...
Aujourd'hui, je suis sortie de chez moi.
Petit trajet entre mon appartement et la maison de mes amis, de l'autre côté de la ville. Chasse aux œufs, petit déjeuner au soleil, des brioches de Pâques, quatre ou cinq langues parlées sur la terrasse, les enfants qui papillonnent autour des adultes, un bébé qui ne veut pas s'endormir, le chocolat qui fond, quelques jolies photos de moi (c'est si rare!), mon cœur est content, ce matin de Pâques.
De retour chez nous, je sors encore.
Petit trajet entre la cuisine et le patio pour un déjeuner au soleil.
Et puis dans l'après-midi, entre deux copies (pas vraiment motivée), je sors à nouveau, pour jeter la poubelle.
Petit trajet entre chez moi et le jardin d'en haut, d'où m'appellent les autres habitants de la maison et leurs amis qui ont fini de trouver leurs œufs. J'accepte un verre de vin blanc et je fais la connaissance d'un Suisse de passage.
Retour chez moi, quelques copies, et il est temps de préparer le magret promis aux enfants pour un "dîner spécial".
L'itinéraire de ma journée m'a menée d'amitié en amitié, d'une terrasse au soleil à un jardin au soleil, d'une gourmandise à l'autre. Il fait beau temps sur ma vie, ce dimanche de Pâques.
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Sunday, April 08, 2012
Tuesday, April 03, 2012
Aujourd'hui - Ce que l'on porte
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Les adolescents ici ne s'habillent pas comme en France. Les filles alternent les tenues de sport (jogging informes, maillots de leur équipe, shorts brillants) et tenues hyper provocantes (décolletés affolants, mini mini jupes, talons démesurés). Les garçons sont plus génériques.
(Photo du jour de graduation, non représentante de ce que l'on porte tous les jours dans les lycées américains.)
Les adolescents ici ne s'habillent pas comme en France. Les filles alternent les tenues de sport (jogging informes, maillots de leur équipe, shorts brillants) et tenues hyper provocantes (décolletés affolants, mini mini jupes, talons démesurés). Les garçons sont plus génériques.
(Photo du jour de graduation, non représentante de ce que l'on porte tous les jours dans les lycées américains.)
Monday, April 02, 2012
Aujourd'hui - Signature
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Tous les matins, mes advisees viennent signer sur un petit papier épinglé sur la porte de mon bureau. C'est ainsi que nous savons qu'ils sont à l'école, c'est notre manière de faire l'appel. Quand j'arrive à temps (à 7h45), j'arrive les voir tous les 10, un par un, neuf filles, un garçon, arriver les yeux ensommeillés, en courant parce qu'en retard, l'air sombre, le sourire aux lèvres, avec un groupe de copines qui regardent si j'ai re-rempli le bol à bonbons sur mon bureau, seul, de bonne humeur, encombrée de l'équipement de sport (Can I leave my lacrosse stuff in you office?)... J'ai souvent le temps d'échanger quelques mots, quand ils sont pressés de juste leur souhaiter une bonne journée.
Lundi: Did you have a good weekend?
Mardi: Don't forget we have advisory at 1:05 today!
Mercredi: How was your game yesterday? Did you win?
Jeudi: You look tired. Too much homework?
Vendredi: It's Friday! Yeah!
Cette rencontre matinale, juste le temps de signer et signaler leur présence, est ce qui tisse jour après jour notre lien.
Tous les matins, mes advisees viennent signer sur un petit papier épinglé sur la porte de mon bureau. C'est ainsi que nous savons qu'ils sont à l'école, c'est notre manière de faire l'appel. Quand j'arrive à temps (à 7h45), j'arrive les voir tous les 10, un par un, neuf filles, un garçon, arriver les yeux ensommeillés, en courant parce qu'en retard, l'air sombre, le sourire aux lèvres, avec un groupe de copines qui regardent si j'ai re-rempli le bol à bonbons sur mon bureau, seul, de bonne humeur, encombrée de l'équipement de sport (Can I leave my lacrosse stuff in you office?)... J'ai souvent le temps d'échanger quelques mots, quand ils sont pressés de juste leur souhaiter une bonne journée.
Lundi: Did you have a good weekend?
Mardi: Don't forget we have advisory at 1:05 today!
