
Ce soir, Christie fête son anniversaire. En lisant son billet sur les préparatifs, j'ai tout d'un coup vu passer très vite une image, une scène que j'ai vécue sans pourtant pouvoir la situer clairement dans le temps. Une scène à répétition, mettons.
Je marche dans la nuit froide, seule, je me dépêche, plus à cause du froid que de l'envie de rentrer à la maison, et puis, une vague presque imperceptible de bruits, de lumière vient s'échouer sur ma silhouette sombre. Je lève les yeux, et sur la façade de l'immeuble, au troisième ou quatrième étage, une fenêtre ouverte irradie une lumière dorée. Un mélange adouci de rires, de musique et de conversation flotte dans l'air immobile de cette rue morte. Comme si toute la vie s'était concentrée dans une fenêtre lumineuse. Comment font-ils, ces gens, pour être si heureux? Une forme gracile se penche, découpée en noir sur la chaude lumière. Le rubis d'un mégot, et une voix un peu rauque sous laquelle on peut entendre rouler un rire sans arrière-pensée. De multiples profils bloquent un instant les émanations lumineuses et certains semblent même danser. Je les envie, je voudrais les connaître, et puis la fenêtre est repoussée, les sons assourdis, et je reprends ma route solitaire.
C'est toujours réussi, la fête chez les autres.
Bon anniversaire, Christie!

5 comments:
oh la la, j'ai toujours envie de monter quand je vois des gens au balcon ! et la musique, elle a toujours l'air entraînante et dansante..
Ouais, c'est toujours réussi chez les autres...
(tu crois que les gens se disent ça aussi quand ils passent devant chez nous?)
Ah oui, j'espère bien que nos fêtes donnent envie de s'y inviter! Mais (de loin) il me semble toujours que dans les fêtes des autres il y a quelque chose qui n'existe pas chez moi, un petit truc magique, une poudre de perlinpinpin qui illumine les visages et les coeurs ...
Lola
Ca m'est déjà arrivé de m'incruster à des fetes que j'apercevais de la fenêtre ! Plutot drôle...
Alors ça, je n'ai jamais eu le courage de le faire, mais au fond j'en rêve! Bravo le Pat'!
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