...
Il semble que je ne puisse plus mettre de photos sur ce blog (à moins de débourser). Cet empêchement s'ajoute à une étrange réluctance à écrire ici, ces derniers temps. J'accumule le matériau, mais l'envie me déserte. J'ai des billets en tête, les photos, les titres, mais je ne m'y mets pas.
Les petites vacances de Thanksgiving s'achèvent ce soir - trois petits jours, plus le week-end, on est loin des vacances de la Toussaint, mais ça fait du bien quand même. Demain, lundi, aurait dû être un jour chômé, réservé à l'écriture des bulletins, mais il n'en sera rien - encore une fois, merci Sandy! Il nous faut rattraper les jours d'école manqués et nos petites vacances sont raccourcies, ici et là, pour essayer de compenser les cinq jours envolés dans le vent de la tempête.
Ces jours de repos ont été les bienvenus.
Il faut que je me décide soit à supprimer de vieilles photos sur ce blog, ou à payer chaque mois une poignée de $ pour continuer à illustrer mes billets. Je vous tiendrai au courant.
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Sunday, November 25, 2012
Sunday, March 11, 2012
Aujourd'hui - Blanc
...
Deuxième jour de vacances - le malaise ne me quitte guère, envahit tout quand la nuit tombe. Ce matin, quand ça allait encore, j'ai lavé tous les draps de la maisonnée, toutes les serviettes et les torchons. Programme "Blanc". Et puis il a fallu sortir, emmener le fiston en ville, passer deux heures au café pour cause de correction de copies, récupérer l'enfant et aller faire les courses, préparer le dîner, ranger la vaisselle. Il est 10h, je veux me coucher, et les lits ne sont pas faits. Le découragement m'accable. C'est bête, hein? Il suffit de faire les lits, ce n'est pourtant pas grand chose.
Update de 11h: Les lits sont faits. Et qu'est-ce que ça va être bon, de dormir dans des draps propres...
Deuxième jour de vacances - le malaise ne me quitte guère, envahit tout quand la nuit tombe. Ce matin, quand ça allait encore, j'ai lavé tous les draps de la maisonnée, toutes les serviettes et les torchons. Programme "Blanc". Et puis il a fallu sortir, emmener le fiston en ville, passer deux heures au café pour cause de correction de copies, récupérer l'enfant et aller faire les courses, préparer le dîner, ranger la vaisselle. Il est 10h, je veux me coucher, et les lits ne sont pas faits. Le découragement m'accable. C'est bête, hein? Il suffit de faire les lits, ce n'est pourtant pas grand chose.
Update de 11h: Les lits sont faits. Et qu'est-ce que ça va être bon, de dormir dans des draps propres...
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Thursday, February 16, 2012
Aujourd'hui - liste à faire demain sans faute
...
Demain, pas d'école. Demain il faut ...
- emmener les garçons à perpettes les canards pour une playdate;
- aller déjeuner avec ma copine S. que je n'ai jamais le temps de voir d'habitude;
- faire une ou deux lessives;
- (commencer à) corriger les essais de ma classe AP (Yes I can!);
- ranger les vêtements qui traînent ici et là;
- prendre ma dose d'antibiotiques (méchante sinusite!);
- rapporter un DVD à la bibli;
- regarder Billy Elliot avec les garçons (est-ce que ça leur plaira?);
- manger un chocolat (ou deux) de la grande boîte envoyée par mon père.
Demain, pas d'école. Demain il faut ...
- emmener les garçons à perpettes les canards pour une playdate;
- aller déjeuner avec ma copine S. que je n'ai jamais le temps de voir d'habitude;
- faire une ou deux lessives;
- (commencer à) corriger les essais de ma classe AP (Yes I can!);
- ranger les vêtements qui traînent ici et là;
- prendre ma dose d'antibiotiques (méchante sinusite!);
- rapporter un DVD à la bibli;
- regarder Billy Elliot avec les garçons (est-ce que ça leur plaira?);
- manger un chocolat (ou deux) de la grande boîte envoyée par mon père.
Wednesday, October 26, 2011
New York avec lui
...
Nous avons bien failli ne pas nous retrouver. De sombres histoires de brouillard, d'avion cloué au sol, de vol annulé et de listes d'attente... J'ai passé mon vendredi à me ronger les sangs, entre deux rendez-vous avec les parents de mes élèves ou les profs de mes enfants (c'était la semaine dernière l'épuisante période des Parent-Teacher Conferences...)
