Sunday, April 17, 2011

Tout le reste peut bien sombrer

...
Je suis contente qu'elle soit finie, cette semaine. La maladie, la mort, les déchirements, la folie, la tristesse m'ont entourée cette semaine. Tellement de choses qui prennent fin dans la douleur.

Lundi
Une double mastectomie - Mais ... je ne savais pas qu'elle était malade, elle n'a rien dit -

Samedi
Un congé longue maladie - Je ne sais pas quand je reviendrai -

Lundi encore
Ce contrat, finalement, non, pas signé - son école lui a donné une augmentation substantielle, alors forcément il y est resté ... -

Vendredi
Un suicide - le collègue d'une amie -

Mercredi
La mort du mari d'Else, sans surprise, il était en bout de course, rentré chez lui pour se préparer à partir. Même si l'évolution de sa maladie était inéluctable, même s'ils étaient séparés depuis 5 ans et qu'il vivait avec une autre femme, c'est un moment très dur. Et ses enfants qui disjonctent chacun à leur manière et se déchirent... La douleur, la douleur.

Samedi encore
Ce panneau, planté dans mon jardin, devant ma maison. For sale. Je ne peux pas le regarder. C'est moi qui l'ai voulu, pourtant.

Dimanche
Les pluies torrentielles d'hier - des heures et des heures d'orage, sans discontinuer, sans lâcher prise - ont provoqué des fuites dans la cave. Je n'y avais jamais vu autant d'eau. Dans cette région où les caves sont régulièrement inondées, la nôtre était relativement épargnée. Jusqu'à aujourd'hui, le jour de l'Open House, le jour où notre maison est enfin mise sur le marché et montrée aux acheteurs.
De 5 heures de matin à 9 heures, j'ai épongé, essoré, fait tourner des machines de serviettes et de serpillères. Et j'ai enchaîné sur le ménage. Quand nous avons quitté la maison, juste avant 1h et l'ouverture de l'Open House, tout brillait, tout était parfait. Et moi chiffon. Résultats des courses: deux couples seulement sont venus la visiter. Tout ça pour ça. Et ce n'est que le début.

Rappelle-toi, c'est toi qui l'as voulu.

Je suis contente qu'elle soit finie, cette semaine. Et me demande ce qui m'attend, demain.

18 comments:

albertinedisparue said...

Les temps sont durs. Je n'ose pas te dire : "courage!"

M the Bee said...

Puisse ce blog te servir de soupape pour évacuer et de fenêtre pour t'oxygéner... Courage!

Lna said...

Courage. C'est tellement dur à traverser ces périodes. S'accrocher en se rappelant que derrière les nuages le soleil est toujours là, qu'il continue de briller, et qu'on pourra enfin en profiter quand les nuages finiront par partir. Parce qu'ils finissent toujours par partir. Même s'ils reviennent toujours un jour. Mais profiter du soleil quand il est là, pour faire le plein et savoir s'en souvenir quand il nous manque.
Courage...

Ori said...

J'espère que le pire est derrière toi!

Lola said...

Oui, je sais, when you get to the bottom, the only way is up. Mais pas moyen de savoir si j'y suis, au fond. Ce qui est tellement éprouvant, c'est de voir tant de monde autour de moi aller si mal. Mauvais alignement des astres, en ce moment. Heureusement, "en ce moment": on finira bien par en sortir, non?

marijo said...

Oh lola
ça fait beaucoup tout ça pour toi
Allez les astres bougez
je t embrasse de tout mon coeur
et je te souhaite de trouver la force de traverser cette épreuve
et tes petitous dans tout ça ?
je suis sure qu ils te donnent de la force

Anonymous said...

Courage. Aujourd'hui, c'est comme ça, demain, on ne sait pas. De toutes choses difficiles, sort du positif. (ce ne sont pas que des poncifs, mais des "mantras" qui m'ont aidée dans des moments difficiles, un deuil, un trouble anxieux, l'accident d'un proche... J'aimerais qu'ils puissent vous aider un peu aussi). Chaleureusement,
Anne-So

lady b said...

Oui garder les yeux sur cet avenir meilleur, ces moments plus doux et heureux et partager avec ces personnes aimées les petits moments heureux au milieu des autres pour tenir en attendant,
c'est mon présent en tous cas.
Et puis au delà du fait de ne pas se connaître, une fraternité et humanité pour vous réchauffer en plus de l'émerveillement que peut offrir la nature..

sophie said...

C'est toi qui l'a voulu. Alors les astres vont se réligner. Si tu es persuadée que c'est la meilleure solution, il faut garder la ligne. Sinon, tu peux toujours accepter une pause.

verveine said...

Je ne sais que te dire mais je suis très triste pour toi. Accroche-toi à la barre, le vent finira bien par tourner. Je te le souhaite sincèrement.

Lola said...

Merci.

Christie said...

Tout le reste peut bien sombrer et les mardis restent les mardis où êtes vous belle Lola ?
et the mardi guy, vous le rencontrez toujours ?

gros bisous de Christie, heureuse à en pleurer une minute, au fond du trou l'autre minute..

rb said...

Quelle accumulation ! J'ai bien des pensées pour vous.
Ma phrase pour ce genre de situation est "les mauvais moments passent aussi".

Myosotis said...

Tu as voulu la vente de la maison, certes, mais pas le reste, la douleur, la mort, la souffrance des autres qui t'entourent. C'est vraiment une période très dure, ça. Mais au bout du tunnel, même en pleine nuit, même les nuits sans lune, il y a toujours une lumière. L'ennui, comme tu le dis si bien, c'est qu'on ne cônnaît pas la distance qui nous sépare de la fin du tunnel, surtout quand on n'en voit pas la fin. Et la seule façon d'avancer, c'est de croire qu'il y a une lumière au bout. Je t'embrasse.

Cenina said...

Une douce pensée de moi aussi, minuscule contribution, minuscule douceur...courage .

Anne-Liesse @ Bulle & Blog said...

Moi aussi, seule ce mot me vient, Lola : courage.

Les astres qui se réaligneront, les mantras qui soutiennent, les petits bonheurs partagés avec les êtres aimés ou grâce à la nature, nous qui sommes là, inconnues de toi ou pas mais solidaires : j'espère que tout ça va t'aider.

Hang in there, Lola !

Lola said...

Oui, vous toutes qui passez par là et laissez des traces, vous m'aidez. Et je vous en remercie, du fond du cœur.

Anonymous said...

Allez y doucement
La douleur, la tristesse cela passe difficilement
Une forte vague, ce n'est pas de la vague à l'âme, simplement un haut et bas.
Tenez bon la barre, la tempête va s'apaiser