Saturday, September 29, 2012

D'ici et de là

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Trois jours d'affilée, ici et là.

D'ici: Anniversaire.




De là-bas: un petit nouveau dans la famille!

 Arrivé le lendemain des 12 ans de Paolo, qui s'est exclamé: "On va bien s'entendre" (c'est le fils de son "oncle" - mon cousin en réalité - préféré).  Dire que des mois vont s'écouler avant que je puisse prendre ce petit bonhomme dans mes bras...

D'ici:  Une fin d'après-midi à New York, pour une réception réservée aux Français du coin.



Et en sortant...


Ah, New York, quand même...






Wednesday, September 19, 2012

On my way

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On my way to school:








And on my way back:










Monday, September 17, 2012

Projet du weekend




J'ai récupéré un bureau (grâce à Freecycle, une mane si on prend le temps de jeter un coup d'oeil sur les messages régulièrement).  Assez bon état, mais jaune pisseux et surtout terrible odeur de renfermé, racontant un long séjour dans une cave.  Je l'ai lavé, récuré, intérieur et extérieur, j'ai délogé quelques araignées qui y avaient élu domicile, j'ai décollé quelques vieux stickers, mais rien à faire: l'odeur de moisi est tenace.  J'ai fini par acheter une bombe de peinture pour peindre l'intérieur des tiroirs, et mon grand garçon s'en est donné à coeur joie.  On verra si ça marche ...


Puis il m'a aidée à repeindre l'extérieur.


Nous y avons passé des heures, mais je suis assez fière du résultat.  Moi dont la main imprécise fait immanquablement des bredouillis de peinture, je me suis appliquée, j'ai patiemment corrigé chaque erreur, j'ai attendu que la première couche sèche avant de passer la deuxième ...  Comme quoi, on change en vieillissant!  (et on aurait tort de toujours donner raison aux idées arrêtées que véhiculent "les autres" sur nous: ma légendaire maladresse, mon incapacité à faire quoi que ce soit de manuel ...)



Et je vous le montrerai complètement fini...

Monday, September 03, 2012

Le plus dur

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Je crois toujours que le plus dur est de rentrer.

La nuit blanche.  Le long voyage.  Traîner les bagages, du tapis roulant à la douane, de la douane à la navette, de la navette au train.  Les hisser dans le train.  Résister au sommeil, 40 minutes durant.  Secouer les garçons, les mettre sur pied, chacun ses sacs en main, les pousser sur le quai.  Grimper dans la généreuse voiture venue nous chercher, débarquer à la maison, remercier, ouvrir la porte.  Soupirer.  La poussière, l'odeur de renfermé, le désordre.  Se souvenir du départ précipité - Paolo n'ayant rien trouvé de mieux que de chopper la première otite de sa vie la veille, nous voilà chez le pédiatre, un dimanche matin, à 4 heures du décollage.  Et je ne parle même pas du tour des pharmaciens de la ville, pour dégoter les gouttes antibiotiques miracle à $182 (heureusement qu'elles ont marché, à ce prix-là...).  Alors voilà, malgré toutes mes bonnes intentions, je n'avais pas fait le ménage avant de partir.  Et ... hum.  Ça se voit.
Et le frigo vide.  Les draps humides (Welcome to New Jersey!).  Les centaines d'e-mails en attente d'une réponse urgente (je me suis un peu avancée dans les aéroports.  Une semaine sans internet, après un bon mois de connexion aléatoire, ça crée des piles virtuelles vertigineuses).
Trois ou quatre jours de dégoût.  De questionnements incessants, qui me réveillent à des heures indues (Qu'est-ce que je fais ici?  Pourquoi tout est laid et insipide autour de moi?  Qu'est-ce que je fous de ma vie?  Pourquoi tout ce qui m'est cher - enfants exceptés - est-il si loin de moi?).  Je n'arrive plus à manger, je dors par à-coups, et - cette fois - il m'a fallu reprendre le travail dès le lendemain de l'arrivée.  Brutal.

Bon, mais vraiment, le plus dur?  C'est peut-être les jours qui suivent, la lente réadaptation, la résignation, au climat, aux gens, au travail, aux tâches lourdes et absurdes que j'avais mises de côté, poussées dans l'oubli avant de partir.  Soudain, tout revient au premier plan: oui, il faut que j'entame cette saloperie de procédure de divorce, avec de l'autre côté un individu qui ne négocie pas.  Il faut que je renouvelle ma carte verte (en juillet, ça fera 10 ans - ! -  que je suis arrivée aux USA).  Il faut que je cherche un appartement (en juin, je suis à la porte).  La banque, les impôts, l'assurance, la voiture, etc.  Tout, toute seule. 
Ah, et j'ai aussi un enfant qui rentre au lycée.  Et un autre, sur le fil depuis des années, qui va essayer de terminer sa deuxième année de collège sans se faire virer.  Chiche?

Le plus dur, c'est maintenant, ce soir.  A deux jours de la rentrée, pas prête, hébétée de fatigue et de découragement.
Allez, demain sera un nouveau jour.