Et puis, et puis, à 22h30, je l'ai récupéré à Penn Station. Il m'attendait, sa silhouette sombre maintenant reconnaissable entre toutes, au milieu de tout ce mouvement, ces allers et venues de centaines de personnes autour de lui. Je l'ai enlacé, comme la dernière fois, sans un mot - nous nous retrouvons toujours dans une gare, semble-t-il...
Je l'ai entraîné avec moi dans le subway et c'était le début de notre temps ensemble, du temps qui nous était imparti, nous commençons à avoir l'habitude, (presque) deux jours et deux nuits. C'était, ah... bien.
Samedi matin, à la recherche du petit déjeuner.
Boutique-culte (je n'imaginais même pas que ça existait!)
Ground Zero.
Les 99% à Wall Street, ambiance joyeuse et bon enfant, détermination sans faille.
Merveilleuse après-midi au bord de l'Hudson River.
Nous avons bien failli ne pas nous retrouver. De sombres histoires de brouillard, d'avion cloué au sol, de vol annulé et de listes d'attente... J'ai passé mon vendredi à me ronger les sangs, entre deux rendez-vous avec les parents de mes élèves ou les profs de mes enfants (c'était la semaine dernière l'épuisante période des Parent-Teacher Conferences...)
Et puis, et puis, à 22h30, je l'ai récupéré à Penn Station. Il m'attendait, sa silhouette sombre maintenant reconnaissable entre toutes, au milieu de tout ce mouvement, ces allers et venues de centaines de personnes autour de lui. Je l'ai enlacé, comme la dernière fois, sans un mot - nous nous retrouvons toujours dans une gare, semble-t-il...
Je l'ai entraîné avec moi dans le subway et c'était le début de notre temps ensemble, du temps qui nous était imparti, nous commençons à avoir l'habitude, (presque) deux jours et deux nuits. C'était, ah... bien.
Samedi matin, à la recherche du petit déjeuner.
Boutique-culte (je n'imaginais même pas que ça existait!)
Ground Zero.
Les 99% à Wall Street, ambiance joyeuse et bon enfant, détermination sans faille.
Merveilleuse après-midi au bord de l'Hudson River.
Un autre tour sur la High Line, fin d'après-midi dorée, deux semaines après m'y être baladée avec Christie et Nicolas (et cette fois, j'ai pu aller voir l'expo sur Edward Steichen, Christie! Elle était magnifique.)
Nous voilà, nous deux, à New York.
Tellement heureux d'être ensemble,
même pour seulement (presque) deux jours
et deux nuits.
Thursday, October 13, 2011
Long weekending
...
Juste avant le début d'un nouveau weekend, me souvenir du précédent - trois jours, que j'avais prévu de passer en France, peut-être, mais finalement non. Et je ne regrette pas (enfin, si, un peu, mais ce que j'ai vécu à la place n'était pas mal non plus!)
Alors en images, un long weekend d'été indien (après la pluie et le froid des jours d'avant, ça faisait du bien!)
Samedi matin: ménage (et pas d'image - aspirateur = zéro degré de glamouritude)
Samedi fin d'après-midi: glaces à Small Town (un peu de sucre pour adoucir les humeurs belliqueuses de mes ado/pré-ado prêts à en découdre...)
Samedi soir: Fichez-moi la paix
Dimanche matin: gaufres maison.
Lundi (jour férié, Columbus Day): New York, New York, en bonne compagnie!
C'était bien, je recommencerais volontiers tout ça ...
Juste avant le début d'un nouveau weekend, me souvenir du précédent - trois jours, que j'avais prévu de passer en France, peut-être, mais finalement non. Et je ne regrette pas (enfin, si, un peu, mais ce que j'ai vécu à la place n'était pas mal non plus!)
Alors en images, un long weekend d'été indien (après la pluie et le froid des jours d'avant, ça faisait du bien!)
Samedi matin: ménage (et pas d'image - aspirateur = zéro degré de glamouritude)
Samedi fin d'après-midi: glaces à Small Town (un peu de sucre pour adoucir les humeurs belliqueuses de mes ado/pré-ado prêts à en découdre...)
Samedi soir: Fichez-moi la paix
Dimanche matin: gaufres maison.
Lundi (jour férié, Columbus Day): New York, New York, en bonne compagnie!
C'était bien, je recommencerais volontiers tout ça ...
