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Sunday, November 25, 2012

En pause

...
Il semble que je ne puisse plus mettre de photos sur ce blog (à moins de débourser).  Cet empêchement s'ajoute à une étrange réluctance à écrire ici, ces derniers temps.  J'accumule le matériau, mais l'envie me déserte.  J'ai des billets en tête, les photos, les titres, mais je ne m'y mets pas.

Les petites vacances de Thanksgiving s'achèvent ce soir - trois petits jours, plus le week-end, on est loin des vacances de la Toussaint, mais ça fait du bien quand même.  Demain, lundi, aurait dû être un jour chômé, réservé à l'écriture des bulletins, mais il n'en sera rien - encore une fois, merci Sandy!  Il nous faut rattraper les jours d'école manqués et nos petites vacances sont raccourcies, ici et là, pour essayer de compenser les cinq jours envolés dans le vent de la tempête.
Ces jours de repos ont été les bienvenus. 

Il faut que je me décide soit à supprimer de vieilles photos sur ce blog, ou à payer chaque mois une poignée de $ pour continuer à illustrer mes billets.  Je vous tiendrai au courant.

Wednesday, February 22, 2012

Aujourd'hui - quelque chose écrit sur un objet

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 Ces mots en jaune criard sur un fascicule publicitaire, posé et oublié sur le comptoir de la cuisine me sautent aux yeux sans arrêt.  Ils me heurtent, m'interrogent, brutalement. 
Quelqu'un m'a écrit un jour que je méritais d'être heureuse.  Mérite-t-on jamais le bonheur?  Qu'est-ce que je mérite, exactement, quelle punition, quelle récompense pour avoir bouleversé ma vie et celle de ceux qui me sont si chers?
Lundi, mon petit m'a insultée, avec des mots horribles, qui m'ont profondément blessée."You deserve it!"  Ma peine, son immense colère.  
Sa rage n'a pas cédé à la nuit.  Il s'est réveillé aussi haineux que la veille.
Mais dans la journée, j'ai trouvé un mot sur mon bureau.


366 réels à prise rapide

Friday, February 17, 2012

Aujourd'hui - certitude absolue

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Je vous aime. Pour toujours.
C'est parfois difficile à dire.  Surtout quand ce que vous me jetez à la figure me fait si mal.

- You know what, mom?  You're a jerk!
- No, YOU shut up!
- I hate you, I hate you!
- LEAVE ME ALONE!!
- Mom, you are wrong!
- I hate you, you are a bad parent.
- Why did you leave him?

J'en ai bavé, ces dernières semaines.  J'en ai pris plein la gueule.  De quoi faire vaciller de plus coriaces que moi.  Mais j'encaisse.  Je tiens bon.  Je fais face, même quand je pense que je vais m'effondrer.  Je ne suis pas au bout de mes peines: l'adolescence commence juste.

Cette certitude absolue, malgré tout: je vous aime.

Thursday, February 16, 2012

Aujourd'hui - liste à faire demain sans faute

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Demain, pas d'école.  Demain il faut ...

- emmener les garçons à perpettes les canards pour une playdate;
- aller déjeuner avec ma copine S. que je n'ai jamais le temps de voir d'habitude;
- faire une ou deux lessives;
- (commencer à) corriger les essais de ma classe AP (Yes I can!);
- ranger les vêtements qui traînent ici et là;
- prendre ma dose d'antibiotiques (méchante sinusite!);
- rapporter un DVD à la bibli;
- regarder Billy Elliot avec les garçons (est-ce que ça leur plaira?);
- manger un chocolat (ou deux) de la grande boîte envoyée par mon père.

Wednesday, February 15, 2012

Aujourd'hui - serrer

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Je voudrais serrer dans mes bras ceux qui m'échappent. 

Mon fils qui est parti ce matin pour deux jours en oubliant de me dire au revoir.  J'ai dû le rappeler alors qu'il était déjà dans l'escalier. 

L'amie qui m'a envoyé un œillet hier avec ce petit mot: "You are loved by many".  Moi qui déteste la St Valentin...

Mon petit qui me repousse de toutes ses forces, puis se love contre moi comme si nous ne faisions qu'un.  Qui me crie sa haine et réclame mon amour tour à tour, déchiré.

Celui qui n'écrit plus.

...

Monday, February 13, 2012

Aujourd'hui le végétal

...

