Thursday, June 26, 2008

Moving again

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Août 1995: Paris-Berkeley

Novembre 1995: Berkeley-Oakland

Août 1996: Oakland-San Francisco

Août 1997: San Fancisco-Paris (Rue Sébastien-Mercier)

Mars 2000: Rue SB-Rue Saint-Charles

Juillet 2003: Paris-Memphis

Juin 2005: Memphis-Small Town (NJ)

Juillet 2007: Appartement (Faculty Housing)-Maison (Faculty Housing) toujours à Small Town

Juin 2008: Maison (Faculty Housing)-Maison (la nôtre!) à Bonne Espérance

Je n'en peux plus, des déménagements. Ils sont à chaque fois un peu plus épuisants. Pourvu qu'on se pose un peu, cette fois...


Friday, June 20, 2008

Un nouveau copain

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Juste avant de quitter notre petite vieille chaleureuse maison, on s'est fait un nouveau copain. J'avais idée qu'il était déjà venu nous rendre visite en notre absence, mais voilà qu'un soir, je l'ai entendu faire du bruit dans le garage (grand ouvert, comme d'habitude). Et c'est là que j'ai compris que notre copain n'était pas attiré par nos personnalités hors du commun, notre extraordinaire gentillesse, notre éblouissante culture générale ou nos beaux yeux. Non. Il était juste intéressé par nos poubelles. Ah. Bon.



Même pas peur! Visiblement, ça ne le dérangeait pas du tout que nous assistions à son entreprise de perforation des sacs poubelles. Il a fallu faire un raffut d'enfer pour le faire déguerpir. Et encore, il est revenu deux minutes plus tard, d'un air de dire: J'ai pas fini, je peux m'y remettre?
[Les photos ne sont pas géniales, forcément, c'est l'homme qui les a prises...]

Thursday, June 19, 2008

Propriété

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L'hiver dernier, alors que je me perdais dans les méandres d'impossibles prises de décision, alors que je m'étais persuadée que j'étais sur le point de rompre, définitivement, les liens qui me rattachaient à ma vie rangée, je me suis réveillée un matin avec une calme et irrévocable conviction. Je ne sais si j'avais rêvé, ou si j'avais juste eu, fugitivement, un aperçu de ce qui pourrait être. Je me suis réveillée, seule, dans le lit déserté par l'homme de la maison (déjà parti? encore une de ces nuits passées sur le canapé?), avec la certitude que dans cette maison nous pourrions vivre.
L'homme l'avait dit depuis le départ, j'avais résisté. Quelques mois plus tard, une décision, comme une évidence: cette maison-là.

Nous avons signé mardi. Elle est à nous.
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Monday, June 16, 2008

Birthday Party

Recette pour une fête d'anniversaire réussie (sans se ruiner ni - trop - se fatiguer):

1) Choisir le dimanche le plus chaud du printemps (35° minimum);

2) Se tenir prêt, écran total à la main, à enduire les gamins à peine descendus de la voiture des parents (un peu interloqués). Les enduire généreusement;

3) Organiser une chasse au trésor - prévoir d'abreuver les chasseurs à intervalles réguliers - qui les fera courir d'un bout à l'autre du jardin pour enfin arriver au coffret qui récèle, merveille!, une douzaine de pistolets à eau.


4) Fournir des seaux d'eau (munitions) et brancher le jet d'eau, astucieusement connecté à cette invention géniale qu'est le Slip and Slide;


5) S'asseoir à l'ombre et laisser faire. Vous n'aurez plus rien à bouger jusqu'au ravitaillement (hot-dogs et maïs au BBQ, puis gâteau et bougies). Quand tout le monde est rassasié, rebrancher le jet d'eau. Attendre les parents, toujours à l'ombre.


Entendu ce jour-là:
- That was the best birthday party!
- Why do I have to leave? I want to stay!
- Oh, what a great idea, a good, old-fashioned backyard party!
(un parent)

Pour lutter contre la surenchère des fêtes de plus en plus chères et "originales" (bowling party, laser tag party, karate party, cooking party...), rien ne vaut un bon retour aux sources: la fête dans le jardin, avec un gâteau maison et un bon vieux tuyau d'arrosage! (N'empêche, s'il avait plu, je ne sais ce que nous aurions fait des 12 gamins ...)

