Sunday, April 05, 2009

Samedi matin...

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Mon traditionnel saturday morning: petit déj qui s'étire, en compagnie d'internet puis de Télérama, quand le facteur l'a gentiment déposé dans la boîte aux lettres.
[Ce film, qui sort le 8 avril à Paris, je l'ai déjà vu, turlututu, à New York, il y a deux semaines de cela!]

Pour mon petit chat, tartines au nutella.
Et pour l'homme de la maison, guitare du matin, entrain.


Et samedi soir ...

Monday, March 30, 2009

The "did-it!" list

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La fin des vacances, c'est toujours l'occasion d'une litanie de "j'aurais dû, je voulais, j'avais juré, mais j'ai pas fait". Bah, j'ai encore quelques lamentations, cette fois-ci:
- Je n'ai pas rangé mon bureau, ni trié mes papiers;
- Je ne me suis pas occupée de la paperasse administrative;
- J'ai peu avancé dans mes préparations de cours et pas assez corrigé de copies;
- Je n'ai toujours pas appris à me servir d'un gadget de cuisine chic et cher (mais en même temps, ça fait presque deux ans qu'il est dans un placard, il peut y rester un peu plus...)

Mais la nouveauté, c'est que pendant ces vacances, j'ai inversé la vapeur et j'ai une liste beaucoup plus longue de ce que j'ai accompli. Pas peu fière. Allez, quelques preuves par l'image (liste non exhaustive)

Je me suis promenée dans un jardin de scultures, en plein NYC.

J'ai ouvert des cartons et enfin retrouvé mes cadres. Toujours pas accrochés au mur, mais au moins ils prennent l'air.
J'ai aussi retrouvé mes livres de cuisine. Et un maillot de bain.

J'ai assisté (avec enthousiasme) à des matchs de foot et de basket passionnants.

J'ai fait des cupcakes avec Paolo.

J'ai couru derrière des deux-roues.

J'ai fait de la balançoire.

J'ai fait des moelleux au chocolat (et un crumble à la tomate, mmmh) pour nos amis de Barcelone qui sont venus passer le week-end ici. C'était bien de les revoir, même avec le jet-lag, même si j'ai passé une journée à nettoyer/ranger/cuisiner/faire des lessives pour que tout soit prêt et beau à leur arrivée. L'homme, fatigué de toute l'énergie que je déployais, a fait la sieste toute l'après-midi. Mais bon, il s'est fort bien sorti du steak mariné au barbecue. Dudie a retrouvé son meilleur copain et a pleuré quand il est parti ("Mais je ne peux pas attendre cinq mois avant de le revoir, moi!").

J'ai fini de repeindre ma cuisine...

Thursday, March 26, 2009

Entre les murs


Finalement vu Entre les murs, hier. Et j'ai été projetée 7 ans (7 ans et demi) en arrière, au moment où j'ai mis les pieds dans le collège J-C dans la banlieue ouest de Paris. Je suis arrivée là comme une bleue, absolument pas préparée à ce qui m'attendait. Et j'ai pris une immense claque dans la gueule, l'une des plus violente que j'ai jamais reçue.
Et là, hier, m'y revoilà.

Avez-vous vu ce film? Vos impressions? Qu'en avez-vous pensé?

[Sur la photo, c'est autre chose: New York, New York...]

Tuesday, March 24, 2009

A cat's game

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Notre chat de vacances est revenue nous tenir compagnie. Elle connaît la maison, ses habitants (elle se méfie comme de la peste des zigotos qui cherchent à l'attraper - "pour jouer, maman, pour jouer"), les horaires, la tentation du frigo. Elle nous aide à ne pas gacher nos journées de vacances en s'assurant que nous nous levons de bonne heure: 7h30, nous poussons le bouchon un peu loin quand même. Elle passe à l'action. Phase un: elle se met devant nos portes et pousse de longs miaulements tristes pour nous communiquer sa solitude. Phase deux (lorsque nous sommes trop comateux pour la chasser et fermer la porte): elle saute sur la commode et pousse délicatement, du bout de la patte, un des objets qui s'y trouvent (elle n'a que l'embarras du choix, vu le bazar...). Ledit objet finit par s'écraser par terre, et s'il n'a pas fait assez de bruit, elle recommence avec un autre plus gros. Jusqu'à ce que l'un de nous, exaspéré, bondisse du lit en jurant qu'il va lui arriver malheur. Elle a réussi, elle se moque des menaces. Trop heureuse, elle dévale l'escalier en trois bonds et attend sereinement dans la cuisine, ronronnant d'avance. Elle veut des câlins, de l'attention, de l'animation, et aussi un petit peu de cette pâtée dans le frigo. Elle se roule dans une flaque de soleil, sa journée commence bien.

