...
Je me paie un bon vieux chagrin d'amour. Un grand classique, avec insomnie, beaucoup de larmes et pas d'appétit. Un vrai, comme quand j'avais 16, 18 ans. Ou 23.
Pourtant, il ne m'a pas (encore) quittée. D'ailleurs, comment le pourrait-il? Nous ne sommes pas "ensemble". Cette relation, qu'il ne sait comment qualifier, n'offre pas l'option "rupture". Nous sommes donc à l'abri de ce genre de drame. Ouf.
Alors pourquoi suis-je si malheureuse?
A la distance géographique se rajoute l'éloignement, lent, progressif, mais certain, qu'il induit. I can read the writing on the wall, I can.
Un message pour m'apaiser, le baume qu'il me fallait pour mieux dormir ce soir. L'attachement, ah, oui, tout ce qui nous lie - et qui n'a pas de nom - est bien réel.
Mais demain?
En même temps, j'observe, comme à quelques pas de moi, la mélancolie qui m'étreint la région du cœur et je sais que cette peine-là, si poignante qu'elle soit parfois, ne me fera pas sombrer. C'est l'accumulation qui me fait vaciller. Do not worry. It will pass.
Wednesday, November 23, 2011
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9 comments:
Comme on voudrait, alors, que ça soit comme dans les films, que la distance soit réduite à rien par une course folle dans un couloir d'aéroport....
Pensées douces, va...
Vis le comme un rite de passage: ton coeur fonctionne encore (après une rupture certains mettent des années à se remettre en marche).Et si c'était cette distance qui avait crée ce désir? Et si ce dont tu avais besoin c'était de
cette sensation amoureuse, de cet "état" plus que de la personne elle même? Et si ce n'était qu'une étape vers quelque chose de plus (grand? beau ? fort? ) que ce soit avec ou sans lui?
Remet en marche la boite à questions créatives: elle permet à la vie de circuler à nouveau.
Anne, c'est vraiment incroyable que tu mentionnes cette course dans un aéroport, c'est la scène que j'imagine, que je me repasse en boucle ... Hum, tu as accès à mes rêves, maintenant? ;)
Anonymous (who are you?), c'est exactement ça. Exactement. Décidément, je suis en phase avec mes lecteurs/trices aujourd'hui!
Oui, la distance (et nos échanges par e-mail, quotidiens au début) a créé le désir, l'attente l'a renforcé. Oui, je me demande toujours "Pourquoi lui?" qui a priori n'est pas le genre d'homme qui m'attire - et je me réponds parfois: parce qu'il était là, qu'il avait besoin, lui aussi, de refaire marcher son cœur, parce que ça nous allait bien de nous abandonner l'un et l'autre à cet "état amoureux" (je ne peux que reprendre tes mots, tant ils sont justes).
Ce que va devenir cette histoire, je ne sais. Je suis beaucoup attachée à lui que lui à moi (ou du moins, je le reconnais), mais pas au point d'être terrassée par une inévitable avancée vers la fin de notre relation.
J'ai si peu dormi cette nuit (de 2 à 5h), mais je me sens plus paisible. Blog-therapy, I guess (il y a plus que ça, mais allez, il faut reconnaître que ça aide, de verser ici mon chagrin).
Même quand les nuages sont là, le soleil continue de briller. Il faut arriver à s'en souvenir pour garder le moral et savoir qu'il nous réchauffera à nouveau un jour. Parfois l'attente est longue, la douleur tellement présente qu'on pourrait désespérer de le voir revenir, mais il revient. Toujours.
J'espère qu'il reviendra rapidement pour toi.
Oh Lola , comme la vie est dure avec vous ...mais la roue tourne...je vous le souhaite, au plus vite !
Te rappelles-tu, courant septembre, quand je t'avais dis : "celui qui arrive juste après, parfois n'est qu'une étape, celui qui rassure, celui qui aide à la transition vers autre chose mais dont il ne fait pas forcément partie..."
En tout cas, de quoi se sentir vivante...
Keep going.. Pour sûr cela va passer. Big hug..
Qu'il est grand, notre besoin de sentir notre coeur palpiter! Mais la vie n'est pas toujours simple pour les amoureuses...
Je réagis un peu tard, mais j'avais envie de partager ce poème de Walt Whitman que j'adore et que je me répétais en boucle rageusement lors de mon dernier chagrin d'amour.
Je te le note ici (ça tombe bien, il est très court):
Sometimes with one I love I fill myself with rage for fear I effuse unreturn'd love,
But now I think there is no unreturn'd love, the pay is certain one way or another
(I loved a certain person ardently and my love was not return'd,
Yet out of that I have written these songs).
Beautiful!
Merci, Marie...
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