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Trois jours d'affilée, ici et là.
D'ici: Anniversaire.
De là-bas: un petit nouveau dans la famille!
Arrivé le lendemain des 12 ans de Paolo, qui s'est exclamé: "On va bien
s'entendre" (c'est le fils de son "oncle" - mon cousin en réalité -
préféré). Dire que des mois vont s'écouler avant que je puisse prendre
ce petit bonhomme dans mes bras...
D'ici: Une fin d'après-midi à New York, pour une réception réservée aux Français du coin.
Et en sortant...
Ah, New York, quand même...
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Saturday, September 29, 2012
Sunday, July 01, 2012
Aujourd'hui: Clés
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A quelques jours de l'expiration du bail, on m'a annoncé qu'il était renouvelé pour un an. Immense soulagement: je me voyais mal, en quinze jours, trouver un nouvel appartement et organiser encore un déménagement.
Du coup, je m'autorise à me sentir "chez moi", dans ce petit (tout petit) nid.
Bien sûr, la transition a été rude. Passer de quatre chambres à une seule. De deux salles de bains à une seule. D'une salle de séjour, un salon, une salle à manger à une seule pièce de vie (qui me sert aussi de chambre), ouverte sur la cuisine.
Avoir la moitié de mes possessions dans la cave d'une amie (mais au fait, en ai-je vraiment besoin?...). Me demander combien de temps je vais supporter les engueulades des deux zouaves forcés de cohabiter après trois ans en chambre individuelle.
Tout cela est provisoire et je continue à croire que les avantages de ce modeste logement sont largement supérieurs à ses inconvénients. Je suis contente d'en garder les clés un an de plus (même si je reste bizarrement inconsolable de la perte de ma maison).
A quelques jours de l'expiration du bail, on m'a annoncé qu'il était renouvelé pour un an. Immense soulagement: je me voyais mal, en quinze jours, trouver un nouvel appartement et organiser encore un déménagement.
Du coup, je m'autorise à me sentir "chez moi", dans ce petit (tout petit) nid.
Bien sûr, la transition a été rude. Passer de quatre chambres à une seule. De deux salles de bains à une seule. D'une salle de séjour, un salon, une salle à manger à une seule pièce de vie (qui me sert aussi de chambre), ouverte sur la cuisine.
Avoir la moitié de mes possessions dans la cave d'une amie (mais au fait, en ai-je vraiment besoin?...). Me demander combien de temps je vais supporter les engueulades des deux zouaves forcés de cohabiter après trois ans en chambre individuelle.
Tout cela est provisoire et je continue à croire que les avantages de ce modeste logement sont largement supérieurs à ses inconvénients. Je suis contente d'en garder les clés un an de plus (même si je reste bizarrement inconsolable de la perte de ma maison).
Monday, June 25, 2012
Since October (1)
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J'avais perdu le cordon de mon vieil appareil photo. Je viens de le retrouver, exactement là où il aurait dû se trouver - encore un coup de ces objets apparaissant-disparaissant qui me jouent des tours (just checking if you were paying attention).
90 photos - depuis octobre. Pas les plus importantes, j'ai le nouvel appareil pour celles-là, mais celles, en marge, que je prends quand je n'ai sous la main que le petit qui traîne dans mon sac. Retour en arrière sur quelques mois durant lesquels ma vie a pris des tournants abrupts (non, en fait: durant lesquels j'ai fait basculer ma vie et celle de ceux qui m'entourent de manière abrupte. Pas de regret, mais pas sûr qu'un jour je me pardonne).
Octobre - Dans le jardin de cette maison qui n'est plus la nôtre. Leurs longs et mystérieux jeux-conciliabules.
Il n'est pas dit que je puisse leur montrer ces photos sans qu'ils se mettent à pleurer. Je m'abstiendrai, pour le moment.
Un matin d'automne de ma fenêtre - mon ancienne fenêtre.
Décembre - Où? Des lumières dans l'obscurité du mois le plus sombre. Je ne les situe plus.
Avril - Après le déménagement et tous les bouleversements. Sur le chemin de l'école, nous traversons le playground des petits.
Avril - Premières glaces.
Avril - Paolo, transformé, joue les stars. Il ramène de bonnes joues de son séjour en France (ma mère est une excellente cuisinière...). Il a temporairement laissé tomber les attaques, l'agressivité, la colère et retrouvé le sourire.
