Saturday, December 30, 2006

Samedi 30 décembre: Back home

De retour ...
Il y avait des cadeaux sous le sapin, à la maison (Tu vois, maman, je te l'avais bien dit!!)


et aussi beaucoup beaucoup beaucoup de cadeaux là-bas (27 personnes, à raison d'au moins un cadeau par personne, souvent plus, parfois beaucoup plus [voir nos valises du retour], ça fait ... un tas indécent de paquets enrubannés),


et il y avait aussi les balades dans la neige, les dîners à 6, 10, 15, 27 personnes, un petit tour en Catalogne, les biscuits de Noël, le sanglier cuit au feu de bois (pour les fans d'Asterix), le chemins des fiancés, le plateau de fromage à la fin de chaque repas, les sourires d'une petite fille de 9 mois, la coque des rois en avance, et deux petits rois qui s'en sont mis plein la panse, plein les yeux et plein les oreilles de l'accent chantant de par chez moi.




Monday, December 25, 2006

Dimanche 24 décembre: Qu'avez-vous fait, aujourd'hui?

Moi?
J'ai fait des biscuits de Noël avec ma petite soeur.




Les enfants ont attendu, attendu ...

Monday, December 11, 2006

Lundi 11 décembre: Sapin


Un sapin, même si nous ne serons pas là pour Noël ...

Quelqu'un hier, à la représentation de "Casse-Noisettes":
- Tu es content d'aller en France?
Paolo, tout sourire:
- Oui, comme ça, nous aurons des cadeaux là-bas, et des cadeaux ici!
Moi, avec un air de "Ah bon?":
- Ah bon?
Lui, un peu condescendant, il faut tout leur expliquer, à ces adultes:
- Mais oui, maman, puisque nous avons un sapin, il y aura des cadeaux!


Logique irréfutable ...

Tuesday, December 05, 2006

Mardi 5 décembre: Monstrueuse surprise

Ce matin, derrière la petite porte du n°5, des trucs pas très ragoutants ... Un oeil orange et gélatineux, et un alien bleu à cheveux verts. Tout ce qu'on aime.



Même pas peur de son ombre!

Monday, December 04, 2006

Lundi 4 décembre: Calendrier en avance



Vendredi dernier, j'ai eu du mal à tirer les garçons du lit (comme d'habitude), mais je savais que, pour le reste du mois, j'avais en main le levier qui les éjecterait de leur couette rapido presto dès poltron minet.
- Vous savez quel jour nous sommes?
- Vendredi.
(même ensommeillé, le grand garde ses repères)
- Oui, mais pas n'importe quel vendredi ...
Il calcule vite.
- Oh, c'est le premier décembre ...
Il lui semble bien que cette date a quelque chose de spécial, mais il ne se souvient plus vraiment quoi. Il s'assied dans son lit.
- Qu'est-ce qu'on commence, le premier décembre?
- Ah, le calendrier en avance!!!


L'année dernière, nous avions fait notre calendrier de l'avent nous-mêmes.
[Ah, voilà, c'est donc comme cela que nous avions occupé nos vacances de Thanksgiving ... Ma mélancolie cette année, mon impression de n'avoir "rien fait", d'avoir trop trainé, vient certainement du fait que je n'avais pas de projet. L'année dernière, en plus du magnifique calendrier de l'avent auquel ils avaient participé tous les deux - découpages et collages, écriture des chiffres, je m'étais seule chargée du ressemblissage des pochons en papier - , nous avions trouvé le temps de faire des bonhommes en pain d'épices. Qu'ai-je fait de mon temps cette année?]
L'élaboration de ce calendrier fait maison (ça se voit, non, qu'il est fait maison?) nous avait occupés pendant un bon moment. Et, évidemment, il n'était pas tellement réutilisable après le 25 (pas très solide, tendance à tomber en morceaux ...) Après Noël, au détour d'une de nos très rares incursions dans un centre commercial (j'ai une aversion tenace pour les malls et leur odeur de graillon), j'ai trouvé un calendrier de l'avent perpétuel, en soldes. Une merveille, le concentré de mes rêves de petite fille, entre la boîte aux trésors et la maison de poupée. Je n'ai pas résisté.



