Je m'en vais passer quelques jours dans le New Hampshire, alors je ferme les commentaires. Vous pouvez toujours m'envoyer un e-mail (adresse en bas de page).
Je vais retrouver la maison au bord de la rivière, les après-midi thé-bouquins, les cocktails à 6 h du soir, mon amie Else, les balades dans la campagne, les tartes aux myrtilles et ... la pluie (alors qu'elle vient de s'arrêter dans le NJ!)
Je vous souhaite à tous/toutes un beau début d'été. A très bientôt!
Tuesday, June 30, 2009
Monday, June 29, 2009
The High Line (New York with my mother, Part 2)
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The High Line est une voie de chemin de fer réservée au transport de marchandises, construite dans les années 30. Le but était de faire passer en hauteur les trains dans les quartiers industriels de New York (Meatpacking district, dans le West Side). Abandonnée dans les années 80, cette voie était promise à la démolition, mais un groupe de "locaux" a tout fait pour préserver cette structure, témoin d'une époque révolue. Il leur a fallu du courage, de la perséverance et une bonne dose de persuasion pour arriver à leurs fins, mais voilà: il y a quelques semaines, leur projet a été ouvert au public, sous la forme d'un jardin suspendu serpentant au-dessus des rues de New York. C'est beau, ça donne envie de s'asseoir avec un bouquin pour y passer l'après-midi, c'est l'endroit où il faut aller en ce moment, et ... si l'orage ne nous en avait pas chassées, nous y serions restées beaucoup plus longtemps!




Nous avons couru, mais la pluie nous a rattrapées avant que nous puissions arriver au métro. Nous avons patienté sous l'auvant bienveillant d'un restau chinois...
Retour à la maison entre deux averses, bien fatiguées, mais bien contentes de notre journée.
Retour à la maison entre deux averses, bien fatiguées, mais bien contentes de notre journée.
Sunday, June 28, 2009
New York with my mother
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Mercredi, j'ai pris le train pour aller à l'aéroport. Fin juin, c'est la tradition.
Sauf que d'habitude je monte dans le train chargée de multiples valises et d'enfants harnachés dans leurs sacs à dos. Cette fois, j'étais sans bagage, avec juste Jane Austen pour me tenir compagnie. Et à Newark, j'ai un peu tourné en rond, trop habituée à aller vers les départs alors qu'il me fallait repérer les arrivées.
Voilà, nous ne partons pas cette année, et j'ai un peu du mal à m'y résoudre. Mais la France voyage un peu vers nous, et ma mère est la première à arriver.
Vendredi, après avoir déposé les garçons au foot (leur dernier jour), nous avons, elle et moi, repris le train pour aller à New York.
Du soleil et de la pluie (on ne saurait s'en passer, ces jours-ci!), un peu de shopping (pas beaucoup, je deviens vite agoraphobe), beaucoup beaucoup de marche à pied, un musée, un super restau, un orage ... C'était bien.
Le MOMA pour commencer. Le jardin des sculptures était fermé, dommage.
Entendu dans la salle où étaient exposées les oeuvres d'Andy Wharol: "Attends, je prends une photo des canettes et on s'en va." (il y avait énormément de Français, je ne sais pas pourquoi. Celle-ci avait du mal à s'y retrouver entre les boîtes de conserve et les cans, et elle parlait beaucoup trop fort.) La mode semble être de coller votre enfant (ou votre copine, ou votre cousin) à côté d'une oeuvre d'art, et de le/la prendre en photo. Attention, il faut choisir une oeuvre d'art très connue. Après il faut prendre en photo la petite affichette à côté du tableau pour se souvenir de qui a peint, quand et comment ça s'appelle. Ma mère m'a proposé de m'immortaliser au milieu des "canettes", mais rien à faire, je n'ai pas cédé.
Melle Pogany, dans la même salle que les "canettes".
