...
Aujourd'hui, je suis sortie de chez moi.
Petit trajet entre mon appartement et la maison de mes amis, de l'autre côté de la ville. Chasse aux œufs, petit déjeuner au soleil, des brioches de Pâques, quatre ou cinq langues parlées sur la terrasse, les enfants qui papillonnent autour des adultes, un bébé qui ne veut pas s'endormir, le chocolat qui fond, quelques jolies photos de moi (c'est si rare!), mon cœur est content, ce matin de Pâques.
De retour chez nous, je sors encore.
Petit trajet entre la cuisine et le patio pour un déjeuner au soleil.
Et puis dans l'après-midi, entre deux copies (pas vraiment motivée), je sors à nouveau, pour jeter la poubelle.
Petit trajet entre chez moi et le jardin d'en haut, d'où m'appellent les autres habitants de la maison et leurs amis qui ont fini de trouver leurs œufs. J'accepte un verre de vin blanc et je fais la connaissance d'un Suisse de passage.
Retour chez moi, quelques copies, et il est temps de préparer le magret promis aux enfants pour un "dîner spécial".
L'itinéraire de ma journée m'a menée d'amitié en amitié, d'une terrasse au soleil à un jardin au soleil, d'une gourmandise à l'autre. Il fait beau temps sur ma vie, ce dimanche de Pâques.
Sunday, April 08, 2012
Tuesday, April 03, 2012
Aujourd'hui - Ce que l'on porte
...
Les adolescents ici ne s'habillent pas comme en France. Les filles alternent les tenues de sport (jogging informes, maillots de leur équipe, shorts brillants) et tenues hyper provocantes (décolletés affolants, mini mini jupes, talons démesurés). Les garçons sont plus génériques.
(Photo du jour de graduation, non représentante de ce que l'on porte tous les jours dans les lycées américains.)
Les adolescents ici ne s'habillent pas comme en France. Les filles alternent les tenues de sport (jogging informes, maillots de leur équipe, shorts brillants) et tenues hyper provocantes (décolletés affolants, mini mini jupes, talons démesurés). Les garçons sont plus génériques.
(Photo du jour de graduation, non représentante de ce que l'on porte tous les jours dans les lycées américains.)
Monday, April 02, 2012
Aujourd'hui - Signature
...
Tous les matins, mes advisees viennent signer sur un petit papier épinglé sur la porte de mon bureau. C'est ainsi que nous savons qu'ils sont à l'école, c'est notre manière de faire l'appel. Quand j'arrive à temps (à 7h45), j'arrive les voir tous les 10, un par un, neuf filles, un garçon, arriver les yeux ensommeillés, en courant parce qu'en retard, l'air sombre, le sourire aux lèvres, avec un groupe de copines qui regardent si j'ai re-rempli le bol à bonbons sur mon bureau, seul, de bonne humeur, encombrée de l'équipement de sport (Can I leave my lacrosse stuff in you office?)... J'ai souvent le temps d'échanger quelques mots, quand ils sont pressés de juste leur souhaiter une bonne journée.
Lundi: Did you have a good weekend?
Mardi: Don't forget we have advisory at 1:05 today!
Mercredi: How was your game yesterday? Did you win?
Jeudi: You look tired. Too much homework?
Vendredi: It's Friday! Yeah!
Cette rencontre matinale, juste le temps de signer et signaler leur présence, est ce qui tisse jour après jour notre lien.
Tous les matins, mes advisees viennent signer sur un petit papier épinglé sur la porte de mon bureau. C'est ainsi que nous savons qu'ils sont à l'école, c'est notre manière de faire l'appel. Quand j'arrive à temps (à 7h45), j'arrive les voir tous les 10, un par un, neuf filles, un garçon, arriver les yeux ensommeillés, en courant parce qu'en retard, l'air sombre, le sourire aux lèvres, avec un groupe de copines qui regardent si j'ai re-rempli le bol à bonbons sur mon bureau, seul, de bonne humeur, encombrée de l'équipement de sport (Can I leave my lacrosse stuff in you office?)... J'ai souvent le temps d'échanger quelques mots, quand ils sont pressés de juste leur souhaiter une bonne journée.
