...
Hier, j'ai écrit un billet un peu insignifiant sur les légumes (mais j'aimais vraiment les photos). J'ai tourné et retourné, effacé et réécrit, sans parvenir à dire ce que je voulais dire.
Ce matin d'insomnie, alors que je me tournais et retournais dans mon lit d'inconfort, j'ai finalement reconnu mon échec. Et compris pourquoi je ne pouvais écrire, ce que je ne pouvais écrire, hier.
Le 21 juin, c'était le quinzième anniversaire de notre mariage. Et probablement le dernier. Comme celui de mes parents, mon mariage aura duré quinze ans.
Une sorte de lenteur, de lourdeur au creux du ventre. De regrets, non, je n'en ai pas. De la nostalgie, oui. Mais ce qui est passé ne reviendra pas, jamais. La douleur de l'échec, notre vie qui se défait. Mais de regrets, non. Qu'il est difficile d'avancer. Mais impossible, et inenvisageable, de revernir en arrière.
L'année dernière, encore sous le même toit, nous avions tenté de ne pas nous souvenir de la date. l'année d'avant, j'avais fui, très loin, cette semaine-là. Et l'avais payé à mon retour. Il y a trois ans, il y a cinq ans, nous avions fait la fête - j'avais voulu une fête. Dans une autre vie?
Friday, June 22, 2012
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