Monday, September 12, 2011
Saturday, September 03, 2011
Mon été
...
Je ne sais comment parler de mon été.
A vrai dire, je ne sais plus vraiment comment écrire ici.
Juste avant de partir en France, je me suis dit que j'allais, pour de bon, fermer ce blog. Le sens qu'il y aurait à continuer à écrire ici m'échappe. Plusieurs conversations avec des gens que j'estime - et qui ignorent tout de mon jardin secret - m'ont presque fait honte. Quelle idée de s'exposer ainsi, pour qui et pour quoi? Et puis, mes garçons sont à l'âge où les mises en garde sur les dangers du www deviennent nécessaires. En leur répétant: rien ne s'efface, on ne peut pas revenir en arrière, tout ce que vous mettez de personnel sur le web peut être utilisé contre vous, je pense à moi et mon exhibitionnisme, ici même. Et je ne me contente pas de me montrer, je les ai enrôlés dans mon show, eux aussi, sans qu'ils le sachent.
Oui, j'ai honte.
En même temps, je sais ce que m'a apporté cet endroit, qui est à la fois une sorte de journal, compte-rendu des humeurs, des hauts et des bas que je traverse, et un exutoire où épancher ma tristesse, ma frustration, mes peurs. Le petit cercle qui au fil des ans s'est formé autour de ces pages m'est devenu précieux. Pourtant, quand je me suis retrouvée à Paris, en juillet, toute engluée dans une détresse paralysante, je n'ai pu appeler aucune de ces bienveillantes commentatrices. J'avais besoin de me détacher de mon blog. Et je ne savais comment établir le contact entre la vraie vie et celle d'ici (là). Je me rends compte à quel point je me sens peu libre: c'est comme si, dès que je mets le pied en France, tout mon entourage, famille, amis, avait le droit de revendiquer mon temps, tout mon temps. Je m'y prête de bonne grâce, je dois le reconnaître. Mais il m'est difficile d'échapper à leur vigilance pour avoir un peu de temps pour moi. Je ne m'étais jamais rendu compte à quel point pouvait être pesante cette affection sans relâche. Je croyais que mon manque de liberté venait de l'homme qui m'accompagnait - c'était vrai, mais ce n'était qu'une partie du tableau.
Maintenant que j'aimerais aller et venir à ma guise, partir pour un weekend sans rendre de compte, rencontrer qui bon me semble sans en rien dire à personne, je m'aperçois que c'est illusoire: ma vie entière semble être constamment sous le regard de quelqu'un. D'où le délicieux frisson de cette correspondance secrète, qui m'enchante depuis plusieurs semaines. Mais si elle aboutit un jour à un voyage, comment le dire à ceux qui attendent de moi que je sois exactement là où ils pensent que je dois être?
Mon été, donc, puisque j'ai décidé d'en parler, a été un bizarre échafaudage, une superposition hétéroclite de bons et de mauvais moments, que j'ai grimpé sans savoir où j'allais arriver. Le plus étrange, dans cette construction, c'est que je n'arrive pas bien à en mettre en ordre les strates temporelles: les événements s'empilent sans séquence chronologique, les rencontres se télescopent, il y a comme un décalage que je ne m'explique pas bien. J'ai passé, depuis que je suis revenue, beaucoup trop de temps à essayer de mettre en ordre mes souvenirs, et je ne crois pas y être bien arrivée.
Au cœur de mon été, il y a eu la maladie et un passage trop près de la mort qui ne se laissera pas oublier. Il y a eu la volonté de vivre, insufflée encore et encore, un effort commun. La découverte que la famille peut être chargée de ce devoir de veille: rempart contre le malheur, nous tous serrés les uns contre les autres, conscients des failles dans notre barrage, mais faisant face, bravement. Que je suis heureuse d'avoir été là, avec eux!
Et puis, les rencontres. Celles que j'attendais, qui se sont parfois produites, mais à côté desquelles je suis le plus souvent passée. Frustration de l'interminable attente, déception des communications défaillantes. Tu m'entends? Non, décidément pas. Celles que je n'attendais pas, celles que j'ai provoquées (j'ai eu de l'audace, cet été, et je ne parle pas seulement des escaliers de pierre à deux heures du matin). Quelques mots lancés dans le vide pour voir s'ils atterriraient quelque part. Ils ont visiblement traversé le gouffre et ont été récupérés, de l'autre côté. Un fil ténu, auquel je m'accroche désormais un peu trop.