Lundi: Did you have a good weekend?
Mardi: Don't forget we have advisory at 1:05 today!
Mercredi: How was your game yesterday? Did you win?
Jeudi: You look tired. Too much homework?
Vendredi: It's Friday! Yeah!
Cette rencontre matinale, juste le temps de signer et signaler leur présence, est ce qui tisse jour après jour notre lien.
Saturday, March 31, 2012
Aujourd'hui - Le monde est petit
...
Mon refuge. C'est là où je travaille le mieux, où je rencontre mes anciennes élèves, où j'emmène mes garçons pour un goûter, où je donne rendez-vous. J'y rencontre presque toujours quelqu'un que je connais.
Mon refuge. C'est là où je travaille le mieux, où je rencontre mes anciennes élèves, où j'emmène mes garçons pour un goûter, où je donne rendez-vous. J'y rencontre presque toujours quelqu'un que je connais.
Wednesday, March 21, 2012
Aujourd'hui - Au pied de mon lit
...
Des livres, toujours des livres. Lus, à lire, en train, relus. Offerts, achetés, prêtés. Des doutes, des attentes, une bonne surprise, la peur d'être déçue.
Toujours des livres, une pile qui se casse la gueule, qui prend la poussière, et soudain - je suis en vacances après tout! - qui diminue. Je lis. Je me suis remise à lire. Enfin. Ça faisait trois mois.
Au pied de mon lit, ce qui me tient la tête hors de l'eau.
PS: Ce qu'il en restera dans un an - l'inquiétude, l'angoisse, par capillarité. La tristesse, qui me cloue au sol, quand je voudrais déployer mes ailes dans l'air du printemps. Ma mère habite à 5 minutes (3, selon mapquest) de l'immeuble où est retranché une créature au sang glacé. Je n'ai pu m'empêcher de regarder son visage. Et de me dire, que vraiment... Vraiment. Qu'en restera-t-il dans un an, quand d'autres atrocités, d'autres drames, frappant plus loin, plus près, auront remplacé celle-là?
Des livres, toujours des livres. Lus, à lire, en train, relus. Offerts, achetés, prêtés. Des doutes, des attentes, une bonne surprise, la peur d'être déçue.
Toujours des livres, une pile qui se casse la gueule, qui prend la poussière, et soudain - je suis en vacances après tout! - qui diminue. Je lis. Je me suis remise à lire. Enfin. Ça faisait trois mois.
Au pied de mon lit, ce qui me tient la tête hors de l'eau.
PS: Ce qu'il en restera dans un an - l'inquiétude, l'angoisse, par capillarité. La tristesse, qui me cloue au sol, quand je voudrais déployer mes ailes dans l'air du printemps. Ma mère habite à 5 minutes (3, selon mapquest) de l'immeuble où est retranché une créature au sang glacé. Je n'ai pu m'empêcher de regarder son visage. Et de me dire, que vraiment... Vraiment. Qu'en restera-t-il dans un an, quand d'autres atrocités, d'autres drames, frappant plus loin, plus près, auront remplacé celle-là?
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Wednesday, March 14, 2012
J'adore!! (I am such a nerd...)
...
C'est Dudie (bien sûr), Lord of the Rings addict, qui m'a montré ce trajet... Et la recommandation qui va avec.
C'est Dudie (bien sûr), Lord of the Rings addict, qui m'a montré ce trajet... Et la recommandation qui va avec.
Sunday, March 11, 2012
Aujourd'hui - Blanc
...