Etrange expo/installation: Waste Not. Fascinant vu d'en haut, dérangeant de près. Cinquante ans de la vie d'une femme (la mère de l'artiste) résumés en objets. Objets gardés, réutilisés, stockés pour les temps de pénurie.

Je n'ai jamais eu le sens de l'orientation, mais je l'ai rarement manifesté autant que ce jour-là: je suis partie résolument et systématiquement dans la mauvaise direction en sortant du métro. Au bout de trois blocks, généralement, je m'en apercevais et nous faisions demi-tour. Sauf, bien sûr, au moment de trouver le restau dans lequel je voulais aller déjeuner. Nous avons marché 20 minutes avant que je me rende compte que j'allais dans le mauvais sens ... Du coup, nous nous sommes retrouvées à côté d'un de mes "repères", celui où j'avais emmené ma soeur le mois dernier pour fêter ses 20 ans, The Mercer Kitchen. Trop cher pour juste déjeuner, ai-je dit. Mais non, faisons-nous plaisir, ce n'est pas tous les jours que je viens à New York, a répondu ma mère. Et allez!
Pizza au thon cru et wasabi. Un délice.
Nous nous sommes régalées. Et ce déjeuner ne nous aurait pas coûté si cher que ça si nous n'avions bu que de l'eau. Mais bon, ce n'est pas tous les jours que ma mère vient à New York, alors la demi-bouteille que nous nous sommes partagée a pesé dans l'adition. Peu importe, nous sommes ressorties sur un petit nuage. La rue aussi était joyeuse.

(A suivre ...)
Mercredi, j'ai pris le train pour aller à l'aéroport. Fin juin, c'est la tradition.
Sauf que d'habitude je monte dans le train chargée de multiples valises et d'enfants harnachés dans leurs sacs à dos. Cette fois, j'étais sans bagage, avec juste Jane Austen pour me tenir compagnie. Et à Newark, j'ai un peu tourné en rond, trop habituée à aller vers les départs alors qu'il me fallait repérer les arrivées.
Voilà, nous ne partons pas cette année, et j'ai un peu du mal à m'y résoudre. Mais la France voyage un peu vers nous, et ma mère est la première à arriver.
Vendredi, après avoir déposé les garçons au foot (leur dernier jour), nous avons, elle et moi, repris le train pour aller à New York.
Le MOMA pour commencer. Le jardin des sculptures était fermé, dommage.
Entendu dans la salle où étaient exposées les oeuvres d'Andy Wharol: "Attends, je prends une photo des canettes et on s'en va." (il y avait énormément de Français, je ne sais pas pourquoi. Celle-ci avait du mal à s'y retrouver entre les boîtes de conserve et les cans, et elle parlait beaucoup trop fort.) La mode semble être de coller votre enfant (ou votre copine, ou votre cousin) à côté d'une oeuvre d'art, et de le/la prendre en photo. Attention, il faut choisir une oeuvre d'art très connue. Après il faut prendre en photo la petite affichette à côté du tableau pour se souvenir de qui a peint, quand et comment ça s'appelle. Ma mère m'a proposé de m'immortaliser au milieu des "canettes", mais rien à faire, je n'ai pas cédé.
Etrange expo/installation: Waste Not. Fascinant vu d'en haut, dérangeant de près. Cinquante ans de la vie d'une femme (la mère de l'artiste) résumés en objets. Objets gardés, réutilisés, stockés pour les temps de pénurie.
Nous nous sommes régalées. Et ce déjeuner ne nous aurait pas coûté si cher que ça si nous n'avions bu que de l'eau. Mais bon, ce n'est pas tous les jours que ma mère vient à New York, alors la demi-bouteille que nous nous sommes partagée a pesé dans l'adition. Peu importe, nous sommes ressorties sur un petit nuage. La rue aussi était joyeuse.
