Friday, December 01, 2006

Vendredi 1er décembre: Brouillard, brouillage

Hier, quand je me suis levée, tout était plongé dans le flou. Brume épaisse, lourde, mouillante, collante. Et je ne m'en suis pas étonnée. Depuis quelques jours, ma tête aussi est remplie de brouillard. Je me demande d'où vient ce malaise, ces maux physiques, ce flottement moral, cette impossibilité de me sortir de cet état cotonneux.
Et puis, je me cogne à la nouvelle du week-end, l'offre des vacances de Noël en France. Et je n'arrive pas à me sortir de l'idée que mon état présent et le voyage à venir sont liés.
Pourquoi, alors que j'avais envie de ce voyage, ma première réaction, quand on me l'a proposé, a été de refuser? Pourquoi, alors que tout devrait me réjouir, est-ce que je m'inquiète tant? Pourquoi, alors que les enfants sont ravis, ma mère aussi, et que même l'homme de la maison a l'air content, pourquoi est-ce que je me triture les méninges à trouver d'éventuelles raisons de ne pas partir?

C'est trop tard, les billets sont pris.

Je ne peux dire à personne que je redoute ce voyage - ce voyage qu'on m'offre - on ne me comprendrait pas. Moi-même, je ne suis pas vraiment sûre de comprendre. La perspective d'un Noêl en famille, le premier depuis 4 ans, m'angoisse. La tête pleine de brouillard, le corps moulu comme si on m'avait frappée, l'impatience et la colère à fleur de peau, il est temps que j'en sorte.

J'attends une éclaircie.

2 comments:

Anonymous said...

si vous passiez pas Paris, je serais si heureuse de vous (re)voir !

Lola said...

Hélas, non, cette fois je ne passe pas par Paris ... Directement le sud (famille, famille, rien que la famille pour ces vacances).
Mais, en revanche, je reviens en mars à Paris, comme l'année dernière, et là, si vous avez le temps, j'aimerais bien que nous nous organisions un petit thé quelque part!