Friday, November 24, 2006

Vendredi 24 novembre: Thanksgiving



L'année dernière, le Grand était revenu de l'école avec une dinde bien coloriée, sur le ventre de laquelle, avec sa plus belle écriture (grand honneur pour nous, il y a peu de choses qu'il déteste autant que s'appliquer à écrire ...).

Dear Mom and Dad,
Happy Thanksgiving
Thank you for taking good care of me.
Love

Et il a signé de tous ses noms.

Mercredi, Paolo (qui a la même fabuleuse maître
sse qu'avait son frère l'année dernière) nous a apporté sa propre version (plus élémentaire) de la dinde de saison. Je m'attendais au même message, à peu de choses près, mais quand il nous l'a lu, avec autant d'application que son frère avait mis à écrire le sien, je n'ai pas été la seule à être étonnée. Il avait écrit:

Dear A... (le nom de son frère)
Thck yuo for beig a good bruthr. I apresheate you.


Le Grand a pris l'air de celui qui observe quelque chose dans le lointain, mais son ombre de sourire en coin disait ce qu'il ne disait pas.



Cette année, pas de dinde trop sèche/pas assez cuite qui m'avait coûté, l'année dernière, des heures de préparation pour un résultat plus que médiocre. Forcément, je n'avais pas appelé la Turkey Hot Line, pensant pouvoir me débrouiller toute seule ...
La semaine dernière, j'ai commandé un énorme jambon doré au miel, comme celui qui nous avait régalés à Memphis, il y a deux ans. Bon, le jambon n'est jamais arrivé (j'ai quand même réussi à me faire rembourser mes 60 $), alors nous avons, avec un jour de retard, fait notre repas de fête avec stuffing, cranberry sauce, mashed patatoes, et ... blancs de poulet. Nous sommes toujours un peu décalés.
Mais en revanche, pour le dessert, tradition oblige: pumpkin pie pour le côté américain, et gâteau aux thé brun pour mon côté à moi. La coutume, parfois, ça a du bon (voire du délicieux ...)

Thursday, November 23, 2006

Jeudi 23 novembre: Giving thanks

Un de mes plus gros défauts (mon plus gros peut-être): je suis rancunière. Terriblement rancunière. Le pire, c'est que j'y tiens, à ma rancune, je ne laisse pas ma colère et mon ressentiment se dissiper facilement. Je m'y accroche avec fureur.
Le revers de la médaille: j'ai aussi le sens de la reconnaissance. Je ne sais pas facilement demander ou accorder pardon, mais je n'ai aucune difficulté à dire merci. Je sais gré à ceux qui, croisés sur le chemin, m'ont donné quelque chose pour la route: un peu de leur temps, une oreille attentive, un moment heureux, une parole gentille, la confiance accordée. Je n'oublie pas.

Aujourd'hui, jour officiel des mercis, je pense à James, Elizabeth et Christie. Pour des raisons très différentes, et à des moments très différents, ils m'ont tous trois beaucoup donné. Je ne sais pas s'ils le savent vraiment, mais là n'est pas l'essentiel ... L'essentiel est dans mon coeur, et pour longtemps.



Ce soir, dîner à thème: What are you thankful for? Réponse des garçons: Food! Ah ben oui, forcément, nous étions en train de manger ... Mais encore? Réflexion. Air, meubles, jouets, livres. Je pousse un peu: Mais si on sort des choses matérielles? Est-ce que vous n'êtes pas reconnaissants de recevoir quelque chose d'intangible? (c'est un des mots préférés du Grand)
Sa réponse, un peu condescendante (ces parents, il faut tout leur expliquer): Mais maman, l'air c'est intangible!
Ah oui. C'est vrai.

