Monday, October 31, 2011

Snoctober

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C'est difficile à croire, mais, oui!, il a neigé ce weekend.  Et pas qu'un peu...


Un ouragan en août, des pluies diluviennes en septembre, une tempête de neige en octobre: on ne s'ennuie jamais dans le New Jersey!


Les pauvres arbres encore chargés de feuilles ploient et parfois rompent sous le poids de la neige.  J'ai ramassé d'énormes branches brisées partout dans le jardin.


Plus d'électricité pendant 15 heures (de samedi début d'après-midi à dimanche petit matin): on s'éclaire avec les moyens du bord.  Heureusement, notre chauffage est au gaz, nous n'avons pas eu froid (j'ai des copains qui ont passé une nuit plus que frisquette...)


Pas de jeu électronique, pas d'ordi, pas d'internet: on lit.


Dimanche matin, au lever du soleil, tout est calme et silencieux.
 




Tradition des jours de neige: gaufres maison et petit dej au soleil.  Puis courses dans la neige fraîche.  L'hiver arrive un peu tôt, cette année, mais ça ne nous empêche pas de profiter de ses plaisirs.

Wednesday, October 26, 2011

New York avec lui

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Nous avons bien failli ne pas nous retrouver.  De sombres histoires de brouillard, d'avion cloué au sol, de vol annulé et de listes d'attente...  J'ai passé mon vendredi à me ronger les sangs, entre deux rendez-vous avec les parents de mes élèves ou les profs de mes enfants (c'était la semaine dernière l'épuisante période des Parent-Teacher Conferences...) 
Et puis, et puis, à 22h30, je l'ai récupéré à Penn Station.  Il m'attendait, sa silhouette sombre maintenant reconnaissable entre toutes, au milieu de tout ce mouvement, ces allers et venues de centaines de personnes autour de lui.  Je l'ai enlacé, comme la dernière fois, sans un mot - nous nous retrouvons toujours dans une gare, semble-t-il...


Je l'ai entraîné avec moi dans le subway et c'était le début de notre temps ensemble, du temps qui nous était imparti, nous commençons à avoir l'habitude, (presque) deux jours et deux nuits.  C'était, ah... bien.

Samedi matin, à la recherche du petit déjeuner.


Boutique-culte (je n'imaginais même pas que ça existait!)

Ground Zero.




Les 99% à Wall Street, ambiance joyeuse et bon enfant, détermination sans faille.


Merveilleuse après-midi au bord de l'Hudson River.


Un autre tour sur la High Line, fin d'après-midi dorée, deux semaines après m'y être baladée avec Christie et Nicolas (et cette fois, j'ai pu aller voir l'expo sur Edward Steichen, Christie!  Elle était magnifique.)

  
Nous voilà, nous deux, à New York.  
Tellement heureux d'être ensemble,
même pour seulement (presque) deux jours
et deux nuits.

Monday, October 17, 2011

Moving forward - and what's left behind

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Je connais peu de choses aussi tristes qu'une histoire d'amitié qui sombre.  Un amour qui finit est déchirant, douloureux, insupportable, la brutalité du bouleversement que ce changement entraîne fout tout en l'air.  Une histoire d'amitié qui s'achève est juste triste - triste à pleurer, triste à mourir.
Je n'arrive pas bien à comprendre, je ne cherche pas non plus beaucoup en fait.  Peut-être ai-je peur de trouver quelque chose de simple et trop trivial.  Peut-être, bien que je m'en défende, suis-je en partie à l'origine de l'éloignement, vite transformé en gouffre.  A partir du moment où je n'ai plus joué le jeu, j'ai perdu mon droit de cité.  J'ai été exclue - et remplacée.  Ha!  Par celui-là même qui avait fait l'objet de tant et tant de nos conversations.  
Je ne retrouverai jamais ce que j'ai perdu, cette familiarité, cette aisance, cette proximité.  Cette entente. Je suis surprise d'être blessée - et triste -, mais pas bouleversée.  C'est là que je vois que je suis véritablement en train de reconstruire ma vie, sur de toutes autres bases.  Je commence à peine.  Autour de moi, ces nouveaux visages, ces énergies positives, l'envie de découverte, de voyages, plus rien ne me retient.

Tout a un prix, ma métamorphose y compris.  J'y ai perdu une amie.

 

Thursday, October 13, 2011

Long weekending

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Juste avant le début d'un nouveau weekend, me souvenir du précédent - trois jours, que j'avais prévu de passer en France, peut-être, mais finalement non.  Et je ne regrette pas (enfin, si, un peu, mais ce que j'ai vécu à la place n'était pas mal non plus!)
Alors en images, un long weekend d'été indien (après la pluie et le froid des jours d'avant, ça faisait du bien!)