Deuxième jour de vacances - le malaise ne me quitte guère, envahit tout quand la nuit tombe. Ce matin, quand ça allait encore, j'ai lavé tous les draps de la maisonnée, toutes les serviettes et les torchons. Programme "Blanc". Et puis il a fallu sortir, emmener le fiston en ville, passer deux heures au café pour cause de correction de copies, récupérer l'enfant et aller faire les courses, préparer le dîner, ranger la vaisselle. Il est 10h, je veux me coucher, et les lits ne sont pas faits. Le découragement m'accable. C'est bête, hein? Il suffit de faire les lits, ce n'est pourtant pas grand chose.
Update de 11h: Les lits sont faits. Et qu'est-ce que ça va être bon, de dormir dans des draps propres...
Deuxième jour de vacances - le malaise ne me quitte guère, envahit tout quand la nuit tombe. Ce matin, quand ça allait encore, j'ai lavé tous les draps de la maisonnée, toutes les serviettes et les torchons. Programme "Blanc". Et puis il a fallu sortir, emmener le fiston en ville, passer deux heures au café pour cause de correction de copies, récupérer l'enfant et aller faire les courses, préparer le dîner, ranger la vaisselle. Il est 10h, je veux me coucher, et les lits ne sont pas faits. Le découragement m'accable. C'est bête, hein? Il suffit de faire les lits, ce n'est pourtant pas grand chose.
Update de 11h: Les lits sont faits. Et qu'est-ce que ça va être bon, de dormir dans des draps propres...
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Saturday, March 10, 2012
MBQ (Questionnaire de Milky)
...
Milky pose des questions pour fêter son anniversaire. J'aime bien ses questions, j'y réponds pour lui et me faire plaisir.
1. Si on vous offrait une 25ème heure par jour, qu'en feriez-vous ?
Je lirais et j'écrirais.2. Quelque chose que vous avez dû ou décidé d'arrêter de faire, et qui vous manque beaucoup moins que prévu ?
Je pensais qu'on ne pouvait pas vivre sans passer l'aspirateur, le balai, le chiffon à poussière, la serpillière régulièrement, quasiment à heures fixes. Je n'ai plus le temps, je fais le ménage quand je peux, par petits bouts, et ni mes enfants ni moi ne nous en portons plus mal. En revanche, je suis toujours aussi maniaque de la lessive, je n'arrive pas à vivre en toute sérénité à côté d'un panier à linge sale qui déborde. Chaque chose en son temps, j'y arriverai...3. Copiez-collez le lien vers un de vos clips préférés.
Ici. Et là. 4. Un anglicisme que vous trouvez bien pratique, et que vous n'aimez pas remplacer par du bon français ?
Malheureusement, vivant et pensant, et même rêvant très souvent en anglais, j'ai plein d'anglicismes dont j'ai du mal à me débarrasser. Il y a d'abord les intraduisibles: "Awkward!", "I am confused".Et puis les tics de langage: "Are you kidding me?", "JK!", "Seriously?".
Enfin les pratiques: "Don't get me started!", "Aww, come on!".
5. À quel(s) moment(s) avez-vous bien plus la sensation d'être un animal, plutôt qu'un être doué de pensée, de bon sens et de culture ?
Quand mon désir s'emballe, sans que rien ne puisse le retenir... Je ne me reconnais plus, dans ces moments-là (mais que c'est bon!).
4. Le meilleur souvenir qu'un prof vous ait laissé ?
J'ai adoré ma prof de philo de terminale, tous ses cours, du début à la fin de l'année, sa voix, sa manière de parler. Pas de souvenir précis, juste une grande admiration et affection (qui m'ont amenée à me spécialiser en philo, ce qui n'était pas, en fin de compte, une très bonne idée...)Un autre souvenir, celui-là très ponctuel: un commentaire de ma prof de lettres en Khâgne, sur une de mes copies "Je sais que vous écrirez un jour..."
5. Vous ne vous décidez pas à vous débarrasser de...
Tout. J'ai du mal à me débarrasser de mes vieux vêtements, des livres que je relirai jamais, des morceaux de papier sur lesquels sont griffonnés quelques mots, des t-shirts trop petits de mes enfants... Tout ce qui m'évoque un souvenir est précieux. Je ne sais pas jeter.