Friday, November 17, 2006

Vendredi 17 novembre: Le dit de Paolito

Paolo est seul dans sa chambre (l'homme de la maison et le grand sont à leur leçon hebdomadaire de guitare), il joue et, comme chaque fois qu'il est seul, se raconte à haute voix des histoires. C'est incroyable comme cet enfant est incapable de silence.
Depuis tout petit, il se tient compagnie en faisant du bruit. En permanence. Je me souviens à quel point il avait le don de rendre son père fou avec son bruitage incessant. A quelques mois, dans son transat que j'amenais dans la cuisine pour qu'il soit avec nous pendant les repas, il était content d'accompagner notre conversation de BBBZZZZMMMZZZZBBBBLLLLLRRRRR en continu. C'est alors que son père a commencé à parler de le mettre dans un placard. Le grand, trop content de l'aubaine, me répétait "Maman, il faut le mettre dans un placard, il fait trop de bruit!", déclenchant ma colère contre le père et son fils aîné. Plus d'une fois j'ai quitté la table, emportant avec moi mon bruiteur inconscient des vagues qu'il provoquait dans la mare familiale.
A la crèche, les filles n'ont pas voulu me croire, quand je les ai prévenues: il chante tout le temps. Au bout de deux semaines, elles m'ont dit: C'est vrai, vous aviez raison. Il grogne, il chante, il ronronne, il crisse, mais il ne s'arrête de faire du bruit que quand il dort. Moi je disais: il vrombit. C'était, je crois, le meilleur terme pour décrire son bruit de fond.
Il a commencé à chanter (la 5e de Beethoven, tant qu'à faire) avant de savoir parler.
Il est toujours très sonore. La maîtresse et les parents passent leur vie à répéter Moins fort, Paolo. Inside voice! Peine perdue.

Je l'ai pris sur le vif, ce soir. Je ne capte pas tout, bien sûr. Et puis, si je lui demande ce qu'il dit, il m'envoie poliment promener.

We are all happy .. we are all happy ... we are all happy!!
Because ... because ... we love to fight fight fight, tatata!
Tattè tatètè! tackangtakang kangkang tadan tadan
Here is a king, kch kch kch pffouu
Capture it capture it Woh!
Coffee cup!
What are those? Coffee cups!

pfffou tchiooooaaa ptain be the little (?)

Me: Be the what?
Him: Nevermind! (singsong)

tilitttiltittil
Eleven twelve thirteen ...
NO!!!

Boing boing boing tchHHHHH
Battle done.
Dead people done.
A little dirty.

Cell phone ...AHHH

Rushes to the toilet, whining. Belt in the way, comes back whining for help with the belt. Rushes back to the bathroom. Too late, pants wet.

Maman, est-ce que je peux changer ma culotte et mon pantalon?

Ah oui, quand on est trop pris par le jeu ...

[Update: en pyjama, il danse sur la nouvelle chanson préférée du moment "J'ai dix ans" d'Alain Souchon. Crie à plein poumons Je vais embêter les filles à la vanille, les gars en chocolat ... Tarte à gueule à la récré!]

Thursday, November 16, 2006

Jeudi 16 novembre: Liquidambar, indeed!



Casa me l'avait soufflé, et elle avait raison: mon arbre-très-rouge est bel et bien un liquidambar! J'adore ce nom, entre liquide et carambar (de fait, on a autrefois utilisé son baume pour faire les premiers chewing gums ...) L'idée qu' "en Orient, on extrayait de son baume un lait de beauté pour les dames, au XIXe siècle" me fait rêver. Apparemment, son baume contient une essence au goût de canelle (une épice pour laquelle j'ai une sérieuse addiction, quoique je me sois calmée, depuis quelque temps). Je suis sûre que Marie ne passerait pas à coté d'une pareille opportunité...
Je commence une idylle avec un voisin que j'ai cotoyé pendant un an sans vraiment y prêter attention. Bon, il est vrai que depuis quelques jours, le nouvel objet de mon affection est sombre et disgracieux, dans sa nudité hivernale, mais qu'à cela ne tienne! Je guetterai avec d'autant plus d'attention le renouveau de sa splendeur.
Et il faut avouer qu'il y a une poignée de jours à peine, il en jettait, mon ardent liquidambar!



