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Sunday, October 21, 2012

Petits bonheurs d'automne

...
Pumpkin muffin.
Shopping du weekend.

Couleurs automnales.

 Je me rends compte que je suis devenue incapable d'acheter des vêtements non soldés.  Un mélange d'une éducation économe et d'une réaction à des reproches répétés sur mes dépenses dans ma vie adulte.  (Là, j'ai fait une super affaire et ça me ravit!)


Dîner avec l'Architecte (et partager un tiramisu rouge, un peu étrange mais bon - rien à voir avec le tiramisu de ma petite soeur, quand même).

"La meilleure soupe que tu aies jamais faite, maman!"  Bon, alors, s'ils le disent, il faut les croire ...
(Potiron, carottes, courgettes, bouillon de poule, herbes de provence et beaucoup beaucoup d'ail.)

 Nouveaux livres (vais-je enfin sortir de Game of Thrones?)

Samedi soir, sortir avec les copines.

 En sortant du pub, faire les boutiques de nuit et discuter de nos costumes d'Halloween.  On a l'âge qu'on veut, le samedi soir avec les copines.




Dimanche matin, petit déj au soleil...


 

Malgré les mauvaises nouvelles (et il y en a), les coups de barre et les coups de blues, c'est un bel automne, oui...

 

Tuesday, May 08, 2012

“Oh, please don't go—we'll eat you up—we love you so!”

...

J'ai dit à mes garçons que Maurice Sendak est mort aujourd'hui.  Nous nous sommes souvenus de tous ses livres, qui sont quelque part dans nos cartons, de cette cassette - perdue et je ne m'en remets pas, parce que je n'arrive pas à retrouver l'enregistrement, il n'est en vente nulle part.  Cette cassette nous avait été offerte quand Dudie était tout petit, il devait avoir deux ans.  Alligators All Around (An Alphabet), Chicken Soup with Rice (A Book of Months), One Was Johnny (A Counting Book), Pierre (A Cautionary Tale),  Where the Wild Things Are, The Sign on Rosie's door, Outside Over There.  J'ai encore l'accent de cette conteuse extraordinaire en mémoire.  J'aimerais tant retrouver cette cassette.

Ces deux ans à Memphis, il fallait partir si tôt, déposer le tout petit dans cette garderie qu'il détestait, à sept heures et demie, il pleurait et pleurait tous les matins, j'avais le cœur déchiré.  Puis Dudie, grand à 5 ans, à l'école primaire.  Les laisser jusqu'au soir.  Les retrouver fatigués, chiffonnés d'une longue journée.  Et sur le chemin, à l'aller comme au retour, les mots de Maurice Sendak, dans le lecteur de cassettes de la voiture, que nous écoutions encore et encore.  Je ne regrette rien de cette époque, sauf

"February
In February it will be
My snowman's anniversary
With cake for him and soup for me!
Happy once, happy twice
Happy chicken soup with rice"

 "One day his mother said
When Pierre climbed out of bed
-Good morning, darling boy, you are my only joy
Pierre said -I don't care!
-What would you like to eat?
-I don't care!
-Some lovely cream of wheat?
-I don't care!
-Don't sit backwards in your chair
-I don't care!
-Or pour syrup on your hair
-I don't care!
-You are acting like a clown
-I don't care!
-And we have to go to town
-I don't care!
-Don't you want to come, my dear?
-I don't care!
-Would you rather stay right here?
-I don't care!
So his mother left him there"

" “Terrible Ida,” the goblins said, “we’re dancing sick and must to bed.” "

"Milk in the batter, milk in the batter!
We bake cake
And nothing's the matter!" 

"The night Max wore his wolf suit 
and made mischief of one kind 
and another, 
his mother called him ‘WILD THING!’ 
and Max said ‘I’LL EAT YOU UP!’ 
so he was sent to bed 
without eating anything."

L'homme me touche énormément, ses livres m'interrogent et m'attirent. Je l'ai réécouté, ce soir.



Wednesday, March 21, 2012

Aujourd'hui - Au pied de mon lit

...

