Et aussi, "il paraît", parce que je n'arrive pas à y croire. Ce n'est pas de l'émerveillement, c'est un doute chevillé à ces difficiles derniers mois.
Bizarrement, la maison dont il s'agit, j'en parlais déjà l'année dernière... C'était celle que nous n'avions pas choisie. Nous y revenons, finalement.
Cette décision remue tellement de doutes, d'inquiétudes, soulève tant la poussière des désaccords accumulés sur onze ans, que je ne peux me réjouir. J'attends, j'attends de voir venir.
[Sur la photo, c'est la maison dans laquelle j'habite actuellement, bien plus jolie que celle que nous allons peut-être acheter. J'ai tellement mal au coeur de la quitter... Mais nous n'avons pas le choix, d'une manière ou d'une autre, il faut lever le camp avant fin juin.]

7 comments:
"un très banal ensemble de solutions"
il s'agit bien de la maison que tu résumais comme ça ?
ça me ferait plutôt rêver en ce moment : nous restons locataires d'un petit appart, à nous battre contre l'humidité et la moisissure... parce que trop attachés à notre quartier !
Ah oui, je ne me souvenais même pas que je l'avais qualifiée ainsi... C'est assez juste, comme jugement! Elle n'est pas très belle, cette maison, mais nous pouvons toujours la transformer, la faire nôtre.
C'est-à-dire, si nous arrivons à ne pas nous déchirer avant la signature du contrat!
Oui, Camille, ça fait rêver, mais ça fait aussi peur: toutes les restrictions budgétaires qui vont suivre l'achat de la maison... Déjà, le voyage en France de cet été est très compromis. Et ce n'est que le début!
Cela dit, je ne t'envie pas l'humidité, c'est terrible (sais-tu que la Bièvre coule souterrainement dans ton quartier, et qu'elle est responsable de l'humidité de bien des appartements dans le coin?)
oui la Bièvre coule même presque sous notre immeuble : dans un des couloirs des caves il y a une trappe qui donne directement dessus ! quand la proprio m'a montré cette ouverture, j'ai tout de suite imaginé des histoires de cachette, de fuite, de courses-poursuites... :-)
mais nous sommes 3 étages plus haut, l'humidité vient plutôt je crois des joints, de l'isolation... et des fuites de l'étage du dessus !
Dear Laurence,
vous êtes au bord de vous engager un peu plus avec celui que vous avez choisi de ne pas quitter
celui pour lequel vous avez tout quitté
il y avait sans doute de bonnes raisons pour cela, que vous le choisissiez, lui
des raisons qui existent encore, et qu'il suffit de déterrer
pour d'autres raisons, je suis un peu comme vous, j'ai du mal à m'engager, je me semble toujours "on the leave" ; et vos interrogations, vos solutions, font écho aux miennes et me rassurent ou parfois m'angoissent
vous m'êtes très chère
Chère, chère Christie, vous avez raison, encore: en ce moment, je ne fais que cela, je creuse, je mets au jour ce que la poussière a recouvert, j'essaie de refaire le chemin dans le sens inverse. Pas toujours évident, surtout dans les moments de stress intense (au hasard: la période où on se lance dans l'achat d'une maison, par exemple...)
Je voudrais toujours avoir mes bagages prêts et être celle qui "voyage léger" (ils rigoleraient bien à lire cela, ceux qui, depuis des années, se démettent une lombaire à traîner mes sacs qui pèsent des tonnes). Mais (est-ce l'âge?), je commence à désirer aussi un endroit bien à moi. Un endroit d'où je puisse partir, en somme, pour mieux revenir.
Lola... Vous m'émouvez toujours, et je me sens désolée de n'être qu'une lectrice sans mots inspirants à vous donner en retour. Je vous vois souvent comme une grande soeur, je nous devine beaucoup de points communs, défauts et qualités, et j'imagine que vous ressemblez sûrement à celle que serai dans six ou sept ans. Çà m'angoisse, et en même temps m'apaise : car si je vois ce qui vous trouble, je vois aussi tout ce qui fait de vous une femme profondément émouvante et aimable !
Oh, Nathalie, j'aimerais bien connaître la version de moi-moins-six ans! Je pourrais la comparer avec celle que j'étais, à trente ans...
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