Voilà, tout cela est vraiment trop sibyllin, volontairement sans doute. Pour ma mémoire.
Je reviendrai quand je pourrai, c'est promis.
A vrai dire, je ne sais plus vraiment comment écrire ici.
Juste avant de partir en France, je me suis dit que j'allais, pour de bon, fermer ce blog. Le sens qu'il y aurait à continuer à écrire ici m'échappe. Plusieurs conversations avec des gens que j'estime - et qui ignorent tout de mon jardin secret - m'ont presque fait honte. Quelle idée de s'exposer ainsi, pour qui et pour quoi? Et puis, mes garçons sont à l'âge où les mises en garde sur les dangers du www deviennent nécessaires. En leur répétant: rien ne s'efface, on ne peut pas revenir en arrière, tout ce que vous mettez de personnel sur le web peut être utilisé contre vous, je pense à moi et mon exhibitionnisme, ici même. Et je ne me contente pas de me montrer, je les ai enrôlés dans mon show, eux aussi, sans qu'ils le sachent.
Oui, j'ai honte.
En même temps, je sais ce que m'a apporté cet endroit, qui est à la fois une sorte de journal, compte-rendu des humeurs, des hauts et des bas que je traverse, et un exutoire où épancher ma tristesse, ma frustration, mes peurs. Le petit cercle qui au fil des ans s'est formé autour de ces pages m'est devenu précieux. Pourtant, quand je me suis retrouvée à Paris, en juillet, toute engluée dans une détresse paralysante, je n'ai pu appeler aucune de ces bienveillantes commentatrices. J'avais besoin de me détacher de mon blog. Et je ne savais comment établir le contact entre la vraie vie et celle d'ici (là). Je me rends compte à quel point je me sens peu libre: c'est comme si, dès que je mets le pied en France, tout mon entourage, famille, amis, avait le droit de revendiquer mon temps, tout mon temps. Je m'y prête de bonne grâce, je dois le reconnaître. Mais il m'est difficile d'échapper à leur vigilance pour avoir un peu de temps pour moi. Je ne m'étais jamais rendu compte à quel point pouvait être pesante cette affection sans relâche. Je croyais que mon manque de liberté venait de l'homme qui m'accompagnait - c'était vrai, mais ce n'était qu'une partie du tableau.
Maintenant que j'aimerais aller et venir à ma guise, partir pour un weekend sans rendre de compte, rencontrer qui bon me semble sans en rien dire à personne, je m'aperçois que c'est illusoire: ma vie entière semble être constamment sous le regard de quelqu'un. D'où le délicieux frisson de cette correspondance secrète, qui m'enchante depuis plusieurs semaines. Mais si elle aboutit un jour à un voyage, comment le dire à ceux qui attendent de moi que je sois exactement là où ils pensent que je dois être?
Mon été, donc, puisque j'ai décidé d'en parler, a été un bizarre échafaudage, une superposition hétéroclite de bons et de mauvais moments, que j'ai grimpé sans savoir où j'allais arriver. Le plus étrange, dans cette construction, c'est que je n'arrive pas bien à en mettre en ordre les strates temporelles: les événements s'empilent sans séquence chronologique, les rencontres se télescopent, il y a comme un décalage que je ne m'explique pas bien. J'ai passé, depuis que je suis revenue, beaucoup trop de temps à essayer de mettre en ordre mes souvenirs, et je ne crois pas y être bien arrivée.
Au cœur de mon été, il y a eu la maladie et un passage trop près de la mort qui ne se laissera pas oublier. Il y a eu la volonté de vivre, insufflée encore et encore, un effort commun. La découverte que la famille peut être chargée de ce devoir de veille: rempart contre le malheur, nous tous serrés les uns contre les autres, conscients des failles dans notre barrage, mais faisant face, bravement. Que je suis heureuse d'avoir été là, avec eux!
Et puis, les rencontres. Celles que j'attendais, qui se sont parfois produites, mais à côté desquelles je suis le plus souvent passée. Frustration de l'interminable attente, déception des communications défaillantes. Tu m'entends? Non, décidément pas. Celles que je n'attendais pas, celles que j'ai provoquées (j'ai eu de l'audace, cet été, et je ne parle pas seulement des escaliers de pierre à deux heures du matin). Quelques mots lancés dans le vide pour voir s'ils atterriraient quelque part. Ils ont visiblement traversé le gouffre et ont été récupérés, de l'autre côté. Un fil ténu, auquel je m'accroche désormais un peu trop.