Des livres, toujours des livres.  Lus, à lire, en train, relus.  Offerts, achetés, prêtés.  Des doutes, des attentes, une bonne surprise, la peur d'être déçue.
Toujours des livres, une pile qui se casse la gueule, qui prend la poussière, et soudain - je suis en vacances après tout! - qui diminue.  Je lis.  Je me suis remise à lire.  Enfin.  Ça faisait trois mois.
Au pied de mon lit, ce qui me tient la tête hors de l'eau.

PS: Ce qu'il en restera dans un an - l'inquiétude, l'angoisse, par capillarité.  La tristesse, qui me cloue au sol, quand je voudrais déployer mes ailes dans l'air du printemps.  Ma mère habite à 5 minutes (3, selon mapquest) de l'immeuble où est retranché une créature au sang glacé.  Je n'ai pu m'empêcher de regarder son visage.  Et de me dire, que vraiment...  Vraiment.  Qu'en restera-t-il dans un an, quand d'autres atrocités, d'autres drames, frappant plus loin, plus près, auront remplacé celle-là?

Wednesday, March 14, 2012

J'adore!! (I am such a nerd...)

...
C'est Dudie (bien sûr), Lord of the Rings addict, qui m'a montré ce trajet...  Et la recommandation qui va avec.

Sunday, October 03, 2010

"Ca, c'est une cuillère magnifique!"

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Si vous ne l'avez pas déjà lu, si les fins de dimanche vous dépriment et que vous avez besoin d'un remontant, si vous aimez rigoler (jaune), je vous conseille un excellent article dans Libé, qui parle du retour de l'impératrice, d'assiettes dépareillées, et de brosse à reluire. C'est ici.

Ma réalité à moi, loin des dorures et des gentils domestiques, c'est la laverie automatique, comme dimanche dernier et celui d'avant. On ne se rend pas compte, avant qu'elle tombe en panne et que le réparateur vous pose lapin après lapin, à quel point on compte sur sa machine à laver. J'échangerais bien toutes mes petites cuillères en argent contre une machine qui marche, là, tout de suite.

Wednesday, September 22, 2010

Emprunts

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C'est la saison des glanages. Ici et là, je trouve sur mon chemin des petits bouts de bribes de choses que je reconnais comme si c'était à moi. Je partage avec vous:

we've all
experienced it...

that special time
when certain colors, textures
moods and environments
drive you wild.

a simple scene
from a movie keeps
you up all night

even a phrase
heard on the
subway.


[ça vient d'ici]

En ce moment j'ai un nouvel amant - si on s'accorde à dire qu'un amant peut être "la chose, l'élément ou la personne vers lequel tend notre être, et qui nous permet un moment d'échapper à la pesanteur de la vie que l'on s'est choisie"

[ça vient de ]

My bubble burst. J'ai été heureuse, toute cette fin d'été. J'avais un amant (merci Christie pour cette belle définition...), je vivais dans mes rêves. Mais c'est fini. L'intensité s'est fanée. Something faded away, my hapiness dissolved. L'année qui commence me paraît bien longue.

Il faudra que je vous raconte mon bel été - celui qui est à tout jamais fini.

Saturday, October 24, 2009

Les arbres (Pour Christie)

...
Les arbres

Nous regardions nos arbres, c'était du haut
De la terrasse qui nous fut chère, le soleil
Se tenait près de nous cette fois encore
Mais en retrait, hôte silencieux
Au seuil de la maison en ruines, que nous laissions
À son pouvoir, immense, illuminée.

Vois, te disais-je, il fait glisser contre la pierre
Inégale, incompréhensible, de notre appui
L'ombre de nos épaules confondues,
Celle des amandiers qui sont près de nous
Et celle même du haut des murs qui se mêle aux autres,
Trouée, barque brûlée, proue qui dérive,
Comme un surcroît de rêve ou de fumée.

Mais ces chênes là-bas sont immobiles,
Même leur ombre ne bouge pas, dans la lumière,
Ce sont les rives du temps qui coule ici où nous sommes,
Et leur sol est inabordable, tant est rapide
Le courant de l'espoir gros de la mort.