Les garçons l'ont découvert vendredi, ont ouvert la petite porte du 1 pour en sortir une mini-construction lego - un elfe assis sur un paquet cadeau. Joie, ravissement, construction. Puis, Paolo a commencé à tourner autour du calendrier en demandant ce qu'il y avait derrière les portes, surtout derrière la grande, celle du 25. J'ai averti: si vous ouvrez une porte qui n'est pas celle du jour, tout disparaîtra, c'est magique! Ils ont promis.
Quand j'étais en train de me brosser les dents, un oeil sur la montre - 4 minutes avant de sortir de la maison, 7 minutes avant l'arrivée du bus -, Paolo tout déconfit est venu me voir: Il n'y a rien derrière la porte du 25. Rien. Ah. Je t'avais prévenu, si tu ouvres une porte en avance, tout disparaît. Paolo, désolé:
- Mais ça reviendra? Le bon jour, ça reviendra?
- Je ne crois pas. C'est magique, tu vois. Il ne faut pas contrarier la magie.
Le grand, furieux:
- Tu vois ce que tu as fait!
Je les ai rassurés: peut-être que, s'ils n'ouvraient aucune autre porte en avance, le cadeau du 25 reviendrait.
N'empêche, j'ai été inspirée de ne mettre qu'un cadeau à la fois. Maintenant, il va falloir que je me souvienne de mettre mes petits bidules chaque soir, avant d'aller me coucher. Parce que sinon, s'ils perdent foi en la magie, c'est moi qui suis perdue ...

Sunday, December 03, 2006

Dimanche 3 décembre: Bientôt ...


Encore une (moi) qui aime plus les préparatifs que la fête ... J'adore les vibrations, les senteurs, les lumières qui précèdent Noël. J'adore les catalogues, les idées de cadeaux que je ne note pas et que j'oublie, le rituel du chocolat chaud (que je ne bois pas, mais dont l'odeur me met le coeur en papillotte), les chansons-scies des magasins, les bonhommes de pain d'épices et même mes tentatives pour "manger léger" avant les fêtes (je n'y arrive jamais). J'aime que le grand se souvienne des histoires et des chansons des années précédentes, et que Paolo ait l'air de les découvrir à chaque fois (non, cette année il se souvenait quand même de "Petit Papa Noël". Juste ces mots "Petit Papa Noël", et le reste, il m'a obligée à le chanter encore et encore, un peu plus faux chaque fois).
Je suis en période pré-fêtes, j'ai des loupiottes plein les yeux et des guirlandes dans les cheveux!

Saturday, December 02, 2006

Samedi 2 décembre: Mes musiciens


Djoing, djoing, plink plink plink ... Il paraît que je n'ai pas l'oreille musicale. Mais apparemment, je suis bien la seule dans cette maison.

Friday, December 01, 2006

Vendredi 1er décembre: Blog-therapy


Après mon billet cafardeux de ce matin, étrange vague d'énergie qui m'a portée toute la journée - jusqu'à ce soir et le retour d'une vague migraine. D'où venait-elle? Une nuit trop courte (cinq heures à tout casser) et la promesse d'une journée de boulot non-stop? I think not ...
Je parierai pour les vertus cathartiques du blog. Il faudra que je retente le coup, pour voir si ça marche. La prochaine fois, je me lance sur ma famille. Il y aura fort à faire ...

Vendredi 1er décembre: Brouillard, brouillage

Hier, quand je me suis levée, tout était plongé dans le flou. Brume épaisse, lourde, mouillante, collante. Et je ne m'en suis pas étonnée. Depuis quelques jours, ma tête aussi est remplie de brouillard. Je me demande d'où vient ce malaise, ces maux physiques, ce flottement moral, cette impossibilité de me sortir de cet état cotonneux.
Et puis, je me cogne à la nouvelle du week-end, l'offre des vacances de Noël en France. Et je n'arrive pas à me sortir de l'idée que mon état présent et le voyage à venir sont liés.
Pourquoi, alors que j'avais envie de ce voyage, ma première réaction, quand on me l'a proposé, a été de refuser? Pourquoi, alors que tout devrait me réjouir, est-ce que je m'inquiète tant? Pourquoi, alors que les enfants sont ravis, ma mère aussi, et que même l'homme de la maison a l'air content, pourquoi est-ce que je me triture les méninges à trouver d'éventuelles raisons de ne pas partir?

C'est trop tard, les billets sont pris.

Je ne peux dire à personne que je redoute ce voyage - ce voyage qu'on m'offre - on ne me comprendrait pas. Moi-même, je ne suis pas vraiment sûre de comprendre. La perspective d'un Noêl en famille, le premier depuis 4 ans, m'angoisse. La tête pleine de brouillard, le corps moulu comme si on m'avait frappée, l'impatience et la colère à fleur de peau, il est temps que j'en sorte.

J'attends une éclaircie.

Friday, November 24, 2006

Vendredi 24 novembre: Thanksgiving



L'année dernière, le Grand était revenu de l'école avec une dinde bien coloriée, sur le ventre de laquelle, avec sa plus belle écriture (grand honneur pour nous, il y a peu de choses qu'il déteste autant que s'appliquer à écrire ...).

Dear Mom and Dad,
Happy Thanksgiving
Thank you for taking good care of me.
Love

Et il a signé de tous ses noms.

