Bien sûr, nous devrions pousser des grands cris de joie et préparer nos cartons. Il n'en est rien. Nous sommes en fait encore plus inquiets qu'avant.
D'abord parce qu'avant que la vente se fasse, il faut que la maison et surtout la fosse sceptique soient inspectées. Et ensuite, il faut négocier avec la proprio toutes les petites réparations (voire le remplacement de la fosse sceptique, qui a plus de 50 ans, ce qui reviendrait à ... très très très cher). Il est évident que si elle refuse de payer au moins une partie des travaux, nous annulons le contrat ... Alors, rien n'est encore joué, loin s'en faut.
Et puis ... Et puis brusquement la réalité vient nous frapper en pleine face. Nous nous engageons dans une aventure à long terme, et toutes mes hésitations me reviennent. Il nous faudra 30 ans avant d'avoir payé cette maison. J'aurai 65 ans et lui 73 quand la maison sera à nous, vraiment à nous (somehow, je doute que nous y soyons encore à ce moment-là ...)
De quoi serons faites nos années dans cette maison? Nous cherchons une carapace pour nicher, mais nous ne savons même pas si le corps de notre famille ne se défaira pas. Nous ne savons pas combien de temps notre couple durera. Nous ne savons pas si nous garderons nos jobs. Nous ne savons pas si nous aurons un autre enfant (pas à l'ordre du jour, semble-t-il). Nous ne savons dans quel sens pousseront nos garçons.
Cet amoncellement d'incertitudes n'est pas trop lourd à porter quand on peut décider, presque du jour au lendemain, de ramasser ses affaires et changer d'endroit. Pick up and go: la légereté du locataire. Maintenant tout pèse, nous nous chevillons à un petit coin de terre. A nous d'y faire pousser nos fleurs et d'y enterrer nos chagrins, à nous d'y ramasser des fruits et d'allumer nos lumières dans la nuit.
Mais, encore une fois, rien n'est joué. Elle n'est pas encore à nous, cette maison.
[Hier soir, au terme d'une grosse dispute orageuse, j'ai déménagé mes copies vers mon petit bureau (débarrassé vite fait bien fait de son bazar, ziiooouuu, tout par terre). En manque d'inspiration, je regardais vaguement l'amoncellement sur les étagères devant moi, et puis j'ai commencé à attraper et relire de vieux carnets. Des bribes de rancoeur, des fragments de colère, des reproches, des larmes, des moments de doute: rien pour me rassurer. Il ne semble que je n'écrive de notre histoire que les crises - et elles ne sont pas rares. Maintenant, je ne sais que faire de ce passé qui a resurgit de sa poussière - les dernières années à Paris, si difficiles, les dissensions profondes, les blessures - et qui pèse terriblement. Ce matin, je n'ai pas l'energie de soulever à moi seule un pan de notre vie à construire.]
D'abord parce qu'avant que la vente se fasse, il faut que la maison et surtout la fosse sceptique soient inspectées. Et ensuite, il faut négocier avec la proprio toutes les petites réparations (voire le remplacement de la fosse sceptique, qui a plus de 50 ans, ce qui reviendrait à ... très très très cher). Il est évident que si elle refuse de payer au moins une partie des travaux, nous annulons le contrat ... Alors, rien n'est encore joué, loin s'en faut.
Et puis ... Et puis brusquement la réalité vient nous frapper en pleine face. Nous nous engageons dans une aventure à long terme, et toutes mes hésitations me reviennent. Il nous faudra 30 ans avant d'avoir payé cette maison. J'aurai 65 ans et lui 73 quand la maison sera à nous, vraiment à nous (somehow, je doute que nous y soyons encore à ce moment-là ...)
De quoi serons faites nos années dans cette maison? Nous cherchons une carapace pour nicher, mais nous ne savons même pas si le corps de notre famille ne se défaira pas. Nous ne savons pas combien de temps notre couple durera. Nous ne savons pas si nous garderons nos jobs. Nous ne savons pas si nous aurons un autre enfant (pas à l'ordre du jour, semble-t-il). Nous ne savons dans quel sens pousseront nos garçons.
Cet amoncellement d'incertitudes n'est pas trop lourd à porter quand on peut décider, presque du jour au lendemain, de ramasser ses affaires et changer d'endroit. Pick up and go: la légereté du locataire. Maintenant tout pèse, nous nous chevillons à un petit coin de terre. A nous d'y faire pousser nos fleurs et d'y enterrer nos chagrins, à nous d'y ramasser des fruits et d'allumer nos lumières dans la nuit.
Mais, encore une fois, rien n'est joué. Elle n'est pas encore à nous, cette maison.
