Vendredi, c'est mon heure de balade solitaire dans Smalltown. Passages obligés (la bibliothèque, la banque, la boulangerie, parfois la poste - aujourd'hui, je suis arrivée trop tard), je ne vais "en ville" qu'une fois par semaine. Vendredi, je regarde les vitrines, les gens. Je m'arrête parfois au café. Je finis toujours par courir pour récupérer mes loulous tout mouillés et jamais habillés, même quand j'arrive en retard. Aujourd'hui, il y avait la queue devant la cabine qu'ils occupaient et je les entendais se disputer à l'intérieur. Un jeu qui a mal tourné et l'aîné a flanqué un coup de poing au petit. Qu'est-ce qu'ils ont, ces deux-là, avec leur manie de laisser partir leurs poings avant même d'avoir le temps de se demander ce qu'ils font?
Vendredi, c'est le jour où je m'habille comme j'aime.
Vendredi, c'est ma soirée. Du vin, du chocolat et un film. Les nageurs, douchés et sustentés, jouent dans leurs chambres. J'ai allumé le feu. Vendredi, il est facile de croire que j'ai tout le week-end devant moi.

7 comments:
J'adore les débuts de week-end, quand on a deux jours devant soi à remplir. Peut-être que j'y mets trop d'espoirs et que c'est pour cela que je suis toujours dépitée les dimanches soirs: "quoi, c'est déjà fini?"
J'aime bien ta tenue du vendredi. Tu ne peux pas t'habiller comme ça les autres jours?
Ben non, pas de jeans pendant la semaine ... sauf casual Friday!
C'est ma tenue préférée du moment.
Tous les espoirs sont permis le vendredi soir, même celui de n'avoir rien à faire pendant deux grandes journées.
Je pensais que cette règle ne valait que dans les entreprises et pas dans les établissements scolaires...
C'est agréable d'avoir une soirée à soi...
Ah les vendredi :-) Comme Verveine, je me réjouis de ces deux jours pour soi (enfin tout est relatif) et le dimanche je suis tout aussi dépitée que ce soit déjà fini.
Moi aussi, je me régale des débuts de week-ends même si samedi est le jour voué au ménage ( ce que je déteste...).
Le vendredi soir, c'est le soir où tout paraît possible , où le temps paraît nous appartenir, où le réveil du samedi sera profondément agréable ( seul jour de la semaine où on ne travaille pas et où il en sera de même le lendemain...).
Mon vendredi soir, je l'adore !
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