Mercredi, Paolo (qui a la même fabuleuse maître
sse qu'avait son frère l'année dernière) nous a apporté sa propre version (plus élémentaire) de la dinde de saison. Je m'attendais au même message, à peu de choses près, mais quand il nous l'a lu, avec autant d'application que son frère avait mis à écrire le sien, je n'ai pas été la seule à être étonnée. Il avait écrit:

Dear A... (le nom de son frère)
Thck yuo for beig a good bruthr. I apresheate you.


Le Grand a pris l'air de celui qui observe quelque chose dans le lointain, mais son ombre de sourire en coin disait ce qu'il ne disait pas.



Cette année, pas de dinde trop sèche/pas assez cuite qui m'avait coûté, l'année dernière, des heures de préparation pour un résultat plus que médiocre. Forcément, je n'avais pas appelé la Turkey Hot Line, pensant pouvoir me débrouiller toute seule ...
La semaine dernière, j'ai commandé un énorme jambon doré au miel, comme celui qui nous avait régalés à Memphis, il y a deux ans. Bon, le jambon n'est jamais arrivé (j'ai quand même réussi à me faire rembourser mes 60 $), alors nous avons, avec un jour de retard, fait notre repas de fête avec stuffing, cranberry sauce, mashed patatoes, et ... blancs de poulet. Nous sommes toujours un peu décalés.
Mais en revanche, pour le dessert, tradition oblige: pumpkin pie pour le côté américain, et gâteau aux thé brun pour mon côté à moi. La coutume, parfois, ça a du bon (voire du délicieux ...)

Thursday, November 23, 2006

Jeudi 23 novembre: Giving thanks

Un de mes plus gros défauts (mon plus gros peut-être): je suis rancunière. Terriblement rancunière. Le pire, c'est que j'y tiens, à ma rancune, je ne laisse pas ma colère et mon ressentiment se dissiper facilement. Je m'y accroche avec fureur.
Le revers de la médaille: j'ai aussi le sens de la reconnaissance. Je ne sais pas facilement demander ou accorder pardon, mais je n'ai aucune difficulté à dire merci. Je sais gré à ceux qui, croisés sur le chemin, m'ont donné quelque chose pour la route: un peu de leur temps, une oreille attentive, un moment heureux, une parole gentille, la confiance accordée. Je n'oublie pas.

Aujourd'hui, jour officiel des mercis, je pense à James, Elizabeth et Christie. Pour des raisons très différentes, et à des moments très différents, ils m'ont tous trois beaucoup donné. Je ne sais pas s'ils le savent vraiment, mais là n'est pas l'essentiel ... L'essentiel est dans mon coeur, et pour longtemps.



Ce soir, dîner à thème: What are you thankful for? Réponse des garçons: Food! Ah ben oui, forcément, nous étions en train de manger ... Mais encore? Réflexion. Air, meubles, jouets, livres. Je pousse un peu: Mais si on sort des choses matérielles? Est-ce que vous n'êtes pas reconnaissants de recevoir quelque chose d'intangible? (c'est un des mots préférés du Grand)
Sa réponse, un peu condescendante (ces parents, il faut tout leur expliquer): Mais maman, l'air c'est intangible!
Ah oui. C'est vrai.

Friday, November 17, 2006

Vendredi 17 novembre: Le dit de Paolito

Paolo est seul dans sa chambre (l'homme de la maison et le grand sont à leur leçon hebdomadaire de guitare), il joue et, comme chaque fois qu'il est seul, se raconte à haute voix des histoires. C'est incroyable comme cet enfant est incapable de silence.
Depuis tout petit, il se tient compagnie en faisant du bruit. En permanence. Je me souviens à quel point il avait le don de rendre son père fou avec son bruitage incessant. A quelques mois, dans son transat que j'amenais dans la cuisine pour qu'il soit avec nous pendant les repas, il était content d'accompagner notre conversation de BBBZZZZMMMZZZZBBBBLLLLLRRRRR en continu. C'est alors que son père a commencé à parler de le mettre dans un placard. Le grand, trop content de l'aubaine, me répétait "Maman, il faut le mettre dans un placard, il fait trop de bruit!", déclenchant ma colère contre le père et son fils aîné. Plus d'une fois j'ai quitté la table, emportant avec moi mon bruiteur inconscient des vagues qu'il provoquait dans la mare familiale.
A la crèche, les filles n'ont pas voulu me croire, quand je les ai prévenues: il chante tout le temps. Au bout de deux semaines, elles m'ont dit: C'est vrai, vous aviez raison. Il grogne, il chante, il ronronne, il crisse, mais il ne s'arrête de faire du bruit que quand il dort. Moi je disais: il vrombit. C'était, je crois, le meilleur terme pour décrire son bruit de fond.
Il a commencé à chanter (la 5e de Beethoven, tant qu'à faire) avant de savoir parler.
Il est toujours très sonore. La maîtresse et les parents passent leur vie à répéter Moins fort, Paolo. Inside voice! Peine perdue.

Je l'ai pris sur le vif, ce soir. Je ne capte pas tout, bien sûr. Et puis, si je lui demande ce qu'il dit, il m'envoie poliment promener.