Ce que j'aime (le plus?) dans ma nouvelle demeure, c'est qu'elle me permet d'aller à l'école à pied.  Ce matin, les garçons sont une fois de plus partis sans m'attendre et j'ai fait le chemin seule, traçant mon sillon un peu boueux dans la fine couche de neige.  L'herbe apparaissait déjà par plaques.  Etrange hiver.  Après la tempête de neige d'octobre, nous n'avons plus eu que du saupoudrage, et rare encore.  Ce matin, le froid me piquait les yeux et me mordait les joues, mais il a fait 18° il y a huit jours.  L'année dernière, nous n'avons pas vu un brin d'herbe pendant 5 semaines, la neige recouvrait, écrasait la moindre trace de présence végétale.

Sunday, February 12, 2012

Aujourd'hui l'imprévu

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Ma vie est désormais toute remplie de prévu.  Prévue, l'impossibilité d'accomplir tout ce que j'avais sur ma liste.  Prévue, l'accumulation des tâches ménagères.  Prévue, la soirée passée à corriger les copies, pour éviter de commencer la semaine encore plus sous l'eau que je ne suis déjà.  Prévue l'odeur de cigarette dans les cheveux des garçons qui reviennent de passer la journée avec leur père.  Prévue la déception, non, ce n'est toujours pas aujourd'hui que j'aurai le temps de lire. 
Je voudrais tant un peu d'imprévu - un message inattendu, par exemple, d'un qui n'écrit plus.

(Un nouveau projet, 366 réels à prise rapide, pour me remettre à écrire - peut-être.)

Saturday, January 07, 2012

Farewells

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C'est la semaine des adieux.
Adieu à la maison dont nous avions rêvé, celle qui avait tout pour nous (3 ans et demi ensemble).
Adieu à mon mariage (14 ans et demi).
Adieu au père de mes enfants (16 ans de vie commune).

Au revoir à ce blog (5 ans et demi), auquel je n'ai plus l'énergie de me consacrer, et qu'il vaut mieux, pour de multiples raisons, mettre en sommeil quelque temps.

J'ai traversé bien des tempêtes ces dernières années, mais là vraiment je trouve la traversée périlleuse.  Je vous remercie de m'avoir accompagnée et fait des signes depuis la terre ferme.  Je vous retrouverai quand j'aurai fini mon périple en eaux dangereuses.  D'ici là, n'hésitez pas à me donner des nouvelles.
Je vous embrasse,

Lola

Wednesday, May 20, 2009

300: Ceci n'est pas un bilan

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300
Parfois je pique des colères toute seule, des colères silencieuses contre la blogosphère qui me bouffe tant de temps (et de plus en plus, en plus!), contre moi surtout qui y passe trop d'heures à chercher des liens, à fouiller pour y trouver ce que je n'ai pas. Et aussi à penser et tourner et retourner dans ma tête l'amorce, l'esquisse d'un billet.
Je m'éloigne, un jour ou deux. Et reviens au galop m'engluer au miel de cette nouvelle communauté qui me fascine et m'héberge, en marge.
300
Parfois je sais pour qui j'écris - pour le petit cercle constitué à partir de ma rencontre avec Christie, et pour ceux qui sont arrivés ici par le hasard d'un jeu d'écriture. Celles qui commentent. J'en oublie les silencieux. Quand par hasard ils se manifestent, j'en suis presque gênée (Je vous ai vraiment raconté tout ça?). Je n'ai pas d'outil de mesure, je ne sais pas combien de visiteurs passent par ici, d'où ils viennent ni pourquoi. J'ai un troll, un seul, qui ne lit rien de ce que j'écris, mais dépose parfois, au hasard de ses frénétiques déambulations dans le cyberspace, des messages incompréhensibles, terriblement mal écrits, pour dénoncer les méfaits réels et/ou imaginaires de l'omniprésident pour qui je n'ai pas voté. Je censure sans état d'âme.
300
Parfois j'écris pour moi seule, mon journal intime illustré. C'est ce que je réussis le mieux - garder la trace de ce qui, avant, s'effaçait. Nostalgique de naissance, je reviens avec délice et mélancolie sur mes pas. A force de trop bien cacher mes carnets, je les perdais. A force de me méfier, je n'écrivais plus.
C'est pour cela que j'ai construit ce lieu, inconnu de tous ceux qui me connaissent dans la vraie vie, la famille, les amis, et surtout ceux que je côtoie dans la vie professionnelle. Je défends jalousement mon territoire. Pas toujours facile: il m'est arrivé, l'autre jour, un colis de Hong-Kong (je ne l'ai toujours pas ouvert, j'attends le moment de paix propice. Mais de paix, ces temps-ci, je manque). Je n'ai rien dit, rien expliqué, personne ne m'a rien demandé... Il y a un peu plus d'un an, j'ai réussi à rencontrer Marie à New York, presque en secret. Lever un pan du voile entraînerait trop d'explications nécessaires et compliquées Pour l'instant, je ne dis rien. A moi seule cette maison virtuelle, que j'habite par intermittence, dans laquelle je peux crier - chanter - comme je veux.
300
Parfois j'écris pour un jeune homme qui ne me lira jamais.
300
Parfois j'écris pour mes enfants, pour qu'ils se souviennent. Parfois je suis sûre que je ne leur dirai jamais rien.
300
Parfois je redécouvre que je sais écrire - et que j'y prends plaisir.
300
Parfois, je voudrais en dire plus et ne peux. Mes parents, cette collègue qui m'empoisonne l'existence, la petite fille que je n'aurai pas. Il y a des fossés autour de mon château, dans lequel se noient les sujets trop sensibles. Never learned to swim, had to drown.