6. Quelle est la dernière coïncidence amusante que vous avez rencontrée ?
Hier, pendant que j'étais au téléphone avec mon amie A., un livreur de pizzas égaré a sonné à ma porte. Après l'avoir envoyé dans la bonne direction, j'ai repris ma conversation avec A., qui m'invitait à venir dîner chez elle. Elle avait décidé de commander des pizzas. Le livreur est arrivé ... c'était le même. Sa tête quand il m'a vue, à demi-heure d'intervalle et de l'autre côté de la ville!7. Vous faites partie des rares personnes qui aiment...
L'odeur du pain un peu brûlé. Dormir seule. Le cartilage sur les os de poulet. Bon anniversaire, Milky (so young!)!
Sunday, February 26, 2012
Aujourd'hui - Machines
...
De tous les engins qui transportent, le train est ma machine préférée.
J'aime les voyages en train, leur rythme doux et saccadé, la rêverie qu'ils provoquent, les rencontres qu'ils suscitent.
Dans le train qui m'emmenait aujourd'hui vers New York et une délicieuse après-midi en joyeuse compagnie, je me suis amusée à documenter la diversité du paysage suburbain, de la coquetterie proprette des environs de Smalltown aux bois mal peignés malmenés par l'hiver, des rangées de maisons clonées aux terrains vagues où s'empilent des carcasses de machines, rêves abandonnés.
De tous les engins qui transportent, le train est ma machine préférée.
J'aime les voyages en train, leur rythme doux et saccadé, la rêverie qu'ils provoquent, les rencontres qu'ils suscitent.
Dans le train qui m'emmenait aujourd'hui vers New York et une délicieuse après-midi en joyeuse compagnie, je me suis amusée à documenter la diversité du paysage suburbain, de la coquetterie proprette des environs de Smalltown aux bois mal peignés malmenés par l'hiver, des rangées de maisons clonées aux terrains vagues où s'empilent des carcasses de machines, rêves abandonnés.
Saturday, February 25, 2012
Aujourd'hui - moi je
...
Moi je voudrais bien m'oublier. Moi j'aimerais passer à autre chose que moi, mon vieux moi, que j'ai de plus en plus de mal à supporter. Me voir encore et encore commettre les mêmes erreurs, suivre les mêmes ornières pour atterrir dans les mêmes bourbiers, contempler, impuissante, la situation dans laquelle je me suis mise. Je n'aime pas me regarder.
Moi je suis un peu dans l'impasse.
Moi j'attends le printemps - et de renaître.
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Moi je voudrais bien m'oublier. Moi j'aimerais passer à autre chose que moi, mon vieux moi, que j'ai de plus en plus de mal à supporter. Me voir encore et encore commettre les mêmes erreurs, suivre les mêmes ornières pour atterrir dans les mêmes bourbiers, contempler, impuissante, la situation dans laquelle je me suis mise. Je n'aime pas me regarder.
Moi je suis un peu dans l'impasse.
Moi j'attends le printemps - et de renaître.
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La malédiction des paquets transatlantiques
...
En mars, l'année dernière, j'ai envoyé un paquet vers Berlin. La destinataire n'en a jamais vu l'ombre.
En janvier, cette année, à quelques jours de quitter ma maison, le paquet m'est revenu. Avec quelques dommages, mais il m'est revenu.
Je ne l'ai pas encore renvoyé (minus la tasse cassée, of course). C'est un de mes projets...
En décembre, dans ce mois si sombre, j'ai envoyé un paquet vers Paris. Hier, il m'est revenu.
Chaque fois la même raison: paquet non réclamé. Hé, les copines, vous ne les voulez pas, mes cadeaux? (JK, JK, ne vous fâchez pas!) Ou alors les facteurs français m'en veulent pour une raison inconnue. Peut-être que je ferais mieux d'attendre mon prochain passage en France - en espérant qu'il sera plus joyeux que le dernier, et qu'il me permettra de voir les gens que j'ai envie de voir!
