I don't want / I can't talk about it. Just a few questions:
- What is "home"?
- Comment définiriez-vous l'enfer? Et Satan? (Attention, si votre réponse ne comporte pas une citation de Deleuze - pas de Sartre, duh -, vous avez tout faux).
- Peut-on être à la fois une adolescente attardée, geignarde et perpétuellement insatisfaite, un tyran et un dictateur? [La réponse est bien évidemment oui. Et n'allez pas chercher bien loin pour en trouver un exemple]
- Combien de replis mystérieux recèle encore le for intérieur de mon fils aîné? Arriverai-je à bout de ses méandres? Va-t-il se laisser un jour reconnaître?
A part ça, c'est bientôt le week-end, je vais pouvoir bosser non-stop (c'est-à-dire remplir mes bulletins sans être interrompue par l'enseignement - les cours et les élèves me prennent trop de temps, il faut bien le dire. Ah, on me signale que les 3 jours de vacances de la semaine dernière étaient faits pour ça - remplissage de bulletins. Désolée, pas reçu le message. J'ai fait autre chose à la place.)

4 comments:
So, where is your heart?
(Je suis fascinée depuis le début par ta façon de passer d'une langue, et ce que cela veut dire et qui nous échappe)
Euh, d'une langue à l'autre, bien sûr...
(ah ben, moi qui voulais faire inspiré et énigmatique, c'est loupé)
L'anglais pour mieux se proteger...le masque parfait! J'ai des carnets entiers gribouilles en anglais, caches au fond d'un tiroir.
Cela fait un moment que je vous (te?) lis et j'aime le ton du blog.
What am I doing here? est la question qui revient des que je suis fatiguee et que je fabrique des anticorps anti langue anglaise pendant la nuit...
Where is my heart? Can't figure out where it went. MIA. Damnit! Where did I leave it?
Quant à la langue, aux langues (je n'en ai que deux, contrairement à d'autres...), je passe constamment de l'une à l'autre dans ma vie quotidienne. Je change d'une conversation à l'autre, d'une réplique à l'autre, au milieu d'une phrase. Mes enfants ont cette même souplesse langagière qui les fait passer du français à l'anglais selon leur interlocuteur, selon leurs émotions, ou selon le sujet de la conversation (ils ont un vocabulaire "spécialisé": ils peuvent parler de la faune des montagnes pyrénéennes uniquement en français, mais ne font des maths qu'en anglais).
Moi, je change selon un code qui n'est pas très clairement établi, même pour moi. Marika, tu m'as bien comprise (et pour cause, nous sommes dans le même bain), l'anglais est souvent ma parure, ma deuxième peau, l'occasion de me réinventer.
Mais pas seulement pourtant. Une anecdote, pas plus vieille que ce soir-même: je me dispute toujours avec mon mari en anglais. Pourquoi?...
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