Quand le frigo reste fermé à ses suppliques, elle l'attaque. Elle a choisi Nina l'ananas comme bouc émissaire. Elle y revient chaque fois qu'elle est contrariée. Nina l'ananas est quand même gonflée de regrimper sur le frigo alors qu'elle la terrasse de manière répétée. Dès que l'envie lui vient, en fait. Tout de même.


Monday, March 23, 2009

Mars

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Vendredi matin...

Samedi:

Mars: la dernière neige, les premières fleurs.
Il fait beau, un soleil reluisant comme un sou neuf, et le froid pince les joues. Les arbres frissonnent, encore tout nus, et je guette mes plantations de l'automne. La lumière change de couleur.

A la moitié des vacances, je viens d'épuiser mes provisions d'énergie et de bonne humeur (celles que j'avais faites à New York). Je n'ai plus envie de remuer la poussière et de me débarrasser du provisoire qui habite cette maison depuis 9 mois. Je laisse tomber l'un après l'autre mes projets de rangement. Mes humeurs sombres reviennent jeter leur ombre.
Il est temps que le printemps s'installe vraiment, dans ma tête aussi.

Wednesday, March 18, 2009

Trois jours à New York

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Comme l'année dernière, Else et moi avons commencé notre spring break par un petit séjour à New York. Mais cette fois nous y sommes restées trois jours au lieu de deux.
Comme l'année dernière, le Prince Charmant nous a prêté son appartement. Mais cette fois, il s'est installé, c'est vraiment chez lui. Et il a un balcon avec une vue magnifique.
Comme l'année dernière, nous avons déjeuné avec lui. Mais cette fois, nous avons rencontré sa Princesse.

Pas encore tout à fait le printemps. Mais j'aime j'aime j'aime marcher dans New York!

L'année dernière, nous avions vu une pièce sur Broadway. Cette fois, nous avons vu un film en avant-première, avec le metteur en scène qui s'est soumis gentiment aux questions (parfois complètement ineptes) des spectateurs.

Je me suis consolée de ne pas voir Paris. Je suis allée me faire couper les cheveux chez Jean-Louis David, je me suis acheté une veste chez H&M, une très jolie robe (mon nouveau coup de foudre) chez Zara et le Prince Charmant nous a entraînées pour un autre déjeuner avec lui à Mon Petit Café...

Saturday, March 14, 2009

Des signes certains

.* Il y a des choses qui habitent dans mon frigo et dont je ne sais ni quand ni comment elles sont arrivées là.

* Les piles de linge propre et de linge sale prennent racine là où elles ont été déposées. Souvent, les vêtements propres sont portés sans jamais passer par la case rangement. Heureusement, ça n'arrive pas encore pour les vêtements sales.

* J'ai autant de mal à sortir les enfants du lit, le matin, qu'à me sortir de la douche. Yeux fermés, douloureux, tête cotonneuse, nos gestes machinaux nous poussent d'une tâche à l'autre - s'habiller, déjeuner, préparer les affaires, se brosser les dents, mettre les manteaux, sortir les cartables, grimper dans la voiture. Le changement d'heure nous oblige à nouveau à nous réveiller en pleine nuit. Nous ressemblons à des taupes, ces derniers matins. Et nous ne sommes guère aimables.

* La voiture connaît le chemin de l'école, désormais. Tant mieux, parce que je ne suis guère en état de conduire. Pilote automatique, ça me va bien.

* La table de la salle à manger est presque invisible. Les tas de "trucs" à ranger s'empilent. Dudie pousse des machins pour se faire une petite place à l'heure des devoirs. Mon bureau, lui, a complètement disparu. C'était quand, la dernière fois que j'ai eu le temps de ranger cette maison?

* Après des semaines de conduite exemplaires, Paolo recommence à déraper. Le maître m'a à nouveau convoquée. Cette fois, c'est surtout un problème de langage. Il paraît que les autres enfants sont choqués de l'entendre dire "F***" et "Sh**". Ah?

