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Nous avons bien failli ne pas nous retrouver. De sombres histoires de brouillard, d'avion cloué au sol, de vol annulé et de listes d'attente... J'ai passé mon vendredi à me ronger les sangs, entre deux rendez-vous avec les parents de mes élèves ou les profs de mes enfants (c'était la semaine dernière l'épuisante période des
Parent-Teacher Conferences...)
Et puis, et puis, à 22h30, je l'ai récupéré à Penn Station. Il m'attendait, sa silhouette sombre maintenant reconnaissable entre toutes, au milieu de tout ce mouvement, ces allers et venues de centaines de personnes autour de lui. Je l'ai enlacé, comme la dernière fois, sans un mot - nous nous retrouvons toujours dans une gare, semble-t-il...
Je l'ai entraîné avec moi dans le subway et c'était le début de notre temps ensemble, du temps qui nous était imparti, nous commençons à avoir l'habitude, (presque) deux jours et deux nuits. C'était, ah... bien.
Samedi matin, à la recherche du petit déjeuner.
Boutique-culte (je n'imaginais même pas que ça existait!)
Ground Zero.
Les 99% à Wall Street, ambiance joyeuse et bon enfant, détermination sans faille.
Merveilleuse après-midi au bord de l'Hudson River.
Un autre tour sur la High Line, fin d'après-midi dorée, deux semaines après m'y être baladée avec Christie et Nicolas (et cette fois, j'ai pu aller voir l'expo sur
Edward Steichen, Christie! Elle était magnifique.)
Nous voilà, nous deux, à New York.
Tellement heureux d'être ensemble,
même pour seulement (presque) deux jours
et deux nuits.