(Heureusement, je sais que quelque part dans une région que j'aime, un torchon a trouvé sa destinataire et qu'il vit sa vie de torchon, de toutes les fêtes et tous les jours... Je suis contente de le savoir là!)
Wednesday, February 22, 2012
Aujourd'hui - quelque chose écrit sur un objet
...
Ces mots en jaune criard sur un fascicule publicitaire, posé et oublié sur le comptoir de la cuisine me sautent aux yeux sans arrêt. Ils me heurtent, m'interrogent, brutalement.
Quelqu'un m'a écrit un jour que je méritais d'être heureuse. Mérite-t-on jamais le bonheur? Qu'est-ce que je mérite, exactement, quelle punition, quelle récompense pour avoir bouleversé ma vie et celle de ceux qui me sont si chers?
Lundi, mon petit m'a insultée, avec des mots horribles, qui m'ont profondément blessée."You deserve it!" Ma peine, son immense colère.
Sa rage n'a pas cédé à la nuit. Il s'est réveillé aussi haineux que la veille.
Mais dans la journée, j'ai trouvé un mot sur mon bureau.
366 réels à prise rapide
Ces mots en jaune criard sur un fascicule publicitaire, posé et oublié sur le comptoir de la cuisine me sautent aux yeux sans arrêt. Ils me heurtent, m'interrogent, brutalement.
Quelqu'un m'a écrit un jour que je méritais d'être heureuse. Mérite-t-on jamais le bonheur? Qu'est-ce que je mérite, exactement, quelle punition, quelle récompense pour avoir bouleversé ma vie et celle de ceux qui me sont si chers?
Lundi, mon petit m'a insultée, avec des mots horribles, qui m'ont profondément blessée."You deserve it!" Ma peine, son immense colère.
Sa rage n'a pas cédé à la nuit. Il s'est réveillé aussi haineux que la veille.
Mais dans la journée, j'ai trouvé un mot sur mon bureau.
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Friday, February 17, 2012
Aujourd'hui - certitude absolue
...
Je vous aime. Pour toujours.
C'est parfois difficile à dire. Surtout quand ce que vous me jetez à la figure me fait si mal.
- You know what, mom? You're a jerk!
- No, YOU shut up!
- I hate you, I hate you!
- LEAVE ME ALONE!!
- Mom, you are wrong!
- I hate you, you are a bad parent.
- Why did you leave him?
J'en ai bavé, ces dernières semaines. J'en ai pris plein la gueule. De quoi faire vaciller de plus coriaces que moi. Mais j'encaisse. Je tiens bon. Je fais face, même quand je pense que je vais m'effondrer. Je ne suis pas au bout de mes peines: l'adolescence commence juste.
Cette certitude absolue, malgré tout: je vous aime.
Je vous aime. Pour toujours.
C'est parfois difficile à dire. Surtout quand ce que vous me jetez à la figure me fait si mal.
- You know what, mom? You're a jerk!
- No, YOU shut up!
- I hate you, I hate you!
- LEAVE ME ALONE!!
- Mom, you are wrong!
- I hate you, you are a bad parent.
- Why did you leave him?
J'en ai bavé, ces dernières semaines. J'en ai pris plein la gueule. De quoi faire vaciller de plus coriaces que moi. Mais j'encaisse. Je tiens bon. Je fais face, même quand je pense que je vais m'effondrer. Je ne suis pas au bout de mes peines: l'adolescence commence juste.
Cette certitude absolue, malgré tout: je vous aime.
Thursday, February 16, 2012
Aujourd'hui - liste à faire demain sans faute
...
Demain, pas d'école. Demain il faut ...
