Après moultes péripéties informatiques, caprices de mon ordinateur, défaillance des réseaux internet, lâches défections des chargeurs mac et une rondelette somme d'euros déboursés pour trouver une solution, me revoilà sur le www! Pas peu fière d'y être arrivée, même si j'y ai laissé le budget réservé aux achats parisiens (= pas de shopping cette année) (de toute façon, les soldes sont finies) (et je n'ai trouvé qu'un pantalon et une chemise, trois fois rien) (je les ai achetés, d'ailleurs, juste avant la carte 3G qui m'a coûté un bras et deux jours avant le chargeur pour lequel j'ai laissé un oeil). Hello there, I am baaack! Et contente de retrouver mon petit coin internautique.
Re-connectée, donc. Avec mon pays, ma ville, ma langue, ma culture, ma famille, mes amis (les anciens et les nouvellement croisé(e)s en chair et en os). Ma facilité à me reglisser dans mes vieux vêtements m'étonne et m'émerveille. Deux ans: ce n'est rien. Tout est toujours en place, à quelques ronds dans l'eau près, quelques vaguelettes, des traces sur les visages, des enfants grandis - je me mets dos à dos contre la fille de ma cousine, 13 ans, dans quelques mois tu me dépasses! -, des pierres déplacées. Mais les intonations sont les mêmes, les regards identiques, je vous retrouve, je n'ai même pas besoin de vous reconnaître, vous êtes là de tout temps avec moi, en moi, partie de moi.
Mes enfants ont plus de mal. Ils ne sont plus habitués à cette large et bruyante famille, se courroucent de devoir bisouiller tout le monde ("Encore il faut les embrasser!"). Ils se perdent dans les cousinages et baissent la tête quand on s'approche d'eux. Dudie se contente de ne pas sourire, comptant sur son visage de marbre pour rafraîchir les tentatives intempestives de familiarité, mais Paolo a parfois des débordements de mauvaise humeur sans tact. Il me faut, inlassablement, reprendre les règles de la vie en bonne entente avec l'entourage. Je me rends compte que ces enfants "sauvages" (dixit ma mère, qui n'hésite pas à les secouer) vivent trop isolés et que leur savoir en matière de relations sociales est des plus limité. C'est l'été de leur apprentissage. Ils renouent avec la vie en communauté, tant mieux pour eux, même si c'est loin d'être évident.
Allez, j'ai encore quelques semaines en France, je reviendrai. J'ai deux lundis en retard, je m'y mets tout de suite.
Hope you are all well!

3 comments:
Bon retour en ligne !
Je sens qu'on va avoir des "comparaisons" d'impressions de multiculturalité, là, toutes les deux ! Je souris de lire tes notes en repensant à mes propres retrouvailles avec la terre natale au bout de deux années d'absence !
Je n'ai pas trop l'excuse du chargeur pour ma paresse à extrapoler, mais j'espère retrouver rapidement discipline et motivation pour écrire, car il y en aurait à dire !
Oui, oui, comparons! Je suis sûre qu'il y a matière ...
Promis... je m'y attèlerai... quand j'aurai jugulé cette fameuse désorganisation chronique qui m'handicape terriblement !
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