Tuesday, June 23, 2009
First days of Summer: a Chronology
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Jeudi:
Toute la journée à travailler sur ces fichus bulletins. J'ai fini ceux de mes élèves, il me reste ceux de mes 10 advisees, et j'y passe beaucoup trop de temps. Dehors, il pleut sans discontinuer (avec des éclairs de temps en temps, et quelques roulements de tonnerre pour pimenter la grisaille). Les garçons ont joué au foot dans le gymnase ce matin. Cette après-midi, je les ai laissés à leur père, et je suis allée m'installer chez Else. Nous travaillons en silence, l'une comme l'autre le nez dans notre ordinateur. Elle est plus en retard que moi, mais elle va deux fois plus vite.
Jeudi soir (ou plutôt vendredi matin, il est une heure et demie du mat'):
Fini. Tout terminé, plié, envoyé (le soulagement d'appuyer sur Send...).
Vendredi:
Journée de l'inefficacité triomphante. Le trop-plein de fatigue, la lassitude de toutes choses scolaires et l'incrédulité d'en avoir terminé. Pourtant, il faut (faudrait?) que je m'attelle à ma prochaine tâche, mon rocher de Sysiphe: il faut ranger mon bureau... C'est bien gentil d'avoir tout empilé, ces dernières semaines ("Je m'en occuperai quand je serai en vacances"), mais là, là, rien à faire, il faut s'y attaquer. Et j'ai le même à la maison, avec en plus une montagne de paperasse urgente à trier/remplir/envoyer... Arrrggghh!!

Samedi:
Comme hier devant mon bureau, je me sens totalement submergée. Mais quelle idée, quelle idée d'organiser une "Solstice Party", alors que je suis une loque, vidée de toute énergie...
Heureusement, Else co-organise (même si la fiesta est chez nous), et l'homme, malgré son horreur non dissimulée de tout événement sollicitant sa sociabilité (uhu, l'allitération sifflante ...), a mis la main à la pâte. Il m'a aidée à ranger la maison, il a construit le feu de camp selon les régulations de la municipalité, il a contacté les pompiers, reçu l'inspecteur-pompier pour lui montrer le site, payé le permis (ça ne rigole pas ici, on ne peut pas faire un feu dans son jardin comme on veut!). Moi, j'ai passé la journée à faire les courses/le ménage/la cuisine. Et une petite sieste, parce que sinon je me serai effondrée à l'arrivée des invités.

Finalement, il pleuvait trop pour faire un feu dehors. Alors on a rassemblé les bougies et on a sauté par-dessus en faisant un voeu, pour respecter la tradition. Et puis l'homme a fait un feu dans la cheminée et les enfants (ils étaient 6, de 3 à 11 ans) ont fait griller des marshmallows sur des bouts de bois. On a bien mangé, beaucoup bu, parlé, rigolé ... Les groupes se sont mélangés. C'était bien.
Dimanche:
Mal de crâne impressionnant. Je ne dois PAS mélanger les vins. Je ne dois PAS.
Lentement, lentement, remettre en ordre la maison. Picorer les restes. Faire la sieste. Regarder le jardin détrempé et le feu de camp sans feu. L'euphorie de la fête est passée, une sorte de tristesse vague s'installe.
Lundi:
Encore l'école. Je ne serai donc jamais en vacances? Rangements, découragement.
Stage de formation: comment utiliser un Smart Board. J'en ai un dans ma classe dont je ne me sers jamais.
Lundi soir: vu The Breakfast Club. Enfin! Depuis le temps que je l'avais sur ma liste. J'ai beaucoup aimé.
Mardi:
Same as yesterday.
Ma mère arrive demain. Ranger la maison, encore une fois.
Je vais avoir du mal à écrire ici, pendant, hum, au moins 15 jours. Je sais que je me fais rare, ces derniers temps. Les heures m'échappent.
Je vous souhaite un beau début d'été. Avec du soleil...
