Thursday, December 04, 2008

10 things I am thankful for

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Je ne fais pas partie de ceux qui s’enfouissent la tête dans le sable et demandent qu’on les réveille quand tout est fini : j’adore la saison des fêtes. A commencer par Thanksgiving, qui « has grown on me over the years ». Maintenant, c’est une de mes fêtes préférées. D’abord, parce qu’on n’échange rien d’autre que des mots, on n’offre que des remerciements. La gabegie d’achat, la surenchère commerciale, c’est le mois prochain. Thanksgiving, c’est le moment des réunions familiales, des repas gargantuesques et c’est le début de la saison des fêtes. J’aime, j’aime, j’aime !

Cette année, nos trois jours de vacances ont été doux et plutôt heureux. Lors du dîner de Thanksgiving, pour éviter le clash prévisible entre l’homme et sa mère, j’ai proposé de remplacer le «Grace» qu’elle voulait dire et qu’il ne voulait pas entendre par un petit mot de chacun sur ce pour quoi nous voudrions dire merci. [Que la formule est embarrassée en français !]
Alors, une petite liste, dans le désordre et non exhaustive, de
«10 things I am thankful for»

* Les Amish qui élèvent de remarquables dindes. (Et les traiteurs qui les font cuire pour ceux qui, comme moi, manquent cruellement de four. J’ai utilisé mon mini-four pour tout le reste, la farce, les tartes, le pain grillé, mais pas moyen de faire entrer une dinde…)

* Mon beau-frère que j’aime de plus en plus chaque fois que je le vois. Heureusement que je ne le vois qu’une fois par an, je finirais par quitter mon mari pour aller vivre avec son frère.


* La saison des glissades, qui a recommencé. Et les progrès de mes patineurs, qui laissent leur mère loin derrière eux (et dire que c’est moi qui leur tenais la main l’année dernière !)


* Les efforts conjugués de tout le monde pour que se passe en douceur cette réunion familiale. Chacun y a mis du sien, même (c’est exceptionnel) l’homme et sa mère. Et mon beau-frère, qui a le don d’apaiser les tensions sans même avoir l’air d’essayer. En plus, il s’est laissé persuader de participer à un nombre considérable de parties de monopoly, de Catan et de pleins d’autres jeux, ce qui a mis mes garçons au comble du bonheur.



* La version BBC de Pride and Prejudice qui a rempli deux de nos soirées en famille. 2 heures et demi chaque soir, et les garçons n’ont pas moufté, scotchés qu’ils étaient à l’écran, guettant le moment où Darcy daignerait sourire. Quelques pauses pour un verre de vin, des chocolats français (j’ai mes fournisseurs), une tisane, une mandarine… C’était bien.

* Ma route hivernale et ensoleillée, qui sent le froid piquant du matin et le feu de bois.

* Le pain à la citrouille (mon nouveau moule, de saison, rentre tout juste dans le mini-four…)


* Ma capacité à ignorer, pendant trois jours, les bulletins qui m’attendent. Et le coup de collier du dimanche, 15 d’un coup ! (sachant que je mets à peu près 20 minutes par bulletin…)

* Encore et toujours, mon réseau de cyber-amitiés, réseau flexible et fluctuant, mais qui me soutient, me nourrit, beaucoup plus que je ne suis prête à le reconnaître. Vous seriez surpris(es) de savoir l’importance que votre présence bienveillante, irrégulière, indulgente a pour moi. Je ne le dis pas trop, mais un peu quand même : à vous, qui me lisez, que je lis, merci !

* Le feu dans ma cheminée, cette merveille…

7 comments:

Anonymous said...

Merci à toi aussi, Lola... Je guette toujours tes paroles, car de toutes celles que je lis tu es celle qui me parle le plus (même si tu me rends souvent mélancolique... Tu me fais exactement le même effet que le film Two Lovers que je suis allée voir hier, et dont je n'arrive pas à me défaire).

Anonymous said...

J'aime quand vous faites des listes joyeuses. On sent que vous êtes faite pour cela, rayonner la joie.

Votre beau-frère. Pourquoi ne pas partir avec lui ?
... et si ce n'est pas une option, alors une autre option peut être de vous demander ce que Jim-John tient de lui, et qui vous plait ?

Je vous embrasse.

Lola said...

Nathalie, il faut que je voie ce film dont tout le monde parle... Ce serait l'occasion de remettre les pieds au cinéma (ça va faire, hum, 6 mois que je ne suis pas entrée dans une salle de cinéma).
Mais cette note, elle, n'est pas mélancolique, non? Je vais plutôt bien en ce moment, sans vraiment savoir pourquoi...

Christie, je crains que partir avec mon beau-frère ne soit pas une option (dommage!). Outre l'énorme scandale familial que cette liaison provoquerait, je ne suis pas du tout sûre qu'il soit intéressé. Il est très mystérieux, et nous ne savons rien de sa vie privée, même pas s'il a une copine (ou un copain?) Ce que j'aime chez lui, c'est la douceur, la chaleur dont son frère est dépourvu. Je ne sais où il est allé chercher ces qualités... Elles ne sont pas trop présentes dans la famille.
A propos de listes joyeuses, j'avais à peine terminé celle-ci que m'en venait une autre... Pourvu que ça dure. C'est l'atmosphère festive de décembre qui me met en joie!
Je vous embrasse aussi.

Anonymous said...

Mmmmh, Pride and Prejudice version BBC... Je peux aussi rester scotchée sans bouger.
Je trouve aussi que Thanksgiving est une très jolie fête.
Et ton pain à la citrouille est sublime. Mais qu'est ce que c'est que ce Pear Butter ?

Anonymous said...

Tu as raison : en ce moment je me rends toute seule mélancolique sans aucune aide extérieure...
Je fais faire ma creche, des Mannele de St Nicolas, et transformer ma réunion de travail de demain en quelque chose de plus joyeux...

Anonymous said...
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Lola said...

Myosotis, le "pear butter" n'a en fait rien à voir avec le beurre, mis à part le fait qu'il se tartine. Il se situe entre la confiture et la compote. J'en mets sur mes tartines (de pain à la citrouille, notamment) ou dans mon yaourt. Et je l'achète à mon petit marché bio du mercredi...
Voilà, tu sais tout!