Nous regardâmes les arbres toute une heure.
Le soleil attendait, parmi les pierres,
Puis il eut compassion, il étendit
Vers eux, en contrebas dans le ravin,
Nos ombres qui parurent les atteindre
Comme, avançant le bras, on peut toucher
Parfois, dans la distance entre deux êtres,
Un instant du rêve de l'autre, qui va sans fin.

Yves Bonnefoy, Ce qui fut sans lumière

[Je suis attachée à ce poème - découvert l'année de terminale, en même temps que je devenais amie avec la fille du poète. Je le connaissais par coeur. En le relisant, son effet apaisant, sa faculté de me rapprocher, de m'ancrer, est à nouveau passée sur moi comme une main bienveillante.]

Sunday, June 07, 2009

A une lettre près...

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Je l'ai retrouvé, c'est dans Mille secrets de poussins, bien sûr! Mais je m'étais un peu trompée sur l'orthographe (je ne pense qu'à lire, il faudrait que je me soucie un peu de lier...)

Tuesday, June 02, 2009

Lis tes ratures

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Une différence culturelle, une coutume que j'ai découverte ici: le T-shirt comme mode de célébration. L'ado américain, dès qu'il a quelque chose à fêter, en fait un T-shirt.

J'enseigne la classe de AP Littérature depuis 4 ans, et chaque année, inévitablement, vient le moment où un de mes élèves suggère: "On devrait faire un T-shirt". S'ensuivent des discussions enflammées sur ce qui devrait figurer sur le T-shirt. Mais l'idée retombe comme un soufflet et on passe à autre chose.
Sauf cette année. D'abord parce que la cohésion et l'esprit de groupe de cette classe est plus fort que les années précédentes (et pourtant, il y a deux ans, j'avais eu une "Dream Team", 7 élèves super motivés, doués, passionnés de littérature, adorant travailler ensemble... Hé bien la cuvée 2008-2009, si elle est moins brillante, est encore plus soudée et l'atmosphère de cette classe est un bonheur). Et puis parce que c'est la dernière année, malheureusement, que j'enseigne ce cours*.

Alors:
Vous m'avez reconnue?

Nous avons tous adopté un pseudo, selon nos goûts (Guillaumette, pour la fana d'Apollinaire), nos caractéristiques (Ariel, pour celle qui est plus légère et gracieuse que l'esprit des airs), nos noms dans la vraie vie (Couscous, mais là vous ne devinerez jamais), nos attitudes (l'Infante, Miranda). Et moi, je suis, je suis...
Ah oui, moi et ma magie toute entière livresque!

Le prof de français du collège a failli s'étrangler quand il m'a vue de dos dans la cafétéria. "Mais qu'est-ce que ça veut dire??..."
Je l'ai un peu laissé mariner, avant de le rassurer: "Je n'ai qu'une fesse" est une citation littéraire (judicieusement placée un peu au nord de nos parties les plus charnues), et non une révélation sur mon anatomie en particulier. Comme cet homme a des lettres (et que les auteurs du programme sont aussi sur le T-shirt), il a vite repéré le responsable de cette audacieuse citation. (Et vous? Vous savez?... Un bon point à celui qui trouvera en premier!)

Nous nous sommes baladés toute une journée avec nos beaux T-shirts (que nous allons ressortir pour la dernière journée de cours), tous les huit, comme une dernière trace de notre parcours en commun. Le jour de l'examen, je les avais accompagnés jusqu'à la salle; je suis entrée avec eux pour leur souhaiter bonne chance et, avant que je me fasse virer par le surveillant, ils m'ont entraînée dans un "group hug" qui nous a fait ressembler à une petite équipe de rugby qui se donne du courage avant un match. Ils vont me manquer.


* Ce n'est pas un choix de ma part, mais une décision du College Board, qui a droit de vie et de mort sur les classes les plus avancées de la plupart des lycées américains, et qui considère que la littérature française ... franchement ... franchement. Voilà.

** Le titre de ce billet n'est pas de moi, il est emprunté à un livre dans un livre... Vous connaissez? (Encore une devinette, ce blog devient intéractif, ma parole!)