* Je me suis emmêlé les pinceaux deux fois cette semaine: j'ai oublié de poster les questions sur un poème à étudier à la maison (On ne savait pas ce qu'il fallait faire, avec ce poème). C'est vrai que Louise Labé sans filet, c'est périlleux.
Et j'ai donné des devoirs sur une leçon pas encore enseignée (et les braves petits n'ont pas moufté, qui se sont lancés dans les adverbes sans formation préalable.
Vous ne pouviez pas m'envoyer un e-mail, non? Vous vous êtes bien rendu compte qu'on n'avait pas encore étudié les adverbes?
Are you yelling at us because we studied the lesson by ourselves and did extra homework?
Hum.
D'abord, je ne criais pas. Je m'interrogeais, juste).

* Je réponds de plus en plus souvent en français quand on me parle. Mais j'utilise trop l'anglais avec mes élèves. Mon logiciel de bilinguisme a des ratés.

Pas de doute: il est temps que les vacances arrivent. Les voilà, d'ailleurs.

Sunday, March 08, 2009

A night out - and what else?

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Je suis sortie, hier soir. Seule, encore une fois.

Je n'en avais plus envie - l'endoudounage d'hiver* (et ne vous fiez pas à la photo, c'est un miroir menteur, tricheur, flatteur) et mon inefficacité de la journée (des heures passées à fixer mon écran et à peine 6 bulletins rédigés...).

Mais j'y suis allée. Et je me suis bien amusée - comment faire autrement? Je sors si peu, toute occasion est bonne à prendre. J'ai même un peu dansé, ce qui ne m'était pas arrivé depuis des lustres.
Et puis je suis rentrée. Je me suis regardée dans la glace menteuse, que dire?

Tu as trente-sept ans, ma fille, tu crois que tu peux encore t'habiller comme une minette (pour qui?), et tes seules occasions de sortir sont les soirées organisées par l'école, à l'école, avec tes collègues et les parents de tes élèves. Pathétique, non?
C'est quoi cette vie envahie, dévorée par le boulot, pour gagner même pas l'équivalent des frais de scolarité que paient les parents qui envoient deux de leurs enfants à l'école où tu travailles? Rien, en dehors du travail: absence totale de vie sociale. C'est excitant, n'est-ce pas, d'aller boire un mojito trop sucré et délayé dans trop d'eau en faisant des amabilités aux parents de Bidule, à qui tu viens de coller un C ?
Des amis, quels amis? Des collègues, bah oui. Des conversations sympa. "Tu as fini tes bulletins, toi? M'en parle pas, j'en suis même pas à la moitié. Tu as vu Trucmuche, le e-mail qu'elle a posté? Tu enseignes Machin? Tu sais la dernière qu'il a faite?"
Etc. Etc.

Je retourne à mes bulletins. Bon dimanche.

* (plus de piscine depuis des mois + beaucoup trop de chocolat = des épaisseurs supplémentaires)

Monday, March 02, 2009

Snooooow Daaayyyy Yeaaaaahhhh!!

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On croyait que c'était fini, les oiseaux aussi, qui commençaient à revenir et à piailler (hier, il y en avait un qui se baladait dans le supermarché, et faisait des trilles en faisant ses courses). On croyait que cette longue et pénible semaine à venir allait traîner péniblement ses longs jours un à un. Mais voilà...



Et elle ne peut pas mieux tomber, la neige... J'ai encore des copies à corriger, une cinquantaine de bulletins à écrire (et pas des "Bon trimestre, continuez" ou "Peut mieux faire"... Non, deux paragraphes minimum par élève) et mon blabla pour le poste de Calife à rédiger...
Allez, au boulot!
(Meanwhile ... Il y en a d'autres, dans ma maison, qui se la coule douce!)

Sunday, February 22, 2009

Tous les jours et toujours

Taguée par Satzuki... Elle ne me rend pas la tâche facile, parce qu'elle et moi partageons les mêmes petits bonheurs, c'en est bizarre!