Voilà, tout cela est vraiment trop sibyllin, volontairement sans doute. Pour ma mémoire.
Je reviendrai quand je pourrai, c'est promis.
Tuesday, August 30, 2011
Comme un mardi (45)
Comme un mardi (44)
Wednesday, March 23, 2011
Surprise du mercredi matin
Comme un mardi (25)
...
Un mardi en retard...
Un mardi dans les travaux, la peinture et les cartons.
Les vacances sont presque finies, elles auront été presque entièrement consacrées à s'occuper - tristement - de cette maison qui sera bientôt en vente.
Maintenant, je vais me mettre à écrire les bulletins de mes élèves. Ça va me prendre tout le reste de la semaine.
Un mardi dans les travaux, la peinture et les cartons.
Les vacances sont presque finies, elles auront été presque entièrement consacrées à s'occuper - tristement - de cette maison qui sera bientôt en vente.
Maintenant, je vais me mettre à écrire les bulletins de mes élèves. Ça va me prendre tout le reste de la semaine.
Tuesday, March 15, 2011
Comme un mardi (24)
...
Il y a des parents qui emmènent leurs enfants dans les Caraïbes, pour les vacances de Printemps (1). D'autres qui vont jusqu'aux Galapagos. Ou en Europe. Ou dans le Colorado, pour faire du ski. Ou en Floride, pour aller à la plage.
Moi, pendant les vacances, j'emmène mes enfants à la bibliothèque. Et alors?
(1) Ici, les vacances de février et celles de Pâques fusionnent en vacances de printemps (Spring Break). Deux semaines en mars pour les écoles privées, une seule semaine en avril pour les écoles publiques (de janvier à avril sans vacances, sauf quelques demi-journées par-ci par-là, c'est long, je trouve).
Moi, pendant les vacances, j'emmène mes enfants à la bibliothèque. Et alors?
(1) Ici, les vacances de février et celles de Pâques fusionnent en vacances de printemps (Spring Break). Deux semaines en mars pour les écoles privées, une seule semaine en avril pour les écoles publiques (de janvier à avril sans vacances, sauf quelques demi-journées par-ci par-là, c'est long, je trouve).
Monday, March 14, 2011
Histoires
Vendredi était le dernier jour avant les vacances. Un grand soulagement de venir à bout de cette semaine trop remplie. La nervosité d'accueillir un candidat pour un poste bientôt vacant, quand personne n'est prêt, quand un collègue, remportant une fois de plus la palme de l'inefficacité et du non-professionnalisme, déclare forfait sans me prévenir, quand je dois laisser ma classe pour balader ledit candidat de rendez-vous en rendez-vous. L'anxiété de ce qui m'attend pendant ces deux semaines de "repos".
Et puis ce coup de fil de Ninette, "Ca pourrait aller mieux... "
- Pourquoi, qu'est-ce qui se passe?
- Tu te souviens où est mon mari cette semaine?
- Au Japon ... Oh, merde!"
Il a fini par rentrer dimanche, après avoir passé trois jours à l'aéroport. Plus de peur que de mal. Mais je sais l'angoisse de Ninette, qu'elle ne porte jamais en breloque, pendant ces longues journées. Et elle me dit: "J'ai la culpabilité de ceux qui ont eu de la chance". Et les autres, tous les autres, ceux qui n'en ont pas eu...
La grand-mère de mes enfants est Japonaise, leur père est né dans ce pays, même s'il n'en a parle pas la langue. Je ne sais si la famille qu'il a là-bas (qu'il ne connaît pas et avec qui il n'est pas en contact) va bien.
Ma belle-mère n'a pas vraiment transmis sa culture à ses fils. Elle le regrette maintenant et a fait des tentatives avec ses petits-fils. J'ai ces petits objets, ces origamis, ces algues séchées et ces petits biscuits salés qu'elle envoie régulièrement au milieu de tas de "trucs" (des brosses à dents, de la confitures, des stylos, des coupures de journaux, des biscuits sans sucre, des biscuits hyper-sucrés, des gants de jardinage, des chocolats, des chaussettes, du café, des torchons ...) Mais depuis quelques mois, la communication avec son fils est coupée. Alors je ne sais rien, mais j'imagine son bouleversement. Je n'ai jamais été proche d'elle, mais je sais bien ce que je ressentirais si une catastrophe survenait en France. L'impuissance, la culpabilité de l'éloignement, la peur, le chagrin. Elle est, contrairement à moi, très religieuse, elle doit prier beaucoup ces jours-ci. Je me contente de me balader avec cette boule d'angoisse au creux du ventre, ce nœud entrelaçant des fils qui viennent de l'Histoire, de mon histoire, de mes histoires.
