Saturday, December 15, 2007

An only child

Jeudi, j'ai séché la dernière heure. Je ne me suis pas servie d'un prétexte: j'étais rééllement mal. Mais dès que je me suis retrouvée chez moi, 3 quarts d'heure plus tôt que d'habitude, j'ai compris que les médicaments contre le mal de ventre n'étaient pas le remède qu'il me fallait. J'avais besoin d'être au repos, un peu.
Dudie étant au club d'échecs, j'étais seule avec Paolo. Et j'ai pu constater, une fois de plus, combien il me ressemble, par certains côtés. Il est, par nature sinon par le hasard de la naissance, un enfant unique, de ceux qui s'inventent un monde, le peuplent, l'habitent et l'enchantent. Enfant, je passais des heures dans mes refuges imaginaires. Lui, il ne se les construit qu'en l'absence de son frère - assez rare. Jeudi après-midi, alors qu'il ne faisait que quelques degrés au-dessus de zéro, je l'ai observé courir dehors, tourbillonner, parler à l'arbre et l'écouter, édifier, minute par minute, son palais d'enfant unique. Aucune de ces frustrations qui le rendent fou de rage, larmes bouillonnantes contre l'injustice servie comme pain quotidien par son frère aîné. Aucun cri de protestation montant dans les aigus. Seul prince de son monde.
Parfois je regrette de ne pas avoir plusieurs enfants uniques.


Parfois seulement, parce que quand je les entends se gondoler comme des tordus sur des bêtises (du genre qui impliquent des bruits bizarres et des chansons stupides...), je me dis que finalement ils ont de la chance de s'avoir. La question est de savoir ce qui restera, plus tard: les violents disputes ou la complicité.

4 comments:

Anonymous said...

Oh comme c'est beau ca... j'espere qu'il leur restera la complicite. C'est ce dont je reve pour mes (futurs potentiels) enfants mais je ne sais pas a quel point le role des parents peut aller dans cette histoire...

Anonymous said...

Une fois qu'on a pris conscience du bonheur qu'ont les enfants à être "uniques" une fois de temps en temps, ben on aménage des temps "juste à eux" ; cela demande d'y réfléchir et de l'organiser, mais ça se fait si on le décide...

Un de mes petits livres sur le bonheur recommande de passer chaque jour, au moins 10 minutes seul à seul avec son enfant.. chacun de ses enfants.

Gros baisers

Anonymous said...

Et moi donc avec cinq enfants, c'est une question qui me taraude : comment leur donner des moments individuels, rien que pour eux. Une soirée rituelle par mois par chacun d'eux, et dés que je peux, une échappée avec l'un ou l'autre. Mais le groupe pèse souvent, pour eux et pour nous.
Néanmoins quand je réalise la complicité qui me lie à mes frères et soeurs, je me dis que cette multiplicité des relations est certainement une richesse, si chacun arrive à trouver sa place.
Joyeux Noël Lola ! (en France ou aux US?)

Lola said...

Merci, Lolotte. Christmas in the US, this year. More later...