Alors cinq choses que j'aime tous les jours et toujours:

* Le thé
Je ne sais pas si je pourrai m'en passer... Je suis difficile, en plus. J'ai une affection indéfectible pour le Earl Grey et l'Imperial Orange, une passion (récente) pour le Thé des Moines, une fidélité de tous les hivers pour l'Esprit de Noël, une gourmandise affichée pour le Thé du Hammam... Mais je n'aime pas les thés chinois fumés et forts. Et je bois tous mes thés légers (less is more for me.)
* La radio
Une habitude qui me vient de ma mère, qui irritait mon père et fait sortir mon mari de ses gonds. J'ai besoin du background noise pour penser en paix. J'ai besoin d'une bonne émission pour faire la cuisine. J'ai besoin des infos le matin en me réveillant. En l'absence de télé, je m'informe à la radio. Où que j'aille, la radio ne me laisse jamais seule (sauf dans mes montagnes où elle a du mal à passer) (mais le bruit du torrent au fond de la vallée me rassure).

* Le soleil.
Si possible sur ma peau nue.


* Les câlins de mes garçons.
La manière dont le grand appuie sa tête contre moi en miaulant (oui, mes enfants miaulent pour communiquer leur affection) (je n'ai qu'à m'en prendre à moi-même: à force de "Mon minou" et "chaton"...) . Les bras du petit autour de mon cou, sa main dans la mienne quand on marche, son corps qui se love si facilement contre le mien.


* Lire.
Quand j'étais petite, je me demandais comment j'avais pu vivre avant de savoir lire. Je n'étais pas sûre d'avoir existé en non-lectrice.


Il ne me reste plus qu'à passer la main... à Bea et à Myosotis, si elles passent par là. Et à tous ceux qui en ont envie!

Saturday, February 14, 2009

Just the beginning

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Je vous émeus. Je le sais, ne vous en défendez pas. Il suffit que je tourne légèrement la tête vers vous, que je vous regarde en oblique, sans cesser ma conversation, pour que vous perdiez contenance. Je vous ai surpris deux fois à bafouiller. L’homme en face de moi me parle de ses recherches, de sa thèse, des documents qui ont disparu quand son disque dur lui a fait faux-bond. J’écoute, je pose des questions, je compatis, mais je vous regarde.

La jeune femme à qui vous parlez vous dévore des yeux. Elle ne comprend rien à ce que vous racontez, la poésie du 19e siècle l’indiffère profondément, mais elle boit vos paroles, et cela vous donne confiance, d’avoir un auditoire conquis. Vous haussez la voix, pour couvrir les vagues tourbillons de l’accordéon qui constitue le bruit de fond (soirée française, l’hôtesse a cru bien faire), et je vous entends proclamer le génie unique, inégalé de Rimbaud. La bouche rouge carmin de votre auditoire fait un O, elle veut lire l’intégrale des poèmes de Rimbaud, là, tout de suite.

Je me lève pour partir, et je vous sens vous affoler. Je prends congé, vous commencez à traverser la pièce, plantant là votre admiratrice éplorée. Vous surgissez dans le couloir, au moment où l’hôtesse me tend mon manteau. Vous restez là, embarrassé, ne sachant que dire, entre deux femmes qui attendent une explication forcément alambiquée et menteuse. Finalement, vous vous tournez vers moi, et je vois combien vous êtes jeune. Vous parlez vite, vous dites un peu n’importe quoi, je vous trouble, jeune homme. « Je vous ai entendu parler de Baudelaire, tout à l’heure. C’est drôle, parce que moi aussi je parlais de lui ! C’est si drôle, hein ! Et, voilà, il se trouve … Bon, la semaine prochaine, je vais donner une conférence, enfin, je veux dire un … une lecture, vous savez, sur Baudelaire. Peut-être que ça vous intéresse ? Si vous voulez venir, je vous donne ma carte, appelez-moi, je vous enverrai toutes les informations, c’est sur l’expérience de Baudelaire sur les barricades, en 1848, et les répercutions de son désenchantement politique sur sa poésie… » Votre voix défaille. Vous reprenez faiblement : « Le spleen, tout ça… » Je me concentre pour ne pas me mettre à rire. Je tiens dans la main votre carte.