Thursday, June 12, 2008

No Friday this week

C'était une semaine sans vendredi. On avait beau attendre, attendre, le vendredi n'arrivait jamais. JAMAIS. Le jeudi soir, les enfants n'allèrent pas se coucher. Ce vendredi n'arriverait pas, pas du tout.

Il m'a expliqué: ça ne sert à rien de commencer en avance. De toute façon, le boulot, il faut le faire. Soit on y passe 3 jours entiers, en s'appliquant, et à la fin, on s'aperçoit qu'on a bien fait le boulot, mais on n'a fait que ça. Soit on le fait à la dernière minute, en 8 heures, on travaille intensément, mais au moins on n'a pas perdu 3 jours. Je n'aurais pas dû l'écouter. Toute ma vie (d'élève, de prof) justifiée, théorisée. Maintenant je ne me sens même plus coupable, je me sens rationnelle. J'ai repoussé jusqu'à la dernière minute, et alors? Au moins je n'ai pas perdu mon temps.

Tout irait bien sans ce vent de panique intérieur, qui se lève soudain à 23h22 et cette voix qui répète sans qu'on lui ait rien demandé: On Friday at noon, all the comments must be sent to the Registrar. Et alors? J'ai tout demain matin... Je crois que je vais arrêter de perdre mon temps à me raconter des histoires et je vais - enfin - aller me coucher.

Et moi qui dors d'un sommeil de plomb, moi qui sombre avant même d'avoir eu le temps de poser ma tête sur l'oreiller, moi la dormeuse, je sais que - rien à faire - je n'arriverai pas à dormir cette nuit. Trop pour moi. Je me délesterais volontiers d'un peu de tout ce que j'ai accumulé récemment. J'en sais trop pour dormir.

Wednesday, June 11, 2008

Heat wave

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Il fait chaud. La peau poisse, tout de suite après la douche. La tête embrumée, mais impossible de dormir, la chaleur étouffe comme un linge humide qui colle au corps. Les enfants se plaignent, se traînent, demandent à se coucher par terre (il fait plus frais près du sol, selon eux) et finissent par s'endormir à une heure du matin. Heureusement, ils sont en vacances, eux...
Pas moi.
Le temps s'étire, on se lève déjà fatigué. Tout ce qui reste à faire plombe mes pas. Pas faim.
Dans la maison, l'air est si lourd qu'il m'abasourdit. Je sors sur la terrasse, il y fait aussi chaud mais, de temps en temps, un souffle d'air, à peine, dérange l'immobilité pesante de l'après-midi brûlante.


J'arrose les enfants à intervalles réguliers. Je resterais bien avec eux sous le jet d'eau, mais il faut que je finisse, il faut que je finisse... Mes cheveux m'embarrassent, ma robe me gène, et mes bulletins n'avancent qu'à pas d'escargot. Je jette la robe. En maillot de bain, aspergée d'eau glacée, je reviens à mon pensum. Les gouttes d'eau s'évaporent trop vite sur ma peau. Je respire du feu. Il paraît qu'il fait froid, à Toulouse...

Sunday, June 08, 2008

Of course, I had to be...

I am Elizabeth Bennet!


Take the Quiz here!


I knew it! Who else?...

Sur ce, je vais me relouer la série de BBC et recommencer la relecture de TOUS les romans de Jane Austen!! YES! Un projet pour l'été!!

[A part ça, plaignez-moi: je fais cuire des gâteaux alors qu'il fait 35° et j'ai l'impression d'être DANS le four, plutôt qu'à côté... J'espère que Dudie appréciera le dévouement de sa mère, parce que là, tout de suite, je suis presque de l'avis de son père (je cite): Birthday parties are useless, who needs them?]

Monday, June 02, 2008

Cat walk

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Dimanche matin. Début juin.
Le printemps impose sa couleur, envahit tout,
jusqu'à la lumière, jusqu'à l'ombre, saturées de vert.
Le chat emmène l'enfant en promenade.
Le chat, l'enfant,
la grâce entre eux partagée.