En 300 billets, je n'ai pas réussi à créer une unité, peut-être même pas un ton, et je ne crois pas vraiment avoir esquissé un portrait fidèle. Mais je me suis fait des amies. J'ai trouvé un lieu pour vider ma colère, laisser déborder mes chagrins, partager les anniversaires. Donner à voir et regarder. J'ai recommencé à écrire.
Je crois que je vais continuer.

Thursday, April 03, 2008

Réversibilité

Je ne sais pas où il est, je ne sais pas qui a eu cette brillante idée ni qui a pris la photo, mais si je savais où le trouver, j’y courrais derechef. De le voir, là, sans ombre sur son visage, les yeux toujours aussi verts, j'ai reçu un grand coup dans le ventre. Qui m'a envoyé cette image? Il me regarde (car je ne doute pas qu'il me regarde, moi, à travers toutes les épaisseurs des intermédiaires qui nous séparent, tout cet espace et tout ce temps) directement, droit devant. J'ai failli défaillir lorsque la photo s'est lentement téléchargée, ligne par ligne, avec une hésitation, une pause, au moment de découvrir sa bouche, son sourire ironique que j'aimais tant embrasser. Le monde est tout petit et celui qui a eu la cruauté ou le génie de rappeler mon amour à ma tendre mémoire a su me trouver dans l'anonymat du vague cyberspace. Suis-je si facilement repérable, ma vulnérabilité clignotant sur mon front, suis-je une cible si facile qu'il suffit d'une photo même pas tout à fait nette pour me faire tomber à la renverse?

Je ne peux détacher mes yeux de ce visage tant aimé. Demain, je le chercherai, je remonterai le courant. J'ai voulu pratiquer la terre brûlée, quelle vanité. Je n'ai pourtant pas la force, ni ne l'aurai jamais, de me couper à jamais de lui. Il suffit de le reconnaître: je ne pourrais jamais prétendre que je ne l'aime plus.


[Cette déclaration est ma cinquième (et dernière, hélas!) participation au Sablier du printemps lancé par Kozlika. L'amorce vient du billet On efface tout et on recommence de Tassili.]

Thursday, March 20, 2008

Looking ahead

...Bon, vu d'ici, ça va mieux. D'avoir écrit, mis à plat, la trame de cette situation si tendue a quelque peu contribué à relâcher les noeuds que je sentais avec angoisse se resserrer autour de moi. J'ai fait fi de l'ultimatum, et ... rien. Il me rappelle quotidiennement qu'il attend une réponse. Je répète calmement que je m'en souviens.

Oui, ça va mieux. De vous avoir parlé, de vous avoir écouté(e)s, entendu(e)s. Et aussi de savoir que, non, je n'ai pas de cancer du sein (la probabilité était infime, mais cette jeunette gynéco avait quand même réussi à me foutre la trouille). Mon hypocondrie n'étant jamais à court de ressources, j'ai encore sous le coude d'autres sujets d'inquiétude, mais quand même - quand même! - ça va mieux.

Ma belle-mère est repartie hier, j'ai pu récupérer ma chambre (encore subliminalement empreinte de l'odeur de son parfum) et dormir dans mon lit (notre lit). Alors, ça va mieux.

Vous avais-je dit que j'avais passé le week-end dernier à New York? Que j'y avais trouvé un nouveau parfum, un prince charmant, des macarons AAAAHHHHH, des macarons à se mettre à genoux (ben oui, quand on est en manque, les réactions sont un peu extrêmes), and more?...
J'ai aussi croisé le Whitney Museum (photo), qui, c'est le moins qu'on puisse dire, attire le regard.