http://www.lesarbres.fr/fiche-liquidambar.php

Monday, November 13, 2006

Lundi 13 novembre: Le désamour


Cette année-là, l'année terrible de ma lente noyade, j'avais dans ma chambre une petite affiche du film de Philippe Harel, Le Garçon qui voulait qu'on l'embrasse. J'y tenais beaucoup, et pourtant, de ce film qui m'a tellement marquée à l'époque, il ne me reste presque rien. A part le souvenir très précis du moment où le garçon du titre entre en désamour avec celle qui l'avait finalement embrassé: il la regarde accomplir un geste quotidien (je crois qu'elle s'habille ou se déshabille), et son regard se fixe sur un pansement qu'elle a au talon (une ampoule, sans doute ...) Et tout à coup, on voit dans son regard que ce détail le dégoûte, le repousse, le secoue comme s'il se réveillait: qui est cette fille qui vit avec lui, et, vraiment, qu'est-ce qu'il lui trouve?
Peut-être que j'étais tellement attachée à ce film par prémonition ...
Je me demande maintenant ce qui, chez moi, sur moi, en moi, a été, pour le garçon qui m'avait tant aimée, le détail qui soudain signale que le désamour s'est mis en marche. Je n'ai rien vu. Je n'ai pu que suivre, impuissante, l'avancée vers la fin de l'amour. Je sais que j'étais alors ma meilleure ennemie, celle qui détruisait tout le bonheur que j'avais grain à grain amassé l'année précédente (je n'étais pas la seule, cependant, à oeuvrer dans ce sens; deux sorcières guettaient avidement ma chute) Mais où, quand, précisément a commencé le sourd travail du désamour, lui seul le sait. S'il s'en souvient, ce dont je doute.

Friday, November 10, 2006

Vendredi 10 novembre: Le temps s'en va, Madame

Souvent, trop souvent, je passe devant quelque chose qui me plaît, me touche, me marque et je me dis, je reviendrai faire une photo. Mais on sait ce qu'il advient de tout ce qui est remis à plus tard ... (En tous cas, moi je sais, étant donné ma longue habitude de procrastineuse)
Souvent, plus tard, c'est trop tard.
Alors je me suis félicitée d'avoir couru, l'autre jour, chercher mon appareil photo pour saisir les derniers rayons sur mon arbre Très Rouge. Parce que, ce matin, par la fenêtre, j'ai vu qu'il avait perdu presque toute sa superbe, et que ses vêtements d'apparas traînaient en loques par terre ... Sa courte saison de gloire est révolue.

Avant

Après

Las ! voyez comme en peu d'espace,
Mon bel arbre a dessus la place,
Las, las ! ses beautés laissé choir !

Monday, November 06, 2006

Lundi 6 novembre: Telle est la question

Alors, voilà, on m'a lancé la balle et je suis tellement contente qu'on m'ait remarquée, dans mon coin, que j'en oublie de jouer. Merci Joséphine!

1) Attrapez le livre le plus proche, allez à la page 18 et écrivez la 4ème ligne :
"C'est ici que le chantre de la Henriade se déclare poète, si l'on définit poésie une invention
continue de l'expression, ayant pouvoir d'alerter la sensibilité esthétique"

Romans et contes, Voltaire (page18, on est encore dans la préface "Voltaire conteur", de René Pomeau), GF, 1966.

2) Sans vérifier, quelle heure est-il ?
5h38

3) Vérifiez :
5h39. Yay! Moi qui n'ai d'habitude aucune notion de l'heure... (Mais il faut dire que j'avais
regardé ma montre à 5h30, pour voir si j'avais encore le temps d'aller à la piscine.)


