Sunday, February 06, 2011

One of those weekends...

...
Vendredi empêtré dans mes mouchoirs, mon mal de gorge et ma tête comme une coucourde.
Dans l'après-midi, message de l'infirmière à tous les profs:
I saw a couple of students today that clearly should not have been sent to school. I suspect they have the flu so remember the drill - wash your hands frequently, don't touch your face, and send anyone to me who does not look well. Stay well and have a great weekend.
Je vais la voir en fin de journée: petite fièvre. Bon.

Samedi grippé. Mais je suis vaccinée pourtant! Ah, du coup, j'ai la version atténuée. Mais avec quand même frissons, courbature, maux de tête et jambes qui se dérobent. Je passe la journée au lit.

Nuit agitée. Mon estomac sécrète un poison qui me tord les tripes pendant deux heures. Quand il se calme, je suis chiffon.

Dimanche accidenté. Le grand soleil me redonne des forces. Et puis Dudie qui a oublié son livre de science, indispensable pour les devoirs, m'oblige à m'habiller pour le conduire à l'école. Et de là, le supermarché n'est pas loin, les courses pour la semaine... L'après-midi est bien entamée quand nous revenons à la maison. Après avoir nourri les fauves et mis de force l'aîné devant son lab report, je décide de laver tous les draps de la maison avant de m'attabler pour faire face à mes propres devoirs. Tiens, je me sens fiévreuse à nouveau (l'effet des copies, ça ne rate jamais).
Vers 6h et demie, j'envoie Paolo à la douche (avec promesse de pouvoir jouer sur mon ipad après). De joie, il se casse la figure dans la douche (il paraît qu'il tournait sur lui même pour se laver plus vite?) et s'ouvre le menton. Il ne crie pas, mais le vacarme de la chute me fait monter quatre à quatre les escaliers. Le voilà dégoulinant de sang, suppliant qu'on ne lui fasse surtout pas de points de suture... Son frère, il y a deux ans et demi, s'est ouvert le menton exactement au même endroit (lui faisait des glissades sur coussins sur le parquet). Je sèche et j'habille l'enfant le plus vite possible, je mets un pansement sur la plaie et nous voilà partis tous les trois pour les urgences. Dudie avait eu 6 points de suture, Paolo finit avec 7 (toujours renchérir sur son frère...) Ce qui a de bien dans cette histoire, c'est que nous avons pu un peu participer à la grand messe qui rassemble toute la nation étazunienne ce soir, que nous ignorons d'habitude superbement: cette fois, je peux dire quelles étaient les équipes en lice pour le Superbowl (Pittsburg et Green ..., ah j'ai déjà oublié, pourtant ce sont eux qui ont gagné, Green quelque chose, du Minnesota). Les télés sont partout, dans la salle d'attente, au pied de tous les lits de la salle des urgences. Pendant que la gentille interne recoud le menton de Paolo, je me concentre sur le jeu (je n'ai jamais rien compris, ni, il faut être honnête, jamais rien voulu comprendre au football américain).

Concentrés sur leur jeu, ils ne regardent même pas celui des footballeurs!

Et moi, j'ai apporté de quoi m'occuper (mais nous avons très peu attendu, je n'ai pas beaucoup avancé).

Nous sommes rentrés à 9h. Les garçons sont affamés, les lits sont tous à faire et mes copies attendent toujours. Je pare au plus pressé: le dîner, les lits, un peu du Hobbit, serrés tous les trois dans mon grand lit.
Il est 11h. Ils dorment enfin, je peux me mettre à travailler. Mais je crois que non, finalement.

Le weekend est terminé, il m'aura fait voir les pierres, il est temps que je me repose. Une nouvelle semaine peut commencer!

9 comments:

Anonymous said...

Les Green Bay Packers sont du Wisconsin;-)
Take care. Hope Paolo feels better!

Lola said...

Ah mais oui, bien sûr! L'infirmière nous a dit que c'était "the cheese state"! C'est dire à quel point j'étais concentrée...

He's doing OK, so far, so good. On va voir combien de temps il va supporter le pansement...

Anonymous said...

Bonne nouvelle : la semaine c'est fait pour se reposer des week ends ... Mon ordonnance : trois copies par soir, ni plus, ni moins (bon évidement, je ne suis pas prof, donc je ne sais même pas s'il est possible d'en corriger seulement quelques unes ou si tu es obligée de te les farcir toutes d'un coup).
Take care,
Agnes

Myosotis said...

Ah ben dis donc, quel weekend ! Sept points de suture, ce n'est pas rien tout de même. Et j'apprends un mot nouveau aujourd'hui: la coucourde ! Joli.

Lola said...

Ouhla, Agnès, trois copies par soir, je ne vais pas aller bien loin... Et je vais avoir la révolution dans mes classes! Mais c'est vrai que parfois la routine de la semaine est presque reposante par rapport aux turbulences des weekends.

Une coucourde, Myosotis, c'est une courge en langage du sud...

Anonymous said...

Evidemment, si tu as 300 copies à corriger, ça va faire long.... Bon alors, je reprends : tu prends le nombre total de copie, tu le divises par 5, tu ajoute un tiers de ton âge, tu multiplies par Pi pour faire plaisir à ton fils et tu divises par mille. Et ça te donne le nombre de copie à corriger les soirs de semaine !
Agnès

verveine said...

J'adore le professionalisme de votre infirmière scolaire (ah! l'efficacité américaine!) et je ne peux m'empêcher de faire la comparaison avec la situation désastreuse qui sévit dans nos écoles françaises où il faut mendier pour avoir trois pansements...
Et je te rejoins sur les week-end, en comparaison desquels la semaine paraît parfois presque reposante ;-)
Bonne semaine, donc! (et j'espère que la grippe est terminée)

Nomie said...

Oh my god... C'est vraiment ce que ça m'inspire... Surtout car je suis urgentophobe et un peu aussi hopitalophobe... (y'a sans doute des vrais mots qui existent pour ça)
J'espère sincèrement que tout le monde est remis. Prenez soin de vous..

Lola said...

Super formule, Agnès! Je vais l'adopter. Bien sûr, le temps de calculer, nous serons déjà à la fin du trimestre et il ne me restera plus qu'à balancer les copies à la poubelle et à distribuer des notes au petit bonheur la chance...
(Et quelle mémoire! La passion de mon fils aîné pour pi s'est amoindrie, quoique je le soupçonne d'être toujours capable d'en réciter les 95 premières décimales...)

Oui, Verveine, notre infirmière est super, nous avons de la chance.
Quant à la grippe, elle est passée au dernier rang de mes préoccupations et je me dis que tant que je ne suis pas anéantie par la fièvre, c'est que je suis guérie!

Noémie, après l'expérience de Dudie il y a deux ans, j'étais cette fois-ci super zen. Je savais exactement ce qui allait se passer, dans quel ordre et combien de temps ça allait prendre. Bon, et puis c'était quand même un petit accident, rien de très très grave... Et Paolo a été super courageux, mon petit homme!