Tuesday, September 28, 2010

Comme un mardi (2)

...
Mon bureau dans son désordre coutumier. Serais-je déjà débordée, moi?
...

Thursday, September 23, 2010

10 ans

...
Je n'arrive plus bien à me souvenir comment c'était, avant qu'il soit là.


10 ans, mon amour!

[Photos prises au petit matin, entre - approximativement - 7h et 7h10. Cake banane chocolat pour le petit dej (et encore, j'ai oublié de photographier les 20 cupcakes triple chocolat qui sont partis avec lui pour donner à tous ses camarades de classe - et à la maîtresse - le surplus de sucre dont ils n'avaient vraiment pas besoin. Mais qui fait du bien, anyway).]

Wednesday, September 22, 2010

Emprunts

...
C'est la saison des glanages. Ici et là, je trouve sur mon chemin des petits bouts de bribes de choses que je reconnais comme si c'était à moi. Je partage avec vous:

we've all
experienced it...

that special time
when certain colors, textures
moods and environments
drive you wild.

a simple scene
from a movie keeps
you up all night

even a phrase
heard on the
subway.


[ça vient d'ici]

En ce moment j'ai un nouvel amant - si on s'accorde à dire qu'un amant peut être "la chose, l'élément ou la personne vers lequel tend notre être, et qui nous permet un moment d'échapper à la pesanteur de la vie que l'on s'est choisie"

[ça vient de ]

My bubble burst. J'ai été heureuse, toute cette fin d'été. J'avais un amant (merci Christie pour cette belle définition...), je vivais dans mes rêves. Mais c'est fini. L'intensité s'est fanée. Something faded away, my hapiness dissolved. L'année qui commence me paraît bien longue.

Il faudra que je vous raconte mon bel été - celui qui est à tout jamais fini.

Tuesday, September 21, 2010

Comme un mardi (1)

...
Ah, ça commence bien! La première photo de la série des mardis n'est même pas prise par moi, mais par mon fiston, alors que nous attendons à un stop, sur le chemin de l'école (tourner à gauche, c'est la galère!)
Un papillon couleur d'automne, pour entamer le premier jour de la saison.

Saturday, September 18, 2010

Mosaïque des lundis

...
[Cliquez pour voir en plus grand]

Et voilà le travail! Bon, ça m'a pris plus de trois heures de mon samedi matin (comme si je n'avais rien d'autre à faire, pas de ménage qui m'attend, pas de copies à corriger, rien...), j'ai ramé, tout perdu plusieurs fois, mais ça y est, j'y suis arrivée, YEEHAA!!
J'ai revisité mon année, une année difficile, grise, comme me l'ont rappelé beaucoup de ces images.
A partir de la semaine prochaine, on commence la série des mardis, accrochez-vous, c'est reparti pour un tour!!

Monday, September 13, 2010

Comme un lundi (52)

...
C'est un lundi qui a mal commencé, avec un enfant récalcitrant, retombant dans ses vieilles habitudes ("NON!") Mais j'ai réussi à l'avoir à l'usure (et avec l'aide d'un bon cake à la banane et au chocolat, personne ne me résiste!) et il a fini par s'habiller/se laver/ déjeuner/se brosser les dents, dans les temps. VICTOIRE! (un jour à la fois...)
Et je les ai retrouvés, lui et son frère-qui-ne fait-jamais-d'histoire-le-matin, blottis dans une boîte, en route pour les mers lointaines, juste avant de partir à l'école.

La boucle est bouclée, une année de lundis achevée.
Et maintenant?... Je m'attaque aux mardis?... Je laisse tomber?...
(Dans l'immédiat, j'aimerais bien faire une mosaïque de tous mes lundis, mais il me manque le savoir technique, help!)

Saturday, September 11, 2010

Chronique d'un été amoureux - 45 ans

...
Je savais que tu allais m'écrire aujourd'hui. Je le savais. Je n'ai cessé de penser à toi hier. Au cours d'une de mes crises de grand rangement (une tous les deux ans) (et c'était hier), j'ai retrouvé - gardant les traces des pliages successifs, et fané jusqu'à rendre l'encre incolore - ton numéro de portable, celui que tu m'avais donné quand nous nous étions croisés, il y a longtemps, sur le bord de la route. Tu t'étais garé pour me parler. Ta fille venait de naître, mais elle n'était pas là, ni sa mère, et tu avais l'air perdu. Tu m'as dit, quelques années après, que je semblais tellement sûre de moi ce jour-là. Je ne l'étais pourtant pas, si peu habituée à t'imaginer en père.

Hier aussi, je suis tombée par hasard (enfin, presque par hasard. Il y a si peu de hasard dans ces affaires-là) sur une chanson qui m'a fait penser à toi. Je te l'envoie. Rien de romantique, non, ne t'y trompe pas. Je ricanais toute seule, en pensant que les premiers mots de la chanson sont exactement ceux que tu aurais pu me dire.



En rentrant, à la fin de l'été, la première chose que j'ai faite a été de ressortir de vieilles photos. Ta provocation ("Tu es mariée, toi?") m'a fait rouvrir l'album de mon mariage - il a fallu ça, au moins. Et tu y étais, bien sûr. Tu étais beau, dans ton habit de lumière. Je n'oublierai pas, jamais, ce que tu m'as dit, cette nuit-là, en me serrant dans tes bras. "Sois heureuse, au moins." J'ai promis. J'étais alors si sûre. Est-ce que je t'ai trahi, en accumulant tant de sable dans mon petit camion?

Hier encore, j'ai cherché (et si vite retrouvé, c'est incroyable les ramifications qui permettent d'accéder à un savoir dont on ne possède que le début d'une bribe, un lambeau de souvenir) l'expression brésilienne dont tu m'avais parlé, une nuit dans la chambre d'en bas.

