Paolo a commencé à remonter la pente dans la soirée. Il n'avait rien mangé de son déjeuner (ce qui n'arrive absolument JAMAIS, et est un signe sûr qu'il ne va pas bien - cet enfant est un passionné de nourriture), mais il a retrouvé une partie de son appétit pour le dîner. Je savais bien que ma journée à la maison ne serait pas gâchée par l'angoisse de le savoir à l'article.
Et indeed... J'ai passé une très douce journée. Comme un mercredi, si j'avais des mercredis (ici, Wednesday est un jour comme les autres ...).
Et je me suis rendu compte:
* que le temps passe trop vite quand on trainaille devant l'ordinateur - tout en faisant la liste de toutes les choses qu'on veut accomplir (une dizaine de lessives, le rangement de tous les placards, le triages des affaires d'été, le remontage de la cave des affaires d'hiver, le changement de tous les draps, la préparation des cours pour les 6 mois à venir, le nettoyage de la boîte à e-mails ...)
* que les bonbons du dernier Halloween étaient toujours au fond du buffet, collants, gluants, collés aux sacs qui les contenaient, berk! J'ai tout fait disparaître, tout nettoyé, lavé les sacs et précipitamment recouverts les bonbons au fond de la poubelle, au cas où un petit curieux viendrait l'inspecter...
* que c'est la première fois depuis 5 ans que Paolo manque un jour d'école parce qu'il est malade. La dernière fois, il avait 4 ans et une gastro carabinée (qu'il avait passée à son frère d'ailleurs. Une super semaine. Je m'en souviens encore). En bons enfants de profs, mes fils ne sont malades que pendant les vacances scolaires.
* que tout est plus facile, plus tranquille, quand je suis seule avec mon petit homme. Nous avons navigué notre journée paisiblement, un peu chacun de notre côté, un peu ensemble, en parfaite harmonie. Il a fallu le retour de son frère pour que l'énervement gagne (même moi). Mais ce temps entre parenthèses, rien qu'à nous, nous a fait du bien à tous les deux.
* que même si je n'ai pas tout fait sur ma to-do list, j'ai quand même accompli beaucoup, avec une énergie qui m'échappe généralement le week-end. La machine a tournée en continu, le linge a été plié, rangé, trié. Je n'ai pas touché mon cartable, et pas ouvert mes livres de classe, mais j'ai mis tellement d'ordre par ailleurs que j'ai la conscience tranquille. Non, je n'ai pas travaillé aujourd'hui. Day off. Et c'est très bien comme ça.
* qu'on trouve d'étranges poissons quand on va pêcher dans le ruisseau au fond du jardin...

7 comments:
Une bonne journée avec la conscience du devoir accompli, c'est très satisfaisant et un petit guéri c'est encore mieux!
Quand même, j'ai du mal à imaginer que tu as fait TOUT ça (ta to do list impressionnantissime) en un jour :-) ! Quelle énergie.
Non, je n'ai pas tout fait (ma to-do list reflète toujours l'inaptitude qui est la mienne à avoir une perception réaliste du temps disponible...), mais quand même, je ne suis pas mécontente de moi. J'aurais pu végéter toute la journée (j'avoue que la tentation m'a effleurée...)
J'ai toujours particulièrement apprécié ces journées qu'il me semblait "voler" quand j'enseignais encore et que mes enfants étaient malades, comme si le temps qu'on se découvrait et les moments passés ensemble étaient encore plus précieux ces jours-là.
Idéalement il faudrait demain : corriger quatre paquets de copies (plus vraisemblablement un seul), repasser une machine (possible), ranger deux armoires et transvaser deux cartons exilés sur la mezzanine d'où je ne les vois plus (la tâche risque de prendre des mois), aller faire les courses pour la semaine (ça j'aime bien), préparer une liste de lecture pour mes 5ème (c'est urgent, mes collègues ont déjà fait lire un livre! mon Dieu mes pauvres élèves ne vont rien savoir), et passer l'aspirateur au rez-de-chaussée, voire même un produit spécial pour les carrelages "rustiques"...
Bref, comme toi, j'ai bien du mal à faire une liste raisonnable...
(tu nous diras si c'est bien d'être chef ?)
Je t'embrasse j'ai reçu la carte le jour "toxique", tu ne peux pas savoir comme elle a été la bienvenue ce jour-là, un petit talisman dans mon sac à main...
ta vie si loin de nous ma passionne, me fait rêver... ici, j'ai mon mercredi et ce n'est pas tjrs la journée la plus calme de la semaine ! ça va mieux le petit loup ?
Samantdi, ah je suis tellement contente que ma carte, si tardive, soit arrivée au bon moment! Tes pauvres élèves (qui, c'est sûr, ont pris tellement de retard qu'ils finiront ignares à la fin de l'année) me font penser aux miens, qui n'ont pas encore lu un texte "authentique", alors que les élèves d'espagnol, eux, ont déjà ingurgité une nouvelle d'un véritable auteur argentin (en plus, ils commencent par l'imperfecto/preterito, alors que les miens recommencent, une fois de plus, par le présent...)
Amélie, c'est vrai, c'était un jour précieux pour nous deux.
Charlotte, j'ai écrit un nouveau billet pour te répondre...
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