Saturday, December 27, 2008

Avant Noël (2)

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J'ai un rhume, un gros rhume, avec sinusite, la tête lourde et embrumée, le corps douloureux, la respiration difficile ... Vraiment, ça fait des mois et des mois que je n'ai pas été malade, et c'est le premier jour des vacances que ça me tombe dessus (une semaine après, je vais à peine mieux...)
A part ça, il faut s'activer: les paquets à porter à la poste, les dernières courses à faire, le goûter d'anniversaire de Paolo à préparer.
Oui, je sais, nous sommes des parents indignes: mon loulou a eu 8 ans en septembre. Et ses géniteurs toujours dé-bor-dés ont repoussé, repoussé la fête, jusqu'au moment où l'enfant fatigué d'attendre les calendes grecques a fixé lui-même la date. Et les parents ont dit pourquoi pas, après tout. La vraie bonne idée, c'est moi qui l'ai eue: nous avons emmené la petite troupe au cinéma, voir The Tale of Despereaux (pas mal, mais pas aussi bien que le livre). Après quoi, nous en avons ramené une partie à la maison pour le gâteau, les bougies et les courses effrénées dans la maison. Mon mal de tête ne s'est pas vraiment allégé, mais mon petit amour était très content.

Comme l'année dernière, nous avons célébré le solstice d'hiver en faisant une offrande aux oiseaux (l'idée n'est pas de moi), avec de jolies guirlandes de popcorn et d'airelles. Dans la vieille maison, les oiseaux ne s'étaient pas montrés particulièrement intéressés, et au printemps nos guirlandes rabougries pendouillaient toujours dans les arbres. On verra ce que les oiseaux d'ici en pensent.

Les rues sont froides et illuminées, les boutiques sentent la cannelle, les familles ornées de grappes d'enfants tout raides dans leurs habits d'apparat font la queue pour la traditionnelle photo avec le Père Noël (qui a l'air un peu fatigué), et j'essaie de n'oublier personne sur ma liste. Le 23, c'est mon soir: j'ai fini toutes les courses (sauf pour le repas), j'ai prévu la journée de demain (patinage dans l'après-midi), j'ai congédié tout le monde ("Je ne suis pas là, sortez de cette pièce et laissez-moi tranquille!"), et je me suis installée, en pyjama, avec tisane aux épices, cake à la marmelade d'orange et truffes au chocolat, et comme chaque année, je me suis offert La Bûche. Il y a plusieurs raisons qui m'attachent à ce film, que la plupart des gens à qui j'en parle ne saisissent pas (à commencer par ma mère). Année après année (depuis que je suis aux US), je me le regarde toute seule, avec gourmandise et nostalgie.
Demain, Noël. Ce soir ...


Aaaaahhhh.... Noël...
Et , on peut voir la bande-annonce en anglais...

Friday, December 26, 2008

Avant Noël (1)


Les merveilleux, les fièvreux, les épuisants jours avant Noël... La frénésie, la fatigue, la tension entre l'urgence de tout finir et l'envie de se poser, on est en vacances après tout. Et toujours, chevillé au corps parce que le souvenir (embelli) des Noëls de mon enfance fait partie de moi, la désir d'une belle fête. En rajouter à la dernière minute, des folies, un livre de plus, des oeufs de saumon qui m'ont coûté un bras, un petit jouet fragile et sophistiqué pour les chaussettes (c'est la première fois que je cède à la tradition des "stockings").
Et puis la décompression (comment dit-on "anti-climax" en français?) du 26 décembre (aujourd'hui).

(1) Le dernier jour d'école. La tempête prévue n'a toujours pas eu lieu quand nous partons pour l'école. A 9 heures, d'épais flocons commencent à danser dans le ciel blanc. Contraste entre l'effervescence à l'intérieur et la quiétude cotonneuse qui s'installe dehors. C'est le jour de l'année scolaire que je préfère. Les élèves sont sur leur 31 (pas de leur plein gré: c'est un "dress-up day" obligatoire), ils essaient de me convaincre, classe après classe, de faire des jeux ("En français, madame!") au lieu d'une leçon de grammaire (jusqu'au dernier moment, je leur fais croire qu'elle aura lieu, mais à vrai dire je n'ai rien préparé pour ce jour-là...) Même avec ma classe de littérature, j'ai allégé le programme: je les fais lire, ou plutôt "jouer" Le Cid, au lieu de nous lancer dans l'explication de texte du jour.
Cette année, j'ai innové: j'ai emmené ma classe de Français 3 chanter "Vive le vent" à travers l'école. Un des élèves nous accompagnait au violon. Nous avons interrompu des classes, nous avons créé l'événement dans la cafétéria, nous avons réjoui les secrétaires dans les couloirs de l'administration, nous avons distribué des sucres d'orge sur notre passage et répandu partout l'esprit de fête. Je suis fière de mon projet (une semaine de répétition pour mémoriser les paroles, aussi bien avec mes Français 1 que mes Français 3), fière de leur bonne volonté et de leur participation, chapeaux du Père Noël sur la tête!
Cette année, j'ai réussi à voir tout ou partie des 3 concerts: celui de l'école primaire, dans lequel mon Paolo était un petit arabe. ["Diversity" est le buzz word du moment, et le Holiday Concert reflète le désir de n'offenser personne: on célébre donc toutes les traditions, Noël, Kwanzaa, Hannukah, Diwali, le Nouvel An chinois, l'Aid (je crois que je n'ai rien oublié).] Le concert du collège, dans lequel mon Dudie, arborant une fois de plus son costume (toujours aussi à l'aise), a chanté en anglais et en hébreu, avec le plus grand sérieux du monde. Et le traditionnel "Candelight Concert" du lycée, toujours aussi beau et émouvant (nous avons des chanteurs et des musiciens de grand talent).