Jeudi:
Toute la journée à travailler sur ces fichus bulletins. J'ai fini ceux de mes élèves, il me reste ceux de mes 10 advisees, et j'y passe beaucoup trop de temps. Dehors, il pleut sans discontinuer (avec des éclairs de temps en temps, et quelques roulements de tonnerre pour pimenter la grisaille). Les garçons ont joué au foot dans le gymnase ce matin. Cette après-midi, je les ai laissés à leur père, et je suis allée m'installer chez Else. Nous travaillons en silence, l'une comme l'autre le nez dans notre ordinateur. Elle est plus en retard que moi, mais elle va deux fois plus vite.
Jeudi soir (ou plutôt vendredi matin, il est une heure et demie du mat'):
Fini. Tout terminé, plié, envoyé (le soulagement d'appuyer sur Send...).
Vendredi:
Journée de l'inefficacité triomphante. Le trop-plein de fatigue, la lassitude de toutes choses scolaires et l'incrédulité d'en avoir terminé. Pourtant, il faut (faudrait?) que je m'attelle à ma prochaine tâche, mon rocher de Sysiphe: il faut ranger mon bureau... C'est bien gentil d'avoir tout empilé, ces dernières semaines ("Je m'en occuperai quand je serai en vacances"), mais là, là, rien à faire, il faut s'y attaquer. Et j'ai le même à la maison, avec en plus une montagne de paperasse urgente à trier/remplir/envoyer... Arrrggghh!!
Samedi:
Comme hier devant mon bureau, je me sens totalement submergée. Mais quelle idée, quelle idée d'organiser une "Solstice Party", alors que je suis une loque, vidée de toute énergie...
Heureusement, Else co-organise (même si la fiesta est chez nous), et l'homme, malgré son horreur non dissimulée de tout événement sollicitant sa sociabilité (uhu, l'allitération sifflante ...), a mis la main à la pâte. Il m'a aidée à ranger la maison, il a construit le feu de camp selon les régulations de la municipalité, il a contacté les pompiers, reçu l'inspecteur-pompier pour lui montrer le site, payé le permis (ça ne rigole pas ici, on ne peut pas faire un feu dans son jardin comme on veut!). Moi, j'ai passé la journée à faire les courses/le ménage/la cuisine. Et une petite sieste, parce que sinon je me serai effondrée à l'arrivée des invités.
Mal de crâne impressionnant. Je ne dois PAS mélanger les vins. Je ne dois PAS.
Lentement, lentement, remettre en ordre la maison. Picorer les restes. Faire la sieste. Regarder le jardin détrempé et le feu de camp sans feu. L'euphorie de la fête est passée, une sorte de tristesse vague s'installe.
Lundi:
Encore l'école. Je ne serai donc jamais en vacances? Rangements, découragement.
Stage de formation: comment utiliser un Smart Board. J'en ai un dans ma classe dont je ne me sers jamais.
Lundi soir: vu The Breakfast Club. Enfin! Depuis le temps que je l'avais sur ma liste. J'ai beaucoup aimé.
Mardi:
Same as yesterday.
Ma mère arrive demain. Ranger la maison, encore une fois.
Je vais avoir du mal à écrire ici, pendant, hum, au moins 15 jours. Je sais que je me fais rare, ces derniers temps. Les heures m'échappent.
Je vous souhaite un beau début d'été. Avec du soleil...
Thursday, June 18, 2009
The smell of New Jersey
Depuis dix jours, il pleut. Tous les jours. Orages le soir, averses la nuit, bruine le matin. Les garçons jouent au foot dans la boue. Ils reviennent couverts de terre humide collée à tout leur corps. L'air est encore plus dense, la terre gorgée d'eau. J'ai l'impression de traverser des rideaux humides. Je voudrais que ça s'arrête.
Saturday, June 13, 2009
Derniers jours
Derniers jours. Dernière assemblée (repasser les chemises, demander à l'homme de faire le noeud de cravate avant de partir, je n'ai toujours pas appris). Dernier concert de fin d'année.
