça suffira. Pas le temps d'aller au Mall pour un petit cadeau. Quelle galère se lit en toutes lettres sur son visage.
Le jeune père de famille qui projette un bon petit repas et laisse son bébé détruire méthodiquement les marguerites posées à côté de lui dans le chariot.
L'adolescent mal à l'aise, qui erre, l'air sombre, devant l'étal des boîtes de bonbons spécial Saint Valentin, se décide tout d'un coup, saisit une énorme boîte en forme de coeur, fonce vers les caisses en priant pour que personne ne le reconnaisse, ne l'interpelle ou se moque de lui.
Les deux pépés qui choisissent des cartes pleines de coeur et les commentent bien fort.

Et moi avec mon yaourt nature pas sexy, mes endives et mes carottes. Et du produit vaisselle. Il faut bien que quelqu'un aille à contre-courant de toute cette amourosité, non? Sinon, on finirait par être noyés dans le rose bonbon. (J'ai toujours détesté le rose).

Thursday, February 14, 2008

Un peu dégoûtant

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La première année, quand Dudie était en Kindergarten (l'équivalent de la dernière année de maternelle, mais ici, c'est la première année de l'école primaire), je ne m'étais doutée de rien. J'étais prête pour Halloween (mais, pas de chance, dans le Mid South, on ne fête pas Halloween dans les écoles publiques, de peur d'encourager l'engouement pour la magie noire. A la place, on a eu droit à une "Fête des moissons" sans flonflon), je me doutais bien qu'il y aurait une "class party" pour Noël (Ah, pas tout à fait, c'était plutôt une célébrations de toutes les fêtes de fin d'année, pour ne pas heurter les non-Chrétiens. Alors Kwanzaa était de la partie aussi, et peut-être même l'Aïd et Diwali). Mais je ne m'attendais pas à tel vacarme autour de la Saint Valentin. Ce jour-là, mon fils est arrivé à l'école comme les autres jours (c'est-à-dire à 7h20, le malheureux). Mais il en est revenu chargé de cartes toutes plus roses les unes que les autres et de bonbons bon marché. Il portait aussi une grosse rancune: "J'étais LE SEUL qui n'avais rien à donner aux autres, LE SEUL!"

Je ne me suis plus laissé surprendre. Chaque année, j'ai acheté des mini-cartes (par paquets de 36), qui disent des choses comme: "Let's have fun on Valentine's day!" ou "Happy Valentine's day to someone who is super cool" ou encore (plus osé): "You make my heart flutter on Valentine's day!", avec plein de coeurs et de sirupeuses illustrations. J'ai aidé Dudie, puis Paolo quand il a eu l'âge, à écrire le nom de chacun de ses camarades de classe (sans oublier la maîtresse). Car, si à l'origine les enfants ne donnaient des "Valentines" qu'à leurs amis les plus proches, la tradition a été modifiée sous la pression des parents: désormais, on doit donner la même chose à tous les enfants de la classe, aucune exclusion, aucune discrimination (Quelle illusion!). Par expérience, il faut commencer à préparer les cartes bien avant la veille au soir, sinon ça risque de tourner vinaigre après la 8e carte.

Et puis, nous sommes arrivés sur la Côte Est, et là, nous avons constaté un net changement: les cartes se sont lestées. Et d'année en année, les "petits cadeaux de l'amitié" sont devenus de plus en plus gros: on est passé d'une sucette scotchée sur une carte à une petite boîte de chocolats, ou à des petits jouets. Cette année, on bat tous les records: mini-jeux, chocolats, graines de lavande à planter ("Tiens maman, ça je te le donne, ça ne m'intéresse pas"), carnets, petites peluches... C'est comme si les parents rivalisaient à travers ce que leurs enfants distribuent à leurs camarades de classe. Un peu dégoûtant. Mais quelques parents résistent (ou simplement n'ont pas les moyens d'entrer en compétition), et se contentent des bonnes vieilles cartes: "To a dude with an attitude, Happy Valentine!"

J'ai acheté, il y a deux week-ends, de grosses coccinelles en chocolat que Paolo a collées sur des coeurs en papier épais découpés par son père. Fait maison, en quelque sorte. Dudie, lui, a voulu jouer l'originalité et s'est mis en tête de faire un petit origami pour chaque enfant de sa classe. Bien sûr, ça lui a pris un temps considérable, mais il l'a fait avec beaucoup de soin et il était très fier du résultat. Je m'attendais un peu à ce qui est arrivé: il est revenu déçu, les enfants n'y ont pas prêté grande attention ou n'ont pas compris ce que c'était. Il avait fait des oiseaux, des volcans et des paniers de basket (tout ce qu'il avait appris dans sa classe d'origami, qu'il a commencée il y a quelques semaines), et ses copains n'ont même pas cherché à savoir ce que représentaient ses fragiles constructions de papier. C'est un peu triste. (Mais en même temps, il a travaillé consciencieusement et avec persévérance, et je suis sûre que la satisfaction qu'il en a tirée contre balance son amertume).

La journée est finie et j'ai une légère nausée. Trop de mièvreries. Beaucoup beaucoup trop de rouge, de rose et de sentiments sucrés. Vivement la semaine prochaine, que recommencent les jalousies et les disputes.


Sunday, February 10, 2008

Bannière?

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Comment fait-on pour installer une bannière, en haut de la page? Une qui s'étale sur toute la largeur, et pas juste une petite photo dans le coin? Quelqu'un a une idée?