Mon moment préféré, celui qui me met les larmes au bord des cils à chaque fois, c'est lorsque les 3e et les 4e (CE2 et CM1) chantent "White Christmas", accompagnant leurs chants des paroles en langue des signes. L'année dernière, lorsque Dudie faisait partie des chanteurs, j'étais transie d'émotion. Je sais, je suis beaucoup trop sentimentale. Mais c'est vraiment magnifique.
A 3 heures, l'école déborde d'agitation, les parents envahissent les couloirs, les élèves courent dans tous les sens, certains viennent m'offrir de petits cadeaux, des cartes, des hugs, on essaie de tout boucler avant de partir pour deux semaines. Trop de chocolat, sugar buzz, émoi de la neige qui continue de tomber. Nous rentrons (prudemment, sur les routes gelées et sans grande visibilité) épuisés. C'est le début des vacances. Nous allons nous coucher tôt.

Monday, December 15, 2008

Des petits paquets...


Voilà, c'est fait, j'ai envoyé à chacune des participantes l'adresse de sa "Snowflake". Si vous n'avez pas reçu la vôtre, signalez-vous!
Bon, maintenant, je suis impatiente de savoir si ça va marcher... Quand vous recevrez votre petit paquet, n'oubliez pas de laisser un commentaire pour raconter!
Pour celles qui n'ont pas pu participer cette fois, on recommencera sans doute l'année prochaine (si tout se déroule sans anicroche!)

Sunday, December 14, 2008

Secret Snowflake



Nous sommes 6 dans le jeu... Mais j'ai eu des petits problèmes de mails égarés dans les méandres du cyberspace, alors si vous m'avez envoyé un message et que vous n'avez pas reçu de réponse de ma part, retentez le coup (lola_au_loin arobase yahoo point fr) ou laissez un commentaire ici.
Je vais envoyer à chacune (oui, que des filles, bien sûr...) l'adresse de l'heureuse destinataire qui recevra son cadeau. Dans la mesure du possible, il faudrait envoyer les cadeaux avant Noël, mais on peut accorder des prolongations jusqu'au Nouvel An.

Le sapin a été acheté et décoré hier. Je suis clouée sur mon canapé, avec des piles de boulot tout autour de moi, mais de temps en temps m'arrive l'odeur verte de l'arbre. Les loupiottes clignotent, les garçons sautillent partout.
Cette semaine à venir est tellement, tellement chargée que je me sens à intervalles réguliers submergée par la panique. Je n'y arriverai pas, je n'y arriverai pas... Les concerts, les costumes, les cookies à faire pour la class de Paolo et les muffins pour celle de Dudie, et puis tous les cadeaux à trouver, les cours à assurer, AAAAAAHHHHHH!
Je crois que je vais me faire porter pâle. Je vais démissionner pour huit jours: je renonce à être prof, mère, fille, copine. Ne me cherchez pas, surtout ne me demandez rien.

Ah, mais en revanche, j'ai déjà trouvé le cadeau pour mon Snowflake, il ne me reste qu'à l'emballer et trouver le jour où je peux arriver à la Poste avant la fermeture (à 16h!) Vous voyez que je sais faire la part des choses et décider où sont mes priorités...

Monday, December 08, 2008

Une page de ...

... petites magies!



Un peu de pub pour mes copines... Il me tarde d'avoir le livre dans les mains!

Sunday, December 07, 2008

Une idée, une proposition, un projet...