- emmener les garçons à perpettes les canards pour une playdate;
- aller déjeuner avec ma copine S. que je n'ai jamais le temps de voir d'habitude;
- faire une ou deux lessives;
- (commencer à) corriger les essais de ma classe AP (Yes I can!);
- ranger les vêtements qui traînent ici et là;
- prendre ma dose d'antibiotiques (méchante sinusite!);
- rapporter un DVD à la bibli;
- regarder Billy Elliot avec les garçons (est-ce que ça leur plaira?);
- manger un chocolat (ou deux) de la grande boîte envoyée par mon père.
Demain, pas d'école. Demain il faut ...
- emmener les garçons à perpettes les canards pour une playdate;
- aller déjeuner avec ma copine S. que je n'ai jamais le temps de voir d'habitude;
- faire une ou deux lessives;
- (commencer à) corriger les essais de ma classe AP (Yes I can!);
- ranger les vêtements qui traînent ici et là;
- prendre ma dose d'antibiotiques (méchante sinusite!);
- rapporter un DVD à la bibli;
- regarder Billy Elliot avec les garçons (est-ce que ça leur plaira?);
- manger un chocolat (ou deux) de la grande boîte envoyée par mon père.
Wednesday, February 15, 2012
Aujourd'hui - serrer
...
Je voudrais serrer dans mes bras ceux qui m'échappent.
Mon fils qui est parti ce matin pour deux jours en oubliant de me dire au revoir. J'ai dû le rappeler alors qu'il était déjà dans l'escalier.
L'amie qui m'a envoyé un œillet hier avec ce petit mot: "You are loved by many". Moi qui déteste la St Valentin...
Mon petit qui me repousse de toutes ses forces, puis se love contre moi comme si nous ne faisions qu'un. Qui me crie sa haine et réclame mon amour tour à tour, déchiré.
Celui qui n'écrit plus.
...
Je voudrais serrer dans mes bras ceux qui m'échappent.
Mon fils qui est parti ce matin pour deux jours en oubliant de me dire au revoir. J'ai dû le rappeler alors qu'il était déjà dans l'escalier.
L'amie qui m'a envoyé un œillet hier avec ce petit mot: "You are loved by many". Moi qui déteste la St Valentin...
Mon petit qui me repousse de toutes ses forces, puis se love contre moi comme si nous ne faisions qu'un. Qui me crie sa haine et réclame mon amour tour à tour, déchiré.
Celui qui n'écrit plus.
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Monday, February 13, 2012
Aujourd'hui le végétal
...
Ce que j'aime (le plus?) dans ma nouvelle demeure, c'est qu'elle me permet d'aller à l'école à pied. Ce matin, les garçons sont une fois de plus partis sans m'attendre et j'ai fait le chemin seule, traçant mon sillon un peu boueux dans la fine couche de neige. L'herbe apparaissait déjà par plaques. Etrange hiver. Après la tempête de neige d'octobre, nous n'avons plus eu que du saupoudrage, et rare encore. Ce matin, le froid me piquait les yeux et me mordait les joues, mais il a fait 18° il y a huit jours. L'année dernière, nous n'avons pas vu un brin d'herbe pendant 5 semaines, la neige recouvrait, écrasait la moindre trace de présence végétale.
Ce que j'aime (le plus?) dans ma nouvelle demeure, c'est qu'elle me permet d'aller à l'école à pied. Ce matin, les garçons sont une fois de plus partis sans m'attendre et j'ai fait le chemin seule, traçant mon sillon un peu boueux dans la fine couche de neige. L'herbe apparaissait déjà par plaques. Etrange hiver. Après la tempête de neige d'octobre, nous n'avons plus eu que du saupoudrage, et rare encore. Ce matin, le froid me piquait les yeux et me mordait les joues, mais il a fait 18° il y a huit jours. L'année dernière, nous n'avons pas vu un brin d'herbe pendant 5 semaines, la neige recouvrait, écrasait la moindre trace de présence végétale.
Sunday, February 12, 2012
Aujourd'hui l'imprévu
...
