Saturday, September 15, 2007

;oney ;oney

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La saison a repris. Hunting season. House hunting season...
Nous avons fait notre première sortie, ce samedi matin. 4 heures de visite, et un gros démoral en rentrant. Nous avions oublié combien les maisons paraissent plus belles, plus grandes et moins chères sur ordinateur. Quand on se rend sur place...
Bien sûr (l'homme et l'agent immobilier lèvent les yeux au ciel, synchro), je suis immédiatement tombée amoureuse de la plus improbable de toutes celles que nous avons visitées. J'ai du même coup battu mon record: la plus vieille de mes séductrices n'avait que 175 ans. Cette maison-là affichait fièrement 200 ans au compteur. Et elle avait le charme qui allait avec. La double cheminée qui ouvre à la fois sur la cuisine et la salle à manger. Le plancher en pente au premier étage. La pièce de devant illuminée par ses hautes fenêtres. Sa façade en bois peinte en vert foncé. Aaaaahhhhhh.
Bon, bien sûr, dans la cave, tous les tuyaux sont en amiante (comment l'homme peut-il repérer ça du premier coup d'oeil?). Bien sûr, deux des trois chambres sont minuscules, c'est à peine si on peut y caser un lit une place. Bien sûr, il n'y a pas de place pour garer la voiture, et dans la rue, le parking est limité à 2 heures. Bien sûr, il faut refaire la salle de bains et moderniser toute l'électricité... OK, OK. Je comprends.
Mais quand même, pensez-y, c'est en plein centre-ville, on peut aller à pied jusqu'au café, et il y a un restau italien juste en face!

Retour morose à la maison. Nous sommes démoralisés (et affamés). Les garçons, qui nous ont suivis, game-boy en main, et ont été très sages toute la matinée, nous interrogent sur les prix, les "possibles", les raisons de nos hésitations. Ils ont d'ores et déjà choisi la dernière que nous avons visitée, la plus grande, et ils voudraient savoir pourquoi nous ne l'achetons pas tout de suite. L'homme fait la liste de tout ce à quoi nous devrions renoncer pour l'acquérir: l'école privée, les activités extra-scolaires, les sorties au resto, et surtout, surtout, les voyages en France. Ah, forcément.

Cette histoire d'argent (manquant) a dû les travailler toute l'après-midi. Ce soir, ils ont tous les deux décidé, chacun de leur côté, de renflouer leurs finances. Evidemment, c'est à leur parents qu'ils tentent de soutirer des sous... Dudie a mis tout son art dans la réalisation de deux dessins/cartes (Garr-lonn Dragon, Attack 3 000, Defence 0; et Golden Leader of the Golden Armor, Attack 2 000, Defence 50 000), qu'il m'a vendus pour 75 cents (j'ai négocié, il voulait les vendre à 50 cents chaque).


Paolo a créé une boutique, et il a étiqueté un certain nombre d'objets avec des prix exhorbitants (la boîte de kleenex - entamée - vaut 42 $). Son père lui en a acheté deux ou trois, à 25 cents chaque. Comme ces objets lui appartenaient déjà, il n'a eu aucun mal à leur trouver une place.

[Le titre est le résultat de mon va-et-vient entre clavier français et américain. J'ai failli corriger, et puis j'ai trouvé que c'était plus rigolo, et je l'ai laissé tel quel. On dirait des petits bonhommes à gros nez avec une cravate de travers. ]

3 comments:

Anonymous said...

T'as pas pris des photos, pendant tes visites ? ... j'adore visiter des maisons et en voir des photos ...

Froguette said...

Ca me rappelle des souvenirs ce house hunting... on l'a fait pendant mon premier trimestre de grossesse, je pleurais a chaudes larmes apres chaque session (tout ce qu'on trouvait pour notre budget etait horrible et dans des quartiers pourris) jusqu'au jour ou on a trouve et c'etait que $15 000 au dessus du budget ;-). Good luck (parce que ca revient a ca) et bon courage!

Lola said...

Ah, non, pas le droit de prendre des photos pendant les visites... Ma mère aussi aimerait bien, mais c'est contraire à l'étiquette des agents immobiliers...

Oui, Maurine, c'est vraiment ça: nous avons besoin de chance! Et je suis heureuse de ne pas avoir à traverser cette période pénible pendant une grossesse, je n'ose imaginer le stress...