Dernières recommandations. Class party. Bowling party. N'oubliez pas les $10 pour le cadeau de fin d'année au maître. Madame, can you explain the subjunctive again? Will the participe présent be on the exam? Can we go over imparfait / passé composé one last time? (C'est un grand avantage de ce système de final exams: les derniers jours, au lieu de traîner et de faire des jeux en classe, on révise comme des forcenés, et on n'a pas l'impression de perdre son temps. Je me souviens de ces jours interminables, au collège et au lycée, où on jouait aux cartes en classe, il faisait trop chaud, le temps s'étirait inutilement...)
*Paolo compte les jours avant les vacances. Plus que 5, 3, 2... et promet qu'il peut arriver à NE PAS faire de colères / se battre avec un copain / faire un tour dans le bureau du directeur / désobéir à son maître / casser ses lunettes une fois de plus avant la fin de l'année scolaire. Il y est (presque) arrivé.
*Dudie compte le nombre de ses exams de fin d'année (c'est la première fois qu'il en a, hé oui, il est collégien...). Puis le nombre de points obtenus (pas assez selon ses parents, et de son propre avis). Du coup il promet de faire des maths, des sciences et de l'espagnol pendant les vacances. On verra s'il s'y tient.
*Je compte les heures de sommeil de la semaine qui vient de s'écouler. Vraiment pas assez. Je suis au bord de l'étourdissement tellement je suis fatiguée. Mais je compte aussi les exams de fin d'année corrigés en un temps record (une après-midi et la meilleure partie d'une nuit), les dernières heures avec mes élèves, les dernières réunions, les derniers heurts entre collègues.
Sunday, June 07, 2009
A une lettre près...
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Je l'ai retrouvé, c'est dans Mille secrets de poussins, bien sûr! Mais je m'étais un peu trompée sur l'orthographe (je ne pense qu'à lire, il faudrait que je me soucie un peu de lier...)
Tuesday, June 02, 2009
Lis tes ratures
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Une différence culturelle, une coutume que j'ai découverte ici: le T-shirt comme mode de célébration. L'ado américain, dès qu'il a quelque chose à fêter, en fait un T-shirt.
J'enseigne la classe de AP Littérature depuis 4 ans, et chaque année, inévitablement, vient le moment où un de mes élèves suggère: "On devrait faire un T-shirt". S'ensuivent des discussions enflammées sur ce qui devrait figurer sur le T-shirt. Mais l'idée retombe comme un soufflet et on passe à autre chose.
Sauf cette année. D'abord parce que la cohésion et l'esprit de groupe de cette classe est plus fort que les années précédentes (et pourtant, il y a deux ans, j'avais eu une "Dream Team", 7 élèves super motivés, doués, passionnés de littérature, adorant travailler ensemble... Hé bien la cuvée 2008-2009, si elle est moins brillante, est encore plus soudée et l'atmosphère de cette classe est un bonheur). Et puis parce que c'est la dernière année, malheureusement, que j'enseigne ce cours*.
Alors:
Vous m'avez reconnue?
Nous avons tous adopté un pseudo, selon nos goûts (Guillaumette, pour la fana d'Apollinaire), nos caractéristiques (Ariel, pour celle qui est plus légère et gracieuse que l'esprit des airs), nos noms dans la vraie vie (Couscous, mais là vous ne devinerez jamais), nos attitudes (l'Infante, Miranda). Et moi, je suis, je suis...
Ah oui, moi et ma magie toute entière livresque!
Le prof de français du collège a failli s'étrangler quand il m'a vue de dos dans la cafétéria. "Mais qu'est-ce que ça veut dire??..."
Je l'ai un peu laissé mariner, avant de le rassurer: "Je n'ai qu'une fesse" est une citation littéraire (judicieusement placée un peu au nord de nos parties les plus charnues), et non une révélation sur mon anatomie en particulier. Comme cet homme a des lettres (et que les auteurs du programme sont aussi sur le T-shirt), il a vite repéré le responsable de cette audacieuse citation. (Et vous? Vous savez?... Un bon point à celui qui trouvera en premier!)