4) Que portez-vous ?
Ma vieille jupe longue, rayée de brun, bleu, vert, orange et jaune (je sais, ça a l'air très moche décrit comme ça, mais en fait, elle est très chouette), un t-shirt bleu, un gilet noir, une écharpe marron et noire. Des collants. Et mes pantoufles.


5) Avant de répondre à ce questionnaire, que regardiez-vous ?
Voltaire...

6) Quel bruit entendez-vous à part celui de l'ordinateur ?
La guitare de l'homme de la maison, mes enfants qui font une bataille entre aliens et chevaliers (playmobils qui souffrent d'une étrange maladie, ils ont tous perdu leurs cheveux et ont un
grand trou dans la tête), à grands coups d'explosions et de bruitages intergalactiques. Je crois que les chevaliers à la tête vide mais au coeur valeureux vont gagner.

7) Quand êtes-vous sorti la dernière fois, qu'avez-vous fait ?
Samedi, je suis allée voir une pièce de théâtre, jouée par les élèves de mon école. C'était vraiment bien. Mes souvenirs de théâtre au lycée sont ceux d'un amateurisme heu ... criant. Chaque fois que j'assiste à une représentation ici, je suis épatée par le professionnalisme, la
motivation, le travail acharné de ces gamins.

8) Avez-vous rêvé cette nuit ?
Oui, mais je ne m'en souviens pas. Hier, je sais que j'ai rêvé que j'étais dans le désert, et que je devais apprendre à lire à des autochtones.

9) Quand avez-vous ri la dernière fois ?
Il y a une heure ou deux.

10) Qu'y a t-il sur les murs de la pièce où vous êtes ?
Des photos de mes enfants. Des dessins de mes enfants. Un petit tableau peint par quelqu'un de
ma famille représentant le boulevard Jourdan. Un autre petit tableau représentant mon village (celui où est née ma mère, ma grand-mère, mon arrière-grand-mère, etc.) sous la neige.

11) Si vous deveniez multimillionnaire dans la nuit, quelle est la première chose que vous achèteriez ?
Des billets pour la France pour les vacances de Noël. Ou des billets pour ici pour que mon père vienne nous voir à Noël.

12) Quel est le dernier film que vous ayez vu ?
Aïe, aïe, aïe, ça fait des lustres que je ne suis pas allée au cinéma. Je me demande si ça compte les DVD? Alors, le dernier vu, c'était Crash, je crois. Et c'était très bien.

13) Avez-vous vu quelque chose d'étrange aujourd'hui ?
La lune, énorme, blafarde et grimaçante, juste en face de moi, à la lisière des arbres. (J'ai délaissé le questionnaire pour aller nager ... et j'ai croisé la lune sur mon chemin).

Sinon, j'ai vu un arbre rouge, très rouge, carrément rouge. Un arbre qui fait son modeste toute l'année, l'air de rien, et qui soudain, en novembre, alors que son copain d'à côté est tout déshabillé, se paie une semaine flamboyante, revêtant sans vergogne son habit de diva.

14) Que pensez-vous de ce questionnaire ?
Hé hé, je suis contente que Joséphine ait pensé à moi! Je l'ai vu traîner, ce questionnaire, à droite et à gauche sur le web, mais je ne pensais pas qu'il m'arriverait.

15) Dites-nous quelque chose de vous que nous ne savons pas encore :
Une de mes grands-mères était italienne, et je me suis mariée avec un homme moitié japonais, moitié libanais (et totalement américain). Ce qui fait qu'on peut dire sans mentir que nos enfants viennent des quatre coins du monde.

16) Quel serait le prénom de votre enfant si c'était une fille ?
Ah, mais c'est un secret, ça! Bon, mais étant donné l'étendue de mon lectorat, je peux me lancer sans trop de crainte.

Emma.

17) Quel serait le prénom de votre enfant si c'était un garçon ?
Gabriel.

18) Avez-vous déjà pensé à vivre à l'étranger ?
Hé bien, en fait, j'y suis (à l'étranger). Mais oui.

