Monday, May 31, 2010
Tuesday, May 25, 2010
Serendipity
...
Je voudrais bien croire à une magique coïcindence, même s'il y a de nombreuses façons logiques d'expliquer la concommitance...
Un dimanche soir, un soir de tempêteuse colère où, m'étant mal réveillée d'une mauvaise sieste, je me suis mis la rate à l'envers pour trois fois rien et ai continué à m'enferrer dans mon exaspération, j'ai quitté la maison précipitamment. M'enfuir, quitter ce piège où m'engluent mon impatience et mon ressentiment.
Sur une route déserte, toute droite, j'ai commencé à sentir le calme retomber en moi. Et puis, du coin de l'oeil sur ma droite, je l'ai vue. Ses couleurs tranchaient sur la palette des tons poudrés du paysage ensommeillé.
Le temps que je m'arrête sur le bas-côté pour prendre une photo, elle s'était déjà éloignée. Majestueuse et féérique à la fois dans la tranquillité d'un soir de mai, la montgolfière semblait me défier: "Tu n'y crois pas, hein? Tu as tort de sous-estimer le pouvoir de la magie sur les humeurs chagrines!"
J'ai repris mon chemin. Le coeur plus léger, soulevé par ce ballon, voyageur magnifique. Et au stop suivant, j'ai dû m'y reprendre à plusieurs fois pour faire confiance à mes yeux.
[Comme d'habitude, cliquez sur la photo pour voir en plus grand]
Alors, bien sûr, il est très simple de trouver un lien, une explication. Mais je préfère penser que ce soir-là, une bonne fée des courants d'air s'est chargée de dissiper mes nuages.
Notes en bas de page:
1. La première photo était une tentative pour saisir la montgolfière tout en conduisant. A éviter (non seulement parce qu'on ne peut pas cadrer, mais en plus parce que c'est très dangereux).
2. Montgolfière se dit en anglais "Hot air balloon".
Oui, je sais, vous savez sans doute. Mais au cas où (mon histoire, hélas, perdrait son sens si vous l'ignoriez).
Un dimanche soir, un soir de tempêteuse colère où, m'étant mal réveillée d'une mauvaise sieste, je me suis mis la rate à l'envers pour trois fois rien et ai continué à m'enferrer dans mon exaspération, j'ai quitté la maison précipitamment. M'enfuir, quitter ce piège où m'engluent mon impatience et mon ressentiment.
Sur une route déserte, toute droite, j'ai commencé à sentir le calme retomber en moi. Et puis, du coin de l'oeil sur ma droite, je l'ai vue. Ses couleurs tranchaient sur la palette des tons poudrés du paysage ensommeillé.
Alors, bien sûr, il est très simple de trouver un lien, une explication. Mais je préfère penser que ce soir-là, une bonne fée des courants d'air s'est chargée de dissiper mes nuages.
Notes en bas de page:
1. La première photo était une tentative pour saisir la montgolfière tout en conduisant. A éviter (non seulement parce qu'on ne peut pas cadrer, mais en plus parce que c'est très dangereux).
2. Montgolfière se dit en anglais "Hot air balloon".
Oui, je sais, vous savez sans doute. Mais au cas où (mon histoire, hélas, perdrait son sens si vous l'ignoriez).
Monday, May 24, 2010
Comme un lundi (36)
My Japanese babies
...
Parce que la mère de leur père est japonaise, je me demandais ce qui dans leurs traits révèlerait leur ascendance. J'espérais les yeux bridés mystérieux des bébés japonais. Je n'ai pas été déçue.
Dudie, à deux semaines.
Dudie à 6 mois (Photo prise à la crèche, ils lui avaient peigné les cheveux, ce qui lui ressemblait peu...) (Mais j'adore cette photo, son côté désuet, la fausse fourrure sur laquelle il s'appuie et son air de vieux sage qui a vu le monde et en sait long sur ses vicissitudes).
Paolo, le jour de sa naissance.
Paolo, à un jour.
Si maintenant on ne peut clairement dire qu'ils sont asiatiques, leurs visages dessinent le mélange de leurs origines géographiques. Japon, Liban, France et Italie. Mes garçons cosmopolites.
[Pardon pour la qualité des photos: en l'absence de scanner, j'ai fait des photos de photos, ce n'est pas terrible... Mais ça m'a permis de revisiter leur petite enfance.]
Parce que la mère de leur père est japonaise, je me demandais ce qui dans leurs traits révèlerait leur ascendance. J'espérais les yeux bridés mystérieux des bébés japonais. Je n'ai pas été déçue.
Si maintenant on ne peut clairement dire qu'ils sont asiatiques, leurs visages dessinent le mélange de leurs origines géographiques. Japon, Liban, France et Italie. Mes garçons cosmopolites.
[Pardon pour la qualité des photos: en l'absence de scanner, j'ai fait des photos de photos, ce n'est pas terrible... Mais ça m'a permis de revisiter leur petite enfance.]
Saturday, May 22, 2010
Nos yeux
...
Mon fils aîné a les yeux bleux - les yeux de mon père.
Le second a les yeux bruns - dorés ou très foncés selon la lumière et selon son humeur.
Et moi, j'ai les yeux verts. Comme mon grand-oncle italien.
Et nous sommes tous les trois myopes (voire très très myopes, en ce qui me concerne). Ils sont nés avec les yeux de bébés japonais - il leur en reste un peu le dessin.