Mercredi: How was your game yesterday? Did you win?
Jeudi: You look tired. Too much homework?
Vendredi: It's Friday! Yeah!
Cette rencontre matinale, juste le temps de signer et signaler leur présence, est ce qui tisse jour après jour notre lien.
Saturday, March 31, 2012
Aujourd'hui - Le monde est petit
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Mon refuge. C'est là où je travaille le mieux, où je rencontre mes anciennes élèves, où j'emmène mes garçons pour un goûter, où je donne rendez-vous. J'y rencontre presque toujours quelqu'un que je connais.
Mon refuge. C'est là où je travaille le mieux, où je rencontre mes anciennes élèves, où j'emmène mes garçons pour un goûter, où je donne rendez-vous. J'y rencontre presque toujours quelqu'un que je connais.
Wednesday, March 21, 2012
Aujourd'hui - Au pied de mon lit
...
Des livres, toujours des livres. Lus, à lire, en train, relus. Offerts, achetés, prêtés. Des doutes, des attentes, une bonne surprise, la peur d'être déçue.
Toujours des livres, une pile qui se casse la gueule, qui prend la poussière, et soudain - je suis en vacances après tout! - qui diminue. Je lis. Je me suis remise à lire. Enfin. Ça faisait trois mois.
Au pied de mon lit, ce qui me tient la tête hors de l'eau.
PS: Ce qu'il en restera dans un an - l'inquiétude, l'angoisse, par capillarité. La tristesse, qui me cloue au sol, quand je voudrais déployer mes ailes dans l'air du printemps. Ma mère habite à 5 minutes (3, selon mapquest) de l'immeuble où est retranché une créature au sang glacé. Je n'ai pu m'empêcher de regarder son visage. Et de me dire, que vraiment... Vraiment. Qu'en restera-t-il dans un an, quand d'autres atrocités, d'autres drames, frappant plus loin, plus près, auront remplacé celle-là?
Des livres, toujours des livres. Lus, à lire, en train, relus. Offerts, achetés, prêtés. Des doutes, des attentes, une bonne surprise, la peur d'être déçue.
Toujours des livres, une pile qui se casse la gueule, qui prend la poussière, et soudain - je suis en vacances après tout! - qui diminue. Je lis. Je me suis remise à lire. Enfin. Ça faisait trois mois.
Au pied de mon lit, ce qui me tient la tête hors de l'eau.
PS: Ce qu'il en restera dans un an - l'inquiétude, l'angoisse, par capillarité. La tristesse, qui me cloue au sol, quand je voudrais déployer mes ailes dans l'air du printemps. Ma mère habite à 5 minutes (3, selon mapquest) de l'immeuble où est retranché une créature au sang glacé. Je n'ai pu m'empêcher de regarder son visage. Et de me dire, que vraiment... Vraiment. Qu'en restera-t-il dans un an, quand d'autres atrocités, d'autres drames, frappant plus loin, plus près, auront remplacé celle-là?
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Sunday, March 11, 2012
Aujourd'hui - Blanc
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Deuxième jour de vacances - le malaise ne me quitte guère, envahit tout quand la nuit tombe. Ce matin, quand ça allait encore, j'ai lavé tous les draps de la maisonnée, toutes les serviettes et les torchons. Programme "Blanc". Et puis il a fallu sortir, emmener le fiston en ville, passer deux heures au café pour cause de correction de copies, récupérer l'enfant et aller faire les courses, préparer le dîner, ranger la vaisselle. Il est 10h, je veux me coucher, et les lits ne sont pas faits. Le découragement m'accable. C'est bête, hein? Il suffit de faire les lits, ce n'est pourtant pas grand chose.
Update de 11h: Les lits sont faits. Et qu'est-ce que ça va être bon, de dormir dans des draps propres...
Deuxième jour de vacances - le malaise ne me quitte guère, envahit tout quand la nuit tombe. Ce matin, quand ça allait encore, j'ai lavé tous les draps de la maisonnée, toutes les serviettes et les torchons. Programme "Blanc". Et puis il a fallu sortir, emmener le fiston en ville, passer deux heures au café pour cause de correction de copies, récupérer l'enfant et aller faire les courses, préparer le dîner, ranger la vaisselle. Il est 10h, je veux me coucher, et les lits ne sont pas faits. Le découragement m'accable. C'est bête, hein? Il suffit de faire les lits, ce n'est pourtant pas grand chose.