19) Que voudriez-vous que Dieu vous dise lorsque vous franchirez les portes du paradis ?
"Je vais tout t'expliquer, tu vas comprendre." Et puis aussi: "Allez, en place pour le second tour!"

20) Si vous pouviez changer quelque chose dans le monde en dehors de la culpabilité et la politique, que changeriez-vous ?
Je ne crois pas qu'il faudrait supprimer la culpabilité (sinon, que deviendrait la responsabilité?) Je changerais l'aveuglement et la bêtise en une prise de conscience commune (et en commun). Bon, c'est vite dit et facilement retournable contre moi ("Et ton propre aveuglement, et ta propre bêtise, tu en fais quoi?"), alors disons que je limite mes propos au domaine de l'environnement.

21) Aimez-vous danser ?
Oui. Les occasions manquent, quand même.

22) Georges Bush ?
Ah tiens. A propos d'aveuglement et de bêtise ... Quand la stupidité et l'ignorance deviennent dangereuses parce qu'elles sont armées.

23) Quelle est la dernière chose que vous ayez regardée à la télévision ?
Ah. La finale de la coupe du monde, cet été, peut-être.

24) Quelles sont les 4 personnes qui doivent prendre le relais sur leur blog ?
Alors ça, c'est vraiment la question la plus difficile. Je ne connais pas grand monde dans la blogsphère, et il me semble que beaucoup ont déjà répondu à ce questionnaire ...

Heu ... Christie, ça vous dit?... Marie, peut-être? Estelle, oui? Et, et ... Pascale? Je ne sais pas si vous y avez déjà répondu (pas l'impression, mais on sait jamais, ça a pu m'échapper), en tous cas, il n'y a aucune obligation, hein. Mais bon, il est sympa, ce questionnaire. Non? Bon, c'est vous qui voyez (c'est un peu gênant de passer le relais à des gens qu'on connaît si peu, on ne sait pas comment ils vont réagir ...)

Saturday, November 04, 2006

Samedi 4 novembre: La fête chez les autres


Ce soir, Christie fête son anniversaire. En lisant son billet sur les préparatifs, j'ai tout d'un coup vu passer très vite une image, une scène que j'ai vécue sans pourtant pouvoir la situer clairement dans le temps. Une scène à répétition, mettons.

Je marche dans la nuit froide, seule, je me dépêche, plus à cause du froid que de l'envie de rentrer à la maison, et puis, une vague presque imperceptible de bruits, de lumière vient s'échouer sur ma silhouette sombre. Je lève les yeux, et sur la façade de l'immeuble, au troisième ou quatrième étage, une fenêtre ouverte irradie une lumière dorée. Un mélange adouci de rires, de musique et de conversation flotte dans l'air immobile de cette rue morte. Comme si toute la vie s'était concentrée dans une fenêtre lumineuse. Comment font-ils, ces gens, pour être si heureux? Une forme gracile se penche, découpée en noir sur la chaude lumière. Le rubis d'un mégot, et une voix un peu rauque sous laquelle on peut entendre rouler un rire sans arrière-pensée. De multiples profils bloquent un instant les émanations lumineuses et certains semblent même danser. Je les envie, je voudrais les connaître, et puis la fenêtre est repoussée, les sons assourdis, et je reprends ma route solitaire.
C'est toujours réussi, la fête chez les autres.


Bon anniversaire, Christie!

Thursday, November 02, 2006

Jeudi 2 novembre: Halloween



Le matin, il faisait frais à attendre le bus... Mais le pirate est habitué aux tempêtes et Harry Potter avait sa baguette magique pour faire apparaître un feu pour se réchauffer. Il n'y avait que moi, dans mon accoutrement 50's qui me gelait.


Le soir, nous sommes allés prendre d'assaut les maisons (hantées pour la plupart) d'une rue illuminée de citrouilles. Et sommes revenus avec suffisamment de bonbons pour tenir jusqu'à Noël (croit-elle, ricanent les garçons ...)