Allez, ne t'inquiète pas. Même si tu te dis que tu n'aurais pas dû accepter mon invitation, ça ne sera pas allé plus loin qu'une danse. Ce n'était qu'un point dans notre histoire en pointillés - un trait si tu le souhaites, il commence à se faire tard. Tu m'as donné, sans doute sans même t'en douter, la force de continuer, de recevoir encore quelques autres pelletées de sable. Le temps que nous avons passé ensemble ne pourra nous être décompté. Il n'est qu'à nous. Le plaisir que nous en avons tiré (ou alors, suis-je présomptueuse? que j'en ai tiré) ne me donne aucun remord, juste le regret de m'être fourvoyée quelques années plus tôt, au mariage de Franck. Tu sais de quoi je parle, mais tu ne veux même pas qu'on évoque ce soir-là.

Tu vois, il y a tant de strates de souvenirs, entre toi et moi, que nous pourrions passer des nuits entières en réminiscences. Tsss. Voilà ce que c'est que d'avoir des amis d'enfance. Ou du moins des amis qui vous ont connue quand vous étiez enfant.

Allez, ne regrette pas d'avoir accepté mon invitation. Tu y crois, toi, au bonheur qui existe sous d'autres formes qu'en impromptues micro-doses?

J'ai 45 ans, un soir de début septembre.

Wednesday, September 08, 2010

Allez hop! C'est reparti!

...
La rentrée, pour nous, c'était hier.

Au moment de partir, Paolo ne retrouvait pas ses chaussures. Mais pas du tout. Elles n'étaient à aucun des endroits possibles où des chaussures auraient pu se trouver - même pas sous son lit. J'ai respiré un grand coup et je ne me suis même pas énervée - je fais des progrès. Il a fini par se rappeler qu'il les avait laissées à la cave, la veille au soir, quand il était descendu construire une forteresse avec des cartons.
Nous sommes donc partis (et arrivés) en retard - mais en même temps, si j'étais capable d'être à l'heure, voire en avance (à l'impossible, nul n'est tenu) le jour de la rentrée, ça se saurait.

Je ne l'ai même pas accompagné jusqu'à sa classe ("ça va, maman, j'y vais tout seul"), ni n'ai aidé le grand à porter ses bouquins jusqu'à son casier (je les ai juste portés dans les escaliers, parce qu'ils étaient vraiment lourds). Mes nouvelles advisees me cherchaient, mes anciennes avaient beaucoup de choses à me raconter et j'avais des cupcakes au chocolat à distribuer à tout le monde (c'est ce que je fais les veilles de rentrée: des gâteaux).
Et puis, j'étais en colère contre mon fils l'aîné, qui soulage son stress en insultant son frère - "Mais c'est pour rigoler!". Moi, ça ne me fait pas rire du tout, ce qui a occasionné une soirée des plus maussades (il a perdu son screen time et m'en a beaucoup voulu).

Bon, mais comme il n'y a pas que mes enfants qui sont "rentrés", voilà mon compte-rendu à moi: mes nouveaux élèves ont l'air tout mignon, j'ai eu un grand plaisir à retrouver les anciens (qui se sont assis à leurs places d'il-y-a-deux-ans, avec une nostalgie touchante, dont ils se débarrasseront, je suis sûre, à la première interro). Je n'ose vous dire (il y a des profs qui me lisent) que j'ai deux classes "chargées" (respectivement 18 et 16 élèves, ma salle déborde, ils sont serrés les uns contre les autres) (oui, je sais, ce sont des geignardises de privilégiée, j'ai enseigné dans un collège de Nanterre, je sais). J'ai un peu improvisé (si au lieu de faire des gâteaux j'avais vraiment préparé mes cours d'introduction...), pas mal rigolé, je me suis pris les pieds dans la technologie (le smart board recommence déjà à faire des siennes), j'ai déjà recruté un spécialiste tech dans presque toutes mes classes pour m'assister, bref, c'est reparti.

La vraie bonne nouvelle de la rentrée, c'est que Paolo a l'air de vraiment accrocher avec sa maîtresse. Il la connaissait, elle lui plaisait (et son frère lui en avait dit beaucoup de bien), elle ne l'a pas déçu. Il s'est mis à ses devoirs avec beaucoup d'entrain (mais pas beaucoup d'efficacité, il lui a fallu plus de deux heures pour en venir à bout...)
La maîtresse avait donné à chaque enfant un sac en papier et une explication pour chaque objet qui s'y trouvait.

[Cliquez pour voir en plus grand]

Les enfants devaient à leur tour mettre 5 objets les représentant dans un sac et écrire deux phrases par objet pour raconter pourquoi ils l'avaient choisi.
Paolo a mis dans son sac: une boussole, une clé, un sac de confettis, une montre et un collier.

L'été est vraiment fini, ça y est, nous sommes de retour à l'école.

Monday, September 06, 2010

Comme un lundi (51)

...
Ma salle de classe, avant les élèves. J'ai passé des heures et des heures, hier et aujourd'hui, à tout trier, tout mettre en ordre, tout classer, tout ranger, en me promettant que l'année prochaine, juré craché, je ferai tout ça en juin.

Demain, la rentrée, la vraie.

Sunday, September 05, 2010

Son univers

Il a passé plus d'une demi-heure en compagnie d'un petit pain au fromage.
Jusqu'à ce que son frère se lève. Quand l'aîné lui a dit: "Don't play with your food, that's disgusting!", il a répliqué quelque chose du genre "non, c'est toi qui es dégoûtant, tu manges tes fruits avec les doigts", mais le jeu s'est arrêté là et il a fini son petit déj.
Dommage, ça m'enchantait, ses bruitages et ses histoires à mi-voix. Son univers.