We are all happy .. we are all happy ... we are all happy!!
Because ... because ... we love to fight fight fight, tatata!
Tattè tatètè! tackangtakang kangkang tadan tadan
Here is a king, kch kch kch pffouu
Capture it capture it Woh!
Coffee cup!
What are those? Coffee cups!

pfffou tchiooooaaa ptain be the little (?)

Me: Be the what?
Him: Nevermind! (singsong)

tilitttiltittil
Eleven twelve thirteen ...
NO!!!

Boing boing boing tchHHHHH
Battle done.
Dead people done.
A little dirty.

Cell phone ...AHHH

Rushes to the toilet, whining. Belt in the way, comes back whining for help with the belt. Rushes back to the bathroom. Too late, pants wet.

Maman, est-ce que je peux changer ma culotte et mon pantalon?

Ah oui, quand on est trop pris par le jeu ...

[Update: en pyjama, il danse sur la nouvelle chanson préférée du moment "J'ai dix ans" d'Alain Souchon. Crie à plein poumons Je vais embêter les filles à la vanille, les gars en chocolat ... Tarte à gueule à la récré!]

Thursday, November 16, 2006

Jeudi 16 novembre: Liquidambar, indeed!



Casa me l'avait soufflé, et elle avait raison: mon arbre-très-rouge est bel et bien un liquidambar! J'adore ce nom, entre liquide et carambar (de fait, on a autrefois utilisé son baume pour faire les premiers chewing gums ...) L'idée qu' "en Orient, on extrayait de son baume un lait de beauté pour les dames, au XIXe siècle" me fait rêver. Apparemment, son baume contient une essence au goût de canelle (une épice pour laquelle j'ai une sérieuse addiction, quoique je me sois calmée, depuis quelque temps). Je suis sûre que Marie ne passerait pas à coté d'une pareille opportunité...
Je commence une idylle avec un voisin que j'ai cotoyé pendant un an sans vraiment y prêter attention. Bon, il est vrai que depuis quelques jours, le nouvel objet de mon affection est sombre et disgracieux, dans sa nudité hivernale, mais qu'à cela ne tienne! Je guetterai avec d'autant plus d'attention le renouveau de sa splendeur.
Et il faut avouer qu'il y a une poignée de jours à peine, il en jettait, mon ardent liquidambar!



http://www.lesarbres.fr/fiche-liquidambar.php

Monday, November 13, 2006

Lundi 13 novembre: Le désamour


Cette année-là, l'année terrible de ma lente noyade, j'avais dans ma chambre une petite affiche du film de Philippe Harel, Le Garçon qui voulait qu'on l'embrasse. J'y tenais beaucoup, et pourtant, de ce film qui m'a tellement marquée à l'époque, il ne me reste presque rien. A part le souvenir très précis du moment où le garçon du titre entre en désamour avec celle qui l'avait finalement embrassé: il la regarde accomplir un geste quotidien (je crois qu'elle s'habille ou se déshabille), et son regard se fixe sur un pansement qu'elle a au talon (une ampoule, sans doute ...) Et tout à coup, on voit dans son regard que ce détail le dégoûte, le repousse, le secoue comme s'il se réveillait: qui est cette fille qui vit avec lui, et, vraiment, qu'est-ce qu'il lui trouve?
Peut-être que j'étais tellement attachée à ce film par prémonition ...
Je me demande maintenant ce qui, chez moi, sur moi, en moi, a été, pour le garçon qui m'avait tant aimée, le détail qui soudain signale que le désamour s'est mis en marche. Je n'ai rien vu. Je n'ai pu que suivre, impuissante, l'avancée vers la fin de l'amour. Je sais que j'étais alors ma meilleure ennemie, celle qui détruisait tout le bonheur que j'avais grain à grain amassé l'année précédente (je n'étais pas la seule, cependant, à oeuvrer dans ce sens; deux sorcières guettaient avidement ma chute) Mais où, quand, précisément a commencé le sourd travail du désamour, lui seul le sait. S'il s'en souvient, ce dont je doute.

Friday, November 10, 2006

Vendredi 10 novembre: Le temps s'en va, Madame

Souvent, trop souvent, je passe devant quelque chose qui me plaît, me touche, me marque et je me dis, je reviendrai faire une photo. Mais on sait ce qu'il advient de tout ce qui est remis à plus tard ... (En tous cas, moi je sais, étant donné ma longue habitude de procrastineuse)
Souvent, plus tard, c'est trop tard.
Alors je me suis félicitée d'avoir couru, l'autre jour, chercher mon appareil photo pour saisir les derniers rayons sur mon arbre Très Rouge. Parce que, ce matin, par la fenêtre, j'ai vu qu'il avait perdu presque toute sa superbe, et que ses vêtements d'apparas traînaient en loques par terre ... Sa courte saison de gloire est révolue.