Des traces de notre histoire familiale sur notre visage.
Et nous sommes tous les trois myopes (voire très très myopes, en ce qui me concerne). Ils sont nés avec les yeux de bébés japonais - il leur en reste un peu le dessin.
Des traces de notre histoire familiale sur notre visage.
Thursday, May 20, 2010
L'anniversaire
...
Entre une semaine glaciale et quelques jours très pluvieux est venu s'intercaler un samedi parfait, juste parfait. Et ça tombait bien, parce que c'était le jour que j'avais choisi pour fêter l'anniversaire de Dudie, et comme c'était une Rugby Party, il fallait que ça se passe dehors, forcément...




Avec un coach de par chez moi (oui, j'en ai déniché un avec l'accent et tout et tout!) et 12 gamins en grande forme, l'après-midi s'est déroulée tellement bien que j'ai passé mon temps à me demander quand allait arriver la tuile. Mais non, tout le monde était très content, surtout le birthday boy. Et les petits Américains ont découvert que le rugby, c'est SUPER. Surtout le flag rugby sans placage ni arcade sourcilière en sang. Ils se sont régalés. Avec les gâteaux aussi (le chocolat, c'est moi, l'autre en forme de ballon de rugby, c'est son père. Chacun son domaine).
Trois jours avant, nous avions déjà fêté l'événement, en petit comité. Dudie a découvert plein de mangas (merci pour les recommandations, Ori! Il a beaucoup aimé Mar et aussi Naruto - presque autant que One Piece), des livres (comme d'habitude), deux jeux de wii (merci Else) et une boîte de playmobils choisie par son frère. Je me dis qu'il arrive à l'âge limite, mais lui semble ne pas le sentir.
12 ans, des certitudes arrogantes, des larmes vite débordantes, une nonchalance prononcée qui l'empêche d'exceller en quoi que ce soit, mais lui permet de goûter à plein de choses différentes, le rire facile, les cils toujours aussi longs et les yeux toujours aussi bleus (avec une grand-mère japonaise, il faudra qu'on me réexplique l'histoire des gènes dominants), une passion pour tout ce qui a un écran, des cheveux bouclés dans tous les sens, une avidité de lecture jamais rassasiée et un besoin discret des calins de sa maman. C'est mon grand (petit) garçon.
Monday, May 17, 2010
Comme un lundi (35)
Thursday, May 13, 2010
Monday, May 10, 2010
Comme un lundi (34)
...
The front porch of the wine shop.
Un des rares magasins où je puisse aller à pied depuis chez moi. Il me faut un verre de vin, ce soir. Ou deux. D'une interview médiocre en une réunion très frustrante (j'en tremble encore de colère), en passant par ... tout le reste (ne pas entrer dans les détails), la journée me pèse sur les épaules. Et n'est pas finie.
Mais ma courte balade jusqu'au marchand de vin, dans le bleu frisquet du soir qui tombe (30° il y a 8 jours, 15° aujourd'hui...), me permet de respirer un peu. Un peu. Parce que, je l'ai dit, la journée n'est pas finie.
Un des rares magasins où je puisse aller à pied depuis chez moi. Il me faut un verre de vin, ce soir. Ou deux. D'une interview médiocre en une réunion très frustrante (j'en tremble encore de colère), en passant par ... tout le reste (ne pas entrer dans les détails), la journée me pèse sur les épaules. Et n'est pas finie.
Mais ma courte balade jusqu'au marchand de vin, dans le bleu frisquet du soir qui tombe (30° il y a 8 jours, 15° aujourd'hui...), me permet de respirer un peu. Un peu. Parce que, je l'ai dit, la journée n'est pas finie.
Tuesday, May 04, 2010
Another bad day
...
When will they stop? Quand c'est pas l'un, c'est l'autre.
J'en ai marre d'entendre parler d'eux sur le mode "problèmes". J'en ai marre d'entendre dire - même avec affection, même sans arrière-pensée critique - que ce sont des enfants difficiles. J'en ai plus qu'assez d'entendre chanter les louanges des filles de mes cousines - je l'ai fait exprès d'avoir deux garçons, et pas des anges? Je n'en peux plus qu'on me dise qu'ils ne se comportent pas bien, qu'ils sont "picky" à table, qu'ils ne savent pas dire bonjour, ou au revoir, ou merci aux adultes. Je ne veux plus qu'on les compare à ces autres enfants, si doués, si charmants, si "faciles".
Oui, j'ai des enfants difficiles. Qui ne sont des génies en rien, des rois de l'à-peu-près et de la motivation tiède. Et alors?
J'en ai marre d'entendre parler d'eux sur le mode "problèmes". J'en ai marre d'entendre dire - même avec affection, même sans arrière-pensée critique - que ce sont des enfants difficiles. J'en ai plus qu'assez d'entendre chanter les louanges des filles de mes cousines - je l'ai fait exprès d'avoir deux garçons, et pas des anges? Je n'en peux plus qu'on me dise qu'ils ne se comportent pas bien, qu'ils sont "picky" à table, qu'ils ne savent pas dire bonjour, ou au revoir, ou merci aux adultes. Je ne veux plus qu'on les compare à ces autres enfants, si doués, si charmants, si "faciles".
Oui, j'ai des enfants difficiles. Qui ne sont des génies en rien, des rois de l'à-peu-près et de la motivation tiède. Et alors?
Monday, May 03, 2010
Sunday, May 02, 2010
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