[Hier soir, au terme d'une grosse dispute orageuse, j'ai déménagé mes copies vers mon petit bureau (débarrassé vite fait bien fait de son bazar, ziiooouuu, tout par terre). En manque d'inspiration, je regardais vaguement l'amoncellement sur les étagères devant moi, et puis j'ai commencé à attraper et relire de vieux carnets. Des bribes de rancoeur, des fragments de colère, des reproches, des larmes, des moments de doute: rien pour me rassurer. Il ne semble que je n'écrive de notre histoire que les crises - et elles ne sont pas rares. Maintenant, je ne sais que faire de ce passé qui a resurgit de sa poussière - les dernières années à Paris, si difficiles, les dissensions profondes, les blessures - et qui pèse terriblement. Ce matin, je n'ai pas l'energie de soulever à moi seule un pan de notre vie à construire.]

15 comments:
Peu importe le futur, Lola, c'est bon d'avoir un projet, une maison que l'on va investir. De toute façon, dans un home loué, on investit aussi un peu de soi, on y laisse des bouts de son histoire. Mais on peut aussi quitter cet endroit, en pleurer beaucoup, et reconstruire ailleurs, ensemble ou pas. Peu importe. Ne réfléchis pas trop. Fonce.
Je ne te connais pas et pourtant je m'inquiète. J'ai l'impression de te sentir prisonnière.
Svt au cours des posts, on sent la tristesse, la déception de "lui".
Une maison est un gros engagement, les "fonce", je ne suis pas pour, j'ai vu trop d'amis se déchirer pour une maison, un appartement, des traites à payer lorsque leur couple s'est brisé.
Je me trompe probablement, mais on dirait qu'il t'étouffe et te bride. C'est très indiscret, mais es-tu heureuse?
Pour moi aussi, c'est souvent la réalité des moments durs qui reste inscrite sur le papier. Non pas pour la circonscrire. Mais parce qu'alors il est nécessaire de pouvoir se décharger, se vider de la colère et l'angoisse.
Mais ces bribes de passé ne disent certainement pas tout de votre vie. De l'histoire qui s'est tissée depuis. Ce n'est pas le passé qui signe notre devenir mais ce que nous en faisons aujourd'hui. Et pour cela la parole me paraît tellement essentielle. Pas la parole à chaud, décharge d'angoisse projetée sur l'autre. Mais la parole mûrie, construite, souvent au travers de l'écrit qui dépassionne et permet d'aller jusqu'au bout.
Nous venons tout doucement à bout de deux années de crise forte - liée à l'arrivée d'un enfant pas vraiment programmé- qui a tout d'un coup fait basculé bc de choses, notamment la confiance en l'un et l'autre. Pour moi aussi, la confiance en moi, la sensation d'avoir vécu une partie de moi même dans un monde à part, sans prise avec la réalité.
Pour ça nous nous sommes faits aider (psy à deux) et nous nous sommes beaucoup parlé et écrit. Et quelque chose s'est dénoué. Enfin!
Ca vaut peut-être le coup, non pas à cause de la maison car pour moi ce choix ne pèse pas lourd à côté du destin de votre vie de couple, mais parce qu'on sent en toi quelque chose qui cherche à vivre - de trouver les moyens de vous faire aider pour mieux dialoguer? Bon courage pour cette période pleine de sentiments mêlés (angoisse et espoir?)...
La première fois que j'avais parlé à Christie, lorsqu'elle m'avait demandé pourquoi je ne commençais pas un blog (elle avait bien senti mon envie...), je lui avais répondu qu'il me serait impossible de parler de mon couple. Et qu'inévitablement, parlant de mes enfants qui, il faut bien le dire, occupent la plus grande partie de ma vie, j'en viendrais à parler de leur père. Et ça, pas question.
Bien sûr, je n'ai pas tenu, je me suis lançée dans l'aventure du blog, et, inévitablement, j'ai créé une catégorie "lui et moi". Maintenant, il faut que j'assume les conséquences: on ne peut pas se déshabiller en public et espérer que tout le monde détournera les yeux ...
Pour le moment, je botte en touche, terrain trop sensible. J'ai été touchée, vraiment très touchée par vos messages, qui rejoignent mes petites voix à moi. Mais je ne peux pas répondre - pas encore en tous cas.
Il faut me pardonner - je ne sais pas encore doser le degré de dévoilement dans mes billets. Encore une fois, j'aurais dû relire Christie pour observer la science du bon équilibre. Mais elle a ce recul, cette part d'ombre et cet humour dont je suis dépourvue. Je suis très premier degré, comme fille!
Anyway ... Myosotis, Natalie, Laurence, merci d'être là.