Avant

Après

Las ! voyez comme en peu d'espace,
Mon bel arbre a dessus la place,
Las, las ! ses beautés laissé choir !

Monday, November 06, 2006

Lundi 6 novembre: Telle est la question

Alors, voilà, on m'a lancé la balle et je suis tellement contente qu'on m'ait remarquée, dans mon coin, que j'en oublie de jouer. Merci Joséphine!

1) Attrapez le livre le plus proche, allez à la page 18 et écrivez la 4ème ligne :
"C'est ici que le chantre de la Henriade se déclare poète, si l'on définit poésie une invention
continue de l'expression, ayant pouvoir d'alerter la sensibilité esthétique"

Romans et contes, Voltaire (page18, on est encore dans la préface "Voltaire conteur", de René Pomeau), GF, 1966.

2) Sans vérifier, quelle heure est-il ?
5h38

3) Vérifiez :
5h39. Yay! Moi qui n'ai d'habitude aucune notion de l'heure... (Mais il faut dire que j'avais
regardé ma montre à 5h30, pour voir si j'avais encore le temps d'aller à la piscine.)


4) Que portez-vous ?
Ma vieille jupe longue, rayée de brun, bleu, vert, orange et jaune (je sais, ça a l'air très moche décrit comme ça, mais en fait, elle est très chouette), un t-shirt bleu, un gilet noir, une écharpe marron et noire. Des collants. Et mes pantoufles.


5) Avant de répondre à ce questionnaire, que regardiez-vous ?
Voltaire...

6) Quel bruit entendez-vous à part celui de l'ordinateur ?
La guitare de l'homme de la maison, mes enfants qui font une bataille entre aliens et chevaliers (playmobils qui souffrent d'une étrange maladie, ils ont tous perdu leurs cheveux et ont un
grand trou dans la tête), à grands coups d'explosions et de bruitages intergalactiques. Je crois que les chevaliers à la tête vide mais au coeur valeureux vont gagner.

7) Quand êtes-vous sorti la dernière fois, qu'avez-vous fait ?
Samedi, je suis allée voir une pièce de théâtre, jouée par les élèves de mon école. C'était vraiment bien. Mes souvenirs de théâtre au lycée sont ceux d'un amateurisme heu ... criant. Chaque fois que j'assiste à une représentation ici, je suis épatée par le professionnalisme, la
motivation, le travail acharné de ces gamins.

8) Avez-vous rêvé cette nuit ?
Oui, mais je ne m'en souviens pas. Hier, je sais que j'ai rêvé que j'étais dans le désert, et que je devais apprendre à lire à des autochtones.

9) Quand avez-vous ri la dernière fois ?
Il y a une heure ou deux.

10) Qu'y a t-il sur les murs de la pièce où vous êtes ?
Des photos de mes enfants. Des dessins de mes enfants. Un petit tableau peint par quelqu'un de
ma famille représentant le boulevard Jourdan. Un autre petit tableau représentant mon village (celui où est née ma mère, ma grand-mère, mon arrière-grand-mère, etc.) sous la neige.

11) Si vous deveniez multimillionnaire dans la nuit, quelle est la première chose que vous achèteriez ?
Des billets pour la France pour les vacances de Noël. Ou des billets pour ici pour que mon père vienne nous voir à Noël.

12) Quel est le dernier film que vous ayez vu ?
Aïe, aïe, aïe, ça fait des lustres que je ne suis pas allée au cinéma. Je me demande si ça compte les DVD? Alors, le dernier vu, c'était Crash, je crois. Et c'était très bien.

13) Avez-vous vu quelque chose d'étrange aujourd'hui ?
La lune, énorme, blafarde et grimaçante, juste en face de moi, à la lisière des arbres. (J'ai délaissé le questionnaire pour aller nager ... et j'ai croisé la lune sur mon chemin).

Sinon, j'ai vu un arbre rouge, très rouge, carrément rouge. Un arbre qui fait son modeste toute l'année, l'air de rien, et qui soudain, en novembre, alors que son copain d'à côté est tout déshabillé, se paie une semaine flamboyante, revêtant sans vergogne son habit de diva.

14) Que pensez-vous de ce questionnaire ?
Hé hé, je suis contente que Joséphine ait pensé à moi! Je l'ai vu traîner, ce questionnaire, à droite et à gauche sur le web, mais je ne pensais pas qu'il m'arriverait.

15) Dites-nous quelque chose de vous que nous ne savons pas encore :
Une de mes grands-mères était italienne, et je me suis mariée avec un homme moitié japonais, moitié libanais (et totalement américain). Ce qui fait qu'on peut dire sans mentir que nos enfants viennent des quatre coins du monde.

16) Quel serait le prénom de votre enfant si c'était une fille ?
Ah, mais c'est un secret, ça! Bon, mais étant donné l'étendue de mon lectorat, je peux me lancer sans trop de crainte.