Wednesday, January 16, 2008

Blocage

.Je n'arrive plus à écrire ici. Rien à faire. Pourtant ... Les garçons qui font des leurs; un samedi à New York avec Else; ma rencontre avec Marie; la pesanteur et l'embarras du secret, parfois; des histoires de parfum; la neige qui ne tombe pas... Il me semble que j'ai dans ma besace de quoi écrire. L'envie de raconter aussi.
Mais je n'y arrive plus. Je tourne autour du noeud sans pouvoir le défaire. Je danse d'un pied sur l'autre, mais je reste au même point.
A plus tard, donc.

Wednesday, September 26, 2007

Publicité

Quand j'ai vu que Ron me faisait gentiment de la pub, l'autre jour, j'ai été prise dans un tourbillon contradictoire, comme le jour où je me suis aperçue dans la colonne de droite, chez Christie: d'une part l'euphorie d'être reconnue, d'être lue, d'être citée, dans ces blogs à haute visibilité; d'autre part, la terreur d'être reconnue, démasquée, par quelqu'un de mon entourage, quelqu'un qui me connaît. Personne ne sait rien de ce blog - sauf vous, qui me lisez et et ne m'avez jamais (à une exception -notable- près) jamais rencontrée!
Je redoute que l'homme le découvre un jour. Cela le plongerait dans une fureur sans pareille, je ne crois pas qu'il me pardonnerait. Un jour, ce blog disparaîtra sans laisser de traces.
J'écris avec lui dans la pièce à côté, lui endormi, lui dans le jardin, lui qui joue de la guitare. J'ai toujours un écran sur lequel me sauver, si j'entends ses pas.

Plusieurs fois, j'ai hésité à révéler l'existence de mon jardin secret à deux personnes qui me sont proches, et auxquelles je tiens beaucoup. Et chaque fois, j'ai renoncé avec détermination. J'ai le sentiment que cet endroit n'aurait pas lieu d'être s'il était ouvert à ceux qui me connaissent. Ce n'est pas seulement que je crains le poids de leurs jugements (quoique je sois très sensible sur ce point-là...); c'est aussi que ce lieu est le seul où je puisse m'exprimer, me lâcher sans en souffrir les conséquences dans mes relations avec ceux qui m'entourent. Peut-être un jour en payerai-je le prix fort ... (voir plus haut) Mais en attendant, je me cocoone dans le nid des relations tissées au hasard des cyber-vagabondages, un petit coin confortable, pas trop (mais bien!) fréquenté, où je sens la bienveillance rayonner (Gare aux trolls! Je vais me jinxer en me congratulant ainsi sur la douceur des échanges bloguesques...)

Il y a des jours où je sens la vacuité d'une telle entreprise, des jours où l'à-quoi-bon me démange d'appuyer sur Delete this blog. Des jours où je m'en veux d'exposer ma famille, mes enfants, de les mettre en danger peut-être. Des jours où je me reproche de passer trop de temps à me contempler le nombril (1) (et que suis-je en train de faire, à l'instant même? Hum...)
Mais c'est trop tard, je suis accro à l'écriture. J'aurais du mal à m'en passer, maintenant.

A vous qui passez par ici venant de chez Ron (que je salue, par ailleurs), welcome to my cosy, itchy, bitchy, emo, self-centered world! Si vous ne vous y plaisez pas, passez votre chemin, mais sinon, prenez donc une chaise, ne restez pas debout comme ça!



(1) J'ai essayé, dans une tentative précédente, de me décentrer, de parler de choses et d'autres, mais je ne suis pas très douée pour ça, j'en ai peur. Je reviens toujours à moi.

Monday, August 13, 2007

Un an


Un an qu'il vogue sur les cyber-eaux, avec des passages à vide et des grandes vagues d'écriture. Merci une fois de plus à Christie, sans qui ce blog n'existerait pas. Merci à vous, mes lectrices (y a-t-il des mecs dans la salle?), les habituées et celles de passage, avec qui j'ai tissé des liens qui me sont devenus chers (j'ai un "attachment disorder", comme dirait ma chef).
Et pour fêter ces 12 mois de blogage, ces 114 billets et tous vos commentaires, je lui donne quelques jours de repos, à mon petit blog, le temps d'aller faire un tour en Nouvelle Angleterre (je vais essayer d'éviter les mauvaises rencontres, il paraît que le coin est mal fréquenté en ce moment). Je reviens vite!