Hum.
Donc, voyage obligé pour faire renouveler les passeports.
Quelques imprévus: embouteillages pour arriver à la gare, on ne prend pas le train de 8h40 mais le suivant (heureusement, je m'étais laissé de la marge...); la DS de Dudie est à court de batteries (il avait oublié de la charger hier soir ... C'est sa faute. Il réclame celle de son frère, je lui dis que ce ne serait pas juste, il fait la gueule pendant une bonne heure); je renverse du thé sur ma jupe blanche avant même d'avoir quitté Penn Station.
Mais à part ça ... Je navigue le subway de NYC comme une pro, nous arrivons au consulat à l'heure du rendez-vous, j'ai tous les papiers nécessaires (sauf que l'enveloppe pour le retour des passeports n'est pas recommandée...) Ça roule.
Paolo a du mal à rester tranquille pendant 45 minutes. C'est là que je remarque (encore une fois) qu'il est "différent": il ne peut pas simplement attendre. Il touche à tout, la clim, les bidules sur le bureau du monsieur des passeports, le fauteuil, mon sac... Il cherche son frère (et le trouve trop facilement, il faut que je me mette entre eux), geint parce que c'est trop long, demande à partir. Pendant ce temps, Dudie, le regard vague, patiente sans bouger (à moins d'être titillé par son frangin). J'observe une famille de trois garçons, entre 12 et 4 ans, qui attend son tour sans broncher. Pourquoi le mien ne peut-il se tenir?
C'est fini, nous sortons. J'avais prévu une visite au Met, pas loin, mais l'estomac parle et il faut trouver un restau. Ils décident qu'il faut manger italien et nous voilà en train de grimper l'escalier étroit d'un probable piège à touristes, mais je n'ai plus la force de me battre contre eux. Nous décidons de déjeuner sur la "terrasse", tout en haut.
C'est finalement assez sympa et plutôt bon. Paolo est en extase devant sa margharita géante (contre toutes mes prédictions, il l'a bel et bien finie...), Dudie est ravi de ses linguini a la vongole et je me dis que peut-être la fin de la journée sera plus facile. Ahah.
En ressortant du consulat, je propose Central Park, juste là, d'ailleurs regardez les bateaux sur l'étang, mais rien à faire, ils veulent rentrer. Le zoo? Non, je veux juste rentrer à la maison.
Je reviendrai à New York avec Dudie qui aime les musées et j'attendrai que Paolo se décide à grandir (un jour?) - ou alors peut-être que, comme son père, il n'aimera jamais New York. Après tout, il n'est pas obligé. Ni moi de le traîner avec moi.
* - La porte au plafond, là!
- Ça? Non mais, j'anticipe! Si vous voulez faire un deuxième étage, paf! vous pouvez parce qu'y a déjà une porte pour y accéder!
Edit: Pour revoir la scène, c'est ici!

11 comments:
Ça me rappelle quelques glorieux moments passés dans des salles d'attente avec MonGrand et P'titChéri ;-D
je connais bien cette angoisse que tout se passe bien, la sensation d'être toujours à la limite. Parfois tout va bien, l'enfant est sympa, mais on ne peut jamais se retirer de la tête la crainte qu'il dérape, que tout à coup ça n'aille plus...
Pour finir sur une note plus rigolote, tu parles de quel film exactement ? il me manque la culture ado !
Agnès
Ahah, quelqu'un sait à quel film je fais référence, avec ma porte au plafond?...
Une conclusion d'une grande sagesse... Ce n'est pas toujours évident de se rendre compte qu'on n'est pas obligé de s'infliger certaines choses.
Et pour le film, gnn, ça me dit quelque chose, mais quoi ? Astérix et Cléopâtre, peut-être ?
Oh yeah, Milky, quelle culture! Mais oui, c'est bien Asterix, Mission Cléopâtre (qu'ils ont, pour la millième fois, re-regardé hier soir, la porte au plafond leur ayant rappelé que ça faisait un bail...)
Pour réviser, je vous mets le lien en edit dans le billet.
Ils le disent en français dans le texte? Cela fait toujours exotique quand tu expliques qu'ils reçoivent Astrapi ou tu fais allusion à quelque chose qui connote leur part française.
Ohlala, oui, avec moi ils parlent français! Bon, peut-être pas un français parfait, mais ils parlent couramment, lisent et regardent des films en français. Et en ce moment, ils frémissent d'impatience à l'idée de partir bientôt en France. Bientôt...
ça me rappelle les longues heures d'attente pour les papiers dans le b***el absolu de l'ambassade de France à Berne quand j'étais enfant... jamais compris comment ils faisaient pour que le tampon dont ils avaient besoin n'existe qu'à un seul exemplaire et deux étages plus haut...
Pour Paolo, tu as entendu parler du "brain gym" de Paul et Gail Dennison? Pour mon frère ça a été vraiment d'une grande aide, et plusieurs enseignants qui l'utilisent en classe sont aussi très contents (j'ai vu en stage que ça aide bien des élèves "différents")
Jamais entendu parler de Brain Gym. Mais ça semble intéressant. Je vais explorer.
Je me demandais bien quel est ce film culte qui a "une porte au plafond"....
J'aime toutes tes photos et ton regard photographique.
Et je compatis : mon grand est du genre à tout toucher, bouger tout le temps, parler sans arrêt (réellement !), chercher et trouver son frère (qui se rebelle boing le poing !) et c'est usant. Mais il peut se concentrer et aime (parfois) les musées (on rentre d'un séjour à Paris).
Que la pizza a l'air bonne !
Lyjazz, ça me rassure de savoir que je ne suis pas la seule à être épuisée par les chamailleries entre frères...
Et la pizza, je confirme, était délicieuse (Paolo m'a laissée en manger un petit - petit!- bout).
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