Emma.

17) Quel serait le prénom de votre enfant si c'était un garçon ?
Gabriel.

18) Avez-vous déjà pensé à vivre à l'étranger ?
Hé bien, en fait, j'y suis (à l'étranger). Mais oui.

19) Que voudriez-vous que Dieu vous dise lorsque vous franchirez les portes du paradis ?
"Je vais tout t'expliquer, tu vas comprendre." Et puis aussi: "Allez, en place pour le second tour!"

20) Si vous pouviez changer quelque chose dans le monde en dehors de la culpabilité et la politique, que changeriez-vous ?
Je ne crois pas qu'il faudrait supprimer la culpabilité (sinon, que deviendrait la responsabilité?) Je changerais l'aveuglement et la bêtise en une prise de conscience commune (et en commun). Bon, c'est vite dit et facilement retournable contre moi ("Et ton propre aveuglement, et ta propre bêtise, tu en fais quoi?"), alors disons que je limite mes propos au domaine de l'environnement.

21) Aimez-vous danser ?
Oui. Les occasions manquent, quand même.

22) Georges Bush ?
Ah tiens. A propos d'aveuglement et de bêtise ... Quand la stupidité et l'ignorance deviennent dangereuses parce qu'elles sont armées.

23) Quelle est la dernière chose que vous ayez regardée à la télévision ?
Ah. La finale de la coupe du monde, cet été, peut-être.

24) Quelles sont les 4 personnes qui doivent prendre le relais sur leur blog ?
Alors ça, c'est vraiment la question la plus difficile. Je ne connais pas grand monde dans la blogsphère, et il me semble que beaucoup ont déjà répondu à ce questionnaire ...

Heu ... Christie, ça vous dit?... Marie, peut-être? Estelle, oui? Et, et ... Pascale? Je ne sais pas si vous y avez déjà répondu (pas l'impression, mais on sait jamais, ça a pu m'échapper), en tous cas, il n'y a aucune obligation, hein. Mais bon, il est sympa, ce questionnaire. Non? Bon, c'est vous qui voyez (c'est un peu gênant de passer le relais à des gens qu'on connaît si peu, on ne sait pas comment ils vont réagir ...)

Saturday, November 04, 2006

Samedi 4 novembre: La fête chez les autres


Ce soir, Christie fête son anniversaire. En lisant son billet sur les préparatifs, j'ai tout d'un coup vu passer très vite une image, une scène que j'ai vécue sans pourtant pouvoir la situer clairement dans le temps. Une scène à répétition, mettons.

Je marche dans la nuit froide, seule, je me dépêche, plus à cause du froid que de l'envie de rentrer à la maison, et puis, une vague presque imperceptible de bruits, de lumière vient s'échouer sur ma silhouette sombre. Je lève les yeux, et sur la façade de l'immeuble, au troisième ou quatrième étage, une fenêtre ouverte irradie une lumière dorée. Un mélange adouci de rires, de musique et de conversation flotte dans l'air immobile de cette rue morte. Comme si toute la vie s'était concentrée dans une fenêtre lumineuse. Comment font-ils, ces gens, pour être si heureux? Une forme gracile se penche, découpée en noir sur la chaude lumière. Le rubis d'un mégot, et une voix un peu rauque sous laquelle on peut entendre rouler un rire sans arrière-pensée. De multiples profils bloquent un instant les émanations lumineuses et certains semblent même danser. Je les envie, je voudrais les connaître, et puis la fenêtre est repoussée, les sons assourdis, et je reprends ma route solitaire.
C'est toujours réussi, la fête chez les autres.


Bon anniversaire, Christie!

Thursday, November 02, 2006

Jeudi 2 novembre: Halloween



Le matin, il faisait frais à attendre le bus... Mais le pirate est habitué aux tempêtes et Harry Potter avait sa baguette magique pour faire apparaître un feu pour se réchauffer. Il n'y avait que moi, dans mon accoutrement 50's qui me gelait.


Le soir, nous sommes allés prendre d'assaut les maisons (hantées pour la plupart) d'une rue illuminée de citrouilles. Et sommes revenus avec suffisamment de bonbons pour tenir jusqu'à Noël (croit-elle, ricanent les garçons ...)

