Wednesday, December 12, 2007

The world is a mess

Ce n'est pas moi qui le dis -l'écris-, ni même moi qui le lui ai soufflé. Il a vécu ici, lui aussi, ces dernières semaines, dans la tension croissante, l'explosion violente, les cris, le silence et le chagrin.

Je m'en veux de ne pas savoir les protéger, lui et son frère, du malaise qui est le nôtre, adultes, et qui devrait d'une manière ou d'une autre être "contenu".
De tous les reproches qui m'ont été faits, j'ai du mal à accepter celui de mon inefficacité et de mon "débordement". Overworked is not an excuse, everybody is overworked. You just have to become more efficient or give up something. Oui, mais voilà, je ne suis pas prête à lâcher quoi que ce soit. Adulte, disais-je? Si peu. Je veux tout à la fois, et je pique une crise quand confrontée au principe de réalité.

Ce mois-ci, les garçons se lèvent plus volontiers, grâce à la Maison de l'Avent. Non seulement ça me simplifie la vie (j'ai tellement de mal moi-même, trop peu de sommeil, la tête lource), mais ça me rassure sur ma capacité à préserver leur part d'enfance. Quand même.

11 comments:

Anonymous said...

quand on lit votre texte on a le sentiment que toi et ton mari vous vous acheminez vers une rupture

j'espère que c'est juste un mauvais moment, un creux de la vague, que vous allez retrouver une étincelle qui va rallumer un grand feu.. bon courage Lola. Si vous me le permettez, je vous serre dans mes bras

Anonymous said...

Mmmmh, c'est très relatif... Les explosions violentes, les cris, le silence lourd, ce n'est parfois que le reflet d'un malaise passager. Toutes les disputes, même répétées, ne mènent pas nécessairement à la rupture. Ceci dit, les reproches sont bien des reproches d'homme. Basiques donc. Tu es inefficace ? Just become more efficient. Ben voyons. Plus simple, tu meurs. Lola, essaye de parler avec lui à froid, hors disputes.
Je me souviens de ta maison de l'avent de l'année dernière et de l'interdiction d'ouvrir plus d'une porte :-)
Bisous Lola

Anonymous said...

Inefficace toi aussi ? Tiens c'est vraiment une critique d'homme. Moi je réponds qui se ressemble s'assemble et je lui demnade de me montrer ça ne le calme pas du tout mais il s'arrête dans son élan. C'est déjà ça...

Anonymous said...

Il y a un lieu où je revendique la totale inefficacité (et la compassion qui va avec quand je sens que je frôle le record en la matière) c'est mon couple...et l'homme en rigole complètement ...
je trouve ces mots terribles ...
la lecture de ton blog laisse en effet une grande sensation de lassitude et d'insatisfaction qui fait un drôle d'effet(mais souvent on écrit surtout quand ça va mal)
Ecris-nous aussi les moments de compréhension et de tendresse, cela nous rassureras sur toi ;-)

Anonymous said...

Tu serais pas prof Lola? J'ai entendu toute mon adolescence mon père répéter ces mots à ma mère, noyée sous ses copies... et je lui en voulais, à elle, d'accorder plus de temps à ses enfants de papier qu'à nous! ça ne passera pas, il faut juste attendre la retraite. Bon courage :)
Caroline

Anonymous said...

T'en fais pas Lola , j'ai connu cela aussi 36 mille fois et ça tient de plus en plus bon après 20 ans de couple. Toutes les familles un peu normales y passent, hélas....En plus t'a des petits garçons, c'est coton, ils
ne laissent rien passer. D'ailleurs sur le dessin, c'est bien une note de musique non?
Bon courage, la fin de l'année est dure pour tout le monde il me semble...Chicorée http://aunmomentdonne.hautetfort.com

Anonymous said...

tu es une maman attentive ça se sent, ça se voit et effectivement je pense que ce dessin, meme si il ne doit pas t'affoler , est surprenant, tout ce gribouillage et ce texte on sent qu'il est un peu à bout ce p'tit bonhomme ... si tu ne peux pas leur cacher cette crise entre ton homme et toi, essaye au moins de leur expliquer, de mettre des mots dessus (c'est une fille de parents divorcés qui te parle)
bon courage Lola, j'espere que tu (re)trouveras vite les mots, l'ecoute, la tendresse, et l'amour surtout

Lola said...

Oui, oui, oui, oui et oui.

Oui, c'est bien un reproche d'homme.
Oui, je suis prof et vouée à l'éternel recommencement des corrections de copies, qui me submergent et dont il me semble que je ne viendrai jamais à bout (il est prof lui aussi, mais d'une efficacité redoutable, si elle est moins pointilleuse que la mienne).
Oui, j'écris souvent quand c'est va mal (les gens heureux n'ont pas d'histoire, c'est bien connu), mais je raconte aussi parfois des moments lumineux (le 6 novembre, le 13 octobre, le 3 septembre, le 18 août, le 25 juin...)
Oui, ce sont bien des notes de musique, sur le dessin. Moi aussi, j'ai été surprise de les trouver là. Mon philosophe a-t-il déjà une vue plongeante sur cette grande comédie musicale qu'est la vie? Quand je lui ai demandé ce que voulait dire son dessin, il n'a pas pu - ou pas voulu - m'expliquer.
Et oui, finalement, je veux bien qu'on me prenne dans les bras. J'en ai besoin! Merci...

Anonymous said...

Chère lola,
Il y a bien longtemps que j'aurais voulu prendre mon clavier pour t'envoyer quelques mots d'amitié, de chaleur, d'encouragements, mais je ne savais que te dire, je me sentais désemparée par ta détresse.
Ce soir, il me vient à l'esprit que cet appel au secours de ton fiston est beau, il souffre mais il exprime, il est capable de mettre des mots. Bravo pour ça.
Et puis, dans cette tempête conjugale où chacun de vous se sent si seul, il y a vos enfants, votre projet à tous les deux qui vous rappellent que ça vaut le coup de sortir de vos deux solitudes, de risquer de perdre quelque chose pour ce qui vous tient tellement à coeur tous les deux : ces deux petits d'homme si intenses que vous avez si bien réussi. S'il y a quelque chose qui donne sens à votre histoire, n'est-ce pas tout simplement cela.

Anonymous said...

Classique ce reproche masculin... moi aussi je l'entends souvent sous des formes diverses et variees mais qui veulent dire la meme chose. Alors que tout ce qu'on demande c'est de l'empathie, pas des solutions qui n'en sont pas!!!

Je crois comprendre a quel point tu te sens coupable vis a vis de tes fils et en meme temps je te trouve courageuse de ne pas te resigner et d'avoir ces disputes et ces eclats qui les touchent sans doute. Ah ce tiraillement entre sa propre personne et son role de mere... Je t'envoie plein de "positive vibes" depuis l'autre cote de la terre.

Anonymous said...

Et puis tout plein de hugs aussi!