Ma vie est désormais toute remplie de prévu. Prévue, l'impossibilité d'accomplir tout ce que j'avais sur ma liste. Prévue, l'accumulation des tâches ménagères. Prévue, la soirée passée à corriger les copies, pour éviter de commencer la semaine encore plus sous l'eau que je ne suis déjà. Prévue l'odeur de cigarette dans les cheveux des garçons qui reviennent de passer la journée avec leur père. Prévue la déception, non, ce n'est toujours pas aujourd'hui que j'aurai le temps de lire.
Je voudrais tant un peu d'imprévu - un message inattendu, par exemple, d'un qui n'écrit plus.
(Un nouveau projet, 366 réels à prise rapide, pour me remettre à écrire - peut-être.)
Ma vie est désormais toute remplie de prévu. Prévue, l'impossibilité d'accomplir tout ce que j'avais sur ma liste. Prévue, l'accumulation des tâches ménagères. Prévue, la soirée passée à corriger les copies, pour éviter de commencer la semaine encore plus sous l'eau que je ne suis déjà. Prévue l'odeur de cigarette dans les cheveux des garçons qui reviennent de passer la journée avec leur père. Prévue la déception, non, ce n'est toujours pas aujourd'hui que j'aurai le temps de lire.
Je voudrais tant un peu d'imprévu - un message inattendu, par exemple, d'un qui n'écrit plus.
(Un nouveau projet, 366 réels à prise rapide, pour me remettre à écrire - peut-être.)
Tuesday, January 24, 2012
Le coeur gros
...
A vous tous (toutes?) qui m'avez envoyé tant de messages chaleureux, merci. Merci du fond du coeur, que vous m'avez réchauffé, quand par ailleurs j'avance si difficilement dans mon long hiver.
Bien sûr, je n'ai jamais eu autant envie d'écrire, d'écrire pour vous, de vous écrire que ces derniers jours. Raconter le déménagement, l'entassement dans le petit appartement, le moment où il a fallu tourner le dos à l'homme et à la maison, la dernière fois... La douleur aiguë qui me prend de temps en temps. La peur de ce qui m'attend. La fatigue qui m'étreint. Le découragement parfois.
Mais surtout, surtout, les amis extraordinaires qui m'ont entourée, épaulée, qui ont été là pour moi, qui ont empaqueté mes verres, hébergé le surplus qui ne rentre pas dans le tout petit appart, porté mes cartons, déballé mes assiettes, remonté mon lit. Je les aime, ceux-là, tellement! En plus de l'aide concrète qu'ils m'ont offerte, ils m'ont redonné un peu confiance en moi. Si j'ai des amis aussi merveilleux, c'est qu'ils doivent trouver, quelque part, que je vaux la peine d'être fréquentée...
J'ai le coeur gros, oui. J'ai tant perdu, ces derniers mois, tant laissé derrière moi. Mais j'ai aussi le coeur rempli de l'amitié, de l'affection qui m'arrivent de toutes parts. Alors encore: merci.
I'll be back. Take good care of yourselves.
A vous tous (toutes?) qui m'avez envoyé tant de messages chaleureux, merci. Merci du fond du coeur, que vous m'avez réchauffé, quand par ailleurs j'avance si difficilement dans mon long hiver.
Bien sûr, je n'ai jamais eu autant envie d'écrire, d'écrire pour vous, de vous écrire que ces derniers jours. Raconter le déménagement, l'entassement dans le petit appartement, le moment où il a fallu tourner le dos à l'homme et à la maison, la dernière fois... La douleur aiguë qui me prend de temps en temps. La peur de ce qui m'attend. La fatigue qui m'étreint. Le découragement parfois.
Mais surtout, surtout, les amis extraordinaires qui m'ont entourée, épaulée, qui ont été là pour moi, qui ont empaqueté mes verres, hébergé le surplus qui ne rentre pas dans le tout petit appart, porté mes cartons, déballé mes assiettes, remonté mon lit. Je les aime, ceux-là, tellement! En plus de l'aide concrète qu'ils m'ont offerte, ils m'ont redonné un peu confiance en moi. Si j'ai des amis aussi merveilleux, c'est qu'ils doivent trouver, quelque part, que je vaux la peine d'être fréquentée...