Friday, October 27, 2006

Vendredi 27 octobre: Un jeune homme


Il y a un jeune homme dans ma vie.
Un jour, il faudra que je dise: il y a un homme jeune, assez jeune, toujours jeune dans ma vie.
Et puis, dans très longtemps, quand le temps lui-même aura effacé les petits décalages temporels, je dirai: Un homme du même âge que moi.
Mais non, impossible. Nous avons presque trois ans de différence. Quand je l'ai rencontré, il avait dix-neuf ans, et moi tout juste vingt-deux. Je n'aurais jamais cru qu'il était si jeune, il n'en avait pas l'air, et je me suis toujours sentie plus immature que lui. Et pourtant ...
Et pourtant il reste le jeune homme dans ma vie.
Celui qui m'a tant donné, tant appris, tant repris.
Je dois l'avoir jinxé, pas d'autre explication aux errances de sa vie d'homme. A croire que je l'ai fixé à jamais dans son éternité de post-adolescence. Jeune homme pour la vie entière.
J'espère que ce n'est pas moi qui ai fait ça.
Quand je pense à lui, très souvent me revient à la mémoire une chanson. Une chanson que nous n'avons jamais écoutée ensemble, une chanson qui date d'avant lui, de mes années de grisaille solitaire, une chanson qu'il ne connaît peut-être même pas. Une chanson qui peut-être ne convient pas, et pourtant, fond sonore de mes pensées vers lui.



TU NE ME DOIS RIEN
Je ne t'entends pas très bien
il y a si longtemps
d'où m'appelles-tu ?
D'où vient
ce besoin si pressant
de m'écouter soudain?
Les poules auraient-elles des dents ?

Ma voix t'a-t-elle manqué
après bientôt un an?
Ce serait une belle journée
et il n'y en a pas tant
je sais me contenter
de petites choses à présent

On enterre ce qui meurt
on garde les bons moments
j'ai eu quelquefois peur
que tu m'oublies vraiment
tu as sur mon humeur
encore des effets gênants

Mais tu ne me dois rien
j'ai eu un mal de chien
à me faire à cette idée
à l'accepter enfin
est-ce qu'au moins tu m'en sais gré
Chacun poursuit son chemin
avec ce qu'on lui a donné
mais toi tu ne me dois rien

Tu ne m'as pas dérangé
je vis seul pour l'instant
mais je ne suis pas pressé
tu sais, je prends mon temps
tout est si compliqué
tout me paraît si différent

On ne refait pas sa vie
on continue seulement
on dort moins bien la nuit
on écoute patiemment
de la maison les bruits
du dehors l'effondrement

Je vais bien cela dit
appelle moi plus souvent
si tu en a envie
si tu as un moment
mais il n'y a rien d'écrit
et rien ne t'y oblige vraiment

Stephan Eicher
Engelberg (1991)
Paroles de Philippe Djian

Thursday, October 26, 2006

Jeudi 26 octobre: Seasonal


Ah, elles sont loin d'être aussi belles que celles de Prumetiersen, mes citrouilles ... Elles semblent pâlichonnes et tristounettes, pourtant elles suscitaient tellement de cris et d'excitation, le week-end dernier, quand nous sommes allés en choisir quelques unes à la ferme. Nous en avons adopté quatre, une pour chaque garçon et deux pour moi (mais si, c'est juste, les miennes sont toutes petites!). Pour l'instant, elles prennent le frais devant la porte, en attendant d'être décapitées et éventrées (Pratiques barbares! Halloween, ce n'est pas pour les petites natures ...)

http://prumtiersen.typepad.com/journal/2006/10/hortomnales.html

L'année dernière, nous avons eu un chevalier et un dragon. Cette année, on se prépare pour un peu de magie et beaucoup de piraterie.

Le 31 octobre 2005, un dragon attendait le bus au soleil ...

Friday, October 20, 2006

Vendredi 20 octobre: Valse hésitation


Je n'en finis plus d'hésiter entre l'espoir et l'agacement. Il faudrait que je me décide. En attendant, j'occupe mon temps en le remplissant à craquer. Je n'ai plus le temps de penser.

Saturday, October 14, 2006

Samedi 14 octobre: Evening

Je n'ai pas encore appris à goûter à la sérénité sereinement. Pourquoi faut-il toujours que je m'impatiente au lieu de prendre le temps de respirer?

J'ai envie de promenades du soir, des mots qui ne tiennent pas plus longtemps que les éphémères rayons vacillants. J'ai envie de paroles en l'air, de l'air qui prend une épaisseur opaque et un grain moins affiné, comme sur une photo agrandie (Nous étions là, dans le coin, vous nous voyez sur la route? On distingue mon pull rouge, et les t-shirts blancs des enfants). J'ai envie d'un retour dans l'obscurité qui galope plus vite que nous, d'un frisson - l'humidité gagne -, du soupir à retrouver la lumière et la chaleur. J'ai envie d'un soir comme je n'en ai pas ici. La mélancolie est de saison, sans doute.

Samedi 14 octobre: Troubles de la mémoire

Mais qu'ai-je fait de mon mois d'août? Il n'y a pourtant pas eu que des orages.


Trompeuses images d'une douceur qui n'a pas vraiment existé.

Thursday, October 12, 2006

Jeudi 12 octobre: Encore un peu


Rouge flamboyant, roux enflammé, et bleu sans limite. Les arbres prennent feu, les chemins sont pavés d'or et de boue, le vent balaie les oies en rafales, c'est l'automne. Les contours plus nets dans le froid craquant du matin, la lumière en voiles superposés dans la chaleur diffuse de l'après-midi. Les odeurs de feuilles, de bois sec, de fumée se surimposent aux verts, jaunes et bleus du jardin.
Je voudrais que le bel automne dure un peu plus.