Tuesday, December 28, 2010
Comme un mardi (13)
Sunday, November 28, 2010
Sunday morning
...
Dernier jour de mes vacances-convalescence. Je n'ai pas fini mes bulletins et je vois mal comment je vais y parvenir à temps. Toujours lestée par cette grande fatigue (post-opération? Pourtant ce n'était pas grand chose...), je m'imagine mal reprendre les cours. Il faudra bien, pourtant.
[Regardant la photo] Quelqu'un veut venir m'aider à nettoyer mes vitres?
C'est aujourd'hui l'anniversaire de deux personnes que j'aime beaucoup beaucoup. J'ai pensé à eux deux souvent aujourd'hui, me demandant quelle fête et quand et qui était là et ...
[J'ai été obligée de réactiver la modération des commentaires, désolée. Je préfèrerais ne pas, mais bon.]
[Regardant la photo] Quelqu'un veut venir m'aider à nettoyer mes vitres?
C'est aujourd'hui l'anniversaire de deux personnes que j'aime beaucoup beaucoup. J'ai pensé à eux deux souvent aujourd'hui, me demandant quelle fête et quand et qui était là et ...
[J'ai été obligée de réactiver la modération des commentaires, désolée. Je préfèrerais ne pas, mais bon.]
Wednesday, August 18, 2010
Le retour (deuxième partie)
...
L'humidité qui se plaque sur mon visage comme un baiser mouillé, l'odeur de poussière dans toute la maison, le jardin brûlé par la chaleur, le désordre laissé avant de partir, la forme des cuillères, le goût douceâtre de réglisse dans ma bouche... Il faut que je me réacclimate.
Et pourtant, tant de choses à faire, régler, trier, laver, que je n'aurai guère le temps de languir. I am back in New Jersey, and another year is about to start. Are you up to it?
Et pourtant, tant de choses à faire, régler, trier, laver, que je n'aurai guère le temps de languir. I am back in New Jersey, and another year is about to start. Are you up to it?
Monday, August 16, 2010
Comme un lundi (48)
Sunday, August 15, 2010
Retour (première partie)
...
Passage à Toulouse juste une nuit, le temps de (n') y (pas) dormir. Je me tourne et retourne, prise entre la nostalgie du départ et l'angoisse de l'arrivée. Je laisse sur le quai ma mère en larmes - on pleure beaucoup ces derniers temps dans ma famille. C'est angoissant, à la fin, comme si je devais ne jamais revenir.
Sept heures de train (le TGV était 3 fois et demie plus cher que le train corail - qui ne s'appelle d'ailleurs plus comme ça, je crois), dans un compartiment pour 6. Heureusement que mes garçons sont des voyageurs aguerris. Je somnole de temps à autre, ils se passionnent pour leurs petits écrans, nous lisons un peu.

L'arrivée à Paris est dure. Il y fait plus chaud qu'à Toulouse, nos pulls nous gênent, nos valises sont beaucoup trop lourdes. Paolo a épuisé toute sa réserve de patience et de bonne conduite. Il se dispute avec son frère, me parle mal et je le rabroue trop vivement. Il décide de partir en plantant là sa valise. Je le surveille du coin de l'oeil en essayant de repérer les taxis.
Dans l'appartement des amis, désert en leur absence, j'étale notre bazar - beaucoup, beaucoup trop de choses à rapporter avec nous. Le poids des bagages me plombe le moral. Par la fenêtre, le ciel de Paris grisonne: ça sent la fin de l'été.

Sept heures de train (le TGV était 3 fois et demie plus cher que le train corail - qui ne s'appelle d'ailleurs plus comme ça, je crois), dans un compartiment pour 6. Heureusement que mes garçons sont des voyageurs aguerris. Je somnole de temps à autre, ils se passionnent pour leurs petits écrans, nous lisons un peu.
Dans l'appartement des amis, désert en leur absence, j'étale notre bazar - beaucoup, beaucoup trop de choses à rapporter avec nous. Le poids des bagages me plombe le moral. Par la fenêtre, le ciel de Paris grisonne: ça sent la fin de l'été.
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