Bon, la bonne nouvelle c'est que vous vous en approchez de la maison de vos rêves ! et oui, les rêves ont un prix
Lola, c'est plus facile de regarder l'autre à travers le prisme du négatif. Tout ce qu'il ne fait pas, tout ce qu'il fait et qui te blesse... Essaie, je t'en supplie, essaye le prisme inverse : tout ce qui marche entre vous. Vos enfants. Vos passions communes. Son calme. Ses petites attentions... Ce livre dont je vous ai bassiné les oreilles, les couples heureux ont leur secrets, plein de copains à moi l'ont acheté. Il est encore ouvert sur ma table, je l'emmène partout, et le lis, le relis. J'entame la 7ème semaine de "une pensée positive suivie d'une action" par jour. Y'a des jours que j'ai envie de sauter tellement il m'énerve, tellement la pensée positive est loin de ce que nous vivons. Et je ne saute pas, je m'accroche, je cherche un truc bien à dire (puisque c'est l'exercice). Et je trouve.
J'ai recommencé à lui écrire des lettres d'amour. A le toucher davantage. A me tourner vers lui quand je doute. Au début, il me dénigrait, me jetait, c'était très dur. Et puis peu à peu, il me prend dans ses bras, me berce, me murmure des mots d'amour. Je l'engueule moins quand il rentre chaque soir avec 3/4 h de retard sur l'heure qu'il m'avait donnée...
Bref, on bosse, je bosse et ça marche. ca me prend toute mon énergie, ça m'a fragilisée, il y a de longs moments où j'ai envie de mourir, et ça vaut la peine, je crois, de se battre pour cet enjeu.
Je ne pensais pas que ce serait si difficile, la vie conjugale. Parait que les centenaires sont souvent des femmes célibataires, à présent je comprends mieux pourquoi.
Ben dis donc.. pratique les blogs des copines pour y écrire ce qu'on ne peut pas dire sur le sien...
Gros baisers les filles, et à toi Lola
Oh oui, comme tout cela est vrai!!! L'amour a besoin de ces greffes d'espérance, de ces petites décisions de s'ouvrir à l'autre, de perdre un peu de soi-même pour l'accueillir... Notre illusion - notre souhait d'aimer - est pour moi un vecteur de l'amour.
Et la réalité des petits gestes le construit et le transforme.
Et c'est souvent, à nous les femmes, de rentrer les premières dans cette danse là...
Il y a aussi le jour où on accepte que beaucoup des choses qu'on croit essentielles ne le sont pas. Moi par exemple, j'ai fait le deuil qu'on se couche ensemble, au même moment. Nos moments à deux sont toujours des moments décidés et choisis, alors que je rêverai d'une spontanéité, de quelque chose de naturel.
Pour moi le couple ne se construit dans la durée qu'à partir des crises pensées et dépassées... Accepter de perdre quelque chose de soi, prendre le risque d'autre!
Lola, cet espace n'est-il pas pour toi justement un moyen de pouvoir partager cette difficulté à d'autres?
comme nathalie moi aussi je m'inquiète en lisant ton billet... tu crois que tu vas réussir à les aimer, cectte nouvelle vie et cette nouvelle maison en y allant à reculon ?
c'est mon premier commentaire mmais je lis ton blog depuis un moment déjà tes billets me touchent et je trouve qu'ils dégagent souvent une grande sensibilité
Christie, c'est décidé, je vais me l'acheter, ce livre! Je me donne ce week-end comme deadline. Je te promets d'essayer. Promis.
Natalie, Alice, quand j'ai quitté Paris, mes copines étaient comme vous: inquiètes pour moi. Et puis, le temps passe, il semble que j'aie trouvé un certain équilibre, je traverse les orages et j'en ressors, certes mouillée, mais finalement assez sereine. Je me demande pourquoi je suscite cette inquiétude. Soit je file du mauvais coton, et je ne m'en aperçois pas vraiment (je ne le vois que dans le regard des autres sur moi); soit je dramatise et je surjoue la tourmente conjugale. Mmmhh...
En tous cas, je pense souvent comme Laurence que l'histoire non-linéaire d'un couple est faite de ces brisures, ces cassures, ces réparures autant que des moments calmes de bonheur partagé. Ah oui, la volonté de tout faire pour que "ça marche"...
Je me souviens de ma réaction quand ma mère m'avait parlé de "sauver son couple" (elle parlait de son deuxième mari, pas de mon père): j'avais trouvé ça ridicule. Bon, j'avais 25 ans et j'allais me marier, sans doute avais-je encore beaucoup à apprendre... (De fait, elle a fini par arrêter de sauver les meubles, et elle a bien fait. A mon avis, bien sûr)
Je lis votre blog depuis peu et vous ne semblez pas heureuse. Vos billets sont tristes, amères, pleins de rancoeur parfois. Peut-être est-ce le déracinement qui vous empêche de vous laisser aller au bonheur ?
