
D'une semaine harrassante, j'espère au moins apprendre quelque chose. J'ai récemment lu une sorte d'adage, que j'adapterai volontiers en le transcrivant ainsi: si la vie ressert les mêmes plats, c'est pour que nous finissions par comprendre quelque chose. Il faut absolument que je me souvienne:
- de refuser les visites au mois de mai. C'est le moment le plus fou de l'année pour nous, le plus stressant, le plus pressant. Les exams AP, le bouclage de tous les cours, les projets d'été, les exams de fin d'année, les cérémonies de clôture, l'anniversaire de Dudie... 3 fois des visiteurs (8 au total) en 3 semaines, c'est BEAUCOUP trop, beaucoup trop pour nous en tout cas.
- de ne plus accepter les mélanges. Ma mère ne peut plus venir en même temps que mon oncle et ma tante, et mon beau-père ne doit pas arriver avant que les autres soient partis. Je n'en peux pluuuuuus d'avoir du monde chez moi. Vraiment.
- de ne plus essayer d'arbitrer les disputes interfamiliales. Eux peuvent dire, après coup, que tout cela n'a guère d'importance, moi ça me met les nerfs à vif de les entendre gueuler et s'engueuler au moindre prétexte. Et si je prends parti, je me fais méchamment ressemeler par ma mère. Et si je ne dis rien, les uns et les autres viennent me dire "Tu as vu ce qu'elle a fait, tu as entendu ce qu'il a dit, il faudrait qu'elle cesse de..." Pour la première fois, j'attendais avec impatience leur départ à tous (reste le beau-père, mais, par bonheur, il est à l'hôtel).
- de ne plus me braquer et claquer la porte lors d'une discussion animée avec ma chef. Même si je suis allée m'excuser ensuite, ça la fout mal. Ho hum.
- d'arrêter de surcharger ma barque. A force de "toujours plus", on finit par couler. Etait-il indispensable de monter une pièce de théâtre en français (pour la première fois de l'histoire de l'école) et de la jouer juste une semaine après l'exam AP? Pas sûr. Mais qu'est-ce qu'on s'est amusés!
- de cesser d'être déçue parce que des gens que j'aime ne s'intéressent pas à ce qui me passionne.
- de ne plus fantasmer sur un mirage, un ectoplasme.
- d'arrêter me gaver de pain vin et fromage, sous prétexte que ceux qui sont à ma table font de même.
- de ne plus prendre des engagements que je ne suis pas sûre de pouvoir tenir. J'ai des sueurs froides chaque fois que je pense à cette traduction que j'ai acceptée et pas encore commencée...
- d'arrêter d'attendre la dernière minute pour répondre aux invitations. Les parents vont commencer à me trouver lourdingue d'appeler le soir de la date limite de RSVP.
J'en ai d'autres... Mais il faut aussi que je n'oublie pas que je ne fonctionne pas sans dormir. Et j'ai une journée chargée demain. Des réunions grinçantes. Des paperasses pas rigolotes. Et encore beaucoup de boulot avant d'aller me coucher, alors je m'arrête là...

1 comment:
La barque prend l'eau ici aussi... j'ai peur de couler avec d'ailleurs, je suis a la recherche d'une bouee!
Courage and take one day at a time (or even an hour at a time...)
Bises
Post a Comment