Samedi matin: ménage (et pas d'image - aspirateur = zéro degré de glamouritude)

Samedi fin d'après-midi: glaces à Small Town (un peu de sucre pour adoucir les humeurs belliqueuses de mes ado/pré-ado prêts à en découdre...)
 
  
Samedi soir: Fichez-moi la paix


Dimanche matin: gaufres maison.


Lundi (jour férié, Columbus Day): New York, New York, en bonne compagnie!



C'était bien, je recommencerais volontiers tout ça ...

Thursday, October 06, 2011

Amants

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Ce doit être la saison des escapades amoureuses - ou alors, c'est encore un coup de l'effet zahir: parce que je ne pense qu'à partir en weekend avec mon correspondant, se multiplient autour de moi les récits de tels moments. 
New Hope est déjà loin, New Hope s'estompe, et pourtant ...  Je me raccroche à ces moments heureux, tellement inattendus, hors du temps, que nous ne cessions de nous répéter: cela doit faire une semaine, au moins, que nous sommes ensemble.  Non, en fait, juste deux jours - et deux nuits - pour nous deux.  Cette évidence - je suis bien avec toi - qui s'est imposée malgré les appréhensions.  Tu vois, nous ne nous étions jamais vraiment approchés, avant son arrivée à la petite gare de Small Town.  Nous avons passé une petite semaine, cet été, à se voir, se revoir, se frôler, se chercher sans même s'en rendre compte, et puis, le dernier jour, alors qu'il partait dans quelques heures, je me suis réveillée avec cette certitude: il faut que je lui parle.  Pas très sûre de quoi, ou comment, mais je ne pouvais le laisser partir sans lui parler.  Je l'ai trouvé sans difficulté, prêt à m'écouter et, lui pourtant si discret toute la semaine, à me parler ouvertement de lui-même.

Regarde-nous: nous sommes assis, chacun sur un canapé, et un peu plus loin dans la pièce, mademoiselle E., la fille de ma cousine, papillonne en tendant l'oreille.  Rien de très secret dans notre conversation, et pourtant j'aimerais que nous soyons seuls.  Regarde-nous: nos yeux se cherchent, nous ne comprenons pas ce qui nous arrive, et pourtant il va partir.  Je l'accompagne, avec ma cousine, son mari et ses filles, jusqu'au parking.  Il me dit quelques mots d'encouragement (Entoure-toi bien), derrière lesquels je voudrais entendre plus.  Nous nous faisons la bise, effleurement des joues de convention, comme les autres autour de nous.  Juste avant de monter dans sa voiture, il suggère une soirée poker le samedi 10 septembre, il sera de retour à Paris et sans enfant à ce moment-là.  Ma cousine lui dit on verra, tu sais la rentrée, on est toujours un peu speed...  Je me sens exclue, presque jalouse, je sais que je serai déjà si loin, le 10 septembre.
Si j'avais su, alors, que le 10 septembre il serait avec moi, rien qu'avec moi, que pour moi il aurait traversé l'Atlantique, franchi la distance...

Mais avant d'en arriver là, il y a eu des semaines de correspondance.  A commencer par un message de ma part (je n'en reviens pas toujours pas d'avoir eu l'audace de demander à ma cousine son adresse e-mail...), le remerciant simplement de notre conversation, le jour de son départ.  Il m'a répondu tout de suite.  J'ai fait de même.  Et nous ne nous sommes plus arrêtés.  Je ne sais comment, si vite, nous en sommes venus à reconnaître une attirance réciproque.  Je ne sais comment nous avons pu, pendant un mois, nous écrire chaque jour, sentant grandir entre nous ce qui n'avait pas encore de nom.  Nos projets de voyage, projets en l'air sur lesquels nous aimions rêver, ces dates que nous échangions, sans parvenir à trouver le moyen de faire coïncider nos calendriers.  Et puis, une sorte de malentendu, je me froisse si facilement, et cette période intense m'a mis les nerfs à fleur de peau - je propose une pause, ne nous écrivons pas pendant quelque temps, c'est mieux.  Il me répond, Tu plaisantes?  Je garde le silence.  Il décide alors qu'il est temps que nous nous revoyions et qu'il va venir. Le weekend suivant.  Je me souviens que j'ai manqué de m'évanouir en lisant son message.  Mais il ne plaisantait pas.  Et deux jours avant le weekend, il m'a confirmé qu'il avait acheté ses billets.  A moi de choisir où nous allions nous retrouver.