[La photo n'a rien à voir avec ma question, mais je l'aime...]

Thursday, February 07, 2008

Nine daughters

.Je vous ai menti, quand je me suis lamentée (tout haut ou tout bas, je ne m'en souviens plus) de ne pas avoir de fille. En fait, j'ai des filles. Neuf, cette année. Toutes adolescentes (ce qui fait que parfois je me réjouis de les rendre à leurs autres parents à la fin de l'après-midi).

Ce sont mes petites chéries, mes protégées, mes advisees. Dans ce système scolaire où le concept de classe n'est pas du tout le même qu'en France (la "classe", c'est l'ensemble des élèves d'une même année. Par exemple, la classe 2008, ce sont les terminales, cette année, ceux qui quitteront le lycée en 2008), il n'y a pas de professeur principal. Le "Dean" de la classe s'occupe de la discipline, de tout ce qui est administratif, des gros problèmes et des regroupements hebdomadaires (Class meeting). Mais il lui est impossible d'avoir une relation proche avec les quelques 95 élèves de sa classe. Alors, à chaque élève est attribué un "advisor", sorte de tuteur, conseiller, agent de liaison avec la famille, avocat au besoin, négociateur à l'occasion, parent de substitution de temps en temps... A partir de la deuxième année de lycée, l'élève peut choisir son advisor.

J'ai commencé avec 4, l'année dernière j'en avais 6 et cette année je me retrouve avec 9 filles. Elles insistent pour maintenir la non-mixité dans le groupe (et j'avoue que ça me va bien). Les petites nouvelles, cette année, ont un peu de mal à s'intégrer, tant la petite bande compte de fortes personnalités. Mais, peu à peu, elles se font une place.
J'adore mes filles (ce qui n'exclut pas l'agacement, parfois). A l'exception d'une seule qui fait de l'espagnol, elles parlent toutes français (plus ou moins bien), ce qui me permet de passer d'une langue à l'autre, j'adore ça (elles aussi). Chaque mardi, après le déjeuner, nous avons advisory, notre réunion hebdomadaire, qui nous met toutes de bonne humeur. Nous fermons la porte de ma salle de classe, et je les laisse parler, de leurs cours, leurs profs ("Mais non, cette prof ne te déteste pas, d'ailleurs, je te l'ai déjà dit, les profs n'ont ni le temps ni l'énergie de détester leurs élèves!"), de leurs notes, leurs brouilles, leurs copains... Mais aussi de leur vie en dehors de l'école, la famille, les activités du week-end, tout ce pan qui m'échappe alors que j'ai l'impression de les connaître si bien.

Nous avons une "conférence" sur notre système de e-mail, qui nous permet de poster des messages lus par nous seulement. Hier soir, parce que nous n'avions pas envie de travailler, parce que certaines d'entre elles venaient de recevoir des notes horribles à leur contrôle de chimie (un des cours les plus difficiles de l'école), parce que nous avions besoin de resserrer nos liens, nous avons commencé une longue conversation par e-mail. L'une répondant à l'autre, nos messages se sont enchaînés... et nous avons échangé 98 e-mails. Je sais, c'est ridicule, je n'ai pas du tout travaillé, mais j'ai bien rigolé.
Tout avait commencé par les lamentations de l'une d'elles, clamant que ses parents allaient la renier (suite à son carton en chimie). Je me suis fendue d'une petite leçon sur "Comment Faire Passer Une Mauvaise Note Inaperçue", que voici:

I have THE SOLUTION. Philosophy.

Here what you are going to do: You come home looking elated, and you tell your parents you attended an extraordinary class : a Philosophy class. In this class, you learned how to detach from material contigences (is it an English word? K.?), and you are now living in the realm of pure spirituality. You tell them that you have to practise finding the right perspective to look at things and you ask them if they want to practise with you. The first exercise is to focus on something that usually makes you upset and to force yourself to smile. Then you have to consider how unimportant this small annoyance will be in 5 years from now... Ask them if they are ready to "look at things from above" and to "put things in perspective"... and then tell them your grade. And admire how they are able to be detached from non-essential things. Am I a genius, or what?

Bon, elles ont trouvé que c'était de fort bons conseils, mais il se trouve qu'aucun de leurs parents n'est très versé philosophie. Dommage.

my parents i dont think are to much of a fan of philosophy. its more like (from my eyes) there is only one way to do things and if you dont do it that way you're just messing everything up

Ma réponse: That is why they have a daughter... To introduce in their life the poetry of the unexpected.

Quand nous ne discutons pas philosophie, nous avons aussi nos "silly moments". Parfois, il faut que je me rappelle que ce sont des adolescentes (et que je n'attende pas trop d'elles). Parfois, il faut que je me rappelle que je ne suis plus une adolescente (et que je continue à être l'adulte responsable dans le groupe).

N: Due to incredible stress, i think we all need to do weekly yoga classes

A: CAN WE GO SHOPPING FOR CUTE YOGA CLOTHES?

Avec des filles comme ça, je ne connais jamais l'ennui. Jamais.

Monday, February 04, 2008

TGV

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Question; je lui donne quelque chose (un demi-point?) pour sa "créativité"?
Franchement, j'aime bien sa définition du TGV... Pas vous?

Ah, j'ai un faible pour ceux qui savent retourner la situation en leur faveur: "Je ne sais pas, mais regardez plutôt ce que je sais faire..."