L’hôtesse me demande si je sais où se trouve la station de taxis. Immédiatement, vous vous proposez pour m’accompagner. Vous vous glissez derrière moi dans l’ascenseur minuscule. Je vous regarde de près, décidément, vous êtes très beau. Je romps brusquement le silence dont vous ne saviez que faire : « 'Le spleen, tout ça '… ? » Vous rougissez, vous vous excusez, vous promettez que vous êtes d’habitude plus éloquent, mais là… « Là … ? »

Heureusement, l’ascenseur s’immobilise. Nous sortons dans le froid. Vous êtes sans manteau. Je mets mes gants. Nous marchons sans parler. Pas de taxi à la station, mais vous insistez pour attendre avec moi. Vous soufflez sur vos mains. Je vous propose, vous ne vous y attendiez pas, de les mettre dans mes poches. Je m’avance vers vous et comme vous demeurez immobile, un peu étourdi (il vous faut apprendre à réagir plus vite, jeune homme !), je saisis vos mains et les mets avec les miennes dans les poches de mon manteau. Nous sommes maintenant face à face, je sens votre odeur, parfum et cigarettes mêlés, votre léger tremblement, qui devient un frémissement lorsque je me rapproche et m’appuis, à peine, contre vous. Je vous demande, la joue sur votre chemise : « Et quand est-elle, cette conférence sur Baudelaire ? » Vous avez du mal à garder vos idées en place, il vous faut une seconde avant de me répondre, d’une voix un peu rauque : « Le 8 ». Je me détache brusquement de vous, lève la main pour arrêter le taxi jaune qui pile devant moi. « Hé bien, je vous verrai le 8, alors ! » Je vous fais un signe de la main tandis que vous restez planté là, les bras ballants, abasourdi.

Vous me faites sourire. Vous ne vouliez tout de même pas … ? Nous avons le temps, vous savez. Un jour, un soir, je me pencherai vers votre beau visage indifférent. D’ici là … Laissez se dérouler la douce pente des relations éphémères. Un jour, il sera temps d’accélérer vers la fin. Je verrai dans les vôtres le reflet de mes yeux suppliants et je vous dirai – inutilement – « Je vous aime ».

[C'était ma participation à "Dis-moi dix mots", lancés par Kozlika. J'espérais pouvoir caser ma déclaration sur le site jevousai.me, mais je crains qu'elle ne soit un peu trop longue... ]

Sunday, February 08, 2009

Snow (Hey ho)

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C'est mon quatrième hiver ici, et je devrais m'habituer ... Mais non, je suis toujours prise au dépourvu par sa magie. Je l'attends, je l'espère, je la guette. Le premier matin où je me réveille pour la voir qui m'attend, silencieuse, de l'autre côté de la fenêtre, je suis heureuse comme un enfant, sans réserve, toute entière, simplement parce qu'elle est là.
La neige, la neige m'enchante.
(Je sais, j'ai l'enchantement facile)
J'aime la neige comme peuvent l'aimer ceux qui ont grandi en ville. Un petit miracle, à chaque fois. J'en voudrais plus. J'envisage de déménager plus au nord. New Hampshire, Maine...




Ah, partir à l'école avec un pantalon de ski, faire de la luge pendant la récré... Ils ont de la chance, ces gamins!

Aujourd'hui dimanche, le redoux a eu raison de la neige. Nous entrons dans l'hiver que je n'aime pas: les pieds mouillés, le ciel grisâtre et l'air maussade. Et encore deux mois avant le printemps.
Avec un peu de chance, nous aurons encore un petit coup de froid et une fois de plus, une dernière fois, de la neige...

Saturday, February 07, 2009

Vous me reconnaissez?...

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En février...
... alors qu'en mai!

Sunday, February 01, 2009

Broken

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Qu'est-ce que vous diriez, vous, à un petit garçon de huit ans qui,

- après avoir perdu une paire de lunettes en juin dernier,
- après avoir longuement égaré la nouvelle paire (finalement retrouvée par sa mère-qui-n'abandonne-pas-l'affaire)
- après avoir cassé les lunettes retrouvées (en essayant de tordre les branches qui, apparemment, lui faisaient mal aux oreilles)

vient de casser la troisième paire, de colère, suite à une remontrance de son instit'?

Tu sais combien ça coûte, une paire de lunettes (petit con)?
C'est pas grave mon chéri, je vais t'en racheter une quatrième paire (en 6 mois).
C'est pas grave mon chéri, je vais t'en racheter une quatrième paire avec ton argent de poche des 5 prochaines années.
On va te les réparer avec du scotch, et tu les porteras comme ça.
Tu peux te passer de lunettes, après tout.
En plus de casser les (c...) pieds de ton maître, tu casses aussi tes lunettes?

Anger management, anyone?