Wednesday, May 27, 2009

Gifts

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La blogosphère, ces jours-ci, est vraiment généreuse avec moi. D'abord tous ces messages qui me chauffent le coeur, me mettent les joues en feu et la tête en fête, pour ma 300e, et puis... ça:

Le paquet était posé sur la table, quand je suis rentrée. Arrivé de loin... Je l'ai emporté, caché dans mon placard et j'ai attendu. J'ai lu la carte tout de suite, bien sûr, mais je n'ai pas ouvert les paquets pendant plusieurs jours. Faire durer le suspens, ou bien culpabilité parce que le mien n'était toujours pas parti?
Et puis, un samedi après-midi, par extraordinaire, je me suis retrouvée seule à la maison pendant une heure. Alors, j'ai déballé les trésors qui venaient de l'autre bout du monde...

Le début - prometteur - d'une série (Vais-je lire les deux premiers tomes avant mon fiston? Mmh.). Un très bel album en français, une histoire qui paraît belle, mystérieuse et triste à la fois, des couleurs magnifiques.

Et des "fleurs" de thé, pour moi qui voue une passion au thé sous toutes ses formes!

Mille et mille mercis, Môme Poison! Je te dirai très vite ce que pensent mes lecteurs de ton choix.
Et encore une fois, pardon de mon retard, mais mon colis est bel et bien parti (quand j'ai réussi à me résoudre à ne pas trouver exactement ce que je voulais y mettre!)

[C'était l'aboutissement de ma participation au Swap Littérature Jeunesse, organisé par Ori et Charlotte.]

Thursday, January 15, 2009

Depucelage, façon 18e

...
Puisqu’un (ou une) internaute est arrivé(e) ici en tapant dans son moteur de recherche favori « comment se faire dévierger + image », je vais me permettre de donner quelques conseils à ce sujet, afin que les suivants qui viendraient par le même chemin ne soient pas déçus. Vierge mon ami, je suis passée par là, je sais ce que tu ressens (tu permets que je te tutoies ?) Ne t’inquiète pas, j’ai tout le matériel nécessaire pour répondre à ta requête et je m’en vais de ce pas éclairer ta lanterne. D’ailleurs, tu tombes tout à fait bien, parce que je suis en train de discuter de ce sujet avec Samantdi. Ou plutôt, elle a commencé à en parler, et je m’apprêtais à lui répondre. Joins-toi donc à la conversation, ouvre grand tes oreilles et prends des notes. Quant aux images, pas de souci, ça viendra.

Figure-toi que c’est la troisième année consécutive que j’ai mis au programme de ma classe d’Advanced French Literature Les Liaisons dangereuses. Mais non, attends, ne t’en va pas ! Nous sommes au cœur du sujet, je t’assure. Rassieds-toi là et écoute. Dans ce livre remarquable (dois-je avouer que je le tiens pour un des plus grands de la littérature ?), il y a la scène de déviergeage la plus rondement menée, de main de maître, qu’il m’ait été donné de lire ou de voir. Ah, tu vois ? Ça t’intéresse, maintenant ? Bon, continuons.

C’est donc un plaisir un peu égoïste que celui d’enseigner ce livre, parce que c’est un livre difficile d’accès, même pour mes meilleurs élèves. Certains n’arrivent pas au bout, d’autres lisent en parallèle la traduction anglaise. L’intrication des relations, le jeu subtil des dates et des lettres croisées, la sophistication du langage à multiples significations sont déroutants.
Je me sers de ce livre pour introduire un peu de linguistique (le signifiant « amour » ayant des signifiés divers selon les personnages, par exemple) et aussi pour comparer les possibles « lectures » de l’œuvre à travers les adaptations cinématographiques. J’en montre deux (et je regrette de n’avoir pas le temps de montrer la version de Vadim) : d’abord celle de Milos Forman (qui a ses mérites, parmi lesquels Colin Firth, mais aussi certains côtés ridicules) et celle que j’aime le plus, celle de Stephen Frears (c’est tout simplement un de mes films préférés). Tiens, voilà tes images ! Je recommande la scène de déviergeage dans le film de Forman, elle a une haute teneur comique. Celle de Frears est nettement plus sombre, mais non moins efficace. Vas-y voir, tu trouveras tous les détails qu’il te faut.
Avec mes élèves, nous comparons les prises de position de chaque scénariste par rapport au livre (non, pas les positions de ... Qu'est-ce que tu vas chercher là?): la version de Forman, bien qu’elle ait pour titre Valmont, est clairement centrée sur Cécile, celle de Frears est une exploration beaucoup plus subtile des liens d'attirance, de complicité et de cruauté qui unissent Valmont et la Marquise.