Update de 11h: Les lits sont faits. Et qu'est-ce que ça va être bon, de dormir dans des draps propres...
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Sunday, February 26, 2012
Aujourd'hui - Machines
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De tous les engins qui transportent, le train est ma machine préférée.
J'aime les voyages en train, leur rythme doux et saccadé, la rêverie qu'ils provoquent, les rencontres qu'ils suscitent.
Dans le train qui m'emmenait aujourd'hui vers New York et une délicieuse après-midi en joyeuse compagnie, je me suis amusée à documenter la diversité du paysage suburbain, de la coquetterie proprette des environs de Smalltown aux bois mal peignés malmenés par l'hiver, des rangées de maisons clonées aux terrains vagues où s'empilent des carcasses de machines, rêves abandonnés.
De tous les engins qui transportent, le train est ma machine préférée.
J'aime les voyages en train, leur rythme doux et saccadé, la rêverie qu'ils provoquent, les rencontres qu'ils suscitent.
Dans le train qui m'emmenait aujourd'hui vers New York et une délicieuse après-midi en joyeuse compagnie, je me suis amusée à documenter la diversité du paysage suburbain, de la coquetterie proprette des environs de Smalltown aux bois mal peignés malmenés par l'hiver, des rangées de maisons clonées aux terrains vagues où s'empilent des carcasses de machines, rêves abandonnés.
Saturday, February 25, 2012
Aujourd'hui - moi je
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Moi je voudrais bien m'oublier. Moi j'aimerais passer à autre chose que moi, mon vieux moi, que j'ai de plus en plus de mal à supporter. Me voir encore et encore commettre les mêmes erreurs, suivre les mêmes ornières pour atterrir dans les mêmes bourbiers, contempler, impuissante, la situation dans laquelle je me suis mise. Je n'aime pas me regarder.
Moi je suis un peu dans l'impasse.
Moi j'attends le printemps - et de renaître.
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Moi je voudrais bien m'oublier. Moi j'aimerais passer à autre chose que moi, mon vieux moi, que j'ai de plus en plus de mal à supporter. Me voir encore et encore commettre les mêmes erreurs, suivre les mêmes ornières pour atterrir dans les mêmes bourbiers, contempler, impuissante, la situation dans laquelle je me suis mise. Je n'aime pas me regarder.
Moi je suis un peu dans l'impasse.
Moi j'attends le printemps - et de renaître.
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Wednesday, February 22, 2012
Aujourd'hui - quelque chose écrit sur un objet
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Ces mots en jaune criard sur un fascicule publicitaire, posé et oublié sur le comptoir de la cuisine me sautent aux yeux sans arrêt. Ils me heurtent, m'interrogent, brutalement.
Quelqu'un m'a écrit un jour que je méritais d'être heureuse. Mérite-t-on jamais le bonheur? Qu'est-ce que je mérite, exactement, quelle punition, quelle récompense pour avoir bouleversé ma vie et celle de ceux qui me sont si chers?
Lundi, mon petit m'a insultée, avec des mots horribles, qui m'ont profondément blessée."You deserve it!" Ma peine, son immense colère.
Sa rage n'a pas cédé à la nuit. Il s'est réveillé aussi haineux que la veille.
Mais dans la journée, j'ai trouvé un mot sur mon bureau.
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Ces mots en jaune criard sur un fascicule publicitaire, posé et oublié sur le comptoir de la cuisine me sautent aux yeux sans arrêt. Ils me heurtent, m'interrogent, brutalement.
Quelqu'un m'a écrit un jour que je méritais d'être heureuse. Mérite-t-on jamais le bonheur? Qu'est-ce que je mérite, exactement, quelle punition, quelle récompense pour avoir bouleversé ma vie et celle de ceux qui me sont si chers?
Lundi, mon petit m'a insultée, avec des mots horribles, qui m'ont profondément blessée."You deserve it!" Ma peine, son immense colère.
Sa rage n'a pas cédé à la nuit. Il s'est réveillé aussi haineux que la veille.
Mais dans la journée, j'ai trouvé un mot sur mon bureau.
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