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Ce sont mes cyber-copines, Christie, Myosotis, Nathalie qui m'y ont fait penser. Et mes "filles" qui ont organisé, au sein de notre advisory, un projet "Secret Snowflake". Le principe est simple: on met tous les noms dans un chapeau, et chacune tire un nom au sort. On devient ainsi le Secret Snowflake de quelqu'un à qui on doit acheter un petit cadeau...
Et si, mes ami-es, nous faisions de même? On pourrait s'échanger de petites choses, faites maison ou spécialité du coin. Je n'ai pas la moindre idée de l'audience de ce blog, que je garde volontairement caché. Si une seule personne est intéressée, elle et moi pouvons nous envoyer un petit quelque chose... Si nous sommes trois, ça marche aussi. Ou quatre.

Donc, si ça vous dit, envoyez-moi votre adresse terrestre dans un petit mail (lola_au_loin arobase yahoo point fr) avant vendredi prochain. Le week-end prochain, je tire au sort qui est le Secret Snowflake de qui et je vous communique par e-mail les coordonnées de l'heureuse personne à qui vous allez envoyer un cadeau... Bien sûr, si vous vous engagez à participer, il faut tenir parole pour qu'il n'y ait pas de déçu-e.

Je sais que nous sommes tous super occupé-e-s en ce moment... No hard feeling si mon idée/proposition/projet tombe à l'eau.

A part ça, il a neigé, cette nuit...

Thursday, December 04, 2008

10 things I am thankful for

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Je ne fais pas partie de ceux qui s’enfouissent la tête dans le sable et demandent qu’on les réveille quand tout est fini : j’adore la saison des fêtes. A commencer par Thanksgiving, qui « has grown on me over the years ». Maintenant, c’est une de mes fêtes préférées. D’abord, parce qu’on n’échange rien d’autre que des mots, on n’offre que des remerciements. La gabegie d’achat, la surenchère commerciale, c’est le mois prochain. Thanksgiving, c’est le moment des réunions familiales, des repas gargantuesques et c’est le début de la saison des fêtes. J’aime, j’aime, j’aime !

Cette année, nos trois jours de vacances ont été doux et plutôt heureux. Lors du dîner de Thanksgiving, pour éviter le clash prévisible entre l’homme et sa mère, j’ai proposé de remplacer le «Grace» qu’elle voulait dire et qu’il ne voulait pas entendre par un petit mot de chacun sur ce pour quoi nous voudrions dire merci. [Que la formule est embarrassée en français !]
Alors, une petite liste, dans le désordre et non exhaustive, de
«10 things I am thankful for»

* Les Amish qui élèvent de remarquables dindes. (Et les traiteurs qui les font cuire pour ceux qui, comme moi, manquent cruellement de four. J’ai utilisé mon mini-four pour tout le reste, la farce, les tartes, le pain grillé, mais pas moyen de faire entrer une dinde…)

* Mon beau-frère que j’aime de plus en plus chaque fois que je le vois. Heureusement que je ne le vois qu’une fois par an, je finirais par quitter mon mari pour aller vivre avec son frère.


* La saison des glissades, qui a recommencé. Et les progrès de mes patineurs, qui laissent leur mère loin derrière eux (et dire que c’est moi qui leur tenais la main l’année dernière !)


* Les efforts conjugués de tout le monde pour que se passe en douceur cette réunion familiale. Chacun y a mis du sien, même (c’est exceptionnel) l’homme et sa mère. Et mon beau-frère, qui a le don d’apaiser les tensions sans même avoir l’air d’essayer. En plus, il s’est laissé persuader de participer à un nombre considérable de parties de monopoly, de Catan et de pleins d’autres jeux, ce qui a mis mes garçons au comble du bonheur.



* La version BBC de Pride and Prejudice qui a rempli deux de nos soirées en famille. 2 heures et demi chaque soir, et les garçons n’ont pas moufté, scotchés qu’ils étaient à l’écran, guettant le moment où Darcy daignerait sourire. Quelques pauses pour un verre de vin, des chocolats français (j’ai mes fournisseurs), une tisane, une mandarine… C’était bien.

* Ma route hivernale et ensoleillée, qui sent le froid piquant du matin et le feu de bois.

* Le pain à la citrouille (mon nouveau moule, de saison, rentre tout juste dans le mini-four…)


* Ma capacité à ignorer, pendant trois jours, les bulletins qui m’attendent. Et le coup de collier du dimanche, 15 d’un coup ! (sachant que je mets à peu près 20 minutes par bulletin…)

* Encore et toujours, mon réseau de cyber-amitiés, réseau flexible et fluctuant, mais qui me soutient, me nourrit, beaucoup plus que je ne suis prête à le reconnaître. Vous seriez surpris(es) de savoir l’importance que votre présence bienveillante, irrégulière, indulgente a pour moi. Je ne le dis pas trop, mais un peu quand même : à vous, qui me lisez, que je lis, merci !

* Le feu dans ma cheminée, cette merveille…