Nous nous sommes baladés toute une journée avec nos beaux T-shirts (que nous allons ressortir pour la dernière journée de cours), tous les huit, comme une dernière trace de notre parcours en commun. Le jour de l'examen, je les avais accompagnés jusqu'à la salle; je suis entrée avec eux pour leur souhaiter bonne chance et, avant que je me fasse virer par le surveillant, ils m'ont entraînée dans un "group hug" qui nous a fait ressembler à une petite équipe de rugby qui se donne du courage avant un match. Ils vont me manquer.
* Ce n'est pas un choix de ma part, mais une décision du College Board, qui a droit de vie et de mort sur les classes les plus avancées de la plupart des lycées américains, et qui considère que la littérature française ... franchement ... franchement. Voilà.
** Le titre de ce billet n'est pas de moi, il est emprunté à un livre dans un livre... Vous connaissez? (Encore une devinette, ce blog devient intéractif, ma parole!)
Une différence culturelle, une coutume que j'ai découverte ici: le T-shirt comme mode de célébration. L'ado américain, dès qu'il a quelque chose à fêter, en fait un T-shirt.
J'enseigne la classe de AP Littérature depuis 4 ans, et chaque année, inévitablement, vient le moment où un de mes élèves suggère: "On devrait faire un T-shirt". S'ensuivent des discussions enflammées sur ce qui devrait figurer sur le T-shirt. Mais l'idée retombe comme un soufflet et on passe à autre chose.
Sauf cette année. D'abord parce que la cohésion et l'esprit de groupe de cette classe est plus fort que les années précédentes (et pourtant, il y a deux ans, j'avais eu une "Dream Team", 7 élèves super motivés, doués, passionnés de littérature, adorant travailler ensemble... Hé bien la cuvée 2008-2009, si elle est moins brillante, est encore plus soudée et l'atmosphère de cette classe est un bonheur). Et puis parce que c'est la dernière année, malheureusement, que j'enseigne ce cours*.
Alors:
Nous avons tous adopté un pseudo, selon nos goûts (Guillaumette, pour la fana d'Apollinaire), nos caractéristiques (Ariel, pour celle qui est plus légère et gracieuse que l'esprit des airs), nos noms dans la vraie vie (Couscous, mais là vous ne devinerez jamais), nos attitudes (l'Infante, Miranda). Et moi, je suis, je suis...
Le prof de français du collège a failli s'étrangler quand il m'a vue de dos dans la cafétéria. "Mais qu'est-ce que ça veut dire??..."
Je l'ai un peu laissé mariner, avant de le rassurer: "Je n'ai qu'une fesse" est une citation littéraire (judicieusement placée un peu au nord de nos parties les plus charnues), et non une révélation sur mon anatomie en particulier. Comme cet homme a des lettres (et que les auteurs du programme sont aussi sur le T-shirt), il a vite repéré le responsable de cette audacieuse citation. (Et vous? Vous savez?... Un bon point à celui qui trouvera en premier!)
Nous nous sommes baladés toute une journée avec nos beaux T-shirts (que nous allons ressortir pour la dernière journée de cours), tous les huit, comme une dernière trace de notre parcours en commun. Le jour de l'examen, je les avais accompagnés jusqu'à la salle; je suis entrée avec eux pour leur souhaiter bonne chance et, avant que je me fasse virer par le surveillant, ils m'ont entraînée dans un "group hug" qui nous a fait ressembler à une petite équipe de rugby qui se donne du courage avant un match. Ils vont me manquer.
* Ce n'est pas un choix de ma part, mais une décision du College Board, qui a droit de vie et de mort sur les classes les plus avancées de la plupart des lycées américains, et qui considère que la littérature française ... franchement ... franchement. Voilà.
** Le titre de ce billet n'est pas de moi, il est emprunté à un livre dans un livre... Vous connaissez? (Encore une devinette, ce blog devient intéractif, ma parole!)
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