Non, je ne pense pas que tu sois triste et amère, lola. Simplement, le blog est l'occasion d'exprimer ce que tu ne peux/ne veux exprimer ailleurs. Et tu exprimes toutes les difficultés que l'on a à surmonter dans un couple. Je crois que je vais me l'acheter aussi ce livre recommandé par Christie. Pour le plaisir d'en faire encore plus pour nous rendre la vie plus jolie. Même si j'ai atteint cette fameuse sérénité dont on rêve toutes, je considère que rien n'est jamais acquis et que cet équilibre s'entretient. Courage, jolie Lola. Le plus joli conseil est celui de Christie: change de prisme. Ca aide vachement ! (moi, je fais ça avec une de mes filles pour le moment ;-) )
Merci, Myosotis, de me comprendre si bien. C'est étrange comme des gens que l'on n'a jamais rencontré peuvent parfois vous lire comme un livre ouvert...
Je ne crois pas (mais je me trompe peut-être) être amère ou particulièrement triste. J'ai des moments d'abattement, comme tout le monde, et sans doute est-ce dans ces moments-là que je ressens le besoin d'écrire.
Une autre donnée, pour éclairer le côté "déversoir de chagrin" de ce blog: je suis arrivée ici il y a moins de deux ans, j'ai deux jeunes enfants, un boulot à plein temps qui m'en prend énormément (de temps), et je n'ai guère eu l'opportunité de me faire des amis (surtout des amies). Petit à petit, je me construis un entourage (pas facile), mais les femmes avec qui je me lie n'ont pas du tout le même âge que moi. Si j'apprécie leur compagnie, il n'est pas forcément évident de leur parler à coeur ouvert (je ne crois pas qu'elles en aient envie, en outre). Ma Karinette me manque, mon amie de coeur, ma voisine, ma confidente de Paris. Alors, j'utilise la blogosphère pour me plaindre et gémir, me lamenter et m'apitoyer sur mon pauvre sort, mais ne me prenez quand même pas trop au sérieux non plus, hein!
Bon, pour changer, je vais vous concocter toute une série de billets farcesques, mmmhh?
Moi aussi parfois je suis surprise par la vision que certaines de mes copines ont de mon couple, elles le voient noir noir noir ; ou rose rose rose ; car à certaines personnes on ne raconte que le noir, et à d'autres que le rose.. comme si chacune appelait un type de confidences - et c'est sûr que Nicolas et moi sommes plus heureux depuis que je me défoule sur telle et telle copine, "T'as vu ce qu'il ma dit le salaud !" puis devant lui "Heu mon chéri ce matin j'ai été un peu heurtée par ton comportement"
je caricature mais quand même, les choses pas sympa quand on les dit doucement elles passent mieux..
et du coup c'est dur de se fier aux avis des uns et des autres !
Ouh là là, que ce billet me touche, Lola... Tellement d'ailleurs que je l'ai laissé mûrir quelques jours avant d'y ajouter mon grain de sel!
L'équilibre est très dur à trouver entre ce que l'on dévoile sur son blog de sa vie personnelle et ce que l'on garde secret, ou du moins privé. Il y a toujours quelque chose qui échappe à notre vigilance. Pour ma part, le pacte était clair, la moitié de mon entourage lit mon blog, donc pas question de laisser passer trop d'intime. Et franchement c'est dur parfois, cet exercice d'équilibriste, s'il n'y a pas le contrepoint des amis intimes à qui on peut parler...
Des bises, en tout cas!
Ce billet sounds too close to home pour moi en ce moment.
J'ai suivi le conseil de Christie et ai commande le livre via son blog. Livraison attendue fin mai (oui je suis loin). Devrait-on faire un comparatif de resultats dans quelques semaines/mois avec Chrisite et Myosotis?
Je ne sais pas si j'ai vraiment espoir au fin fond de moi. Car c'est ca la vraie question non?
J'aime à croire que l'espoir naît du désir d'espérer. Et que le désespoir n'est pas la prise de conscience d'une situation désespérée, mais la mort du désir.
Je me raccroche à cette croyance comme à une incantation.
Maurine, comment se fait-il que nous soyons-nous si semblables? (Du moins dans le cyberspace. Tout aussi bien - mais je ne le crois pas - nous n'aurions pas grand-chose à nous dire si nous nous rencontrions "en vrai"... Mais vu d'ici, il semble que nous traversons les mêmes paysages.)
Encore pour toi, Maurine: la naissance d'un enfant est la plus grande épreuve d'un couple. Cette arrivée, cette irruption, interruption du tête-à-tête, cristallisation de l'amour de deux personnes, est paradoxalement ce qui les sépare le plus (Granted, je fais semblant de généraliser, mais vraiment, je parle de ma propre expérience). Tous les possibles points de friction créent des chairs à vif - et c'est surtout flagrant quand "l'autre" ne partage pas la même culture. Soudain, les moindres gestes quotidiens deviennent d'éventuels sujets de conflit. La première année de l'enfant nous met à rude épreuve en tant que couple. C'est très dur - et normal.
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