Wednesday, October 11, 2006

Mercredi 11 octobre: Dans ses poches

Depuis que je me suis retrouvé une brassée de t-shirts, pantalons, culottes et chaussettes indélébilement redécorés façon pointilliste, suite à deux minuscules bouts de crayons-cire oubliés dans une poche, je ne laisse plus rien passer. Je fais les poches aussi consciencieusement qu'une épouse jalouse et soupçonneuse (ce que je ne suis pas). Et je récolte, immanquablement.

Dans mes poches: de vieux kleenexs et des listes de courses.
Dans les poches de Jay: des briquets, de la menue monnaie, et parfois des mégots (je les sens sans avoir besoin de fouiller, berk)
Dans les poches du grand: des batons, des morceaux de papier avec des codes secrets, des marque-pages.
Et dans celles de Paolo: tout et n'importe quoi, et même ... mon collier. Cet enfant est une pie, il adore tout ce qui brille. Et à mes demandes d'explication quant à la présence de mon collier dans la poche de son jean: Tu ne veux jamais me le prêter ...

Il y a une ou deux semaines de cela, me penchant sur lui pour le bisou du soir, je l'ai senti qui attrapait mon collier (un autre, avec des perles multicolores): Quand est-ce que tu nous donneras tes bijoux?

Quand il étais petit, il appelait tous mes bijoux your golden treasure. J'avais l'impression d'être une femme pirate, gardant mon trésor dans un coffre débordant d'or et de pierres précieuses ... J'ai été fastueuse, le temps qu'il apprenne - c'est un peu triste - à appeler les choses par leur nom.



Monday, October 09, 2006

Dimanche 8 octobre: Une parenthèse

Je le savais. Nous en avions besoin, tous, de cette parenthèse. Et depuis notre retour, tout au long du mois d'aout, j'ai répété comme une formule magique:
Il faut aller à la mer. Il faut aller à la mer.
(Tu te trompes, maman, c'est l'océan, pas la mer)
Mais nous n'avions pas le temps d'aller à la mer. C'était le temps des grandes tempêtes, des ébranlements, des remises à niveau. C'était le temps où le plafond était si bas que je me cognais sans cesse à mes propres vacillations.
Enfin, octobre, l'air froid, le soleil intense et une immensité de bleu. Une respiration. Je ne m'y trompe pas, c'est une parenthèse. Mais je respire. Enfin.
Ce soir, j'ai encore du sel sur les chevilles et du sable dans les cheveux.

Wednesday, October 04, 2006

Mardi 3 octobre: Un cadeau


Le 19 août, sur une île grècque autrefois appelée "La Très Belle", quelqu'un a pensé à moi. Et aujourd'hui, à mon poignet ...
Merci.

Lundi 2 octobre: Corn maze

Un lundi au soleil ... Pas d'école, alors j'ai emmené les garçons cueillir des framboises de septembre à la ferme. Evidemment, les pluies de la semaine dernière ont sonné le glas des framboises, et j'ai refusé obstinément d'acheter déjà une citrouille
(- Un mois avant Halloween, elle aura le temps de pourrir dix fois!
- Mais maman, il n'en restera plus!!
- Regarde, il y en a un champ plein.
- Oui, mais si ça fait comme pour les framboises ...)

Pour détourner l'attention, on est allés voir les animaux, ils ont grimpé sur une antique carriole (est-ce seulement le mot exact?), exploré une grange "hantée" reconstituant, si j'ai bien compris, les différentes épaisseurs de la planète terre (Je suis dans le magma, et toi?), ils se sont pris pour un âne et un mouton et ont insulté les poules (Elles sont vraiment trop stupides, elles ont essayé de me picorer le doigt)
Et puis, nous avons découvert le bonheur dans le pré, un champ de maïs-labyrinthe. Le but est de ne pas ressortir avant d'avoir trouvé les 5 panneaux en forme de pommes. Au bout d'un moment, ils ont proposé de se séparer pour aller plus vite. Le frisson de se perdre. Et de se retrouver. Quand j'ai découvert le panneau qui nous manquait, j'ai appelé. Le grand a analysé les données du problème, cherchant à s'orienter grâce à ma voix et à la connaissance qu'il avait acquise des "allées" dans ce coin du champ. Paolo a oublié toutes les règles, et est venu droit vers moi, franchissant sans même y songer un instant les "barrières" en ficelle qui structuraient le labyrinthe. Tu n'as pas le droit de passer par-dessus le fil, tu triches!
Oui, mais il y a des moments où il y en a marre de suivre les sentiers battus, et l'appel de la mère renverse tout sur son chemin.