Vendredi 9 septembre, il devait pleuvoir toute la journée, et cet extraordinaire soleil ne semble pourtant pas vouloir se voiler.  Je tremble depuis le matin, c'est incontrôlable, mes mains ne m'appartiennent plus.  Mon sac est prêt, bouclé.  J'y ai passé la soirée.  Je regarde sans cesse mon portable, mais j'ai cours - je ne sais comment j'ai réussi à le laisser dans mon bureau le temps d'aller enseigner.  A la fin de l'heure, je quitte ma salle de classe presque en courant.  Son message me dit qu'il est monté dans le train.  Peut-on vraiment éprouver en même temps un tel soulagement et une terreur sans fin?
L'assemblée pour commémorer le 11 septembre me bloque plus longtemps que prévu.  L'émotion est forte, ceux qui prennent la parole ont des larmes plein la voix et je suis prête à défaillir.  Pour le coup, quand on nous lâche enfin, je me mets à courir, je ne m'arrête plus jusqu'à ma voiture.  Il fait si beau, si beau, j'écoute la musique à fond sur la route de mon bonheur, j'ai peur, j'ai envie, que vais-je trouver à la gare?  Cet homme, je ne sais même plus à quoi il ressemble.  Il n'est pas très beau, je sais, alors d'où vient cette attirance?  Il n'est plus temps de se poser des questions.  Je me crois en retard, mais le train n'arrive que deux minutes après que j'ai garé ma voiture.  Je ne tiens à la main que mon portable.  J'attends sur le quai, la peur nouée au ventre, l'inquiétude - et si je ne le reconnaissais pas?  J'en suis capable, je suis handicapée de la recognition des visages.  Le train se vide, il n'est pas là.  Cette fois, c'est sûr, mes jambes vont se dérober.  Je redescends lentement vers la rue.  Je me fais alpaguer par une espèce de grand, large, épais énergumène qui entreprend de me brancher (c'est bien le moment!): You go to Rutgers?  I have seen you before.  Where have I seen you before?  Is your name Marietta?  Je m'échappe, I am sorry, I don't have time.  Je l'ai vu, un peu plus loin, sa silhouette sombre me tournant un peu le dos, les yeux fixés sur son téléphone.  Est-ce lui, vraiment lui?  Je renonce à l'interpeller, j'ai peur que ma voix ne s'étrangle dans ma gorge.  Et si ce n'était pas lui?
Je m'approche, doucement.  Et je m'arrête juste à côté de lui, sans bouger, sans faire de bruit.  C'est bien lui.  Il sent une présence, il se retourne, l'air interrogateur, et puis me reconnaît.  Je voudrais ne jamais oublier ce sourire, l'expression de son visage, cet immense soulagement et ce bonheur qui tout d'un coup l'envahissent.  Il a un geste vers moi, comme s'il voulait entourer mes épaules, et sans que j'ai besoin d'y réfléchir, mes bras sont autour de son cou, il me serre contre lui et nous ne nous lâchons plus.  Je ne sais combien de temps nous sommes restés enlacés.  Il faisait si beau, deux heures de l'après-midi, gare de Small Town, au milieu des voyageurs qui arrivaient de New York.  Son odeur que je n'oublierai plus.  Quand notre étreinte s'est desserrée, nous avons pu enfin nous voir - pas très longtemps, parce que je me suis mise sur la pointe des pieds pour l'embrasser, enfin, à pleine bouche.  Depuis le temps que nous nous l'écrivions, ce baiser ...  Il était à la hauteur de nos espérances, je crois.
Il a fallu partir - les premiers mots que je lui ai dits: "Il faut y aller, j'ai cours dans un quart d'heure", pas très glamour, mais ma journée n'était pas terminée, il fallait bien expédier les affaires courantes.  Je l'ai laissé à Small Town, lui indiquant la bibliothèque, le café, le glacier.  Il m'a embrassée encore une fois et j'ai filé vers l'école.  Je suis arrivée juste à temps pour mon cours, essoufflée, et incapable de rassembler le début du commencement d'une pensée cohérente.  Ne me demande pas ce qui s'est passé pendant l'heure de cours, je n'en ai pas la moindre idée.  J'étais complètement en pilote automatique, je crois que mes élèves ne se sont doutés de rien, et pourtant ils n'avaient devant eux qu'un fantôme de prof.
Il a encore fallu récupérer mes enfants, les ramener à la maison, donner quelques instructions à la babysitter, un peu étonnée de ma fébrilité (Mais où tu vas? - Ah, je ne sais pas encore ... - Mais si tu ne sais pas, comment sais-tu ce que tu dois emporter?  - Bah, je me débrouille...)  Elle a bien rigolé.  Elle a 19 ans, moi 40, et c'est moi l'adolescente.
J'ai repris le chemin de Small Town.  J'ai retrouvé mon correspondant en ville.  Le temps de faire trois pas pour aller jusqu'à la banque, nous avons croisé deux de mes élèves.  Il était temps de partir.  Notre weekend commençait.  Celui qui allait durer une semaine au moins: deux jours - et deux nuits.

 

Tuesday, October 04, 2011

Comme un mardi (52)

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Voilà, c'est fini pour cette année, fini pour les mardis.
Ils me sont venus moins facilement que les lundis.  Mais j'ai fait le tour de l'année, semaine après semaine.  La récapitulation... quand j'aurai le temps (dans une autre vie?)