J’espère que tu ne seras pas choqué(e). Mes élèves ont été choqués, c’est vrai, comme ceux de Samantdi, beaucoup plus que je ne l’aurai pensé (ils sont presque tous en terminale), malgré la préparation par la lecture et l’optique comparative adoptée. Nous avons eu de longues discussions après le film, et dans l’ensemble, ils font preuve d’une pensée moralisante dont j’étais absolument dépourvue à leur âge. Quand j’ai lu le livre (vers 17 ans, et pas pour l’école), j’ai été subjuguée par la virtuosité de l’écriture, de l’architecture du roman, et par le caractère extrême (des sentiments, de la cruauté). Si je me souviens bien, il n’était pas question à l’époque de rivaliser de bonnes mœurs, mais il était bon ton d’afficher sa fascination pour le bizarre, le différent, voire le malsain. Je pouvais sans choquer parler de mon admiration non seulement pour le livre, mais pour ses personnages (alors que mes élèves sont vaguement dégoûtés, par la Marquise, mais aussi par Valmont. Insensibles, semble-t-il, à son charme. Le mot qu'ils emploie pour le décrire est "creepy". Incompréhensible, de mon point de vue, mais bon, je n’appartiens pas à la même génération).

Là où ils m’ont vraiment soufflée, cette année, c’est quand ils m’ont demandé de montrer en classe Cruel Intentions, en me promettant que c’était une adaptation des Liaisons dangereuses. J’ai été bien avisée de me regarder le film avant de leur répondre. Et là, grand choc : d’une part, contrairement à ce que je croyais, c’est une transposition très réussie du roman (à l’époque contemporaine, et reprenant, pour les détourner, les poncifs du film américain pour teenagers), et d’autre part c’est un film beaucoup plus "inappropriate", et, selon mes critères, beaucoup plus choquant que les deux autres. Le langage et les gestes sont crus, mais, ah oui, ça y est je comprends, il n’y a pas de nudité à l’écran. Pas le moindre petit bout de sein dévoilé. Alors la moralité est sauve, n’est-ce pas, même si le personnage principal dit à son demi-frère : « Tu pourras me la mettre où tu veux » (Valmont et Merteuil sont demi-frère et sœur). J’avais oublié que même les plus intelligents de mes élèves restent profondément américains. De voir les fesses de Cécile ou sa poitrine constitue une atteinte à la bienséance. Mais de parler de ce qu’on fait avec ces parties du corps est inoffensif, puisqu’ « on ne voit rien » (C’est ce que m’ont répondu les deux filles qui insistaient pour qu’on regarde le film en classe). Mmh. La génération de l’image ? La primauté du visuel ? Une certaine forme de pruderie qui consisterait à « sauver les apparences » ? Qu’en penses-tu ? Quoi, tu es déjà parti(e) te louer les films ? Remarque, tu n’as pas tort, à eux trois, ils t’apprendront quelque chose. Je recommande le bouquin, quand même. Peut-être un peu plus tard, quand tes hormones laisseront à ton cerveau le loisir de te préoccuper d’autre chose que ton initiation aux plaisirs de la chair. Il y a un temps pour tout.

[Troisième participation aux Sabliers Givrés de Kozlika, sur une amorce proposée par Kozlika elle-même, et en réponse à un billet de Samantdi. Cette amorce était le début du billet « Keywords » de Pascal, sur son blog, Finis Africae.]