Le matin, la première festivité de la journée, c'était l'assemblée de l'école primaire, à laquelle j'ai pu assister parce que je n'avais, par bonheur, pas cours de 8 à 9h. Mon Paolo qui m'a vue tout de suite dans l'obscurité du théâtre. Son sourire pour me dire: "Je sais que tu es là". Il a lu un texte, de sa voix un peu embrumée. Et puis, tous les élèves de 3rd grade (CE2) ont dansé une danse des "Colonial times" (c'est ce qu'ils étudient en ce moment): "C'est comme dans Pride and Prejudice, maman, tu vas voir!"
Pendant l'assemblée qui clôt la journée (et traîne en longueur, de discours en lecture édifiante, heureusement que la musique vient interrompre les parleurs), je regardais les pieds de mes voisines (terminales), et de celles de l'autre côté de l'allée (troisièmes), et je constatais, une fois de plus, que pas une n'était chaussée d'autre chose que de talons hauts - très hauts. Dès le collège, les filles savent marcher perchées à des hauteurs vertigineuses (les collégiennes doivent respecter la règle qui leur impose une hauteur maximum, mais elles essaient toujours de gruger). Où apprennent-elles? Existe-t-il des cours du talon haut, ou bien apprend-on à l'école des Bonnes Manières (véridique, mes enfants ont été "invités" à s'inscrire à ces cours hors de prix, où on apprend à saluer les adultes en les regardant dans les yeux, à danser la valse et à manger avec distinction)? Visiblement, toutes les demoiselles n'ont pas suivi l'apprentissage: si la plupart évolue avec fluidité et un naturel déconcertant (pour moi qui trouve le moyen de me tordre les chevilles sur des talons minuscules), quelques unes avancent avec la grâce de jeunes éléphanteaux.
Cultural differences: les talons, le patin à glace, le chant. Tous ces talents développés naturellement dès le plus jeune âge ici.
Au milieu de la chorale de Middle School, ce garçon un peu petit, avec des lunettes et des cheveux bouclés qui chante, cette année, de tout son coeur: mon Dudie m'a vue avant que je l'ai repéré. Il me sourit, discrètement.
Après America the Beautiful, nous sommes libérés. La bousculade joyeuse de la sortie. C'est parti pour 5 jours de vacances. Je sens que je vais m'effondrer, moi.
[Ce billet est anti-daté, je sais ... Commencé il y a plusieurs jours, mais j'ai traîné et il faut le publier avant la fin des vacances, tout de même - qui s'approche à grands pas, hélas, hélas!]

No comments:
Post a Comment