On nous a prêté un chat pour les vacances.
La même minouchette que d'habitude (elle était déjà là pour Thanksgiving, et aussi l'année dernière... Elle prend pension chez nous à chaque petite vacance). Cette fois, elle est restée plus de deux semaines, son plus long séjour, alors nous avons vraiment appris à nous connaître. Elle commençait à se sentir chez elle ici. Elle s'est approprié la chaise du bureau, au point de menacer férocement celui qui s'en approchait durant sa sieste. Elle venait volontiers dormir sur mes genoux quand j'étais assise à l'ordinateur (et miaulait méchamment si je me levais). Elle a confirmé sa prédilection pour les sacs.


J'ai découvert qu'elle aimait le pain, et plus encore le panettone.



Et puis, elle m'a échappé, un soir. Moi qui passait mon temps à dire aux garçons: "Attention à la porte, ne la laissez pas sortir!", c'est entre mes jambes qu'elle s'est faufilée, à 10 heures du soir... Je l'ai suivie en pantoufles dans le jardin. Elle me laissait approcher, mais dès que j'étais sur le point de l'attraper, elle bondissait un mètre plus loin. Elle broutait l'herbe avec entrain. Et puis, brusquement, elle a filé, s'est glissée dans les broussailles, a franchi la barrière et est partie chez les voisins. Nous avons essayé, pendant une heure, de la retrouver. Il faisait nuit noire et -1°, conditions idéales pour la chasse au chat. Elle avait complètement disparu. A 11h, je me suis résolue, toute déconfite, à appeler sa propriétaire. Et c'est là que j'ai appris que la puce électronique dont elle est porteuse n'était pas (comme je le croyais en toute naïveté, pff...) reliée à un satellite permettant de la localiser. C'est juste une base de données, avec adresse et numéro de téléphone, si jamais elle atterrit dans un refuge pour animaux.
J'ai vécu un grand moment de stress, l'angoisse de l'avoir perdue, la pesanteur de la responsabilité, ouh, je n'étais pas glorieuse... J'ai mis dehors un coussin sur lequel elle avait dormi et d'autres choses avec son odeur, pour qu'elle se retrouve. Et de la pâtée pour chat. J'ai laissé toutes les portes ouvertes. Et je me suis rongée les sangs avec entrain.
A minuit et demi, je me suis enfin résolue à aller me coucher. J'ai jeté un dernier coup d'oeil sur la terrasse ... Elle était là, l'air un peu transie et ébouriffée. Elle s'est laissé rentrer sans protester. J'ai dormi comme une pierre, cette nuit-là.
Elle vient de partir. Je continue à fermer la porte avec précaution.
J'ai découvert qu'elle aimait le pain, et plus encore le panettone.
Et puis, elle m'a échappé, un soir. Moi qui passait mon temps à dire aux garçons: "Attention à la porte, ne la laissez pas sortir!", c'est entre mes jambes qu'elle s'est faufilée, à 10 heures du soir... Je l'ai suivie en pantoufles dans le jardin. Elle me laissait approcher, mais dès que j'étais sur le point de l'attraper, elle bondissait un mètre plus loin. Elle broutait l'herbe avec entrain. Et puis, brusquement, elle a filé, s'est glissée dans les broussailles, a franchi la barrière et est partie chez les voisins. Nous avons essayé, pendant une heure, de la retrouver. Il faisait nuit noire et -1°, conditions idéales pour la chasse au chat. Elle avait complètement disparu. A 11h, je me suis résolue, toute déconfite, à appeler sa propriétaire. Et c'est là que j'ai appris que la puce électronique dont elle est porteuse n'était pas (comme je le croyais en toute naïveté, pff...) reliée à un satellite permettant de la localiser. C'est juste une base de données, avec adresse et numéro de téléphone, si jamais elle atterrit dans un refuge pour animaux.
J'ai vécu un grand moment de stress, l'angoisse de l'avoir perdue, la pesanteur de la responsabilité, ouh, je n'étais pas glorieuse... J'ai mis dehors un coussin sur lequel elle avait dormi et d'autres choses avec son odeur, pour qu'elle se retrouve. Et de la pâtée pour chat. J'ai laissé toutes les portes ouvertes. Et je me suis rongée les sangs avec entrain.
A minuit et demi, je me suis enfin résolue à aller me coucher. J'ai jeté un dernier coup d'oeil sur la terrasse ... Elle était là, l'air un peu transie et ébouriffée. Elle s'est laissé rentrer sans protester. J'ai dormi comme une pierre, cette nuit-là.
Elle vient de partir. Je continue à fermer la porte avec précaution.

6 comments:
Quelle jolie chatte toute noire. Et toute petite. Si tu voyais mon grossissime matou roux ! Va savoir pourquoi mais ton post a réveillé chez moi une pré-angoisse des petits enfants que nos enfants vont peut-être un jour nous confier et toute la responsabilité qui pesera sur nos épaules... Brrr !
Elle ressemble beaucoup à ma Nini mais en plus jeune et en plus mince ! J'imagine ton stress quand elle a filé, la coquine... mais tout est bien qui finit bien (voilà le genre de récit parfait pour un dimanche soir, veille de rentrée!)
Tu devrais avoir ton chat à toi, Lola, ça te ferait tellement de bien.. quand vous iriez en France, tu la trouverais, la solution..
Ah, mais elle a grossi pendant son séjour chez nous, il paraît que nous l'avons gâtée...
Ne t'angoisse pas d'avance, Myosotis! Tu as encore un peu de temps...
Oui, Christie, j'y pense, nous y pensons de plus en plus, à "notre" chat. L'idée fait son chemin. Une chose est sûre: ce sera un indoor/outdoor cat, du genre indépendant, parce que l'angoisse de la porte ouverte, les entrées et sorties en état d'alerte maximum, ça va un moment!
OOOh je rêve d'avoir une chatière dans ma maison !!
c'est vrai que vous avez l'air reposé ; on sent la différence de ton entre les notes de vacances et les notes autrement (et avec votre mari ?? l'ambiance est plus douce ?)
l'idéal ce serait de vous créer de petites vacances à l'intérieur de vos journées de travail.
J'aime l'idée des petites vacances, une petite chambre à soi, une petite porte dans le grand couloir des jours de boulot qui défilent... Je vais y réfléchir (quand j'aurai le temps de réfléchir!)
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