J'avais tellement de projets. J'allais faire une méga fête, inviter plein plein de monde, profiter de l'absence de l'homme pour rattraper le temps perdu en matière de vie sociale. Je l'attendais avec impatience, ce week-end sans lui.
Mais, ah!, j'avais oublié les rendez-vous parent-prof mercredi, jeudi, vendredi, qui m'ont laissé complètement à plat. Je n'avais pas compté avec la pluie diluvienne. J'avais négligé la tonne de boulot qui m'attendait (m'attend toujours), les copies à corriger par dizaines, les préparations de cours (toujours ce maudit disque dur, qui, en oblitérant tout mon travail des années précédentes, me rend la tâche si difficile). J'avais ignoré les corvées de ravitaillement, de rééquipement (un cartable a lâché cette semaine, et je ne peux plus faire semblant de ne pas voir les trous aux genoux des jeans), de rangement, de bibliothèque, de foot, de lessive. Et aussi, je n'avais pas bien regardé mon calendrier: mon frère arrive lundi.
J'ai réussi à barrer de ma "to do" beaucoup beaucoup de choses (des dizaines de lessives faites, séchées, rangées; le foot sous la pluie, les courses sous la pluie, le déchargement des courses sous le déluge; un dimanche entier en compagnie de mes copies; ma semaine de boulot planifiée; un gâteau aux poires, une soupe au potiron; et quelques autres choses. Laissé tomber la bibli, on ira un autre jour. Les cartables sont achetés - un chacun, pas moyen de faire autrement -, les jeans aussi, et de nouvelles bottes pour moi que je ne suis pas sûre de garder. Les devoirs de Dudie ont été vérifiés.) Je me suis couchée à minuit et demie, après le retour de l'homme. Pas tout à fait fini ci et ça, mais bon...