J'ai le coeur gros, oui. J'ai tant perdu, ces derniers mois, tant laissé derrière moi. Mais j'ai aussi le coeur rempli de l'amitié, de l'affection qui m'arrivent de toutes parts. Alors encore: merci.
I'll be back. Take good care of yourselves.
Saturday, January 07, 2012
Farewells
...
C'est la semaine des adieux.
Adieu à la maison dont nous avions rêvé, celle qui avait tout pour nous (3 ans et demi ensemble).
Adieu à mon mariage (14 ans et demi).
Adieu au père de mes enfants (16 ans de vie commune).
Au revoir à ce blog (5 ans et demi), auquel je n'ai plus l'énergie de me consacrer, et qu'il vaut mieux, pour de multiples raisons, mettre en sommeil quelque temps.
J'ai traversé bien des tempêtes ces dernières années, mais là vraiment je trouve la traversée périlleuse. Je vous remercie de m'avoir accompagnée et fait des signes depuis la terre ferme. Je vous retrouverai quand j'aurai fini mon périple en eaux dangereuses. D'ici là, n'hésitez pas à me donner des nouvelles.
Je vous embrasse,
Lola
C'est la semaine des adieux.
Adieu à la maison dont nous avions rêvé, celle qui avait tout pour nous (3 ans et demi ensemble).
Adieu à mon mariage (14 ans et demi).
Adieu au père de mes enfants (16 ans de vie commune).
Au revoir à ce blog (5 ans et demi), auquel je n'ai plus l'énergie de me consacrer, et qu'il vaut mieux, pour de multiples raisons, mettre en sommeil quelque temps.
J'ai traversé bien des tempêtes ces dernières années, mais là vraiment je trouve la traversée périlleuse. Je vous remercie de m'avoir accompagnée et fait des signes depuis la terre ferme. Je vous retrouverai quand j'aurai fini mon périple en eaux dangereuses. D'ici là, n'hésitez pas à me donner des nouvelles.
Je vous embrasse,
Lola
Sunday, January 01, 2012
Ensemble, c'est tout
...
Un paysage tellement serein, pour clôre une année qui a été tout sauf.
Je ne sais si j'aurai le courage d'entreprendre une rétrospective, mais je ne veux pas laisser le premier jour de l'année sans vous en souhaiter une bonne.
Le mot pour l'année 2011 était "Care".
Pour 2010: "Strength".
Pour 2009: "Peace, Love and Gourmandise".
Pour 2008: "Hope".
Pour 2007: "Peace".
Je ne me suis guère tenue à ces ambitieux programmes. Tant pis, je continue.
Le mot pour 2012 sera donc "Together". Parce que c'est ce qui me rend heureuse, parce que c'est ce dont j'ai le plus besoin.
Je vous souhaite donc de profiter de ceux que vous aimez en 2012, de passer du temps ensemble et de faire de ce "togetherness" un bonheur de chaque jour.
Un paysage tellement serein, pour clôre une année qui a été tout sauf.
Je ne sais si j'aurai le courage d'entreprendre une rétrospective, mais je ne veux pas laisser le premier jour de l'année sans vous en souhaiter une bonne.
Le mot pour l'année 2011 était "Care".
Pour 2010: "Strength".
Pour 2009: "Peace, Love and Gourmandise".
Pour 2008: "Hope".
Pour 2007: "Peace".
Je ne me suis guère tenue à ces ambitieux programmes. Tant pis, je continue.
Le mot pour 2012 sera donc "Together". Parce que c'est ce qui me rend heureuse, parce que c'est ce dont j'ai le plus besoin.
Je vous souhaite donc de profiter de ceux que vous aimez en 2012, de passer du temps ensemble et de faire de ce "togetherness" un bonheur de chaque jour.
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