Tuesday, November 18, 2008

Unexpected

...
Les week-ends se suivent et ne se ressemblent pas. Celui-ci devait être entièrement - entièrement - consacré au travail. Correction de copies au kilomètre.
Oui mais voilà. Vendredi matin, j'ai reçu un e-mail.

Juste un petit mail pour te dire que je suis de passage a Philadelphie pour un congres (je stresse a mort car dois parler samedi). Je me demandais si je pouvais te voir samedi apres midi bien que cela semble peut etre un peu audacieux. A combien de temps de Philadelphie habitez vous ?

Ah, pas une hésitation. J'ai passé le début du week-end à ranger la maison (pas nécessaire, je sais), puis le samedi après-midi à essayer de récupérer ma tête-en-l'air qui avait pris le mauvais train (c'est un peu ma faute, mes indications n'étaient pas assez précises) et s'est retrouvée dans un coin paumé de Trenton, dans une gare déserte, à la nuit tombée. Else (heureusement qu'elle était avec moi, ma bonne fée!) a fait marché son GPS interne et intuitif. Après nous être perdues plusieurs fois, nous nous sommes retrouvées, et nous avons cueillie mon amie, absolument seule au milieu d'un sinistre parking vaguement éclairé, assise sur sa valise rouge...
Malgré un déluge sur le chemin du retour (voiture coincée entre d'insondables rideaux de pluie), nous sommes finalement arrivées à bon port.

Ce soir-là, en préparant le dîner, à table, après le dîner avec nos tisanes devant la cheminée, nous avons parlé, parlé, parlé... Je ne savais pas à quel point quelque chose me manquait, jusqu'au moment où, de manière impromptue, ce manque a été - temporairement - comblé. A constater combien j'ai pu déverser de ma vie, de mon coeur, ce week-end, je ne peux qu'en conclure que j'aurais sérieusement besoin d'une présence amie plus près de moi. C'est toujours lorsque se rompt mon isolement qu'il m'apparaît avec évidence.

La remettre dans le train a été aussi compliqué qu'aller la chercher (train en retard, attente interminable sur un quai glacial, correspondance ratée à deux minutes près...), mais nous nous sommes quittées avec l'impression d'avoir enfin passé du temps ensemble. Après des années d'entrevue en coup de vent, lors de mes passages parisiens. Et c'était bien.

[Même si maintenant je rame pour rattraper le retard accumulé. Et la fin du trimestre qui se profile à l'horizon, aaaaahhhh, quand verrai-je le bout de ma pile de copies?]

4 comments:

Anonymous said...

Il n'y a rien de plus précieux que ces présences amies. Et à te lire, je me rends compte de l'énorme chance que j'ai.
Peut-être aussi une des raisons de l'existence de ton blog ?

Anonymous said...

Bon courage pour les copies, ces derniers jours sont épuisants ! Je me réjouis que tu aies pu passer un bon moment avec ton amie, moi aussi je savoure ces moments quand je le peux, et ça me requinque pour plusieurs semaines !

samantdi

Anonymous said...

(réaction à votre passage chez Samandti)

Si vous êtes intéressée par des fiches techniques sur l'enseignement des systèmes des temps, vous pouvez m'envoyer un courriel à
pmbourdaud(arobase)wanadoo.fr

Lola said...

Oui, oh oui, Myosotis, une des raisons (ou LA raison) de l'existence de ce blog est mon isolement (trop de déménagements, trop de boulot pour prendre le temps de rencontrer des gens, un homme trop asocial...) C'est virtuellement que j'ai tissé des liens qui me tiennent à coeur, ces dernières années.

Samantdi, merci de ton soutien, d'autant plus précieux que tu sais exactement de quelle nature est ma pierre de Sysiphe...

PMB, oui, je suis intéressée! Courriel à suivre... Et merci!