Avril - Ces mois si difficiles ont été ceux du renforcement de mon amitié avec l'Architecte. Il a pris la place qu'Else a délaissée. Il est devenu, depuis l'été dernier, mon confident (presque le seul qui soit au courant de mon aventure avec le Correspondant - et je n'oublierai pas sa réaction à l'annonce de "It's over, you know." Il a posé sa main sur mon bras, il m'a regardée bien en face et il m'a dit: "It didn't work out. It didn't work out, but it doesn't mean he is not a good guy. Remember that. You had that." J'ai acquiescé. Et nous n'en avons plus reparlé.)
Nos déjeuners du samedi dans "notre" restau. Nos verres du vendredi soir chez Térésa. Il m'a aidée à traverser ces temps durs. J'ai été là pour lui, aussi.
(A suivre...)
J'avais perdu le cordon de mon vieil appareil photo. Je viens de le retrouver, exactement là où il aurait dû se trouver - encore un coup de ces objets apparaissant-disparaissant qui me jouent des tours (just checking if you were paying attention).
90 photos - depuis octobre. Pas les plus importantes, j'ai le nouvel appareil pour celles-là, mais celles, en marge, que je prends quand je n'ai sous la main que le petit qui traîne dans mon sac. Retour en arrière sur quelques mois durant lesquels ma vie a pris des tournants abrupts (non, en fait: durant lesquels j'ai fait basculer ma vie et celle de ceux qui m'entourent de manière abrupte. Pas de regret, mais pas sûr qu'un jour je me pardonne).
Octobre - Dans le jardin de cette maison qui n'est plus la nôtre. Leurs longs et mystérieux jeux-conciliabules.
Il n'est pas dit que je puisse leur montrer ces photos sans qu'ils se mettent à pleurer. Je m'abstiendrai, pour le moment.
Un matin d'automne de ma fenêtre - mon ancienne fenêtre.
Décembre - Où? Des lumières dans l'obscurité du mois le plus sombre. Je ne les situe plus.
Avril - Après le déménagement et tous les bouleversements. Sur le chemin de l'école, nous traversons le playground des petits.
Avril - Premières glaces.
Avril - Paolo, transformé, joue les stars. Il ramène de bonnes joues de son séjour en France (ma mère est une excellente cuisinière...). Il a temporairement laissé tomber les attaques, l'agressivité, la colère et retrouvé le sourire.
Avril - Ces mois si difficiles ont été ceux du renforcement de mon amitié avec l'Architecte. Il a pris la place qu'Else a délaissée. Il est devenu, depuis l'été dernier, mon confident (presque le seul qui soit au courant de mon aventure avec le Correspondant - et je n'oublierai pas sa réaction à l'annonce de "It's over, you know." Il a posé sa main sur mon bras, il m'a regardée bien en face et il m'a dit: "It didn't work out. It didn't work out, but it doesn't mean he is not a good guy. Remember that. You had that." J'ai acquiescé. Et nous n'en avons plus reparlé.)
Nos déjeuners du samedi dans "notre" restau. Nos verres du vendredi soir chez Térésa. Il m'a aidée à traverser ces temps durs. J'ai été là pour lui, aussi.
(A suivre...)
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Thursday, June 21, 2012
Jardin
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Dimanche, j'ai emmené les garçons arroser le jardin potager (bio) de l'école.
Depuis quatre ans, les élèves plantent, récoltent, étudient le cycle des légumes, gratouillent la terre, goûtent "leurs" carottes encore terreuses. Nous mangeons régulièrement à la cantine des pâtes au pistou maison (basilic du jardin), des salades du jardin et des cakes aux courgettes du jardin (il y a aussi des betteraves, mais avant que vous me fassiez approcher d'une betterave...). C'est peu dire que nous en sommes fiers, de notre "organic garden"!
L'été, des volontaires vont arroser et arracher les mauvaises herbes (pas mon fort, les mauvaises herbes!), et les profs peuvent aller se servir des légumes (avec modération, il faut partager). Nous sommes donc revenus avec carottes, petits pois, haricots verts et courgettes bicolores. Paolo a fait un massacre chez les carottes, arrachant à tout va et jetant celles qui n'étaient pas assez grosses à son goût. Je suis passée derrière pour récupérer les bébés carottes (pas sur la photo). Je l'ai maudit, c'est la galère de peler des carottes de 2 ou 3 cm - mais je n'allais tout de même pas les gâcher (j'en ai fait de la purée).
C'est une chance, un privilège, de pouvoir jardiner à l'école, de pouvoir manger les légumes qu'on a cueillis soi même après les avoir vu grandir.
Je n'aime pas les petits pois. Mais quand ils sont tout frais, crus ou à peine blanchis... Je m'en régale.
Bon, si je m'entraînais au tir à l'arc, je pourrais faire un civet (nos nouveaux voisins se reproduisent comme ... des lapins), et nous pourrions presque vivre en autarcie. Non, je rigole, j'ai aidé une fois une de mes tantes à "déshabiller" un lapin, on ne m'y reprendra jamais!
Dimanche, j'ai emmené les garçons arroser le jardin potager (bio) de l'école.
Depuis quatre ans, les élèves plantent, récoltent, étudient le cycle des légumes, gratouillent la terre, goûtent "leurs" carottes encore terreuses. Nous mangeons régulièrement à la cantine des pâtes au pistou maison (basilic du jardin), des salades du jardin et des cakes aux courgettes du jardin (il y a aussi des betteraves, mais avant que vous me fassiez approcher d'une betterave...). C'est peu dire que nous en sommes fiers, de notre "organic garden"!
L'été, des volontaires vont arroser et arracher les mauvaises herbes (pas mon fort, les mauvaises herbes!), et les profs peuvent aller se servir des légumes (avec modération, il faut partager). Nous sommes donc revenus avec carottes, petits pois, haricots verts et courgettes bicolores. Paolo a fait un massacre chez les carottes, arrachant à tout va et jetant celles qui n'étaient pas assez grosses à son goût. Je suis passée derrière pour récupérer les bébés carottes (pas sur la photo). Je l'ai maudit, c'est la galère de peler des carottes de 2 ou 3 cm - mais je n'allais tout de même pas les gâcher (j'en ai fait de la purée).
C'est une chance, un privilège, de pouvoir jardiner à l'école, de pouvoir manger les légumes qu'on a cueillis soi même après les avoir vu grandir.
Je n'aime pas les petits pois. Mais quand ils sont tout frais, crus ou à peine blanchis... Je m'en régale.
Bon, si je m'entraînais au tir à l'arc, je pourrais faire un civet (nos nouveaux voisins se reproduisent comme ... des lapins), et nous pourrions presque vivre en autarcie. Non, je rigole, j'ai aidé une fois une de mes tantes à "déshabiller" un lapin, on ne m'y reprendra jamais!
Monday, May 07, 2012
6 mai à New York, 13h58...
Monday, April 30, 2012
Tuesday, April 24, 2012
Tuesday, April 03, 2012
Aujourd'hui - Ce que l'on porte
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Les adolescents ici ne s'habillent pas comme en France. Les filles alternent les tenues de sport (jogging informes, maillots de leur équipe, shorts brillants) et tenues hyper provocantes (décolletés affolants, mini mini jupes, talons démesurés). Les garçons sont plus génériques.
(Photo du jour de graduation, non représentante de ce que l'on porte tous les jours dans les lycées américains.)
Les adolescents ici ne s'habillent pas comme en France. Les filles alternent les tenues de sport (jogging informes, maillots de leur équipe, shorts brillants) et tenues hyper provocantes (décolletés affolants, mini mini jupes, talons démesurés). Les garçons sont plus génériques.
(Photo du jour de graduation, non représentante de ce que l'on porte tous les jours dans les lycées américains.)
Saturday, March 31, 2012
Aujourd'hui - Le monde est petit
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Mon refuge. C'est là où je travaille le mieux, où je rencontre mes anciennes élèves, où j'emmène mes garçons pour un goûter, où je donne rendez-vous. J'y rencontre presque toujours quelqu'un que je connais.
Mon refuge. C'est là où je travaille le mieux, où je rencontre mes anciennes élèves, où j'emmène mes garçons pour un goûter, où je donne rendez-vous. J'y rencontre presque toujours quelqu'un que je connais.
Sunday, February 26, 2012
Aujourd'hui - Machines
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De tous les engins qui transportent, le train est ma machine préférée.
J'aime les voyages en train, leur rythme doux et saccadé, la rêverie qu'ils provoquent, les rencontres qu'ils suscitent.
Dans le train qui m'emmenait aujourd'hui vers New York et une délicieuse après-midi en joyeuse compagnie, je me suis amusée à documenter la diversité du paysage suburbain, de la coquetterie proprette des environs de Smalltown aux bois mal peignés malmenés par l'hiver, des rangées de maisons clonées aux terrains vagues où s'empilent des carcasses de machines, rêves abandonnés.
De tous les engins qui transportent, le train est ma machine préférée.
J'aime les voyages en train, leur rythme doux et saccadé, la rêverie qu'ils provoquent, les rencontres qu'ils suscitent.
Dans le train qui m'emmenait aujourd'hui vers New York et une délicieuse après-midi en joyeuse compagnie, je me suis amusée à documenter la diversité du paysage suburbain, de la coquetterie proprette des environs de Smalltown aux bois mal peignés malmenés par l'hiver, des rangées de maisons clonées aux terrains vagues où s'empilent des carcasses de machines, rêves abandonnés.
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